Qui sommes nous?

(extrait de notre charte)

Préambule/Introduction :

 

            Il est de tout temps où les hommes ont eu à mener des luttes pour assurer leur émancipation, pour se libérer d’un oppresseur, d’une dépendance. Ce temps, cette « préhistoire » comme la nommait Marx, n’est pas encore révolue. Le temps en est encore à « l’exploitation de l’homme par l’homme ». La majorité est toujours broyée et rattachée à ses chaînes tandis que la minorité exploiteuse elle, continue de s’engouffrer dans le parasitisme, spoliant toujours plus les masses laborieuse. Mais aujourd’hui, à l’heure de la crise du capitalisme, à l’heure où le monde n’a jamais été aussi riche, le glas de la libération des masses semble s’approcher et résonnera bientôt sur la terre entière. Et enfin débutera l’histoire de l’homme, l’histoire de l’homme libéré de toute exploitation. Mais bien entendu, sans parti d’avant-garde, sans parti communiste utilisant dialectiquement théorie et pratique, et entraînant avec lui la masse entière de travailleurs, point de libération il y aura.

            C’est donc à cet effet que la Jeunesse marxiste de Pau a été créée, par de jeunes militants communistes. Car il est temps de repartir de zéro, car il est temps de faire « table rase » du passé ! Le mouvement communiste est aujourd’hui au point mort ou quasiment. La chute du mur de Berlin a fait beaucoup de mal nous dit-on un peu partout. Est-ce là la véritable raison de l’agonie du mouvement communiste ? Non, bien sûr que non. Le mur n’est pas tombé tout seul, du jour au lendemain…Ce qui a fait le plus de mal au mouvement communiste, ce sont avant tout les trahisons, le révisionnisme (c'est-à-dire l’abandon progressif du marxisme léninisme), et l’opportunisme des partis « communistes ». En premier lieu le rapport Khrouchtchev qui fait de Staline un dictateur sanguinaire et totalitaire repris en grande pompes par les bourgeoisies de tous les continents, malgré le fait que ce n’est que pur mensonge…Ce sont ceux là même qui ont trahis les travailleurs, la classe ouvrière, ceux là même qui ont abandonné tous les enseignements de Marx, Engels, Lénine, ceux là même qui ont diabolisé Staline, ceux là même ces opportunistes, ces chauvins qui se sont rangés aux intérêts de leur bourgeoisie nationale et qui ont participé avec elle à écraser leur prolétariat.

            A l’heure d’aujourd’hui, il n’est plus question de se battre dans ces partis, d’y faire de l’entrisme, car premièrement, nous ne parviendrons jamais à changer la ligne directrice social-démocrate de ces partis et deuxièmement, la situation est trop grave : le prolétariat français a besoin d’un véritable Parti communiste, un parti marxiste léniniste qui rompe clairement avec l’opportunisme, le révisionnisme et qui se range au côté du prolétariat dans la lutte de classe qu’il mène contre la Bourgeoisie, un Parti qui défende l’expérience des communistes soviétiques de 1917 à 1956 et celle de nos camarades albanais. Et ce Parti, c’est à nous de le construire sur les ruines des organisations existant déjà, en ralliant les communistes fidèles et sincères à nous. Le capitalisme est aujourd’hui enfoncé dans une profonde crise qu’il ne pourra sûrement résoudre qu’avec l’instauration de régimes fascistes, pour casser le prolétariat et la lutte de la classe ouvrière, en organisant des guerres rapines pour le partage du monde…D’où la nécessité vitale d’un Parti communiste.




« L'idéalisme, dans sa pratique, n'est rien d'autre que la tromperie sans scrupule et sans réflexion d'un matérialisme écoeurant. »

« Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » (K. Marx)



Qu'est ce que le ROC-ML?
Le ROC-ML: Rassemblement des Organisations Communistes - Marxistes Léninistes, est un rassemblement d'organisations (Communistes En Luttes, Militant Communiste, JCML Albi, JCML Pau, Les Amis de Karl Marx et des camarades isolés); "Le ROC a pour but de faire avancer le processus d'unification des communistes dans une seule organisation. Il agira dans le CNU d'abord, et au delà pour poursuivre ce processus et le mener au succès."

