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Le ROC ML et la JCML qu'es a quo?

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LE ROCML A TENU SON PREMIER CONGRES         

Le ROCML a tenu son premier Congrès avec succès les 17 et 18 Avril 2010.

Ses travaux, préparés par un travail préalable prolongé, ont permis de réaliser un nouveau pas en avant important dans la construction de l’organisation communiste dont le but est de contribuer à la création du Parti Communiste de France Marxiste Léniniste.

La plus large unité s’est faite sur les documents politiques qui constituent la ligne générale du ROCML.

L’organisation s’est donnée des statuts qui constituent un passage du stade de rassemblement d’organisations à celui d’une organisation fondée sur l’application du centralisme démocratique.

La direction centrale a été élue à l’unanimité des congressistes.

Après ses deux jours de travaux menés avec rigueur, le Congrès s’est conclu dans l’enthousiasme de tous les délégués.

La création du ROCML et le succès de son premier Congrès sont les preuves concrètes qu’il est possible d’unifier les communistes sur la base du marxisme-léninisme même s’ils ont pu avoir et même s’ils ont encore quelques divergences secondaires.

Ce résultat montre que, dès lors que les intérêts du prolétariat sont placés au dessus des réflexes de groupe, une juste ligne dans le traitement des contradictions qui peuvent exister entre communistes permet de les résoudre ou d’avancer dans leur résolution.

La fondation et le renforcement du ROCML ne signifient pas pour autant que nous renoncions à poursuivre la perspective de l’unification des organisations et des communistes qui se réclament du marxisme léninisme dans une seule organisation, le Parti. Nous regrettons que le processus d’unification initié et mis en pratique par le CNU soit actuellement bloqué. Mais nous ne doutons pas que l’immense majorité des communistes marxistes-léninistes aspirent à l’unité et qu’ils trouveront le chemin pour la construire.

VIVE LE MARXISME LENINISME !

VIVE LA REVOLUTION SOCIALISTE !

COMBATTONS L’ESPRIT DE GROUPE !

EN AVANT DANS LA CONSTRUCTION DU PARTI COMMUNISTE DE FRANCE MARXISTE LENINISTE !

 

Le 18 Avril 2010

 

La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

Pour nous contacter: jeunessemarxistepau@hotmail.fr

 

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ROCML

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DE NOTRE ORGANISATION :

 

LE SITE DU ROC ML : http://rocml.org/

 

 

 

 

 

 

17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 11:15

ELEVONS LES LUTTES VERS UNE CONSCIENCE DE CLASSE ANTICAPITALISTE

Source: http://rocml.org/wp-content/uploads/2016/09/vdc-_huma_16.pdf

 

   L’été est passé et la rentrée s’annonce chaude. La manifestation de la CGT contre le meeting de rentrée du gouvernement l’a montré. De son côté, le gouvernement n’est pas en reste : en arrêtant deux cégétistes à leur domicile, Hollande montre que la rentrée se fera sous le signe de la répression syndicale. Le pouvoir capitaliste a peur d’une reprise du mouvement du printemps 2016 contre la loi El Khomri. Non la lutte des classes n’est pas périmée ou dépassée. L’heure est donc de nouveau à la mobilisation et à l’action contre cette loi et son application. Cela passe par l’unité de tous les travailleurs avec à ses côtés les jeunes des milieux populaires, les lycéens et étudiants. Notre cible est claire : la loi El Khomri et toutes les lois anti-ouvrières mises en place par les différents gouvernements qui se succèdent. En gros, il faut s’opposer à l’actuelle offensive du capital contre les travailleurs.

 

 

Lutter, renforcer nos organisations de lutte

et notre conscience de classe

 

   Nous devons continuer à nous mobiliser, et ce dès le 15 septembre. En même temps, la force de ce mouvement repose sur l’existence de bases syndicales fortes (dockers, raffineries, …). Le devoir de chaque militant est donc de renforcer, d’élargir les bastions syndicaux et d’en développer ailleurs, là où il n’y en a pas.

   La lutte contre le gouvernement Hollande est d’une grande ampleur. La CGT a joué un rôle d’impulsion important pour permettre la lutte en développant un cadre dans lequel les travailleurs pouvaient se mobiliser. De ce point de vue, la pression des bases syndicales et du 51ème Congrès ont joué un rôle essentiel. Pour la première fois depuis 1981, le mouvement ouvrier ose combattre un gouvernement de gauche. C’est une bonne chose. Les éléments combattifs chez les travailleurs ont donc bel et bien pris conscience de leurs intérêts de classe immédiats. Même si la conscience de classe n’est pas encore une conscience anticapitaliste, cherchant la rupture avec le capitalisme, le mouvement ouvrier a repris le chemin de la lutte. Nous savons tous que c’est par le rapport de force, et pas par quelconque manœuvre électorale que nous obtiendrons le succès. Et tous ceux qui participent aux manifestations sont déterminés à poursuivre la lutte, malgré les pressions et répressions.

   Pour gagner la conscience de classe doit faire un bond. L’expérience de ce mouvement a mis en relief la véritable nature de l’Etat, c’est-à-dire un instrument au service du capital. La police a réprimé les manifestations en gazant, fouillant chaque manifestant. La justice a condamné des militants à des peines parfois graves, a permis des licenciements de grévistes. L’appareil d’Etat sous le capitalisme n’est pas notre allié ! On n’est pas allié avec ce qui nous réprime. Il sert au maintien d’un ordre capitaliste, à appliquer la régression sociale pour la majorité du peuple.

   De leur côté, les forces réformistes ne sont pas une alternative face au gouvernement PS. Lors de la manifestation interdite, un véritable parti des travailleurs aurait pris la responsabilité de braver l’interdit plutôt que de laisser la CGT gérer seule le problème en première ligne. Oui il faut renforcer les organisations syndicales mais cela ne suffit pas. Les communistes doivent mettre en avant l’idée que sans une organisation politique indépendante et au service des travailleurs, organisant la lutte classe contre classe, il n’y aura pas d’issue positive possible aux luttes, dans la durée.

 

 

 

Renforcer la lutte idéologique de la classe ouvrière

Résister à l’offensive idéologique bourgeoise

 

 

Pendant tout l’été, l’appareil médiatique et politique de la bourgeoisie nous a assommé de son refrain sur le « burkini ». Le gouvernement a repris l’offensive idéologique et répressive qui se développe depuis 2015. Il crée un engrenage de racisme et de division des travailleurs en stigmatisant une partie des travailleurs. Cette offensive est orchestrée par les forces de la bourgeoisie, du PS au FN. Et maintenant que surgissent des déchainements de haines anti-musulmans voire des violences racistes, le PS appelle au « calme » et à éviter les « amalgames ». Mais qui a diffusé pendant deux mois la haine des musulmans si ce n’est Valls et ses acolytes ?

