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Le ROC ML et la JCML qu'es a quo?

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LE ROCML A TENU SON PREMIER CONGRES         

Le ROCML a tenu son premier Congrès avec succès les 17 et 18 Avril 2010.

Ses travaux, préparés par un travail préalable prolongé, ont permis de réaliser un nouveau pas en avant important dans la construction de l’organisation communiste dont le but est de contribuer à la création du Parti Communiste de France Marxiste Léniniste.

La plus large unité s’est faite sur les documents politiques qui constituent la ligne générale du ROCML.

L’organisation s’est donnée des statuts qui constituent un passage du stade de rassemblement d’organisations à celui d’une organisation fondée sur l’application du centralisme démocratique.

La direction centrale a été élue à l’unanimité des congressistes.

Après ses deux jours de travaux menés avec rigueur, le Congrès s’est conclu dans l’enthousiasme de tous les délégués.

La création du ROCML et le succès de son premier Congrès sont les preuves concrètes qu’il est possible d’unifier les communistes sur la base du marxisme-léninisme même s’ils ont pu avoir et même s’ils ont encore quelques divergences secondaires.

Ce résultat montre que, dès lors que les intérêts du prolétariat sont placés au dessus des réflexes de groupe, une juste ligne dans le traitement des contradictions qui peuvent exister entre communistes permet de les résoudre ou d’avancer dans leur résolution.

La fondation et le renforcement du ROCML ne signifient pas pour autant que nous renoncions à poursuivre la perspective de l’unification des organisations et des communistes qui se réclament du marxisme léninisme dans une seule organisation, le Parti. Nous regrettons que le processus d’unification initié et mis en pratique par le CNU soit actuellement bloqué. Mais nous ne doutons pas que l’immense majorité des communistes marxistes-léninistes aspirent à l’unité et qu’ils trouveront le chemin pour la construire.

VIVE LE MARXISME LENINISME !

VIVE LA REVOLUTION SOCIALISTE !

COMBATTONS L’ESPRIT DE GROUPE !

EN AVANT DANS LA CONSTRUCTION DU PARTI COMMUNISTE DE FRANCE MARXISTE LENINISTE !

 

Le 18 Avril 2010

 

La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

Pour nous contacter: jeunessemarxistepau@hotmail.fr

 

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ROCML

RETROUVEZ NOUS SUR LE SITE OFFICIEL

DE NOTRE ORGANISATION :

 

LE SITE DU ROC ML : http://rocml.org/

 

 

 

 

 

 

29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 17:40

Il est un fait indéniable aujourd’hui : toutes les mesures anti-ouvrières prises par les différents gouvernements successifs, auront des impacts beaucoup plus forts sur les jeunes travailleurs. La jeunesse laborieuse aujourd’hui est en train de grandir et se former dans un monde du travail qui se dégrade année après année, car même si cela n’a jamais été simple d’être ouvrier ces dernières décennies, cette jeunesse ouvrière connaitra le monde salarié avec la destruction des protections sociales, du code du travail, d’une retraite décente en perspective.

 

Il est un fait indéniable pour les jeunes ouvriers : le capitalisme, même dans une métropole impérialiste comme la France, n’offre plus aucune perspective réjouissante aux travailleurs. C’est en ce sens que prend toute son importance l’existence d’une véritable jeunesse communiste, regroupant les jeunes travailleurs, organisant son offensive, formant patiemment ses troupes à l’idéologie révolutionnaire, les préparant minutieusement à la lutte. Il est impératif aujourd’hui que naisse et s’épanouisse une véritable organisation de classe de la jeunesse qui propage la lutte politique dans ses rangs.

 

C’est une critique acerbe qu’il faut formuler à toutes ces organisations politiques de la jeunesse comme celle du PCF qui ne font que prêcher la participation à des mouvements mais ne daignent une seule seconde former les bataillons de la jeunesse ouvrière en vue de la lutte politique révolutionnaire.

 

C’est en ce sens qu’une jeunesse communiste marxiste léniniste devient indispensable à la jeunesse ouvrière. Guider les travailleurs en devenir au-delà de la lutte syndicale et en dehors de la lutte réformiste. D’ailleurs les larges pans de la jeunesse abstentionniste prouvent bien ce rejet de la politique du désespoir professé par la politique bourgeoise et réformiste. Ce rejet en devient d’ailleurs un dégout complet de la politique. La bourgeoisie, par ses représentants politiques s’en inquiète et veut « inculquer les valeurs de la République » pour éloigner tout jeune travailleur du chemin de la lutte politique, de la lutte révolutionnaire. Le gouvernement veut lui inculquer les valeurs bourgeoises de la discipline au travail et de l’asservissement à la classe dominante !

 

La JCML se donne pour mission d’entrainer dans ses rangs tous les jeunes qui ont perdu leurs illusions vis-à-vis de ce système économique. Celui-ci n’est plus garant d’un épanouissement pour la classe des travailleurs, ne défend pas les libertés démocratiques élémentaires, ne permet pas une sécurité pour le lendemain. Pour rompre avec ce système, il faut perdre toutes les illusions sur les chefs de la politique bourgeoise qui ne professent au mieux qu’une négociation du poids des chaines de l’exploitation.

 

S’engager sur le chemin de la lutte politique c’est aujourd’hui recréer l’organisation qui permettra aux jeunes prolétaires de se forger une conscience de classe indispensable à son indépendance dans la lutte contre le capital. C’est rejeter toutes les propositions qui veulent encaserner les jeunes dans l’armée et refuser de servir sous les drapeaux pour enrichir toujours mieux les industriels, c’est refuser que l’éducation et la culture soient strictement réservées a ceux qui en ont les moyens financiers, c’est refuser toute décision gouvernementale qui ferait reculer la classe ouvrière dans son ensemble, etc.  

 

C’est en cela que la JCML prend tout son sens : devenir l’organisateur de cette jeunesse qui se révolte au delà du carcan que veut lui imposer toute sorte de Partis professant la révolution citoyenne par les urnes et délaissant ainsi la responsabilité politique collective !

 

Si le Parti de classe ouvrière renait, c’est une classe qui reprend le chemin de son indépendance, ce sont des masses populaires qui reprennent le chemin de sa mission historique : détruire le capitalisme !

 

C’est en cela que la JCML trouve son essence : Former dès aujourd’hui les éléments qui demain formeront ce Parti, organisera les travailleurs, mènera la lutte politique, préparera l’assaut final !

Sans organisation, les jeunes ouvriers sont orphelins d’un état major qui conduit politiquement à la destruction du capitalisme.

 

Retrouvez dans la JCML la formation politique et idéologique qui nous servira demain dans la lutte à donner les coups mortels à nos ennemis !