 

 


Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /2008 18:55

        
   
Malgré la courte euphorie sur la place des marchés financier mondiaux après les mesures prises par les politiques bourgeoises, la crise n’a pas finit d’être devant nous a l’instar des dires des larbins qui s'esclaffent jours et nuits proclamant la fin de la catastrophe ! Alors, oui le devoir des communistes c’est d’analyser la crise, comme le fait déjà le rédacteur en chef de « En avant camarade ! » et comme l’a entrepris la JCML du Rhône sur leur journal l’Etoile rouge. Mais ce qui va être décisif dans l’avenir proche c’est la façon dont les marxistes-léninistes vont user de tactiques pour que la crise économique transforme un prolétariat qui depuis des années subit dans un état comatique toutes les offensives du Capital en un prolétariat révolutionnaire. Le constat sur le terrain est inquiétant pour tous les prolétaires, ils sont inquiets pour leurs emplois, inquiets pour leur pouvoir d’achat, inquiets pour l’avenir de leurs enfants…

 

 

         Quelles réponses nous leurs donnerons et sous quelle forme ? Partir du fait que nous sommes très faibles et peu représentés en France. Peut être faudrait-il tenter de recréer des associations prolétariennes comme l’ont fait Marx et Engels dans les années 1840-1850 quand il n’existait pas encore de parti. Avec ou sans nous, la classe ouvrière va, au fur et à mesure que la crise s’accentuera, chercher des solutions, ou va entreprendre des révoltes spontanées (on peut imaginer que le recours qu’elle trouvera serait de briser leurs machines). C’est durant cette période où la classe ouvrière acculée face a la crise, aura besoin d’une avant garde qui non seulement expliquera la crise mais en sera le front dirigeant de la lutte, bien évidemment il nous manque encore une fois l’outil indispensable c'est-à-dire le parti, mais un travail d’explication et d’agitation peut dors et déjà être fait.

 

 

         « La crise prouve que les ouvriers ne peuvent pas se borner à la lutte pour obtenir des capitalistes telles ou telles concessions isolées… la faillite se produit et les capitalistes, non seulement reprennent toutes les concessions qu’ils avaient faites, mais profitent encore de l’impuissance des ouvriers pour diminuer encore les salaires. Et il en sera fatalement ainsi jusqu’au jour où les armées du prolétariat socialiste renverseront la domination du capital et de la propriété privée. » (Lénine)


            La jeunesse de Pau entreprend à cet effet une analyse non seulement sur la crise mais aussi sur la direction du mouvement, sur la forme qu’il faudra lui donner. Il semble évident que le travail prioritaire a tous les éléments révolutionnaires c’est bien la construction du parti d’avant-garde, car sans lui le prolétariat est déjà perdu dans l’âpre lutte qui l’attend face aux requins capitalistes.

Par La Jeunesse Marxiste de Pau - Publié dans : Travail historique et théorique
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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /2008 17:51


(Sur la pratique au sein des mouvements sociaux, se rapporter  à l’article de la JCML du Rhône dans le En avant camarade n°6 )

            Les Pyrénées Atlantiques sont depuis un mois environ en proie à la contestation vis-à-vis des réformes Darcos dans l’éducation, qu’elles soient dirigées dans l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur. Les manifestations, les assemblées générales se succèdent et rien n’aboutit. Les lycéens sont à la pointe de la mobilisation, soutenus par des professeurs souvent peu conscientisés, dont les centrales syndicales réformistes jouent le rôle de poids mort dans le mouvement quand elles ne jouent pas le rôle des briseurs de grèves.

            Les lycéens dont les leaders ont été bien éduqué au jeu de la démocratie bourgeoise repoussent toute action violente, « écoutent » la police, la remercie pour avoir bien fait son travail de sécurité (sic) (bien sûr, c‘est de la naïveté!)…se contentent de manifestations banales comme les aiment le bureau confédéral de la CGT… Pourtant il suffit de peu pour qu’une action se radicalise. Quelques personnes ou étudiants en tête du cortège peuvent à elles seules changer le parcours prévu, bloquer ou envahir un lieu stratégique. Et les lycéens, étudiants, dans leur grande majorité suivent. Le mouvement étudiant lycéen s’il veut faire aboutir ces revendications a intérêt alors qu’il a le vent en poulpe à durcir ses moyens d’actions, à passer à des actions plus dérangeantes pour nos dominants, à en finir avec les promenades de santé.

            Les étudiants quant à eux sont confrontés à de multiples difficultés. La faculté de Pau a beau faire des AG, bloquer un jour, se faire débloquer le lendemain; le nombre d’étudiants mobilisés n’augmentent guère…

            La question que nous pouvons nous poser, c’est pourquoi cela? Pourquoi les étudiants ne se mobilisent ils pas?

            Quelques pistes peuvent être lancées: =>Le comité de mobilisation se couperait de la base avec des attitudes de renfermement (réunion du soir où tout le monde ne peut venir finalement, soit par manque de « courage », par impossibilité, timidité…etc.), et d’opportunisme (penser à l’image du mouvement, ou encore des petits bénéfices personnels, mise en valeur, capitulards…etc.) dont font preuve de très nombreux leaders étudiants, petits bourgeois, se prenant pour l’Elite.