   Pourquoi faire des musulmans un ennemi intérieur ? Parce que l’Etat a besoin du racisme et de la xénophobie pour diviser les travailleurs, créer un climat de peur pour éviter leur unité dans la lutte contre ce gouvernement. Ce climat de peur sert aussi à justifier les guerres de pillage au Moyen-Orient. Derrière le burkini se cacherait DAESH. Bien sûr c’est un argument de division. La France est l’alliée des pétromonarchies islamistes du Golfe et a soutenu, armé en Syrie des groupes islamistes tels que Al Nosra, la filiale d’AlQaeda. Hollande pense que le processus de paix passera « par les pays du Golfe avec qui nous avons tissé des liens des relations de confiance » (L’Huma, 1/09/16).

 

   En même temps, le gouvernement mène campagne tambour battant pour encaserner la jeunesse dans sa réserve citoyenne ou militaire. Cet esprit de caserne doit être combattu. Il vise avant tout à militariser la société et à soutenir les guerres impérialistes injustes à l’extérieur et à instaurer sur le territoire national un climat répressif, utilisable contre le mouvement ouvrier. N’oublions pas que lors des dernières manifs contre la loi El Komri, les CRS étaient armés de fusils. Au contraire de ce que fait la bourgeoisie, les communistes doivent insuffler à la jeunesse l’esprit de solidarité de classe et d’amitié entre les peuples. Cela passe par la participation aux luttes du mouvement ouvrier. C’est le seul remède à l’esprit de caserne.

 

Le ROCML appelle les travailleurs à se mobiliser dès la rentrée, à coordonner leur lutte contre la loi El Khomri et toutes les lois anti-ouvrières, à défendre leur liberté syndicale.

Il appelle à la nécessité de bâtir un parti politique indépendant de la bourgeoisie qui ait pour but de renverser le capitalisme responsable de la casse des droits des travailleurs et des guerres dans le monde. Il faut une force indépendante des réformistes qui ne cède pas à la pression de la bourgeoisie comme les députés Front de Gauche l’ont fait en votant l’état d’urgence en novembre 2015.

Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans politique communisme fdg mélenchon pcf
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 20:47

Source: http://rocml.org/soutien-a-la-resistance-du-peuple-kurde-contre-lagression-armee-de-la-turquie/

 

Soutien à  la résistance du peuple Kurde
et des forces démocratiques Kurdes  de Syrie
 contre l’agression armée de la Turquie

 

Les masques sont tombés, la lutte contre l’EI a servi de prétexte à la Turquie pour mener une guerre d’agression et d’anéantissement des forces démocratiques Arabes  et Kurdes de Turquie et de Syrie.

Cette agression n’aurait  pas  été possible sans l’accord des forces impérialistes actives en Syrie, les Etats-Unis, la France et le Russie. Cette agression  a été précédée par une réunion entre la Turquie, Les USA et la Russie  pour établir une zone tampon entre la Turquie et la Syrie, la Russie ayant obtenu en contrepartie que Assad soit maintenu à la tête de l’Etat syrien. Les USA ont accepté de ne plus soutenir le groupe islamiste Al Nosra et la Turquie a commencé à fournir des armes à l’Armée libre syrienne soutenue par les impérialistes occidentaux. La France pour sa part qui n’a pas été conviée à cette réunion continue de soutenir le groupe Al Nosra.

L’objectif militaire  immédiat est d’empêcher les forces armées du PYD et des forces Démocratiques de Syrie (qui regroupent Arabes, Kurdes et Assyriens)  d’atteindre les deux rives de l’Euphrate en chassant l’EI. Les éléments de l’EI défaits par les forces démocratiques de Syrie ont trouvé refuge en Turquie ! Dans le même temps la Turquie mène une répression féroce contre les forces démocratiques et révolutionnaires sur son territoire et en Europe. L’objectif stratégique c’est réduire au silence par la force brutale la volonté du peuple Kurde à défendre ses droits démocratiques nationaux.  

La lutte du peuple kurde de Syrie est exemplaire pour tous les peuples opprimés par la réaction et l’impérialisme. Tous les anti-impérialistes français conséquents doivent apporter  par tous les moyens possibles leur soutien à la résistance armée du peuple Kurde et de ses forces représentatives PKK, PYD, YDS contre l’agression de la Turquie. Le Peuple kurde a obtenus des succès militaires incontestables contre les forces de l’EI, il en fera de même contre les forces armées turques qui subiront une défaite cuisante.

 

Non à l’intervention de la Turquie en Syrie !

Non à la répression contre les organisations démocratiques et révolutionnaires de Turquie !

Non à l’intervention de l’impérialisme français en Syrie !

Hors du Moyen Orient les impérialistes Américain et Russe !

 

Résolution du Rassemblement Organisé Des communistes Marxistes Léninistes (France) et de la Jeunesse communiste Marxiste-Léniniste lors des Journées de Rencontre et de Formation

Pau le 29 août 2016

Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans communisme Communiqué de presse
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 18:09
Malgré ses imperfections (notamment sur le rôle du PCF), nous publions cet article comme une contribution à la compréhension du contexte actuel et notamment aux dirigeants de l'impérialisme français qui tentent de tromper le peuple en faisant croire que la France est en guerre, et répond à une attaque, depuis le soir du 13 novembre 2015. Cet article permet de recontextualiser historiquement les interventions actuelles dans le cadre du système impérialiste.
 
 
 
Nadine ROSA-ROSSO
 
 

Au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris, devant le Congrès, François Hollande affirmait d’un air grave « La France est en guerre ». Il le répète inlassablement après chaque nouvel attentat ; après Nice, il précisait « à l’extérieur et à l’intérieur de la France ». La terre sacrée des droits de l’homme, de la paix et des Lumières se réveille en état de guerre, lâchement attaquée par la barbarie et l’obscurantisme. Voilà la version de l’histoire à laquelle nous devrions tous adhérer, nous peuples de l’Europe civilisée qui avons réussi à vivre dans la paix depuis septante ans. En réalité, nous n’avons jamais cessé d’être en guerre. Et la France est un exemple clair de ce permanent état de guerre. Un rappel historique s’impose.

 

 

Une époque de guerres ininterrompues

 

 

La seconde guerre mondiale à peine terminée, le gouvernement provisoire français, issu des forces de la résistance, souvent pris en exemple par la gauche actuelle, envoie un corps expéditionnaire au Viet Nam (qui fait partie de l’Indochine française à l’époque), pour tenter de mater la guerre d’indépendance. Sous la présidence de Léon Blum, figure politique modèle de la gauche actuelle, l’intervention devient une véritable guerre. La France envoie près d’un demi-million de soldats pour garder sa colonie ; 43.5% de cette armée sont composés de soldats d’autres colonies françaises (Maghreb et Afrique Noire) ! La France sera défaite lors de la bataille de Dien Bien Phu en mai 1954.

Pendant la même période, en 1947, la France organise un massacre à Madagascar, contre la révolte des Malgaches ; entre 11.000 morts, selon les chiffres officiels français et 100.000 selon les résistants malgaches. Là aussi, les troupes de répression françaises sont composées en grande partie de soldats provenant des colonies africaines et maghrébines...