 

Contactez la JCML

jcml.nationale@yahoo.fr

 

 

29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 17:36

L’actualité politique française est depuis peu dominée par les prochaines élections présidentielles de mai 2017. Aussi commence dès à présent la mascarade des primaires, à gauche comme à droite visant à choisir le meilleur candidat des deux camps qui devraient s’affronter au second tour pour briguer le prochain mandat présidentiel. Cette comédie n’est d’ailleurs pas sans en rappeler une autre qui s’est déroulée et continue de se jouer de l’autre côté de l’Atlantique avec un temps d’avance entre républicains et démocrates.

La rêverie des primaires organisées à la loyale et assurant l’égalité des chances et des moyens de chaque candidat puis de l’élection présidentielle fonctionnant sur un principe d’égalité de temps de paroles et une limitation des budgets pour combler les inégalités de moyens entre les candidats et les partis a pris encore un coup dans l’aile avec les révélations de l’affaire Bygmalion. Cette société a servi au financement illicite de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Même chose pour les déclarations récentes de l’ancien ministre du budget socialiste Jérôme Cahuzac qui s’est justifié de ses comptes cachés en Suisse en déclarant qu’au départ ils auraient servi à financer le mouvement politique de Michel Rocard.

Les déclarations de Jérôme Cahuzac bien que n’étant pas vérifiables ont pour principal mérite de mettre en exergue la véritable nature des partis de la bourgeoisie, de montrer jusqu’où s’étend le pouvoir de l’argent dans le jeu politique bourgeois et par voie de conséquence celui du grand capital.

Car en effet derrière le financement des campagnes électorales des différents partis de la bourgeoisie se cachent bel et bien les principaux acteurs du capitalisme français, les grands groupes industriels et financiers tel Sanofi, Dassault, Bouygues, PSA, Renault, Bolloré, Total, etc.

Le plafonnement artificiel voulu en France dans un prétendu souci d’« équité démocratique et républicaine » est loin d’être un obstacle à la mainmise des principaux partis de la bourgeoisie sur les campagnes et scrutins électoraux.

 Citons à l’appui quelques chiffres : en France, conformément au décret du 30 décembre 2009, les plafonds des dépenses électorales sont fixés à :

  • 16,851 millions d’euros pour le premier tour,

22,509 millions d’euros pour le second tour

Ces financements peuvent provenir de dons privés incluant cotisations des militants et dons de personnes physiques ou morales (c’est-à-dire d’entreprises privées) ou du financement public.

A noter que dans l’affaire Bygmalion, les comptes de campagne du candidat UMP Sarkozy avaient été truqués et atteignaient un montant de 40 millions d’euros grâce à un simple procédé de double facturation.

Si le financement public, loin de constituer la majorité  du financement de campagne des partis existe, c’est que pour entretenir la crédibilité de sa « démocratie », la bourgeoisie au pouvoir est obligée de donner l’illusion que tous les courants d’idées de toutes les classes de la société sont représentés. Mais en vérité, et ce dès à présent dans les médias, c’est bel et bien le second tour  « droite / gauche » ou FN, républicains ou socialistes qui est commenté.

Les récentes lois de plafond des dépenses, comme le démontre l’affaire Bygmalion, ne sont pas des freins à l’influence des capitalistes sur les partis politiques. Le financement direct n’est pas le seul moyen d’influence de la bourgeoisie. Ainsi, encore plus aujourd’hui qu’hier, les mass médias constituent le relais tout puissant de l’influence politique et idéologique de la bourgeoisie.

Les principaux journaux et chaînes de télévision d’information sont la propriété de grands groupes français (Le Figaro pour Dassault, Canal+, I-télé pour Bolloré, LCI, TF1 pour Bouygues etc. …) et œuvrent dans leur intérêt en faisant la promotion systématique de leurs favoris qui ne sont autres que les candidats des grands partis de la bourgeoisie. Ils maintiennent l’illusion d’une opposition entre les deux principaux partis de la bourgeoisie (PS/LR) pour mieux préparer l’alternance salutaire à leur parodie de démocratie. Alternance de partis et d’hommes au pouvoir mais continuité de la politique impérialiste et anti-ouvrière. L’incursion du FN dans leur jeu ne change rien à l’affaire, il participe au maintien du système d’alternance en jouant le rôle d’épouvantail de la bourgeoisie censé pousser les travailleurs à voter en masse pour un des deux partis de la grande bourgeoise pour faire barrage au danger « fasciste » et ainsi donner toute légitimité au régime d’alternance établi d’avance.

Mis à part ces trois mouvements qui, ont la part belle dans les médias où chaque jour leurs représentants sont invités à livrer une interview à la télévision, à la radio ou dans les journaux; les autres partis politiques français (PCF, PG, NPA, LO) sont systématiquement relayés au second plan voire même pour certains occultés dans les médias bourgeois car ils ne représentent pas les choix actuels des monopoles français et qu’ils sont faibles Ils ne sont pas des forces assez représentatives du peuple ou alternative aux yeux de lui.

Les faits et l’expérience historique démontrent bien que c’est la bourgeoisie qui est maître du jeu électoral. Il ne faut donc pas en tant que communistes nous focaliser sur le  parti ou le candidat qui sera amené à gérer le pouvoir mais au contraire démasquer le fait que ces élections, la bourgeoisie dicte ses règles et dispose de ses candidats. Face à cela le prolétariat, quant à lui, est dépourvu de toute représentation politique à ces élections et en règle générale dans le paysage politique français. Il lui manque son parti de classe à lui, son avant-garde de combat : le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de France.

Sans ce parti, les travailleurs de France resteront désarmés face à la bourgeoisie et sous son influence idéologique néfaste, contraints de voter pour « le moins pire ». En cela, la tâche principale des communistes de France est  de construire le parti qui manque tant à notre classe ouvrière.

Marenglest

Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans élections 2017 ROC ML pcf fdg
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 11:45

Cela fait 32 ans que Georges subit la répression de l’Etat français, enfermé dans cette froide prison de Lannemezan. Voila le sort que réserve l’impérialisme français aux militants qui osent s’attaquer aux puissances de ce monde et affirmer leur engagement politique.

Les dirigeants de l’impérialisme, les Valls, Hollande, Obama, Clinton, Netanyahou,… sont faibles. Ils ne connaissent que la vengeance et ne supportent pas ceux qui leur résistent. Georges a la trempe de ceux là, depuis 32 ans d'enfermement, il n'a jamais renié son engagement, et c’est pour cette raison que le ROCML lui apportera toujours son soutien indéfectible pour sa libération et contribuera, par ses moyens, à élargir au maximum la campagne pour faire connaître son combat et pour obtenir sa libération.