=> Une stigmatisation envers les éléments ne se mobilisant pas. Pas de différence faite entre les membres de l’UNI et l’enfant du prolétariat qui faute de moyen ne peut se mobiliser, participer au mouvement. C’est ici un point central! L’université est le reflet de la société, c’est-à-dire que la jeunesse n’est pas une classe. Nous retrouvons à l’université ceux qui possèderont les moyens de production et ceux qui, faute de ne pas posséder de capital, ne pourront que vendre leur force de travail à ceux qui possèdent ces moyens de productions. Et de nombreux étudiants issues de la classe ouvrière (10% des étudiants sont fils d’ouvriers (1)) ou du prolétariat n’ont d’une part pas la conscience, sont résignés ou n’ont pas les moyens de se mobiliser (job pour se payer les études, parents qui financent et impossibilité pour eux de rater sinon, départ dans le monde du travail). Pourtant ce sont ces gens là qu’il faut convaincre plutôt que de s’acharner à les traiter de « collabos »…etc. Un travail doit être fait en amont: il s’agit d’étudier les problèmes des inégalités scolaires (reproduction sociale des différentes classes) (on peut regretter que le syndicat étudiant de lutte palois ne se forme pas assez théoriquement!!). Et dans un second temps, mener un travail de fond sur les conditions matérielles des étudiants, préalable pour conscientiser des éléments réticents mais ayant des intérêts antagoniques avec la Bourgeoisie, avec l’Uni, et tous ces laquais au service du capital.

            Enfin, la confrontation avec l’Etat: l’Etat au service de la bourgeoisie utilise tous les moyens afin de contrer, essouffler le mouvement. Le 5 décembre 2008, la manifestation lycéenne était jugée illégale et interdite. Le lycée bloqué de Mourenx a été vidé par la gendarmerie à l’appel du proviseur, et les gendarmes ont fait croire à des relevés d’empreintes sur les vitres. A Pau, la police tend à intervenir beaucoup plus dans la manifestation, à menacer les lycéens d’arrestation en cas de simple déviance du trajet de la manifestation. De même le soir du 10 décembre, après une manifestation, les Renseignements Généraux ont appelé un des « leader » lycéen afin de le mettre en garde…Ce même jour, 6 camion de CRS étaient présent en ville en cas de « possibles débordements »…Voila ici le véritable visage de l’Etat, un Etat au service de la classe dominante qui n’hésitera pas à matraquer les jeunes si ceux-ci en arrive à un durcissement de la lutte pour faire entendre leurs revendications.

            Nous, communistes, nous soutenons cette lutte et nous avons un rôle de conscientisation au sein de la jeunesse: nécessité d’un Parti communiste, aborder la violence de masse, lutte contre le mouvement spontanéiste, contre le réformisme, l’opportunisme…etc. Notre rôle est primordial!!

 

(1): LEGER (A.), « une école inégalitaire ».

Par La Jeunesse Marxiste de Pau
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /2008 14:57

 

Depuis environ trois semaines, une tentative mouvement étudiant tente de se développer sur le campus palois, à propos de la réforme du CAPES qui vise à une masterisation des diplômes, une sélection toujours plus accrûe qui vise à diminuer le nombre de professeurs. Ce décret vise en fait à créer une élite sans esprit critique, au service de la classe dominante (voila à quoi pourra bien servir le nouveau fichier de surveillance de l’opinion des profs !). Déjà que le relevait une historienne, Annie Lacroix Riz, la recherche scientifique est mêlée à l’entreprise et le débat scientifique absent ; maintenant il ne reste plus qu’à éliminer le semblant d’esprit critique qu’il restait et renforcer l’inégalité des chances entre les fils d’ouvriers et les fils de cadre… L’université ne sert en fait qu’à reproduire les classes existant déjà.