Ces guerres intenses n’empêchent pas la France de prendre part pendant la même époque à la guerre de Corée, du 25 juin 1950 au 27 juillet 1953. Une coalition de dix-sept états (dont la Belgique et la Grande-Bretagne), emmenés par les États-Unis, sous bannière ONU, avec pour objectif, tout comme en Indochine de s’opposer aux luttes de libération dirigées par des forces communistes. Ces deux guerres ont fait plus de deux millions de morts. La guerre oubliée de Corée fut une guerre de destruction massive (en termes d’aujourd’hui on appelle ça un génocide), la capitale Pyongyang fur entièrement rasée : « Au début de l’attaque, les 14 et 15 décembre, l’aviation américaine lâcha au-dessus de Pyongyang 700 bombes de 500 livres, du napalm déversé par des avions de combat Mustang, et 175 tonnes de bombes de démolition à retardement qui atterrirent avec un bruit sourd et explosèrent ensuite, quand les gens tentèrent de sauver les morts des brasiers allumés par le napalm. Début janvier, le général Ridgway ordonna de nouveau à l’aviation de frapper la capitale Pyongyang « dans le but de détruire la ville par le feu à l’aide de bombes incendiaires » (objectif qui fut accompli en deux temps, les 3 et 5 janvier 1951) »[1].

Tant la guerre du Vietnam que la guerre de Corée aboutirent à la partition des deux pays. Le Vietnam obtiendra sa réunification par une nouvelle longue guerre d’indépendance, contre les États-Unis cette fois, en 1975. La Corée quant à elle n’est toujours par réunifiée et toujours occupée, au Sud, par les États-Unis. Voilà le genre de paix dont ont bénéficié les nations autoproclamées civilisées dès la fin de la seconde guerre mondiale. Des guerres vite oubliées chez nous mais par par les peuples concernés.

Et les peuples concernés ne sont pas que les peuples asiatiques. La victoire des Vietnamiens de 1954 contre la métropole française a donné un élan irrésistible aux autres luttes de libération partout en Afrique.

Loin de tirer les leçons de son humiliante défaite au Vietnam, la France a poursuivi sur sa lancée coloniale : « Entre 1960 et 1998, il y a eu 60 interventions militaires françaises en Afrique subsaharienne, dont 23 pour ‘maintien de l’ordre’ au service d’un régime ami, et 14 pour changer un gouvernement disqualifié aux yeux des dirigeants français ! »[2].

La plus célèbre, en ce qui concerne la France, est naturellement la guerre d’Algérie. Je veux seulement revenir sur quelques aspects. Tout d’abord, la position du Parti Communiste Français, pourtant encore auréolé de sa résistance exemplaire à l’occupant nazi, à l’égard des manifestants nationalistes algériens dès la libération. Le 8 mai 1945, une manifestation nationaliste à Sétif est réprimée dans le sang, et la révolte qui s’ensuit sera elle aussi matée avec une violence inouïe. Ici aussi les chiffres varient d’un millier à près de 80.000 selon le point de vue de l’historien.

Comme l’explique Mohammed Harbi, « en France, les forces politiques issues de la Résistance se laissent investir par le parti colonial. " Je vous ai donné la paix pour dix ans ; si la France ne fait rien, tout recommencera en pire et probablement de façon irrémédiable", avait averti le général Duval, maître d’œuvre de la répression. Le PCF – qui a qualifié les chefs nationalistes de « provocateurs à gages hitlériens » et demandé que « les meneurs soient passés par les armes » – sera, malgré son revirement ultérieur et sa lutte pour l’amnistie, considéré comme favorable à la colonisation. »[3]

 

 

L’ennemi intérieur

 

 

Un autre aspect que je veux souligner ici, c’est la création de « l’ennemi intérieur », dans la politique et l’idéologie française, qui a pris corps pendant la guerre d’Algérie. « Le 17 octobre 1961, Paris a été le lieu d’un des plus grands massacres de gens du peuple de l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale. Ce jour-là, des dizaines de milliers d’Algériens manifestent pacifiquement contre le couvre-feu qui les vise depuis le 5 octobre et la répression organisée par le préfet de police de la Seine, Maurice Papon. La réponse policière sera terrible. Des dizaines d’Algériens, peut-être entre 150 et 200, sont exécutés. Certains corps sont retrouvés dans la Seine. Pendant plusieurs décennies, la mémoire de cet épisode majeur de la guerre d’Algérie sera occultée »[4].

Selon Mathieu Rigouste [5], c’est de cette époque que date le concept d’ennemi intérieur, lié à la présence d’une immigration importante issue de la colonisation : « L’histoire du contrôle de l’immigration dans la pensée militaire française permet d’analyser, en observant la reconstruction d’un ennemi intérieur socio-ethnique, la régénération puis la généralisation dans le temps et dans l’espace, d’une technologie conçue pour le contrôle exceptionnel de populations infériorisées ».

En réaction à l’attentat de Nice de juillet 2016, Georges Fenech, le président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015 a proposé la création d’"un Guantanamo à la française". Il propose de regrouper tous les djihadistes de retour de Syrie dans le centre pénitentiaire de l’île de Ré. Cette idée, qui suscite la polémique, plonge ses racines dans la guerre d’Algérie au cours de laquelle le gouvernement français créa des « camps de regroupement » destinés à placer les résistants du FNL et à les couper ainsi de tout appui dans la population algérienne. Il ne reste plus qu’à introduire officiellement la pratique de la torture en France et la boucle sera bouclée.C’est d’ailleurs un débat délirant au sein du Front National : réintroduction de la torture ou de la peine de mort pour Salah Abdelslam, tout peut être envisagé.

 

 

Assassinats politiques à grande échelle

 

 

L’histoire pacifique de la France ne se limite pas aux guerres ; la patrie autoproclamée des droits de l’homme a aussi développé une longue tradition d’assassinats politiques qui a exterminé les dirigeants nationalistes de l’Afrique et du Maghreb. Dans « Retournez les fusils », Jean Ziegler consacre un hapitre aux campagnes d’assassinats politiques organisées par les services secrets européens et développe le cas du Cameroun : « Tous les dirigeants nationalistes sans exception ont été assassinés l’un après l’autre : Ruben UmNyobe, en 1955 déjà, puis ses successeurs Isaac Nyobe Pandjok, David Mitton, Tankeu Noé » [6]. Il raconte le meurtre du jeune médecin Félix-Roland Moumié, chef de l’Union des Populations Camerounaises (UPC) invité à déjeuner à Genève par un « journaliste » français, qui mourut empoisonné la nuit suivante. Le journaliste était en réalité le colonel William Betchel, officier français du SDECE (service de documentation extérieure et de contre-espionnage) qui ne sera jamais condamné pour ce meurtre. Et tant d’autres cas encore...