Soutenir Georges, c’est participer aux combats concrets du mouvement ouvrier, dans ses organisations de classe comme les syndicats. Tout le monde a pu s’en apercevoir, la répression de classe face aux travailleurs est montée d’un cran au printemps 2016. Utilisant les mesures de l’état d’urgence, le gouvernement s’est en réalité attaqué à la résistance des travailleurs. Il a lancé une offensive répressive en limitant la liberté de manifester, en lançant la suspicion envers les syndicalistes et militants politiques au service des travailleurs, en réprimant violemment les manifestations contre la loi El Khomri. Mais la répression syndicale ne s'arrete pas là : je pense aux camarades de Goodyear, dont la lutte pour la sauvegarde de leur emploi s'est soldée par de la peine de prison. Je pense aux syndicalistes d'AirFrance, de PSA Aulnay, et à tous les travailleurs qui luttent chaque jour pour préserver les miettes que les patrons daignent bien leur accorder.

Cette répression n'a rien d'anodin. Elle correspond à une nouvelle offensive du capital contre les droits des travailleurs pour que les grands monopoles capitalistes conservent leurs profits. Cette offensive du capital passe aussi par le développement des guerres de conquêtes et de la course folle aux armements pour s’approprier chaque jour un peu plus les ressources du monde et contrôler les marchés et débouchés commerciaux.

Désormais, à côté du mot d’ordre pour la libération de Georges Abdallah doit apparaître l’amnistie de tous les condamnés, militants communistes et syndicalistes, poursuivis lors du mouvement contre la loi El Khomri ou lors de tout autre mouvement de lutte. L’indemnisation des blessés du mouvement par les forces de polices.

La lutte est classe contre classe. Il faut renforcer notre camp, ne rien laisser passer.

Aussi camarades, soutenir Georges, c’est militer au quotidien contre le système qui l’emprisonne et qui empoisonne les peuples de ce monde : le capitalisme impérialiste.

C’est renforcer la lutte contre la guerre dans l’Etat français. Georges est un militant anti-impérialiste. Il est un exemple de courage de lutte en faveur des peuples opprimés. A nous aujourd’hui de relever son flambeau en combattant en France les menées guerrières et sanguinaires de l’impérialisme français. Dénonçons les bombardements de la coalition internationale en Syrie et en Irak, que ce soit à Alep comme à Mossoul.

Opposons nous à l’offensive guerrière et militariste du capital notamment auprès de la jeunesse de ce pays.

A l’esprit de caserne, opposons l’esprit de solidarité de classe et d’amitié avec les peuples. Cela passe aussi par la participation de chacun d’entre nous aux comités antiguerres ou aux initiatives qui naissent actuellement partout en France.

Encore une fois réaffirmons le, camarades, comme le dit Georges, « c’est ensemble que nous vaincrons ». L’éparpillement des révolutionnaires, des militants anticapitalistes, leur dispersion, ne sert que les intérêts de l’impérialisme et du capital. Il faut trouver les formes constructives qui permettent de renforcer le camp politique de la classe ouvrière.

Nous insistons, cette journée doit aussi être l’occasion aux militants révolutionnaires de tisser des liens, prendre contacts voire prendre rendez vous pour mener des combats communs à venir.

Plus que jamais le combat pour la Libération de Georges ABDALLAH est celui pour l’émancipation de l’Humanité des griffes du capital et de l’impérialisme !

 

Georges ABDALLAH doit être libéré ! A bas la répression impérialiste ! A bas les guerres de conquête !

 

Vive la lutte émancipatrice des peuples et vive la classe ouvrière du monde !

Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans mélenchon Communiqué de presse pcf communisme fdg ROC ML
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 11:44

A diffuser largement.

Communiqué :

En Turquie, le  régime d’Erdognan  a franchi une étape supplémentaire  dans  sa dérive réactionnaire  en arrêtant   des députés  du parti HDP dont  les deux co-présidents. Ces arrestations font suite à celle de mairesmembres de Conseils municipaux affiliés au HDP et élus lors des  élections du 07 juin 2015.  Aujourd'hui les peuples de Turquie sont dépouillés de tous leurs droits démocratiques, il n’existe plus  de liberté d’expression et d’association. La presse est muselée, plus de 170 agences de presses ont été interdites et 130 journalistes emprisonnés. Des dizaines de milliers de professeurs et académiciens suspendus, plus de 80000 fonctionnaires démis de leurs fonctions et 40000 personnes emprisonnées. Par ces actes  le régime d’Erdognan  poursuit les desseins de domination politique sans partage de la fraction de de la bourgeoisie turque ultra-nationalistes, islamiste et réactionnaire. Une preuve supplémentaire s'il en fallait une, que sa  lutte contre l'E.I est en fait une  lutte contre les forces démocratiques Kurdes en Turquie et en Syrie.  

Nous appelons tous les progressistes de France, les anti-impérialistes conséquents, les communistes à se mobiliser pour soutenir les peuples de Turquie et leurs représentants élus dans leur lutte pour reconquérir leurs droits démocratiques que l’Etat turc leur a supprimés.

D’ores et déjà un rassemblement est prévu à Paris, samedi 5 novembre, à 15h place de la république. Le ROCML convie tous ses adhérents de la région parisienne et sympathisants à y participer.

Le 04/11/2016

ROCML

Published by La Jeunesse Marxiste de Pau
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 09:55

Editorial de la VDC N°17

La loi El Khomri est passée. Le 8 Août, en pleine période des congés. Après un formidable mouvement de mobilisation populaire étalé sur plusieurs mois.

Les travailleurs ont-ils pour autant subi un échec ? Oui, par rapport à l’objectif, le retrait total du projet de loi. Non, si l’on mesure tous les progrès accumulés dans la conscience politique des ouvriers et des autres couches de travailleurs et de la jeunesse. Non également, quand on considère le détermination intacte des dizaines de milliers de manifestants présents dans la rue le 15 septembre. Le potentiel de lutte est vivant et nombreux sont les militants qui se posent la question : « et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? Comment on continue ? » Il n’est pas possible d’apporter des recettes à ces interrogations. Les luttes ne se décrètent pas. Ce qui est sûr, c’est que c’est sur le terrain, face aux situations concrètes qu’elles vont être posées, débattues et qu’elles vont ouvrir la voie de nouvelles luttes.

L’organisation syndicale sera le cadre naturel de ces débats. « Comment empêcher l’application de la loi El Khomri »  sera le sujet central des discussions. Mais pas seulement. D’autres attaques du patronat vont survenir. Le cas d’Alsthom-Belfort en est un exemple. La classe ouvrière doit rester vigilante, mobilisée avec ses organisations de classe, en ayant en tête les leçons tirées d’un printemps de lutte contre la loi El Khomri.