            Outre cela, les lycées se mobilisent contre toutes les lois de Darcos, ministre de l’éducation, contre les suppressions de postes.  A Pau, l’université tente de se mobiliser sans succès, les AG se succèdent ainsi que les manifestations mais au cours de la dernière manifestation, la mobilisation fut très faible. Par ailleurs, les lycées entrent en plein mouvement puisque des blocages de lycées, des manifestations lycéennes se font de plus en plus nombreuses dans Pau. Mais malheureusement, si les lycéens ne sont pas rejoints dans leurs luttes par les étudiants, les professeurs, tous les travailleurs en lutte, ils n’auront qu’à retourner dans la bergerie… Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est une convergence des luttes, et un mouvement fort qui puisse durer afin de faire craquer les gouvernants en place. C’est pourquoi la Jeunesse marxiste de Pau a aujourd’hui comme mot d’ordre la démission de Xavier Darcos ! Ceci permet la convergence des luttes de tous les domaines de l’enseignement. Faire sauter ce ministère, ça n’est pas que symbolique, ça serait à court terme faire sauter tous ses projets de loi. Et c’est aussi un pas en avant vers des revendications plus radicales. Bien entendu, en proposant la démission de Darcos, la J.M.P. ne s’attend pas à une révolution, mais seulement à une victoire à court terme des jeunes et des travailleurs de l’éducation, en faisant provisoirement reculer le gouvernement au service de la bourgeoisie.

            En effet, la J.M.P. prend part à tous les combats que mènent en première ligne les lycéens, la J.M.P. a été présente au côté des étudiants jeudi 20 novembre, les militants de la J.M.P. ont été présent avec les lycéens le 27 novembre. Le samedi 22 novembre, la J.M.P. a pris part active à la manifestation des postiers afin de sauvegarder leur condition de travail. Elle a pour tâche d’être présente, de lutter aux côtés de la classe laborieuse et de propager le socialisme scientifique, la révolution socialiste dans les masses.

            Mais que faire sans parti ? Sans une réelle organisation véritablement communiste en France ? Pas grand-chose. Quelle est la perspective à offrir aux travailleurs si il n’y a pas de parti ? On en revient toujours au même problème ! A nous de construire ce Parti !!!

 

Par La Jeunesse Marxiste de Pau - Communauté : Encyclopédie- Marxiste
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /2008 16:07

« La surpopulation ne provient pas des lois naturelles, mais du mode capitaliste de production : l’excédent de la population existe que par rapport aux besoins du capital, mais nullement par rapport aux moyens de production qui, eux seraient capables d’occuper cet « excédent » de population et de produire ses moyens de subsistance ».

  Ce paragraphe extrait des Principes de l’Economie Politique de L. Ségal est la vision marxiste de l’existence du chômage, car les savants bourgeois ont encore une fois mystifié les lois économiques, en démontrant que le chômage était due plus ou moins, soit à la « nature humaine » qui fait trop d’enfants, que la population ouvrière croit plus vite que les moyens de production ou bien à l’incompétence du chef de l’Etat à donner du travail pour tout le monde… Mais jamais personne n’analyse le chômage (ou surpopulation relative) à l’aide de l’outil matérialiste-dialectique, personne n’explique que le chômage est une « conséquence du mode capitaliste de production, la surpopulation relative devient à son tour la condition de l’existence et du développement du capitalisme ». (L. Ségal, Principes d’Economie Politique)
  Aujourd’hui les travailleurs sont, dans une certaine proportion, touchés par le chômage qui est en partie la cause de réductions de salaires (concurrence des travailleurs sur le marché de l’emploi, les uns se vendant moins chère et dans des conditions difficiles).
  Il est maintenant compliqué d’aborder le sujet du chômage, tant le marché de l’emploi s’est complexifié et aussi de la confusion que les masses font sur ce qu’est le capitalisme et son fonctionnement.
  Un chômeur, dirons-nous, est une personne qui perçoit une allocation chômage. Pour le Bureau International du Travail (BIT) sont exclues du chômage les personnes qui travaillent plus d’une heure pendant la période de référence ( !!!) et sont exclues des listes de d’ANPE les personnes qui ne sont pas en recherche active d’emploi de même que pour toucher l’allocation chômage, les conditions sont rudes et exclues la jeunesse, précarise les invalides, paupérise les travailleurs en fin de carrière… Un vrai parcours du combattant pour la classe laborieuse qui subit de plein  fouet les lois du capital.
  Pour notre part le chômage n’est pas accidentel, ni combattue par la politique classique (P«C»F, PS, UMP…) mais elle est un produit nécessaire au mode de fonctionnement bourgeois (une nécessité économique). L’exploitation salariée crée une masse de richesses qui ne peuvent pas être intégralement écoulées par le canal de la consommation des masses travailleuses (la somme des salaires correspondant à une fraction de la production sociale assurant la survie des travailleurs). Le capitalisme crée donc un surplus de marchandises invendues. La force de travail, elle-même marchandise, n’échappe pas à cette règle. Ces invendus attisent la concurrence entre les vendeurs (entreprises comme travailleurs), qui vient renforcer cette contradiction sociale : car pour vendre prioritairement sa production face à la concurrence il faut baisser le coût de la force de travail, mais ainsi, on vient ainsi réduire davantage les débouchés... Voilà sommairement comment il faut aborder l’explication du chômage. De même, la concurrence entre les vendeurs de la marchandise ‘force de travail’, qui rend les travailleurs ennemis sur le marché de l’emploi, constitue la base matérielle engendrant le racisme dès que se mélangent des communautés nationales différentes.
  D’une part le nombre de travailleurs au chômage apporte une concurrence et donc fait pression sur les salaires et amène la division au sein de la classe ouvrière (le mythe de l’étranger volant le travail des français). D’autre part, le développement du capitalisme se produit par l’extension inégale de la production. Sans cette surpopulation le capitalisme ne pourrait pas fonctionner ainsi car à chaque fois il se heurterait au manque de main d’œuvre. L’ensemble des chômeurs est donc « 
l’armée industrielle de réserve » (K. Marx).
 