Il est de bon ton aujourd’hui en Occident de dénoncer la corruption (réelle) de nombre de chefs d’État africains, mais il vaudrait mieux rappeler que nos gouvernements et leurs hommes de main ont assassiné pratiquement tout ce qu’il y avait de dirigeants nationalistes intègres qui voulaient rendre à l’Afrique son indépendance dans la dignité et la justice. En tant que Belge, je ne peux pas ne pas évoquer Patrice Lumumba, sauvagement assassiné par le commandant belge Weber, le 17 janvier 1961, et donc le corps fut ensuite dissous dans l’acide. Ses fils se battent toujours en vain aujourd’hui pour la condamnation des coupables et de l’État belge. Comme le rappelle Jean Ziegler : « Cette criminalité d’État fut implacable : il fallait, à tout prix, éliminer les leaders nationalistes authentiques afin de remettre le « pouvoir » à des « élites » autochtones préparées, suscitées et contrôlées par le colonisateur » [7]. Tuer Lumumba pour installer la marionnette Mobutu.

Guerres, torture, assassinats politiques, voilà les vrais visages de cette France porteuse des Lumières quand elle agit pour défendre son empire colonial et les intérêts de « ses » multinationales, Elf, Total, Areva, Bolloré, Eramet, Technip, Bouygues, Orange, Geocoton, Rougier, etc [8]. Et il ne s’agit pas d’une histoire ancienne mais de la vie quotidienne pour des millions d’Africains.

Ce qu’il y a de nouveau aujourd’hui, c’est que la guerre, ou du moins une infime fraction, a ses retombées chez nous, sur le sol français ou le sol belge. Des victimes civiles tombent, totalement innocentes, et plongent des familles dans l’horreur. Pourquoi avons-nous fermé les yeux sur tant de victimes innocentes dans le tiers monde, victimes de nos guerres coloniales ? Pourquoi continuons-nous à soutenir des gouvernements, des partis politiques qui perpétuent cette politique ? Si le discours des recruteurs du djihad touchent autant de jeunes, c’est parce qu’il est en grande partie imprégnée d’une rhétorique anti-impérialiste et parce que toutes leurs autres formes de contestation de nos sociétés ont été réprimées[9]. Au lieu de focaliser le débat sur l’aspect religieux du phénomène, il serait plus productif d’aborder son aspect politique et de faire un bilan correct de « nos » politiques coloniales et néocoloniales. Même si les chefs de Daesh n’ont rien à voir avec les dirigeants nationalistes du siècle passé, ils peuvent occuper une place laissée vide par notre silence assourdissant sur 70 ans de politique coloniale faite de guerres et de massacres. Mais pour briser ce silence, nous ne pouvons rien attendre ni des partis au pouvoir ni des partis de l’opposition, car s’en prendre au colonialisme, c’est à coup sûr perdre des voix. Et pourtant, comme le dit Jean Ziegler, il faut « choisir son camp » : celui de ceux qui, malgré la répression et les massacres ont continué à résister, et si, chez nous, ils ont toujours été une très petite minorité, ce sont pourtant les Henri Alleg, les membres du Réseau Janson, les porteurs de valise anonymes qui peuvent encore nous faire aimer la France.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 08:57

Intro (ROCML): Encore une fois, le gouvernement montre sa nature de classe. En venant au secours du patron de la Sodexo, le gouvernement montre qu'il n'est pas neutre mais qu'il est bien un instrument au service du patronat.

 

 

 

Article: Source l'Humanité

Forcée de réintégrer des salariés qu’elle voulait renvoyer pour avoir poursuivi leur grève, la société Sodexo a trouvé le soutien du ministère du travail pour autoriser le licenciement d’un délégué CGT.

Quand le patronat veut prendre sa revanche sur des salariés en lutte, il peut compter sur le gouvernement. C’est ainsi que le 27 juin, la ministre du Travail Myriam El Khomri est passée outre une décision de l’Inspection du travail en autorisant le licenciement d’un délégué CGT de Sodexo.
 
La direction de la société de restauration qui se présente comme «  leader mondial des services de qualité de vie » n’a visiblement pas digéré la grève entamée par ses chauffeurs-livreurs de Marseille fin 2015 et rapidement suivie par des salariés d’autres services. A l’issue de cette mobilisation qui dénonçait les conditions de travail (telle que l’imposition de CDI intermittents, la surcharge des camions) et des salaires insuffisants, la direction, contrainte de signer un accord, annonce la mise à pied de 18 grévistes pour abandon de poste arguant que les salariés n’avaient pas repris le travail au lendemain de la fin de la grève. La Sodexo a finalement dû réintégrer la majorité d’entre eux et l’histoire aurait dû s’arrêter là. C’était sans compter sur la saisine par la direction du ministère du Travail afin de rendre effectif le licenciement pour faute lourde d’Yvon Caprice, délégué CGT. Persévérant dans sa ligne pro-patronale, le ministère a cassé la décision de l’Inspection du travail, qui s’était opposée au licenciement, en se fendant d’une lettre de deux pages dans laquelle il estime, selon Maitre Doucet l’avocat du syndicaliste, que le délégué avait joué « un rôle d’incitation sur ses collègues grévistes ». L’avocat dénonce « une décision politique » et souligne « les inexactitudes et les erreurs juridiques » du document. Il ajoute : « Le gouvernement a pour ambition de répondre à toutes les doléances du patronat et la ministre fait coup double (dans la bataille autour du projet de loi travail, NDLR) en s'en prenant à un délégué CGT ». Même tonalité du côté de la centrale syndicale qui dénonce « la répression syndicale qui vise clairement la CGT » et condamne la décision de Myriam El Khomri qui « vole au secours de Sodexo pour licencier un salarié protégé allant à l'encontre de la décision de l'inspection du travail ».
 
L’avocat a annoncé qu’il engagerait un recours en annulation devant le tribunal administratif.
 
Pendant ce temps, Sodexo annonce une progression de son chiffre d’affaire de 3,7 % pour les 9 premiers mois de l’exercice 2015-2016…
 
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 08:52

Retrouvez l'article original ICI: http://rocml.org/les-32-heures-par-semaine-une-revendication-a-lier-a-la-lutte-anticapitaliste/

 

« Seule la réduction du temps de travail a créé des emplois » a annoncé Philippe Martinez au journal l’Humanité(1). Les 32 heures par semaine, voilà donc le nouveau cheval de bataille de la direction confédérale CGT. Les communistes sont favorables à la lutte pour la diminution du temps de travail car elle diminue le temps durant lequel le travailleur est exploité(2) et surtout augmente les temps de loisirs et de libertés pour les travailleurs. Cependant, la direction de la CGT met en avant des arguments différents. Par cette mesure, les économistes de la CGT estiment en partie résorber le chômage dans le cadre du capitalisme. Cet argument est en fait issu de forces politiques réformistes (gauche du PS, PCF,NPA…) qui influencent idéologiquement les dirigeants de la CGT

Qu’en est-il réellement ? Est-ce possible de supprimer le chômage dans le système capitaliste ? Qu’est-ce que les travailleurs doivent revendiquer ?