Nous sommes entrés en effet dans un contexte électoral que  l’ensemble des partis va utiliser pour dévoyer les travailleurs du terrain des luttes pour les ramener dans la voie des illusions électorales. Ils vont rivaliser en prétendant chacun détenir les solutions pour relancer l’économie et l’emploi. Tous vont promettre des baisses d’impôts, Tous vont prétendre avoir la solution contre le terrorisme, pour assurer la sécurité et arrêter l’immigration. Tous vont tenter de flatter mieux que les autres l’identité française et de justifier au nom de la défense des libertés les interventions meurtrières de l’armée française en Afrique et au proche et moyen orient…

MAIS DE LA GAUCHE DE LA GAUCHE (MELENCHON) AU FRONT NATIONAL, (EN PASSANT PAR LE PS, LR, LES VERTS, LE MODEM…) AUCUN NE REMETTRA EN CAUSE les causes réelles du chômage, de la misère, de l’insécurité, de l’immigration, des guerres, c’est-à-dire la crise générale du système capitaliste impérialiste mondial et toutes ses conséquences (délocalisations, restructurations, guerres…). AUCUN NE DIRA QU’IL FAUT EN FINIR AVEC CE SYSTEME QUI CREE LA MISERE ET LES GUERRES. Les prétendues solutions qu’ils avanceront ou bien assumeront avec cynisme la nécessité de défendre l’économie capitaliste, ou bien proposeront des recettes illusoires pour la classe ouvrière et le peuple, mais tout à fait acceptables voire bénéfiques pour la bourgeoisie capitaliste nationale (Voir l’article sur ALSTOM).

Le battage électoral qui va submerger les médias tentera d’amener l’électorat populaire à choisir s’il y a un candidat meilleur ou moins pire que les autres. Cela sera-t-il efficace ? Notre peuple a fait l’expérience et est sorti politiquement aguerri des mois de lutte contre la loi El Khomri. Pour une majorité de travailleurs, le parti socialiste est apparu comme un parti antidémocratique et antipopulaire. Il mérite d’être combattu et battu. LR affiche ouvertement sa nature réactionnaire grande-bourgeoise. Il doit aussi être combattu et battu. LE FN et Marine Le Pen dont le fonds de commerce repose sur le chauvinisme,  la xénophobie populiste et la défense des secteurs nationalistes de la petite, moyenne et grande bourgeoisie, ils doivent aussi être combattus et battus ! Et les autres ? Une partie des travailleurs anticapitalistes seront peut-être tentés au premier tour par un candidat situé à la gauche du PS. Chaque travailleur jugera avec son expérience et sa conscience politique. Mais pour nous, aucun candidat ne représentera une perspective crédible pour la classe ouvrière. Et il en sera ainsi tant que notre classe n’aura pas comme alternative le renversement du système capitaliste, un pouvoir populaire, et l’édification d’une autre société socialiste-communiste. Et cela passe la construction d’un camp ouvrier populaire conduit par un véritable parti communiste.

Pour le ROCML, ces élections présidentielles de 2017, pas plus que les précédentes, ne changeront quoi que ce soit dans les stratégies antipopulaires de l’Etat capitaliste. Quel que soit celui qui l’emportera, elles n’apporteront aucune amélioration aux conditions de travail et d’existence des ouvriers et du peuple travailleur. On peut même parier le contraire !

DEVELOPPONS LES LUTTES DE CLASSE !

 RENFORCONS L’ORGANISATION SYNDICALE SUR LA LIGNE CLASSE CONTRE CLASSE !

 CHASSONS LES ILLUSIONS SUR L’ETAT CAPITALISTE ET SES GERANTS POLITIQUES SUCCESSIFS !

COMBATTONS LES GUERRES EXTERIEURES DE L’IMPERIALISME FRANÇAIS !

PROGRESSONS DANS LA CONSTRUCTION D’UN PARTI COMMUNISTE VERITABLE !

TELLE EST LA LIGNE DU ROCML  POUR QUE LE PEUPLE AVANCE DANS LA SOLUTION DE SES DIFFICULTES !

17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 11:15

ELEVONS LES LUTTES VERS UNE CONSCIENCE DE CLASSE ANTICAPITALISTE

Source: http://rocml.org/wp-content/uploads/2016/09/vdc-_huma_16.pdf

 

   L’été est passé et la rentrée s’annonce chaude. La manifestation de la CGT contre le meeting de rentrée du gouvernement l’a montré. De son côté, le gouvernement n’est pas en reste : en arrêtant deux cégétistes à leur domicile, Hollande montre que la rentrée se fera sous le signe de la répression syndicale. Le pouvoir capitaliste a peur d’une reprise du mouvement du printemps 2016 contre la loi El Khomri. Non la lutte des classes n’est pas périmée ou dépassée. L’heure est donc de nouveau à la mobilisation et à l’action contre cette loi et son application. Cela passe par l’unité de tous les travailleurs avec à ses côtés les jeunes des milieux populaires, les lycéens et étudiants. Notre cible est claire : la loi El Khomri et toutes les lois anti-ouvrières mises en place par les différents gouvernements qui se succèdent. En gros, il faut s’opposer à l’actuelle offensive du capital contre les travailleurs.

 

 

Lutter, renforcer nos organisations de lutte

et notre conscience de classe

 

   Nous devons continuer à nous mobiliser, et ce dès le 15 septembre. En même temps, la force de ce mouvement repose sur l’existence de bases syndicales fortes (dockers, raffineries, …). Le devoir de chaque militant est donc de renforcer, d’élargir les bastions syndicaux et d’en développer ailleurs, là où il n’y en a pas.

   La lutte contre le gouvernement Hollande est d’une grande ampleur. La CGT a joué un rôle d’impulsion important pour permettre la lutte en développant un cadre dans lequel les travailleurs pouvaient se mobiliser. De ce point de vue, la pression des bases syndicales et du 51ème Congrès ont joué un rôle essentiel. Pour la première fois depuis 1981, le mouvement ouvrier ose combattre un gouvernement de gauche. C’est une bonne chose. Les éléments combattifs chez les travailleurs ont donc bel et bien pris conscience de leurs intérêts de classe immédiats. Même si la conscience de classe n’est pas encore une conscience anticapitaliste, cherchant la rupture avec le capitalisme, le mouvement ouvrier a repris le chemin de la lutte. Nous savons tous que c’est par le rapport de force, et pas par quelconque manœuvre électorale que nous obtiendrons le succès. Et tous ceux qui participent aux manifestations sont déterminés à poursuivre la lutte, malgré les pressions et répressions.

   Pour gagner la conscience de classe doit faire un bond. L’expérience de ce mouvement a mis en relief la véritable nature de l’Etat, c’est-à-dire un instrument au service du capital. La police a réprimé les manifestations en gazant, fouillant chaque manifestant. La justice a condamné des militants à des peines parfois graves, a permis des licenciements de grévistes. L’appareil d’Etat sous le capitalisme n’est pas notre allié ! On n’est pas allié avec ce qui nous réprime. Il sert au maintien d’un ordre capitaliste, à appliquer la régression sociale pour la majorité du peuple.

   De leur côté, les forces réformistes ne sont pas une alternative face au gouvernement PS. Lors de la manifestation interdite, un véritable parti des travailleurs aurait pris la responsabilité de braver l’interdit plutôt que de laisser la CGT gérer seule le problème en première ligne. Oui il faut renforcer les organisations syndicales mais cela ne suffit pas. Les communistes doivent mettre en avant l’idée que sans une organisation politique indépendante et au service des travailleurs, organisant la lutte classe contre classe, il n’y aura pas d’issue positive possible aux luttes, dans la durée.