De cette nécessité découle une nouvelle contradiction dans le fonctionnement du capitalisme, cette masse inoccupée fait grandir le mécontentement de la classe ouvrière face à ses spoliateurs (le capitalisme forme l’armée qui la détruira),  la bourgeoisie des pays impérialistes achètent alors la paix sociale à l’aide des allocations chômage (d’ailleurs plus la situation économique est tendue, plus la bourgeoisie « économise » et jette en pâture ces bras inutiles) mais la bourgeoisie y perd surtout de la plus-value chez ces travailleurs inoccupés !


Source : statistique OCDE (1978-2007 ; bleu : France ; rouge : UE ; vert : G7)
 
Premièrement au regard de la courbe du chômage en France, impossible de montrer les bienfaits ou les méfaits d’une politique de « gauche » ou de droite. On observe qu’avec l’aboutissement du capitalisme mondial (impérialisme) les courbes suivent à travers les différents pays la même évolution et qu’ils n’arrivent même pas à s’approcher du point 0.
Le graphe est très intéressant car il illustre très bien la très grande intégration des pays au système impérialiste mondial : les politiciens bourgeois sont des marionnettes qui n’ont qu’un pouvoir très limité, au-dedans comme au dehors de leurs frontières nationales. Le véritable pouvoir est détenu par la bourgeoisie et les mouvements d’essor et de déclin économique sont les seuls influant réellement sur la hausse ou la baisse du taux de chômage (dont on ne peut rien tirer, si ce n’est qu’une tendance évolutive générale – vu le trafic des statistiques, les modalités différentes de calcul, etc.) Et l’essentiel pour la bourgeoisie, pour résorber le chômage, c’est de gagner en compétitivité face à la concurrence, donc d’abaisser les salaires et d’accroître la flexibilité : pour espérer réduire le chômage (localement à l’échelle du système mondial de l’impérialisme), il faut donc précariser davantage et aggraver l’exploitation de ceux qui travaillent… Là est bien la preuve de l’extension inégale du capitalisme (période de crise ou de croissance) qui appelle à faire travailler dans des quantités totalement différentes d’une période a une autre les masses. L’offre de travail dépend pas de l’existence suffisante ou non des moyens de production mais du besoin de la bourgeoisie, d’un nombre de travailleurs déterminé pour assurer le meilleur profit en période de croissance et de faire le maximum d’économies en période de crise.
 

Quant aux chiffres, difficile de faire confiance aux statisticiens bourgeois :
   
Répartition des personnes âgées de 15 à 64ans selon leur situation sur le marché du travail en France. Effectifs en millions. 2006

   Population   totale

           39,3

               100%

      -dont emploi

           25,1

               63,9%

      -dont chômage

           2,4

               6,1%

      -dont inactifs

           11,8

               30%

                                                                                                                    (Source Eurostat)
D’après ces chiffres nous trouvons donc 63,9% de personnes capables de travailler possédant un emploi mais dans cette partie il faut aussi compter tous les travailleurs précaires, qu’ils soient intérimaires, en temps partiel subit etc. (récemment j’ai eu le témoignage d’un ouvrier du bâtiment qui était intérimaire et qui allait tous les lundis au boulot avec un nœud au ventre parce que la menace du chômage est une réalité permanente). Dans le total des chômeurs 58,4% le sont depuis plus de six mois, 41,7% depuis plus d’un an et 20,8% depuis plus de deux ans. Il faut aussi voir que dans les inactifs il y a toutes les personnes souhaitant travailler mais ne recherchant pas d’emploi et celles en recherche d’emploi mais non chômeurs au sens du BIT. Alors le chiffre de 6,1% de chômeurs perd toute sa valeur, de sa véracité, car le chômage englobe la quasi-totalité des travailleurs soit comme une menace, soit comme une réalité !
  Dans tout ce système, acculant l’ouvrier à s’enchaîner dans cette exploitation, il s’oblige (afin d’améliorer temporairement ses conditions de vie) pour éviter le pire (la misère du chômage) à être maniable, mobile et disponible pour le patronat. La naissance et l’explosion de l’emploi par intérim, le téléphone portable, l’ouvrier joignable à tout moment et dispo pour n’importe quoi dans les heures qui suivent, accentuent encore plus l’aliénation de l’ouvrier face à son travail, il n’existe plus aucun équilibre entre la vie au travail et le quotidien. D’après les estimations, un milliard de salariés utiliseront ce mode de travail mobile d’ici 2011(http://equilibreprecaire.files.wordpress.com/2008/01/note_de_veille_87finfin.pdf).