 

SANS ROMPRE AVEC LES IDEES REFORMISTES DE LA GAUCHE PLURIELLE

ON REPRODUIRA LES MEMES ERREURS

 

L’argument mis en avant pour le passage aux 32 heures est que cette mesure sauverait et créerait 4 millions d’emplois. Cette diminution du temps de travail permettrait ainsi de faire face à la « révolution numérique », qui par l’automatisation, la robotisation des machines… menacerait de détruire d’ici les années 2025 des milliers voire des millions d’emplois. Dans leur analyse, les économistes n’ont pas pris en compte la loi fondamentale du capitalisme : la recherche du profit maximum. Tant que ce système existera, les emplois ne seront créés que parce qu’ils sont utiles pour valoriser les profits des capitalistes. Si le cas contraire se présente, les capitalistes licencient et suppriment des emplois pour rester profitables. Voilà le B-A-BA de l’économie politique. Le chômage est permanent sous le capitalisme car le développement technologique de la production, « le développement accéléré du capital social lui permet de se passer d’une partie plus ou moins considérable de ses manœuvriers » et amène donc à une « surpopulation relative »(3). Cette surpopulation est relative car elle n’existe que par rapport aux besoins de profits des capitalistes.

 

Réfléchissons un petit peu : depuis le XIXème siècle, le temps de travail a diminué : en 1936, la semaine des 40 h, en 2000, les 35 heures, le chômage a-t-il pour autant disparu grâce à la diminution du temps de travail ?

A cette question, l’argumentaire de la CGT répond que la gauche plurielle (1997-2002) qui a mis en place les 35 heures a permis la création de 350 000 emplois et la mise en place d’un « dialogue social inégalé ». Non seulement, cette analyse falsifie le bilan de la gauche plurielle (gouvernement ayant le plus privatisé dans l’histoire !) mais en plus ne prend pas en compte l’ensemble du contexte. Les 35 heures, sans un rapport de force anticapitaliste de la classe ouvrière, ont été retournées contre les travailleurs par le patronat et les différents gouvernements qui se sont succédés. Le gouvernement PS-PC a diminué les charges sur les bas salaires à hauteur de 22 milliards d’euros pour permettre l’embauche(4). Depuis 2002, de nombreux assouplissements ont été appliqués (augmentation des heures sup, défiscalisation des heures sup, diminution de la majoration des heures sup notamment avec la loi Khomri).

Au final, les patrons ont repris bien plus qu’ils ne cédaient grâce à l’augmentation de la productivité (augmentation de l’intensité de l’exploitation des travailleurs). Ce que le patronat a donné d’une main, il l’a repris d’une autre. Voilà le bilan des 35 heures. D’autant plus qu’au même moment, la gauche plurielle a créé ces « emplois jeunes » sous-payés et précaires pour 300 000 jeunes, que l’intérim a doublé durant la durée de ce gouvernement augmentant de 350 000. D’ailleurs, c’est le nombre d’emplois « créés » par les 35 heures. 

Le passage aux 35 heures a surtout été un moyen de flexibiliser l’organisation du temps de travail, d’avoir recours à des contrats précaires.

 

La revendication de la diminution du temps de travail à 32 heures sans diminution de salaire et aggravation des conditions de travail est une mesure d’urgence pour le mouvement ouvrier. Il faut être clair, sous le capitalisme, sans rapport de force du mouvement ouvrier, toute mesure progressiste sera récupérée par la bourgeoisie au pouvoir et détournée au détriment des travailleurs. C’est la leçon essentielle du passage aux 35 heures. La diminution du temps de travail a entrainé une aliénation supplémentaire des travailleurs aux nouvelles formes des rapports de production capitalistes (flexibilité, précarité…).

 

Il ne faut pas non plus rêver de changer le système capitaliste par la réforme. Ce système porte le chômage en lui. Des dirigeants de la CGT croient guérir ce système mieux que les capitalistes eux-mêmes affirmant régler ce problème du chômage par les 32 heures. Rappelons l’aveu de faiblesse de Mitterrand qui disait que « dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé ». Oui le chômage ne peut être supprimé sous le capitalisme.

 

Pour diminuer réellement le temps de travail et supprimer le chômage, il n’y a qu’une solution possible, détruire la source du chômage, c’est-à-dire le capitalisme. Il est donc nécessaire de lier la diminution du temps de travail avec la rupture de ce système d’exploitation qu’est le capitalisme. Il faut donc rejeter toutes ces idées réformistes qui font croire que l’intérêt des travailleurs pourrait être en harmonie avec le bon fonctionnement du capitalisme et l’intérêt des patrons !

 

32 heures OUI !

Dans l’intérêt des travailleurs, sans diminution de salaire et aggravation des conditions de travail !

 

(1) L’Humanité, 23/09/2015

 

(2) L’exploitation passe par l’extorsion de la plus-value, c’est-à-dire que le temps durant lequel le capital s’approprie la valeur créé supplémentaire au salaire (le salaire qui est le temps nécessaire à la reproduction de la force de travail du prolétaire). Cette plus-value peut être absolue (en allongeant le temps de travail) ou relative (en intensifiant la productivité durant un temps de travail donné).

 

(3) Marx K., Le Capital, p. 1146, in Marx K., Œuvres, Economie, tome 1, Editions Gallimard, Paris, 1965, 1822 p.

 

(4) Eric Hayer, « Le (bon) bilan des 35 heures », Alternatives économiques, Hors série, n°092, février 2012.

 

 

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 12:42

Voir l'article : http://rocml.org/37eme-congres-du-pcf-quelles-perspectives-pour-ce-parti-quelle-tache-pour-les-communistes/

 

Le Parti Communiste Français réunit son 37 ème Congrès du 2 au 5 juin 2016. Auparavant, a eu lieu une consultation de ses adhérents pour choisir entre 5 textes pour retenir celui qui serait la base de discussion au cours de ce congrès. Cette pré-consultation  a montré un parti affaibli, démoralisé, divisé, et sans boussole.

Un parti affaibli, d’abord : 52933 adhérents.  Le PCF a rassemblé plus de 400000 membres.

 Un parti démoralisé : sur Les 52933 adhérents, seuls 30000 ont participé au vote.

Un parti divisé et dirigé par une minorité : Sur les 52933 adhérents,  le texte du Conseil National a réuni 14942 votes, soit 51% des votants, c’est-à-dire 28% des membres. Parmi les cinq textes proposés aux votes des adhérents, deux sont dans la ligne directe de la politique de liquidation social-démocrate du parti : celui de la majorité du Conseil National et un autre, minoritaire. Ce qui les distingue, c’est que le premier veut poursuivre la politique d’alliance avec le PS avec une participation à des primaires de la gauche pour le premier tour des présidentielles de 2017, le deuxième proposant un accord du type Front de gauche avec le Parti de Gauche de Mélenchon, EELV, le NPA …

Les trois autres textes alternatifs se caractérisent par la volonté de s’opposer à la dissolution (et parfois la liquidation) politique et organisationnelle du  PCF dans une alliance (sous une forme ou sous une autre) avec le PS, le Parti de Gauche, EELV, le NPA, etc  etc…

Ces textes présentent  des critiques parfois justes à la direction du parti : l’affirmation que le parti communiste est le parti de la classe ouvrière, la nécessité d’une rupture avec le système capitaliste, l’affirmation du socialisme comme alternative à ce système, et des positions plus radicales dans les luttes de classes.