 

 

 

Renforcer la lutte idéologique de la classe ouvrière

Résister à l’offensive idéologique bourgeoise

 

 

Pendant tout l’été, l’appareil médiatique et politique de la bourgeoisie nous a assommé de son refrain sur le « burkini ». Le gouvernement a repris l’offensive idéologique et répressive qui se développe depuis 2015. Il crée un engrenage de racisme et de division des travailleurs en stigmatisant une partie des travailleurs. Cette offensive est orchestrée par les forces de la bourgeoisie, du PS au FN. Et maintenant que surgissent des déchainements de haines anti-musulmans voire des violences racistes, le PS appelle au « calme » et à éviter les « amalgames ». Mais qui a diffusé pendant deux mois la haine des musulmans si ce n’est Valls et ses acolytes ?

   Pourquoi faire des musulmans un ennemi intérieur ? Parce que l’Etat a besoin du racisme et de la xénophobie pour diviser les travailleurs, créer un climat de peur pour éviter leur unité dans la lutte contre ce gouvernement. Ce climat de peur sert aussi à justifier les guerres de pillage au Moyen-Orient. Derrière le burkini se cacherait DAESH. Bien sûr c’est un argument de division. La France est l’alliée des pétromonarchies islamistes du Golfe et a soutenu, armé en Syrie des groupes islamistes tels que Al Nosra, la filiale d’AlQaeda. Hollande pense que le processus de paix passera « par les pays du Golfe avec qui nous avons tissé des liens des relations de confiance » (L’Huma, 1/09/16).

 

   En même temps, le gouvernement mène campagne tambour battant pour encaserner la jeunesse dans sa réserve citoyenne ou militaire. Cet esprit de caserne doit être combattu. Il vise avant tout à militariser la société et à soutenir les guerres impérialistes injustes à l’extérieur et à instaurer sur le territoire national un climat répressif, utilisable contre le mouvement ouvrier. N’oublions pas que lors des dernières manifs contre la loi El Komri, les CRS étaient armés de fusils. Au contraire de ce que fait la bourgeoisie, les communistes doivent insuffler à la jeunesse l’esprit de solidarité de classe et d’amitié entre les peuples. Cela passe par la participation aux luttes du mouvement ouvrier. C’est le seul remède à l’esprit de caserne.

 

Le ROCML appelle les travailleurs à se mobiliser dès la rentrée, à coordonner leur lutte contre la loi El Khomri et toutes les lois anti-ouvrières, à défendre leur liberté syndicale.

Il appelle à la nécessité de bâtir un parti politique indépendant de la bourgeoisie qui ait pour but de renverser le capitalisme responsable de la casse des droits des travailleurs et des guerres dans le monde. Il faut une force indépendante des réformistes qui ne cède pas à la pression de la bourgeoisie comme les députés Front de Gauche l’ont fait en votant l’état d’urgence en novembre 2015.

Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans politique communisme fdg mélenchon pcf
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 20:47

Source: http://rocml.org/soutien-a-la-resistance-du-peuple-kurde-contre-lagression-armee-de-la-turquie/

 

Soutien à  la résistance du peuple Kurde
et des forces démocratiques Kurdes  de Syrie
 contre l’agression armée de la Turquie

 

Les masques sont tombés, la lutte contre l’EI a servi de prétexte à la Turquie pour mener une guerre d’agression et d’anéantissement des forces démocratiques Arabes  et Kurdes de Turquie et de Syrie.

Cette agression n’aurait  pas  été possible sans l’accord des forces impérialistes actives en Syrie, les Etats-Unis, la France et le Russie. Cette agression  a été précédée par une réunion entre la Turquie, Les USA et la Russie  pour établir une zone tampon entre la Turquie et la Syrie, la Russie ayant obtenu en contrepartie que Assad soit maintenu à la tête de l’Etat syrien. Les USA ont accepté de ne plus soutenir le groupe islamiste Al Nosra et la Turquie a commencé à fournir des armes à l’Armée libre syrienne soutenue par les impérialistes occidentaux. La France pour sa part qui n’a pas été conviée à cette réunion continue de soutenir le groupe Al Nosra.

L’objectif militaire  immédiat est d’empêcher les forces armées du PYD et des forces Démocratiques de Syrie (qui regroupent Arabes, Kurdes et Assyriens)  d’atteindre les deux rives de l’Euphrate en chassant l’EI. Les éléments de l’EI défaits par les forces démocratiques de Syrie ont trouvé refuge en Turquie ! Dans le même temps la Turquie mène une répression féroce contre les forces démocratiques et révolutionnaires sur son territoire et en Europe. L’objectif stratégique c’est réduire au silence par la force brutale la volonté du peuple Kurde à défendre ses droits démocratiques nationaux.  

La lutte du peuple kurde de Syrie est exemplaire pour tous les peuples opprimés par la réaction et l’impérialisme. Tous les anti-impérialistes français conséquents doivent apporter  par tous les moyens possibles leur soutien à la résistance armée du peuple Kurde et de ses forces représentatives PKK, PYD, YDS contre l’agression de la Turquie. Le Peuple kurde a obtenus des succès militaires incontestables contre les forces de l’EI, il en fera de même contre les forces armées turques qui subiront une défaite cuisante.

 

Non à l’intervention de la Turquie en Syrie !

Non à la répression contre les organisations démocratiques et révolutionnaires de Turquie !

Non à l’intervention de l’impérialisme français en Syrie !

Hors du Moyen Orient les impérialistes Américain et Russe !

 

Résolution du Rassemblement Organisé Des communistes Marxistes Léninistes (France) et de la Jeunesse communiste Marxiste-Léniniste lors des Journées de Rencontre et de Formation

Pau le 29 août 2016

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 18:09
Malgré ses imperfections (notamment sur le rôle du PCF), nous publions cet article comme une contribution à la compréhension du contexte actuel et notamment aux dirigeants de l'impérialisme français qui tentent de tromper le peuple en faisant croire que la France est en guerre, et répond à une attaque, depuis le soir du 13 novembre 2015. Cet article permet de recontextualiser historiquement les interventions actuelles dans le cadre du système impérialiste.
 
 
 
Nadine ROSA-ROSSO
 
 

Au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris, devant le Congrès, François Hollande affirmait d’un air grave « La France est en guerre ». Il le répète inlassablement après chaque nouvel attentat ; après Nice, il précisait « à l’extérieur et à l’intérieur de la France ». La terre sacrée des droits de l’homme, de la paix et des Lumières se réveille en état de guerre, lâchement attaquée par la barbarie et l’obscurantisme. Voilà la version de l’histoire à laquelle nous devrions tous adhérer, nous peuples de l’Europe civilisée qui avons réussi à vivre dans la paix depuis septante ans. En réalité, nous n’avons jamais cessé d’être en guerre. Et la France est un exemple clair de ce permanent état de guerre. Un rappel historique s’impose.