 « La liberté commence là ou s’arrête le travail déterminé par la nécessité ». K. Marx

                                                                                                            
 
 

Par La Jeunesse Marxiste de Pau - Publié dans : Travail historique et théorique
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Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /2008 18:45

      Constat de la différence de situation matérielle entre les citoyens.

 
  
  Il est simple et clair pour tout observateur, que la société actuelle, est composée de gens très pauvres, de gens aux conditions modestes, d’autres s’en tirent plutôt bien, quelques uns autour de nous sont aisés et une mince frange que l’on connait à travers les médias sont ultra-riches.
  Toujours pour cet observateur, il remarquera aisément que ces différences de revenus ne sont ni dues a une couleur de peau [1], ni du a l’existence de gènes modifiés chez eux, autrement dit, ces « riches » sont comme nous ! Mais alors pourquoi ils sont riches ?
  Pourtant il est dit que nous sommes tous égaux ? Pourtant nous sommes tous citoyens du même Etat qui est censé garantir a chacun les mêmes droits et les même devoirs ?
  Mais il en est tout autrement, car le deuxième constat, loin de nous offrir l’égalité dans ce système, est qu’il existe des chômeurs, des travailleurs précaires, des familles pauvres mais il y a aussi des patrons qui gagnent trois millions a l’année ou des footballeurs gagnant en moyenne quarante milles euros en un mois !
  Comment expliquer ces différences malgré le masque de « démocratie » dont s’affuble aujourd’hui
la France
 ? C’est a cette question que  nous allons tenter de répondre dans cette brochure.


 
                     
D’un coté les travailleurs, de l’autre les patrons.

  Il est clair que pour expliquer cette division de la société en deux, d’un coté des « riches » et de l’autre des « pauvres », il faut déterminer ce qu’ont les riches pour être riche et ce que n’a pas les pauvres pour être riche, posant ainsi la question, est-ce que tout le monde peut être riche ?
  Nous allons donc essayer de justifier le faite que Gérard Mestrallet, PDG de chez Suez a touché 15,54 millions d’euros en 2007 alors qu’un smicar touchait net 12 450 euros a l’année (soit plus de 1200 fois moins !!!) et que dans le même temps le smic augmentait de 0,9% alors que les patrons du CAC 40 [2] ont eu en moyenne une hausse de 58% !!! Elle est la l’égalité que prêche tous ces politicards ??? Elle est là, la justice dont parle notre chère président, qui chaque jour nous dicte les leçons des droits de l’Homme et qui se prend pour le roi de la démocratie ?
  Allez, soyons fair-play, tentons de justifier cet écart ou devrais je dire ce trou béant,  cet abime sans fin entre le salaire d’un travailleur et celui d’un patron. Que fait le travailleur de ces journées ? Il trime, souvent 8h par jour dans des usines, parfois avec des produits dangereux, d’autres qui sont ouvriers du bâtiment se ruinent le dos, certains se suicident sur leurs lieux de travail et beaucoup terminent par faire des dépressions suite a un chômage de longue durée. Que font les patrons, eux, pour gagner des millions ? Ils ont eu des parents riches, ils ont eu une bonne éducation a cout de billets verts, une situation sociale stable et ont pu investir sur des moyens de productions ou en ont tout simplement hérité. La vie d’un patron millionnaire est fait de voyages, de gérance de ces usines ou entreprises, de réunions, de strass et paillettes, d’invitations a des repas dans des restaurants de luxes… Mais il y a le mythe, qui fait rêvé chaque travailleur, d’avoir l’idée révélatrice !  Que tout a coup, PAF, on a l’idée, on l’a développe et puis BOUM et nous aussi on devient milliardaire !!! Voila ce qui revient dans les discussions du quotidien, quand on tente d’expliquer le fatalisme sociétale qui fait que « si mon père est ouvrier alors je serais ouvrier » (Durkheim), on nous rétorque cette conception du « self made man », je me vois bien, moi ouvrier intérimaire, allant tout droit voir mon banquier, je lui explique magnifiquement mon idée qui fera de moi l’homme le plus riche de la terre malgré que j’ai sur mon compte,  juste de quoi m’offrir une superbe paire de chaussures, mais bien évidemment que mon banquier trop sympa va investir tout l’or du monde pour mon « idée » et le lendemain mes 200 copains de l’usine vont tous arrêté le travail parce que chacun d’entre eux a eu la superbe idée… a moins que cette conception de « l’idée qui rend riche » n’est pas disponible pour tout le monde, pour l’avoir il faut de quoi réfléchir, connaitre des choses, avoir reçu une éducation hors normes, mais où trouvons nous ca ? Surement pas dans les banlieues ou il y a 30 élèves par classes (même souvent bien plus et ce pas que dans les banlieues), avec des moyens ridicules, une scolarité arrêté prématurément face aux coups dure de la vie. Alors on revient au même point, comment font les pauvres pour être riches puisque d’une part on se rend compte que malgré un travail pénible tu ne toucheras que 1200 fois moins de ceux qui sont riches alors qu’eux ne font que dépenser des milliers d’euros par mois. Et puis même si tu as cette fameuse « idée » révélatrice, comme fera tu pour la développer ?