Tous affirment vouloir remettre sur pieds et renforcer le PCF, reconstruire son unité…

Le grand problème, c’est que leurs critiques portent principalement sur les causes tactiques du recul électoral du PCF, et non sur les causes idéologiques, théoriques et politiques qui sont plus profondes et plus anciennes.

Ainsi, les signataires et les soutiens des trois textes se gardent bien de mettre au jour les abandons historiques successifs qui ont transformé le PCF en parti révisionniste puis réformiste social démocrate. Au mieux, leurs critiques commencent au PCF d’après Georges Marchais, c’est-à-dire au parti de Robert Hue, MG Buffet et P Laurent.

Or, la dégénérescence idéologique, théorique, politique et organisationnelle a débuté bien avant.

Pour rappel : le 18 novembre 1946, dans une interview au journal anglais « Times », Maurice thorez avance la thèse selon laquelle il est permis  « d’envisager pour la marche au socialisme d’autres chemins que celui suivi par les communistes russes » : pour parler clair, la voie pacifique et parlementaire.  Au 22 ème congrès en 1976, le PCF abandonne le concept de dictature du prolétariat. Au 23ème congrès, en 1979, c’est le marxisme-léninisme comme base doctrinale qui passe à la trappe. C’est l’eurocommunisme qui prend la relève. En 1994, au 28 ème congrès, exit le centralisme démocratique. En 1996, le 29 ème congrès bazarde « la lutte pour le socialisme ». Et au 33 ème congrès, le concept de  «  lutte des classes » n’est plus décliné qu’au passé. Les mots « lutte », « classe » et « prolétariat » sont complètement absents  du programme de MG Buffet aux élections présidentielles de 2007 ! Tous ces reniements théoriques ont été accompagnés dans la pratique par l’établissement d’alliances électorales avec le PS  délétères et contraires au marxisme léninisme et ont mené à la décrépitude actuelle du PCF.

Un parti sans boussole : malheureusement, la majorité des membres du parti, et la quasi-totalité de ses dirigeants et de ses intellectuels, par conscience aveugle dans leurs dirigeants, ont soutenu ou accepté toutes les dérives. Certains même ont combattu parfois grossièrement et violemment les communistes qui avaient eu le courage de s’y opposer. Prenons Danielle Bleitrach, par exemple (mais elle n’est pas la seule !), l’une des porte-parole emblématique du texte alternatif 3 « unir les communiste ». Avec tout le respect qui lui est dû, cette militante née en 1938 a adhéré au PCF en 1953, l’année de la mort du camarade Staline. Elle fut membre du Conseil National de 1981 à 1991. Elle a démissionné du parti en 2003, puis a repris sa carte en 2016… Elle a accompagné tous les abandons théoriques et politiques du PCF. Elle était sans doute parmi ceux qui ont soutenu le révisionnisme moderne kroutchévien contre le mouvement marxiste léniniste international. On ne l’a pas entendu parler contre l’  « eurocommunisme »…  En absence de reconnaissance de leurs erreurs passées et d’une autocritique approfondies sur les causes idéologiques de ces erreurs, ces communistes qui critiquent la direction actuelle du PCF n’ont pas la capacité de reconstruire un véritable parti communiste.

 

Sans nier l’honnêteté des militants, leur volonté de durcir la lutte anticapitaliste et de changer la société,  il est prévisible  que leurs efforts pour ramener leur parti dans la voie révolutionnaire n’aboutiront  pas et qu’ils se retrouveront devant une grosse désillusion. Le PCF poursuivra son déclin idéologique et politique et n’aura d’autre perspective que de s’accrocher encore plus  aux basques de la social-démocratie, quelle que soit la forme que cela prendra.

Les militants communistes membres du PCF  doivent avec courage regarder les choses en face. Leur parti ne redeviendra pas un véritable parti communiste. La tâche à laquelle ils doivent s’atteler est de construire un nouveau parti communiste, avec une stratégie et une pratique politique révolutionnaire fondées sur la théorie marxiste-léniniste. Car c’est l’abandon de cette théorie qui a mené inexorablement  son action politique dans le sillon de la social-démocratie.

Comment avancer concrètement dans cette perspective ? Il n’y a pas de recette magique. Il y a une voie à ouvrir et du travail à mener. Le nouveau Parti Communiste sera le produit de la rencontre et de la fusion du mouvement ouvrier (en commençant par son avant-garde), avec le socialisme, c’est-à-dire l’organisation communiste et son programme politique. Cette fusion se construira dans un échange dialectique entre les éléments avancés du prolétariat, eux-mêmes portés par les luttes de classe, et les communistes organisés. Dans cet échange, la conscience politique des éléments avancés du prolétariat progressera, en même temps que l’organisation communiste se liera à la classe et accumulera des forces révolutionnaires ouvrières nouvelles, construisant ainsi progressivement le nouveau parti communiste.

C’est le seul processus possible. Pour le ROCML, il passe prioritairement par le travail politique quotidien des communistes dans la classe ouvrière.

Camille Deroubaix

 

 

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 18:13

Le 51ème congrès de la Cgt s’est tenu à Marseille durant la troisième semaine d’avril 2016. Des militants du ROC-ml étaient présents en tant que délégués au congrès.

 

Un congrès qui se tient en plein mouvement social contre la loi « travail »

 

Le congrès s’est ouvert alors que les travailleurs battent le pavé dans les villes contre la loi El Khomri.

Dès le premier jour, lors de l’ouverture cela se fait sentir lorsque la présidence du congrès annonce la présence de la CFDT ou du PS, qui donne lieu à de véritables soulèvements dans la salle avec des slogans repris par une large majorité des délégués tels que « dehors ! », « traitres » ou encore « scandaleux ».

Les grèves et les manifestations en cours poussent de nombreux congressistes à prendre la parole pour dénoncer le gouvernement, montrer la nécessité de lutter classe contre classe et à réclamer un appel du congrès à la lutte, chose qui sera fait durant les jours qui suivirent l’ouverture et approuvé quasi unanimement par le congrès. Cet appel lance l’amplification de la lutte et sa poursuite. Appel qui fut, nous pouvons le dire, imposé à la confédération.

Le fait qu’un mouvement puissant des travailleurs se menait durant le congrès fut un élément incontestablement positif. L’esprit combatif s’en ressentait dans les prises de parole, les critiques sur le syndicalisme rassemblé s’en retrouvaient plus aigües. Des interventions portant la question de la lutte de classes se succédaient. Néanmoins un niveau politique encore assez faible se fait sentir dans nombre d’interventions.

 

Un congrès qui se tient dans un syndicat Cgt tiraillé

 

Le rapport d’activité, qui fait un bilan sur les trois dernières années depuis le dernier congrès, ne trouve que 58,9% de votes d’approbation, score historiquement faible. En effet la succession de Thibault avec l’affaire Lepaon, l’inactivité face aux lois Macron, Rebsamen, etc. auront eu un impact sur la Cgt et ses militants qui remettent en cause l’activité de la confédération.

