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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 16:07

« La surpopulation ne provient pas des lois naturelles, mais du mode capitaliste de production : l’excédent de la population existe que par rapport aux besoins du capital, mais nullement par rapport aux moyens de production qui, eux seraient capables d’occuper cet « excédent » de population et de produire ses moyens de subsistance ».

  Ce paragraphe extrait des Principes de l’Economie Politique de L. Ségal est la vision marxiste de l’existence du chômage, car les savants bourgeois ont encore une fois mystifié les lois économiques, en démontrant que le chômage était due plus ou moins, soit à la « nature humaine » qui fait trop d’enfants, que la population ouvrière croit plus vite que les moyens de production ou bien à l’incompétence du chef de l’Etat à donner du travail pour tout le monde… Mais jamais personne n’analyse le chômage (ou surpopulation relative) à l’aide de l’outil matérialiste-dialectique, personne n’explique que le chômage est une « conséquence du mode capitaliste de production, la surpopulation relative devient à son tour la condition de l’existence et du développement du capitalisme ». (L. Ségal, Principes d’Economie Politique)
  Aujourd’hui les travailleurs sont, dans une certaine proportion, touchés par le chômage qui est en partie la cause de réductions de salaires (concurrence des travailleurs sur le marché de l’emploi, les uns se vendant moins chère et dans des conditions difficiles).
  Il est maintenant compliqué d’aborder le sujet du chômage, tant le marché de l’emploi s’est complexifié et aussi de la confusion que les masses font sur ce qu’est le capitalisme et son fonctionnement.
  Un chômeur, dirons-nous, est une personne qui perçoit une allocation chômage. Pour le Bureau International du Travail (BIT) sont exclues du chômage les personnes qui travaillent plus d’une heure pendant la période de référence ( !!!) et sont exclues des listes de d’ANPE les personnes qui ne sont pas en recherche active d’emploi de même que pour toucher l’allocation chômage, les conditions sont rudes et exclues la jeunesse, précarise les invalides, paupérise les travailleurs en fin de carrière… Un vrai parcours du combattant pour la classe laborieuse qui subit de plein  fouet les lois du capital.
  Pour notre part le chômage n’est pas accidentel, ni combattue par la politique classique (P«C»F, PS, UMP…) mais elle est un produit nécessaire au mode de fonctionnement bourgeois (une nécessité économique). L’exploitation salariée crée une masse de richesses qui ne peuvent pas être intégralement écoulées par le canal de la consommation des masses travailleuses (la somme des salaires correspondant à une fraction de la production sociale assurant la survie des travailleurs). Le capitalisme crée donc un surplus de marchandises invendues. La force de travail, elle-même marchandise, n’échappe pas à cette règle. Ces invendus attisent la concurrence entre les vendeurs (entreprises comme travailleurs), qui vient renforcer cette contradiction sociale : car pour vendre prioritairement sa production face à la concurrence il faut baisser le coût de la force de travail, mais ainsi, on vient ainsi réduire davantage les débouchés... Voilà sommairement comment il faut aborder l’explication du chômage. De même, la concurrence entre les vendeurs de la marchandise ‘force de travail’, qui rend les travailleurs ennemis sur le marché de l’emploi, constitue la base matérielle engendrant le racisme dès que se mélangent des communautés nationales différentes.
  D’une part le nombre de travailleurs au chômage apporte une concurrence et donc fait pression sur les salaires et amène la division au sein de la classe ouvrière (le mythe de l’étranger volant le travail des français). D’autre part, le développement du capitalisme se produit par l’extension inégale de la production. Sans cette surpopulation le capitalisme ne pourrait pas fonctionner ainsi car à chaque fois il se heurterait au manque de main d’œuvre. L’ensemble des chômeurs est donc « 
l’armée industrielle de réserve » (K. Marx).
 
De cette nécessité découle une nouvelle contradiction dans le fonctionnement du capitalisme, cette masse inoccupée fait grandir le mécontentement de la classe ouvrière face à ses spoliateurs (le capitalisme forme l’armée qui la détruira),  la bourgeoisie des pays impérialistes achètent alors la paix sociale à l’aide des allocations chômage (d’ailleurs plus la situation économique est tendue, plus la bourgeoisie « économise » et jette en pâture ces bras inutiles) mais la bourgeoisie y perd surtout de la plus-value chez ces travailleurs inoccupés !