    
Explication de la misère par l’existence de l’exploitation salariale.

  Etre exploité cela ne s’explique pas par le nombre d’heures que l’on fait dans la journée, ni dans les conditions de travail, ni même dans quoi que ce soit d’autre de ce genre mais par le fait qu’une infime partie de la société détient la totalité des moyens de productions et de reproductions, c'est-à-dire : les usines, les richesses du sol et du sous-sol, les productions et aussi les forces productives c'est-à-dire les travailleurs etc. Mais ces travailleurs, eux, n’ont en possession que cette capacité de mettre au service de celui qui le demande sa force de travail, autrement dit ses bras, pour en échange, recevoir le salaire qui lui permettra de vivre.
   Penchons nous de plus près sur ce système, qui est la base du capitalisme, le salariat. Comme nous l’avons vu, la propriété privée des moyens de productions étant aux mains d’une poignée d’hommes, la quasi-totalité de la population se retrouve avec une force de travail a vendre, ce qui veut dire que lorsque l’ouvrier s’en va travailler et qu’il rentre avec son salaire, il n’a pas était payé en fonction du travail qu’il a fournit mais il s’est vendu, il s’est loué au capitaliste pour une durée déterminé et avec un prix fixé. Cela veut dire que quand nous travaillons nous produisons plus que le nécessaire vital. On peut ainsi diviser la journée en deux, une partie servira au travailleur pour qu’il puisse vivre, ce salaire ce chiffre plus ou moins au minimum vitale, c'est-à-dire manger, boire, se vêtir, se loger et se reproduire pour remplacer les cadavres du prolétariat ; l’autre partie est le surplus que l’ouvrier produit, que l’on appellera la plus value et qui sert a enrichir le porte feuille du patron. C’est la que s’opère le vole, l’arnaque, le brigandage et l’exploitation, la plus grande partie de la richesse créée par les travailleurs finit dans les poches du patron et comment vivent ceux qui créent l’abondance ? Dans la misère ! Voila comment expliquer les sommes astronomiques que gagnent ce patronat sur le travail de toute la majorité de la population ! Mais qui proteste ?
La CGT ? Le PCF ? La LCR
 ? Niet ! Ils ne font que s’esclaffer face aux dérives du capitalisme mais pas contre le capitalisme ! Comment pourrions nous faire du capitalisme un monde de rêves alors que la loi qui l’érige est l’exploitation salariale, car même quand nous parlons des trente glorieuses ou le prolétariat vivait dans des conditions décentes, qu’elles étaient alors les profits du grand patronat ? Les mêmes qu’aujourd’hui voire plus ! Il faut donc se débarrasser de l’exploiteur et de tout ce qu’il a construit pour l’exploitation c'est-à-dire l’Etat, la « démocratie », l’idéologie qu’elle avait mise a son service. Mais ne croyons pas que celle-ci va abandonner tous les privilèges qu’elle a eu pendant des dizaines et des dizaines d’années. Si il adviendra que les travailleurs veulent s’affranchir, elle construira la barrière a cette émancipation la plus violente et la plus réactionnaire possible afin d’empêcher de devenir comme les « autres » ! C’est la qu’on opposera a la violence de la bourgeoisie, la violence de masse, la violence des travailleurs, qui prendront de force tous les moyens de productions, détruira tout l’ordre passé, passé d’exploitation, et sur ces ruines construire l’ère nouvelle du socialisme ou les moyens de productions ne seront plus aux mains de la bourgeoisie mais aux mains des travailleurs. Ils guideront la production non pas de manière anarchique et dicté par le profit mais en fonction des besoins du peuple et de la société socialiste ! Finit les crises crée par la concurrence, par les rivalités inter-impérialistes, par les surproductions, par les guerres, viendra le temps de la production collectivisé. N’allons pas imaginer la collectivisation des biens personnels de chacun, d’ailleurs non productifs mais nous parlons bien ici uniquement des moyens de productions.

