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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 17:51


(Sur la pratique au sein des mouvements sociaux, se rapporter  à l’article de la JCML du Rhône dans le En avant camarade n°6 )

            Les Pyrénées Atlantiques sont depuis un mois environ en proie à la contestation vis-à-vis des réformes Darcos dans l’éducation, qu’elles soient dirigées dans l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur. Les manifestations, les assemblées générales se succèdent et rien n’aboutit. Les lycéens sont à la pointe de la mobilisation, soutenus par des professeurs souvent peu conscientisés, dont les centrales syndicales réformistes jouent le rôle de poids mort dans le mouvement quand elles ne jouent pas le rôle des briseurs de grèves.

            Les lycéens dont les leaders ont été bien éduqué au jeu de la démocratie bourgeoise repoussent toute action violente, « écoutent » la police, la remercie pour avoir bien fait son travail de sécurité (sic) (bien sûr, c‘est de la naïveté!)…se contentent de manifestations banales comme les aiment le bureau confédéral de la CGT… Pourtant il suffit de peu pour qu’une action se radicalise. Quelques personnes ou étudiants en tête du cortège peuvent à elles seules changer le parcours prévu, bloquer ou envahir un lieu stratégique. Et les lycéens, étudiants, dans leur grande majorité suivent. Le mouvement étudiant lycéen s’il veut faire aboutir ces revendications a intérêt alors qu’il a le vent en poulpe à durcir ses moyens d’actions, à passer à des actions plus dérangeantes pour nos dominants, à en finir avec les promenades de santé.

            Les étudiants quant à eux sont confrontés à de multiples difficultés. La faculté de Pau a beau faire des AG, bloquer un jour, se faire débloquer le lendemain; le nombre d’étudiants mobilisés n’augmentent guère…

            La question que nous pouvons nous poser, c’est pourquoi cela? Pourquoi les étudiants ne se mobilisent ils pas?

            Quelques pistes peuvent être lancées: =>Le comité de mobilisation se couperait de la base avec des attitudes de renfermement (réunion du soir où tout le monde ne peut venir finalement, soit par manque de « courage », par impossibilité, timidité…etc.), et d’opportunisme (penser à l’image du mouvement, ou encore des petits bénéfices personnels, mise en valeur, capitulards…etc.) dont font preuve de très nombreux leaders étudiants, petits bourgeois, se prenant pour l’Elite.

=> Une stigmatisation envers les éléments ne se mobilisant pas. Pas de différence faite entre les membres de l’UNI et l’enfant du prolétariat qui faute de moyen ne peut se mobiliser, participer au mouvement. C’est ici un point central! L’université est le reflet de la société, c’est-à-dire que la jeunesse n’est pas une classe. Nous retrouvons à l’université ceux qui possèderont les moyens de production et ceux qui, faute de ne pas posséder de capital, ne pourront que vendre leur force de travail à ceux qui possèdent ces moyens de productions. Et de nombreux étudiants issues de la classe ouvrière (10% des étudiants sont fils d’ouvriers (1)) ou du prolétariat n’ont d’une part pas la conscience, sont résignés ou n’ont pas les moyens de se mobiliser (job pour se payer les études, parents qui financent et impossibilité pour eux de rater sinon, départ dans le monde du travail). Pourtant ce sont ces gens là qu’il faut convaincre plutôt que de s’acharner à les traiter de « collabos »…etc. Un travail doit être fait en amont: il s’agit d’étudier les problèmes des inégalités scolaires (reproduction sociale des différentes classes) (on peut regretter que le syndicat étudiant de lutte palois ne se forme pas assez théoriquement!!). Et dans un second temps, mener un travail de fond sur les conditions matérielles des étudiants, préalable pour conscientiser des éléments réticents mais ayant des intérêts antagoniques avec la Bourgeoisie, avec l’Uni, et tous ces laquais au service du capital.

            Enfin, la confrontation avec l’Etat: l’Etat au service de la bourgeoisie utilise tous les moyens afin de contrer, essouffler le mouvement. Le 5 décembre 2008, la manifestation lycéenne était jugée illégale et interdite. Le lycée bloqué de Mourenx a été vidé par la gendarmerie à l’appel du proviseur, et les gendarmes ont fait croire à des relevés d’empreintes sur les vitres. A Pau, la police tend à intervenir beaucoup plus dans la manifestation, à menacer les lycéens d’arrestation en cas de simple déviance du trajet de la manifestation. De même le soir du 10 décembre, après une manifestation, les Renseignements Généraux ont appelé un des « leader » lycéen afin de le mettre en garde…Ce même jour, 6 camion de CRS étaient présent en ville en cas de « possibles débordements »…Voila ici le véritable visage de l’Etat, un Etat au service de la classe dominante qui n’hésitera pas à matraquer les jeunes si ceux-ci en arrive à un durcissement de la lutte pour faire entendre leurs revendications.

            Nous, communistes, nous soutenons cette lutte et nous avons un rôle de conscientisation au sein de la jeunesse: nécessité d’un Parti communiste, aborder la violence de masse, lutte contre le mouvement spontanéiste, contre le réformisme, l’opportunisme…etc. Notre rôle est primordial!!

 

(1): LEGER (A.), « une école inégalitaire ».

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Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans Articles
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