Source : statistique OCDE (1978-2007 ; bleu : France ; rouge : UE ; vert : G7)
 
Premièrement au regard de la courbe du chômage en France, impossible de montrer les bienfaits ou les méfaits d’une politique de « gauche » ou de droite. On observe qu’avec l’aboutissement du capitalisme mondial (impérialisme) les courbes suivent à travers les différents pays la même évolution et qu’ils n’arrivent même pas à s’approcher du point 0.
Le graphe est très intéressant car il illustre très bien la très grande intégration des pays au système impérialiste mondial : les politiciens bourgeois sont des marionnettes qui n’ont qu’un pouvoir très limité, au-dedans comme au dehors de leurs frontières nationales. Le véritable pouvoir est détenu par la bourgeoisie et les mouvements d’essor et de déclin économique sont les seuls influant réellement sur la hausse ou la baisse du taux de chômage (dont on ne peut rien tirer, si ce n’est qu’une tendance évolutive générale – vu le trafic des statistiques, les modalités différentes de calcul, etc.) Et l’essentiel pour la bourgeoisie, pour résorber le chômage, c’est de gagner en compétitivité face à la concurrence, donc d’abaisser les salaires et d’accroître la flexibilité : pour espérer réduire le chômage (localement à l’échelle du système mondial de l’impérialisme), il faut donc précariser davantage et aggraver l’exploitation de ceux qui travaillent… Là est bien la preuve de l’extension inégale du capitalisme (période de crise ou de croissance) qui appelle à faire travailler dans des quantités totalement différentes d’une période a une autre les masses. L’offre de travail dépend pas de l’existence suffisante ou non des moyens de production mais du besoin de la bourgeoisie, d’un nombre de travailleurs déterminé pour assurer le meilleur profit en période de croissance et de faire le maximum d’économies en période de crise.
 

Quant aux chiffres, difficile de faire confiance aux statisticiens bourgeois :
   
Répartition des personnes âgées de 15 à 64ans selon leur situation sur le marché du travail en France. Effectifs en millions. 2006

   Population   totale

           39,3

               100%

      -dont emploi

           25,1

               63,9%

      -dont chômage

           2,4

               6,1%

      -dont inactifs

           11,8

               30%

                                                                                                                    (Source Eurostat)
D’après ces chiffres nous trouvons donc 63,9% de personnes capables de travailler possédant un emploi mais dans cette partie il faut aussi compter tous les travailleurs précaires, qu’ils soient intérimaires, en temps partiel subit etc. (récemment j’ai eu le témoignage d’un ouvrier du bâtiment qui était intérimaire et qui allait tous les lundis au boulot avec un nœud au ventre parce que la menace du chômage est une réalité permanente). Dans le total des chômeurs 58,4% le sont depuis plus de six mois, 41,7% depuis plus d’un an et 20,8% depuis plus de deux ans. Il faut aussi voir que dans les inactifs il y a toutes les personnes souhaitant travailler mais ne recherchant pas d’emploi et celles en recherche d’emploi mais non chômeurs au sens du BIT. Alors le chiffre de 6,1% de chômeurs perd toute sa valeur, de sa véracité, car le chômage englobe la quasi-totalité des travailleurs soit comme une menace, soit comme une réalité !
  Dans tout ce système, acculant l’ouvrier à s’enchaîner dans cette exploitation, il s’oblige (afin d’améliorer temporairement ses conditions de vie) pour éviter le pire (la misère du chômage) à être maniable, mobile et disponible pour le patronat. La naissance et l’explosion de l’emploi par intérim, le téléphone portable, l’ouvrier joignable à tout moment et dispo pour n’importe quoi dans les heures qui suivent, accentuent encore plus l’aliénation de l’ouvrier face à son travail, il n’existe plus aucun équilibre entre la vie au travail et le quotidien. D’après les estimations, un milliard de salariés utiliseront ce mode de travail mobile d’ici 2011(http://equilibreprecaire.files.wordpress.com/2008/01/note_de_veille_87finfin.pdf).

 « La liberté commence là ou s’arrête le travail déterminé par la nécessité ». K. Marx

                                                                                                            
 
 

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Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans Travail historique et théorique
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