 

 

Une époque de guerres ininterrompues

 

 

La seconde guerre mondiale à peine terminée, le gouvernement provisoire français, issu des forces de la résistance, souvent pris en exemple par la gauche actuelle, envoie un corps expéditionnaire au Viet Nam (qui fait partie de l’Indochine française à l’époque), pour tenter de mater la guerre d’indépendance. Sous la présidence de Léon Blum, figure politique modèle de la gauche actuelle, l’intervention devient une véritable guerre. La France envoie près d’un demi-million de soldats pour garder sa colonie ; 43.5% de cette armée sont composés de soldats d’autres colonies françaises (Maghreb et Afrique Noire) ! La France sera défaite lors de la bataille de Dien Bien Phu en mai 1954.

Pendant la même période, en 1947, la France organise un massacre à Madagascar, contre la révolte des Malgaches ; entre 11.000 morts, selon les chiffres officiels français et 100.000 selon les résistants malgaches. Là aussi, les troupes de répression françaises sont composées en grande partie de soldats provenant des colonies africaines et maghrébines...

Ces guerres intenses n’empêchent pas la France de prendre part pendant la même époque à la guerre de Corée, du 25 juin 1950 au 27 juillet 1953. Une coalition de dix-sept états (dont la Belgique et la Grande-Bretagne), emmenés par les États-Unis, sous bannière ONU, avec pour objectif, tout comme en Indochine de s’opposer aux luttes de libération dirigées par des forces communistes. Ces deux guerres ont fait plus de deux millions de morts. La guerre oubliée de Corée fut une guerre de destruction massive (en termes d’aujourd’hui on appelle ça un génocide), la capitale Pyongyang fur entièrement rasée : « Au début de l’attaque, les 14 et 15 décembre, l’aviation américaine lâcha au-dessus de Pyongyang 700 bombes de 500 livres, du napalm déversé par des avions de combat Mustang, et 175 tonnes de bombes de démolition à retardement qui atterrirent avec un bruit sourd et explosèrent ensuite, quand les gens tentèrent de sauver les morts des brasiers allumés par le napalm. Début janvier, le général Ridgway ordonna de nouveau à l’aviation de frapper la capitale Pyongyang « dans le but de détruire la ville par le feu à l’aide de bombes incendiaires » (objectif qui fut accompli en deux temps, les 3 et 5 janvier 1951) »[1].

Tant la guerre du Vietnam que la guerre de Corée aboutirent à la partition des deux pays. Le Vietnam obtiendra sa réunification par une nouvelle longue guerre d’indépendance, contre les États-Unis cette fois, en 1975. La Corée quant à elle n’est toujours par réunifiée et toujours occupée, au Sud, par les États-Unis. Voilà le genre de paix dont ont bénéficié les nations autoproclamées civilisées dès la fin de la seconde guerre mondiale. Des guerres vite oubliées chez nous mais par par les peuples concernés.

Et les peuples concernés ne sont pas que les peuples asiatiques. La victoire des Vietnamiens de 1954 contre la métropole française a donné un élan irrésistible aux autres luttes de libération partout en Afrique.

Loin de tirer les leçons de son humiliante défaite au Vietnam, la France a poursuivi sur sa lancée coloniale : « Entre 1960 et 1998, il y a eu 60 interventions militaires françaises en Afrique subsaharienne, dont 23 pour ‘maintien de l’ordre’ au service d’un régime ami, et 14 pour changer un gouvernement disqualifié aux yeux des dirigeants français ! »[2].

La plus célèbre, en ce qui concerne la France, est naturellement la guerre d’Algérie. Je veux seulement revenir sur quelques aspects. Tout d’abord, la position du Parti Communiste Français, pourtant encore auréolé de sa résistance exemplaire à l’occupant nazi, à l’égard des manifestants nationalistes algériens dès la libération. Le 8 mai 1945, une manifestation nationaliste à Sétif est réprimée dans le sang, et la révolte qui s’ensuit sera elle aussi matée avec une violence inouïe. Ici aussi les chiffres varient d’un millier à près de 80.000 selon le point de vue de l’historien.

Comme l’explique Mohammed Harbi, « en France, les forces politiques issues de la Résistance se laissent investir par le parti colonial. " Je vous ai donné la paix pour dix ans ; si la France ne fait rien, tout recommencera en pire et probablement de façon irrémédiable", avait averti le général Duval, maître d’œuvre de la répression. Le PCF – qui a qualifié les chefs nationalistes de « provocateurs à gages hitlériens » et demandé que « les meneurs soient passés par les armes » – sera, malgré son revirement ultérieur et sa lutte pour l’amnistie, considéré comme favorable à la colonisation. »[3]

 

 

L’ennemi intérieur

 

 

Un autre aspect que je veux souligner ici, c’est la création de « l’ennemi intérieur », dans la politique et l’idéologie française, qui a pris corps pendant la guerre d’Algérie. « Le 17 octobre 1961, Paris a été le lieu d’un des plus grands massacres de gens du peuple de l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale. Ce jour-là, des dizaines de milliers d’Algériens manifestent pacifiquement contre le couvre-feu qui les vise depuis le 5 octobre et la répression organisée par le préfet de police de la Seine, Maurice Papon. La réponse policière sera terrible. Des dizaines d’Algériens, peut-être entre 150 et 200, sont exécutés. Certains corps sont retrouvés dans la Seine. Pendant plusieurs décennies, la mémoire de cet épisode majeur de la guerre d’Algérie sera occultée »[4].

Selon Mathieu Rigouste [5], c’est de cette époque que date le concept d’ennemi intérieur, lié à la présence d’une immigration importante issue de la colonisation : « L’histoire du contrôle de l’immigration dans la pensée militaire française permet d’analyser, en observant la reconstruction d’un ennemi intérieur socio-ethnique, la régénération puis la généralisation dans le temps et dans l’espace, d’une technologie conçue pour le contrôle exceptionnel de populations infériorisées ».

En réaction à l’attentat de Nice de juillet 2016, Georges Fenech, le président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015 a proposé la création d’"un Guantanamo à la française". Il propose de regrouper tous les djihadistes de retour de Syrie dans le centre pénitentiaire de l’île de Ré. Cette idée, qui suscite la polémique, plonge ses racines dans la guerre d’Algérie au cours de laquelle le gouvernement français créa des « camps de regroupement » destinés à placer les résistants du FNL et à les couper ainsi de tout appui dans la population algérienne. Il ne reste plus qu’à introduire officiellement la pratique de la torture en France et la boucle sera bouclée.C’est d’ailleurs un débat délirant au sein du Front National : réintroduction de la torture ou de la peine de mort pour Salah Abdelslam, tout peut être envisagé.