Il faut aussi noter le souhait de la part des délégués de plus de démocratie dans la Cgt, notamment en ce qui concerne les amendements des textes du congrès, dont 902 étaient proposés et 54 retenus. Les délégués souhaitaient pouvoir avoir accès à tous ces amendements et que ce ne soit pas simplement un bureau restreint qui décide de ceux à retenir et ceux à porter public.

L’une des plus vive discussion dans le congrès fut celle du syndicalisme « rassemblé », tant décrié par une bonne part des syndiqués Cgt. Portée dans l’un des textes d’orientation, ce syndicalisme « rassemblé » auprès de la CFDT fut vivement critiqué et un vote séparé sur cette question est demandé par une bonne part des délégués. Ce qui, bien sûr, sera refusé par la confédération, en danger sur cette question.

C’est dans ce sens que l’on peut observer durant le congrès des fédérations plus combatives (chimie, commerce, métallurgie, construction, etc.), sur des positions se rapprochant de celle d’un syndicalisme classe contre classe, alors que d’autres sont complètement sur la ligne confédérale, sur le syndicalisme « rassemblé », réformiste (cheminot, etc.).

 

Conclusion

 

Les interventions des camarades du ROC-ml à été très appréciées par les délégués du congrès. Ils portaient sur les questions de la lutte et de l’organisation de la Cgt. Cela à aussi été pour nous une riche expérience militante où de nombreux contacts ont été noués.

Il ne faut pas se faire d’illusions, même si ce congrès par rapport aux précédents peut montrer des choses intéressantes comme des fédérations et des militants combatifs qui tentent de tirer la Cgt sur un syndicalisme de lutte classe contre classe. La Cgt reste principalement sur une ligne claire réformiste. Il n’y pas réellement une nette opposition « révolutionnaire » à la Cgt. Les dirigeants réformistes ont été reconduits pour continuer à mener leur politique réformiste. Philippe Martinez à bien réussi à éluder les vraies questions posées et habilement montrer une façade « radicale » pour mieux se faire accepter et distribuer un peu de poudre aux yeux sur une continuation de la lutte contre la loi El Kohmri de façon dure, usant même de termes comme « lutte de classes » dans son discours d’introduction. Le faible niveau politique chez les travailleurs aujourd’hui ainsi que chez les militants Cgt leur font penser que changer la tête de la Cgt par une équipe militante radicale changera la Cgt complètement et l’amènera sur un syndicalisme classe contre classe. Néanmoins, on ne peut nier aujourd’hui le bénéfice politique qu’il y a à militer syndicalement, à participer à un congrès confédéral. Les camarades du ROC-ml à qui l’on a confié ce genre de mandat prouvent encore une fois la confiance qu’ils reçoivent de la part de leur base et sont revenus avec une analyse plus fine des différents rapports de force dans la Cgt. Nous restons convaincus qu’une certaine avant-garde des travailleurs est organisée dans la Cgt, une base militante qui sera dirigeante dans la lutte de classe pour la révolution. Aujourd’hui même cette radicalité réformiste gêne un système capitaliste qui n’a plus les possibilités de réaliser ses propres illusions d’améliorer le sort des salariés en pleine crise économique. Les communistes doivent continuer ce travail syndical, de conscientisation, d’amener la combativité dans les rangs de la Cgt, de conduire vers un syndicalisme de classe contre classe, tout en sachant que seul un Parti prolétarien et communiste apportera la réelle indépendance à un syndicat de lutte de classe. Mais c’est bien dans cette lutte syndicale aujourd’hui que nous trouverons les cadres de ce Parti pour demain. 

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 11:27

Source: http://rocml.org/une-mobilisation-enorme-un-gouvernement-aux-abois/

 

80 000 manifestants officiellement recensés à Paris ! Le gouvernement doit vraiment être aux abois face à la force de la mobilisation pour inventer de tels mensonges. La mobilisation était massive à Paris avec un million de personnes et 1,3 million de personnes dans tout le pays. Cette nouvelle journée a montré à nouveau la détermination des travailleurs. Les travailleurs se sont unis dans les cortèges dans une atmosphère de lutte et de solidarité de classe.

 

Cette journée a montré au gouvernement la puissance du mouvement contre la loi travail et le soutien massif et populaire à ce mouvement. C’est pour ces raisons que la bourgeoisie a utilisé toute sa force pour attaquer et tenter de décrédibiliser le mouvement.

Premièrement, en utilisant la casse organisée par les mouvements autonomes ou les provocateurs en civils à la solde du pouvoir socialiste.

Deuxièmement, en mobilisant tout son appareil idéologique, les grands médias et en organisant un tapage systématique contre la CGT pour l’assimiler aux « autonomes casseurs » et pour dissimuler l’ampleur de la mobilisation.

Troisièmement, en utilisant la répression et en empêchant le cortège de terminer la manifestation sur la pelouse des Invalides. Les CRS ont attaqué les cortèges de travailleurs. Les dockers de la CGT ont d’ailleurs riposté. Ils ont eu raison. Face à cette provocation, leur violence avait un caractère de classe, ouvrier, elle était juste. Le service d’ordre de la CGT, accusé dans les médias, a subi la répression policière de plein fouet car il protège les manifestants. L’attaque des cortèges est systématique. Ce n’est pas là une « bavure » mais bien une stratégie organisée par le gouvernement pour casser les manifestations et empêcher un mouvement encore plus massif. Le gouvernement a un intérêt à affaiblir le mouvement, il a un intérêt à la répression policière ! Quels autres moyens a-t-il en réserve pour faire passer sa loi ? II ne convainc plus personne des « bienfaits » de cette loi.

Quatrièmement, en créant une « union nationale » des partis au service du capital contre les travailleurs : PS, LR, FN. Tous y vont de leurs discours pour réclamer l’interdiction des manifestations. Ils ne reculent devant rien pour essayer, en vain, de discréditer le mouvement. Les propos sont abjects. Cazeneuve utilise des victimes d’attentats terroristes, Hollande l’euro de football et la sécurité face au terrorisme. Marisol Touraine s’indigne des vitres brisées sur l’hôpital Necker mais organise la casse des hôpitaux et de la santé : 22 000 postes seront supprimés d’ici 2017 dans les hôpitaux. Hollande et Valls menacent d’interdire les manifestations et font pression sur la CGT. Encore une fois, ce gouvernement montre son véritable visage. Il est l’ennemi des travailleurs, au service des grands monopoles français qui ont un intérêt à voir la loi El Khomri passer pour faire face à la concurrence internationale, et maintenir leur taux de profit. De notre côté, nous ne devons pas céder, la mobilisation doit se poursuivre les 23 et 28 juin. Amplifions la solidarité, les grèves, le blocage économique, les manifestations, toutes les formes d’actions qui permettent de maintenir et d’augmenter le rapport de force.

 

CE GOUVERNEMENT EST AUX ABOIS, TRAVAILLONS A LE FAIRE PLIER RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI INDEMNISATION PAR L’ÉTAT DES MANIFESTANTS BLESSES ! HORS DU POUVOIR LES ENNEMIS DES TRAVAILLEURS !