                                                                                                                                                                                    Titi

                     
                    NOTES :


[1] : bien que dans le classement des plus fortunés la couleur blanche y est hautement représentée, on dira ici pour résumé, que depuis l’existence de l’exploitation, les européens se retrouvent en tète de classement tandis que les pays d’Afrique ou d’Amérique latine par exemple ont étaient quasi exclusivement dominés.

[2] : Le CAC 40 est le sigle qui regroupe les plus grosses entreprises de France.

Par La Jeunesse Marxiste de Pau
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Dimanche 13 juillet 2008 7 13 /07 /2008 18:54
  Camarades,
  Dans l’article de la jeunesse communiste marxiste-léniniste de Lyon du premier bulletin de « En avant camarades ! », une liste de points de débats intéressants ouvre la discussion entre les militants des JCML’s. Il y a un point sur lequel on s’arrêtera dans ce bulletin : « Quelles ’’masses’’ doit-on cibler dans notre travail et comment faire ».
  Si on s’arrête sur ce point en particulier c’est qu’en ce moment même, un travail d’agitation se dresse devant nous en direction de la jeunesse étudiante et lycéenne. Nous venons d’apprendre que le sénat discute pour une reforme du bac, écourtant à deux années la préparation aux concours (tronc commun 1ère et terminale). Ces faits nous offrent un travail concret, analyser cette décision du sénat et montrer aux jeunes pourquoi cette décision va à l’encontre de leurs intérêts et donc démontrer la différence des intérêts de la bourgeoisie (et donc du gouvernement à la solde de la classe dominante) avec ceux des masses.
  Pourquoi cette mesure sert les intérêts de la bourgeoisie et aggrave la situation des jeunesses étudiantes ?
  Premièrement, ce n’est pas un cas isolé, la bourgeoisie est en train de détruire l’enseignement et opère de plus en plus à une sélection pour son « intelligentzia ». Nous rappellerons : la réduction du bac pro,
la LRU, la suppression de 11 200 postes d’enseignants, la remise en cause du BEP/ CAP… et tout cela en l’espace d’une année ! Les mouvements étudiants et lycéens, s’ils n’ont pas gagné la partie, c’est que la bourgeoisie ne va plus rien lâcher, la seule chance de l’emporter  pour une véritable éducation au service du peuple est de s’engager sur la ligne révolutionnaire !
 Quel est le but de la bourgeoisie ?
  Le seul est unique but de la bourgeoisie est le profit, d’extirper de la plus value aux travailleurs. Pour la meilleure exploitation possible, la bourgeoisie va adapter son système d’enseignement, non pas selon les besoins et les envies du peuple, mais pour sortir une distribution des jeunes dans les différentes branches qu’elle souhaite pour qu’elle puisse, à la fin se retrouver dans ses comptes.  Il faut rajouter que dans le contexte économique mondiale, la bourgeoisie ne peut plus redistribuer autant de plus value que par le passé (déjà qu’elle n’en donnait pas beaucoup…), dévoilant toujours plus son caractère spoliateur. Durant cette période, la bourgeoisie va d’un coté former des cadres pour son impérialisme à travers des écoles excessivement chère et donc inaccessibles aux fils et filles d’ouvriers et de paysans et de l’autre on a une jeunesse populaire face à un enseignement réduit au strict minimum et qui servira de main d’œuvre dans les usines avec des connaissances limitées. Doit-on, nous révolutionnaires, laisser de coté ce combat ? Laisser le champ libre aux traitres et aux opportunistes, ces philistins de l’UNEF, du PS, des trotskistes de
la LCR etc. ?
  NON ! Prenons la parole, dénonçons, participons aux combats de la jeunesse populaire, tel est le travail d’agitation, dénoncer dans les actions de masse le caractère exploiteur de la bourgeoisie et dévoiler l’alliance des partis et syndicats de ‘’gauche’’ avec la bourgeoisie !

 GLOIRE A
LA REVOLUTION MARXISTE-LENINISTE !

Par La Jeunesse Marxiste de Pau - Communauté : Encyclopédie- Marxiste
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