 

 

Assassinats politiques à grande échelle

 

 

L’histoire pacifique de la France ne se limite pas aux guerres ; la patrie autoproclamée des droits de l’homme a aussi développé une longue tradition d’assassinats politiques qui a exterminé les dirigeants nationalistes de l’Afrique et du Maghreb. Dans « Retournez les fusils », Jean Ziegler consacre un hapitre aux campagnes d’assassinats politiques organisées par les services secrets européens et développe le cas du Cameroun : « Tous les dirigeants nationalistes sans exception ont été assassinés l’un après l’autre : Ruben UmNyobe, en 1955 déjà, puis ses successeurs Isaac Nyobe Pandjok, David Mitton, Tankeu Noé » [6]. Il raconte le meurtre du jeune médecin Félix-Roland Moumié, chef de l’Union des Populations Camerounaises (UPC) invité à déjeuner à Genève par un « journaliste » français, qui mourut empoisonné la nuit suivante. Le journaliste était en réalité le colonel William Betchel, officier français du SDECE (service de documentation extérieure et de contre-espionnage) qui ne sera jamais condamné pour ce meurtre. Et tant d’autres cas encore...

Il est de bon ton aujourd’hui en Occident de dénoncer la corruption (réelle) de nombre de chefs d’État africains, mais il vaudrait mieux rappeler que nos gouvernements et leurs hommes de main ont assassiné pratiquement tout ce qu’il y avait de dirigeants nationalistes intègres qui voulaient rendre à l’Afrique son indépendance dans la dignité et la justice. En tant que Belge, je ne peux pas ne pas évoquer Patrice Lumumba, sauvagement assassiné par le commandant belge Weber, le 17 janvier 1961, et donc le corps fut ensuite dissous dans l’acide. Ses fils se battent toujours en vain aujourd’hui pour la condamnation des coupables et de l’État belge. Comme le rappelle Jean Ziegler : « Cette criminalité d’État fut implacable : il fallait, à tout prix, éliminer les leaders nationalistes authentiques afin de remettre le « pouvoir » à des « élites » autochtones préparées, suscitées et contrôlées par le colonisateur » [7]. Tuer Lumumba pour installer la marionnette Mobutu.

Guerres, torture, assassinats politiques, voilà les vrais visages de cette France porteuse des Lumières quand elle agit pour défendre son empire colonial et les intérêts de « ses » multinationales, Elf, Total, Areva, Bolloré, Eramet, Technip, Bouygues, Orange, Geocoton, Rougier, etc [8]. Et il ne s’agit pas d’une histoire ancienne mais de la vie quotidienne pour des millions d’Africains.

Ce qu’il y a de nouveau aujourd’hui, c’est que la guerre, ou du moins une infime fraction, a ses retombées chez nous, sur le sol français ou le sol belge. Des victimes civiles tombent, totalement innocentes, et plongent des familles dans l’horreur. Pourquoi avons-nous fermé les yeux sur tant de victimes innocentes dans le tiers monde, victimes de nos guerres coloniales ? Pourquoi continuons-nous à soutenir des gouvernements, des partis politiques qui perpétuent cette politique ? Si le discours des recruteurs du djihad touchent autant de jeunes, c’est parce qu’il est en grande partie imprégnée d’une rhétorique anti-impérialiste et parce que toutes leurs autres formes de contestation de nos sociétés ont été réprimées[9]. Au lieu de focaliser le débat sur l’aspect religieux du phénomène, il serait plus productif d’aborder son aspect politique et de faire un bilan correct de « nos » politiques coloniales et néocoloniales. Même si les chefs de Daesh n’ont rien à voir avec les dirigeants nationalistes du siècle passé, ils peuvent occuper une place laissée vide par notre silence assourdissant sur 70 ans de politique coloniale faite de guerres et de massacres. Mais pour briser ce silence, nous ne pouvons rien attendre ni des partis au pouvoir ni des partis de l’opposition, car s’en prendre au colonialisme, c’est à coup sûr perdre des voix. Et pourtant, comme le dit Jean Ziegler, il faut « choisir son camp » : celui de ceux qui, malgré la répression et les massacres ont continué à résister, et si, chez nous, ils ont toujours été une très petite minorité, ce sont pourtant les Henri Alleg, les membres du Réseau Janson, les porteurs de valise anonymes qui peuvent encore nous faire aimer la France.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 08:57

Intro (ROCML): Encore une fois, le gouvernement montre sa nature de classe. En venant au secours du patron de la Sodexo, le gouvernement montre qu'il n'est pas neutre mais qu'il est bien un instrument au service du patronat.

 

 

 

Article: Source l'Humanité

Forcée de réintégrer des salariés qu’elle voulait renvoyer pour avoir poursuivi leur grève, la société Sodexo a trouvé le soutien du ministère du travail pour autoriser le licenciement d’un délégué CGT.

Quand le patronat veut prendre sa revanche sur des salariés en lutte, il peut compter sur le gouvernement. C’est ainsi que le 27 juin, la ministre du Travail Myriam El Khomri est passée outre une décision de l’Inspection du travail en autorisant le licenciement d’un délégué CGT de Sodexo.
 
La direction de la société de restauration qui se présente comme «  leader mondial des services de qualité de vie » n’a visiblement pas digéré la grève entamée par ses chauffeurs-livreurs de Marseille fin 2015 et rapidement suivie par des salariés d’autres services. A l’issue de cette mobilisation qui dénonçait les conditions de travail (telle que l’imposition de CDI intermittents, la surcharge des camions) et des salaires insuffisants, la direction, contrainte de signer un accord, annonce la mise à pied de 18 grévistes pour abandon de poste arguant que les salariés n’avaient pas repris le travail au lendemain de la fin de la grève. La Sodexo a finalement dû réintégrer la majorité d’entre eux et l’histoire aurait dû s’arrêter là. C’était sans compter sur la saisine par la direction du ministère du Travail afin de rendre effectif le licenciement pour faute lourde d’Yvon Caprice, délégué CGT. Persévérant dans sa ligne pro-patronale, le ministère a cassé la décision de l’Inspection du travail, qui s’était opposée au licenciement, en se fendant d’une lettre de deux pages dans laquelle il estime, selon Maitre Doucet l’avocat du syndicaliste, que le délégué avait joué « un rôle d’incitation sur ses collègues grévistes ». L’avocat dénonce « une décision politique » et souligne « les inexactitudes et les erreurs juridiques » du document. Il ajoute : « Le gouvernement a pour ambition de répondre à toutes les doléances du patronat et la ministre fait coup double (dans la bataille autour du projet de loi travail, NDLR) en s'en prenant à un délégué CGT ». Même tonalité du côté de la centrale syndicale qui dénonce « la répression syndicale qui vise clairement la CGT » et condamne la décision de Myriam El Khomri qui « vole au secours de Sodexo pour licencier un salarié protégé allant à l'encontre de la décision de l'inspection du travail ».
 