 

 

UNE MOBILISATION ÉNORME ! UN GOUVERNEMENT AUX ABOIS
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 11:25

Source: http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/15/pretexte-providentiel-lenfant-les-casseurs-lhopital-264352

 

Depuis le temps qu’ils se frôlent, les deux thèmes. Ou plutôt, qu’on les frotte l’un à l’autre comme des silex, qu’on les tricote dans le récit politico-médiatique dominant. Terrorisme et contestation sociale : depuis le temps que les Giesbert, les Gattaz et les autres essaient de les apparier, de les marier, de faire prendre la mayonnaise. Depuis le temps qu’on exploite les concomitances, qu’on sollicite les rapprochements, qu’on déchaine le matraquage sémantique : voyous, chantage, violences, barbares, intimidations, preneurs d’otages, terroristes. Depuis le temps qu’on interdit des manifs anti-Cop 21, au motif de l’état d’urgence. Qu’on perquisitionne des maraîchers bio, au nom de l’état d’urgence.

 

Depuis le temps, qu’on aimerait tant transformer la CGT, et toute la contestation anti-loi Travail, en mouvement terroriste. Depuis le temps que tous les moyens sont bons. Les vitres de l’hôpital brisées Et voilà que se trouve le prétexte providentiel, en la personne d’un petit garçon de trois ans. « Les vitres de l’hôpital Necker brisées alors qu’il y a l’enfant des policiers qui s’y trouve, c’est inacceptable », dit Cazeneuve à Pujadas. Trop beau pour être vrai ? Et pourtant, apparemment, c’est vrai : le petit orphelin, dont les deux parents policiers ont été poignardés par un « radicalisé » dans les Yvelines, se trouvait à l’hôpital des Enfants malades, pour le début d’un long protocole de suivi et d’accompagnement, tandis que plusieurs baies vitrées de l’hôpital étaient défoncées à coups de masse par des casseurs, en marge d’une nouvelle manif anti-loi Travail.

 

C’est une coïncidence, rien d’autre qu’une coïncidence. Les casseurs ne savaient évidemment rien de la présence de l’enfant à l’hôpital. Peut-être ne savaient-ils même pas qu’ils s’attaquaient à un hôpital. Mais quelle belle occasion ! Un hôpital ! Plus fort encore, un hôpital d’enfants malades. Et encore mieux, un hôpital où se trouve l’enfant orphelin de parents policiers assassinés la veille par un islamiste radicalisé. Un peu plus tôt dans la journée, avant la casse des baies vitrées de Necker, Cazeneuve avait appelé « tous ceux qui s’attaquent aux policiers » à retrouver « un peu, au fond d’eux-mêmes, d’humanité, de tolérance, simplement en respect (...) de ce petit enfant ». Disons-le, il aurait eu bien tort, Bernard Cazeneuve, de ne pas se précipiter sur ce rapprochement, que lui ont servi sur un plateau les masqués de la manif, et qui permettra au récit dominant de passer sous silence le manifestant grièvement blessé, quelques instants plus tôt, par une grenade lacrymogène, ou les suppressions d’emploi à l’hôpital, autrement plus destructrices pour le service public. Comment les qualifier autrement, les casseurs masqués, que les meilleurs alliés du gouvernement ? Initialement publié sur Arretsurimages.net

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 10:45

Il y a des moments où l’histoire s’accélère sous les coups de boutoir d’une lutte de classe qui se développe à cause de l’aggravation des contractions internes du système de production que le capital n’est plus à même de maîtriser. L’ancien équilibre capitaliste impérialiste mondial est remis en cause, l’hégémonie des anciennes nations impérialistes, US en tête est contesté par de nouvelles puissances dites « émergentes » (Chine, Brésil, Inde). La concurrence sur le marché des capitaux et du travail s’aggrave, les bourgeoisies de la vieille Europe n’ont pas d’autres choix(1) que de faire peser sur le prolétariat et tous les travailleurs le poids de cette concurrence. Et elles le font sur le « coût du travail » c’est-à-dire le coût de reproduction de la force de travail, en dégradant la protection sociale, les salaires directs et indirects, les retraites, en augmentant le prix à payer pour l’éducation des jeunes, futurs travailleurs. Ce processus est déjà largement avancé dans les pays comme l’Angleterre ou l’Allemagne cité en exemple par nos « experts » bourgeois en économie, avec leurs boulots « flexibles », les salaires à 4 euros de l’heure et 10 heures de travail par jour. Cette offensive est menée quel que soit le personnel politique à la direction des affaires de l’État : droite bourgeoisie, social-démocratie, ou la cogestion des deux comme en Allemagne et même gauche de la gauche ou radicale comme récemment en Grèce. Tout parti politique qui ne porte pas clairement la perspective de la destruction du capitalisme et son remplacement par un mode de production supérieur que nous appelons socialisme est toujours amené à prendre de telles mesures. La France a pris un certain retard sur cette voie et c’est au PS et au gouvernement Hollande de se charger du sale boulot.

 

En 2013 la voix des communistes titrait « la droite en rêvait, la gauche le fait », depuis les attaques contre les travailleurs se sont succédées (ANI, loi Macron.). Le mouvement social, qui continue, au moment où nous écrivons ces lignes, en est la conséquence inévitable. Et il ne sera pas le dernier. Il est encore trop tôt pour tirer toutes les leçons d’un tel mouvement. Mais plus que les précédents il aura porté au grand jour les intérêts de classe antagonistes de la société. D’un côté le prolétariat et tous les travailleurs de l’autre la bourgeoisie capitaliste et toutes ses forces politiques, médiatiques et répressives. Pour la première fois cette révolte des travailleurs se produit sous un pouvoir de « gauche » il a mis à mal les illusions sur la gauche réformiste censée défendre les intérêts des travailleurs. Le PS apparaît plus clairement que jamais comme un Parti de gouvernement capable de satisfaire les besoins du capital. L’accueil qui a été réservé à sa délégation au dernier congrès de la CGT démontre une certaine prise de conscience de ce fait. Mais dans ce mouvement aussi les partis de l’ex front de gauche sont particulièrement inactifs politiquement et pratiquement.

 

Ce mouvement démontre aussi que le dialogue social, la concertation entre « partenaires sociaux » sont des mensonges dans une société où une minorité détient les moyens de productions et d’échanges, politiques et financiers et où la majorité ne dispose que de sa force de travail pour vivre et survivre . Dès à présent et cela ne peut que s’amplifier à l’avenir, on remarque une certaine radicalisation de syndicalistes et militants politiques et des jeunes. L’opportunité est donnée aux communistes de faire progresser cette radicalisation vers une prise de conscience de l’échec de la voie réformiste et de la nécessité d’abattre le capitalisme afin de mettre fin à l’exploitation de plus en plus brutale de leur force de travail. Dans cet affrontement classe contre classe le prolétariat n’a jamais été aussi fort que quand il disposait d’un parti politique indépendant de la bourgeoisie concentrant et décuplant ses forces, capable d’unifier la lutte des travailleurs des différents pays et entraînant le prolétariat vers l’objectif de renversement du pouvoir de la bourgeoisie.

 

(1) Ce sont les lois du mode de production capitaliste qui s’imposent aux agents du capital.

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