L’avocat a annoncé qu’il engagerait un recours en annulation devant le tribunal administratif.
 
Pendant ce temps, Sodexo annonce une progression de son chiffre d’affaire de 3,7 % pour les 9 premiers mois de l’exercice 2015-2016…
 
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 08:52

Retrouvez l'article original ICI: http://rocml.org/les-32-heures-par-semaine-une-revendication-a-lier-a-la-lutte-anticapitaliste/

 

« Seule la réduction du temps de travail a créé des emplois » a annoncé Philippe Martinez au journal l’Humanité(1). Les 32 heures par semaine, voilà donc le nouveau cheval de bataille de la direction confédérale CGT. Les communistes sont favorables à la lutte pour la diminution du temps de travail car elle diminue le temps durant lequel le travailleur est exploité(2) et surtout augmente les temps de loisirs et de libertés pour les travailleurs. Cependant, la direction de la CGT met en avant des arguments différents. Par cette mesure, les économistes de la CGT estiment en partie résorber le chômage dans le cadre du capitalisme. Cet argument est en fait issu de forces politiques réformistes (gauche du PS, PCF,NPA…) qui influencent idéologiquement les dirigeants de la CGT

Qu’en est-il réellement ? Est-ce possible de supprimer le chômage dans le système capitaliste ? Qu’est-ce que les travailleurs doivent revendiquer ?

 

SANS ROMPRE AVEC LES IDEES REFORMISTES DE LA GAUCHE PLURIELLE

ON REPRODUIRA LES MEMES ERREURS

 

L’argument mis en avant pour le passage aux 32 heures est que cette mesure sauverait et créerait 4 millions d’emplois. Cette diminution du temps de travail permettrait ainsi de faire face à la « révolution numérique », qui par l’automatisation, la robotisation des machines… menacerait de détruire d’ici les années 2025 des milliers voire des millions d’emplois. Dans leur analyse, les économistes n’ont pas pris en compte la loi fondamentale du capitalisme : la recherche du profit maximum. Tant que ce système existera, les emplois ne seront créés que parce qu’ils sont utiles pour valoriser les profits des capitalistes. Si le cas contraire se présente, les capitalistes licencient et suppriment des emplois pour rester profitables. Voilà le B-A-BA de l’économie politique. Le chômage est permanent sous le capitalisme car le développement technologique de la production, « le développement accéléré du capital social lui permet de se passer d’une partie plus ou moins considérable de ses manœuvriers » et amène donc à une « surpopulation relative »(3). Cette surpopulation est relative car elle n’existe que par rapport aux besoins de profits des capitalistes.

 

Réfléchissons un petit peu : depuis le XIXème siècle, le temps de travail a diminué : en 1936, la semaine des 40 h, en 2000, les 35 heures, le chômage a-t-il pour autant disparu grâce à la diminution du temps de travail ?

A cette question, l’argumentaire de la CGT répond que la gauche plurielle (1997-2002) qui a mis en place les 35 heures a permis la création de 350 000 emplois et la mise en place d’un « dialogue social inégalé ». Non seulement, cette analyse falsifie le bilan de la gauche plurielle (gouvernement ayant le plus privatisé dans l’histoire !) mais en plus ne prend pas en compte l’ensemble du contexte. Les 35 heures, sans un rapport de force anticapitaliste de la classe ouvrière, ont été retournées contre les travailleurs par le patronat et les différents gouvernements qui se sont succédés. Le gouvernement PS-PC a diminué les charges sur les bas salaires à hauteur de 22 milliards d’euros pour permettre l’embauche(4). Depuis 2002, de nombreux assouplissements ont été appliqués (augmentation des heures sup, défiscalisation des heures sup, diminution de la majoration des heures sup notamment avec la loi Khomri).

Au final, les patrons ont repris bien plus qu’ils ne cédaient grâce à l’augmentation de la productivité (augmentation de l’intensité de l’exploitation des travailleurs). Ce que le patronat a donné d’une main, il l’a repris d’une autre. Voilà le bilan des 35 heures. D’autant plus qu’au même moment, la gauche plurielle a créé ces « emplois jeunes » sous-payés et précaires pour 300 000 jeunes, que l’intérim a doublé durant la durée de ce gouvernement augmentant de 350 000. D’ailleurs, c’est le nombre d’emplois « créés » par les 35 heures. 

Le passage aux 35 heures a surtout été un moyen de flexibiliser l’organisation du temps de travail, d’avoir recours à des contrats précaires.

 

La revendication de la diminution du temps de travail à 32 heures sans diminution de salaire et aggravation des conditions de travail est une mesure d’urgence pour le mouvement ouvrier. Il faut être clair, sous le capitalisme, sans rapport de force du mouvement ouvrier, toute mesure progressiste sera récupérée par la bourgeoisie au pouvoir et détournée au détriment des travailleurs. C’est la leçon essentielle du passage aux 35 heures. La diminution du temps de travail a entrainé une aliénation supplémentaire des travailleurs aux nouvelles formes des rapports de production capitalistes (flexibilité, précarité…).

 

Il ne faut pas non plus rêver de changer le système capitaliste par la réforme. Ce système porte le chômage en lui. Des dirigeants de la CGT croient guérir ce système mieux que les capitalistes eux-mêmes affirmant régler ce problème du chômage par les 32 heures. Rappelons l’aveu de faiblesse de Mitterrand qui disait que « dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé ». Oui le chômage ne peut être supprimé sous le capitalisme.

 

Pour diminuer réellement le temps de travail et supprimer le chômage, il n’y a qu’une solution possible, détruire la source du chômage, c’est-à-dire le capitalisme. Il est donc nécessaire de lier la diminution du temps de travail avec la rupture de ce système d’exploitation qu’est le capitalisme. Il faut donc rejeter toutes ces idées réformistes qui font croire que l’intérêt des travailleurs pourrait être en harmonie avec le bon fonctionnement du capitalisme et l’intérêt des patrons !

 

32 heures OUI !

Dans l’intérêt des travailleurs, sans diminution de salaire et aggravation des conditions de travail !

 

(1) L’Humanité, 23/09/2015

 

(2) L’exploitation passe par l’extorsion de la plus-value, c’est-à-dire que le temps durant lequel le capital s’approprie la valeur créé supplémentaire au salaire (le salaire qui est le temps nécessaire à la reproduction de la force de travail du prolétaire). Cette plus-value peut être absolue (en allongeant le temps de travail) ou relative (en intensifiant la productivité durant un temps de travail donné).

 

(3) Marx K., Le Capital, p. 1146, in Marx K., Œuvres, Economie, tome 1, Editions Gallimard, Paris, 1965, 1822 p.

 

(4) Eric Hayer, « Le (bon) bilan des 35 heures », Alternatives économiques, Hors série, n°092, février 2012.

 

 

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