Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

autoc.png

 

 

La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

Pour nous contacter: jeunessemarxistepau@hotmail.fr

 

Musica



 

 

Vidéos

ROCML

RETROUVEZ NOUS SUR LE SITE OFFICIEL

DE NOTRE ORGANISATION :

 

LE SITE DU ROC ML : http://rocml.org/

 

 

 

 

 

 

Tags

8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 11:03

Effectué par la Jeunesse marxiste de Pau


                               OU VA LA CRISE ?
          

           Pourquoi un texte sur la crise? Notre organisation pense qu'il faut un travail de réflexion sur la situation économique car de cette situation découle la politique et donc influe majoritairement sur la lutte de classes entre bourgeois (propriétaire des moyens de production) et prolétaires (qui vend sa force de travail). La crise fait partie de ces moments historiques où le capitalisme est affaibli par ces contradictions, c'est donc le moment le plus propice pour les travailleurs de s'emparer du pouvoir. La jeunesse communiste marxiste révolutionnaire de Pau est convaincue que l'avenir appartient aux travailleurs, aux prolétaires, aux ouvriers et ouvrières, ils sont l'avenir. C’est bien la classe laborieuse qui produit la totalité des richesses et c'est elle qui vit dans l'indigence!!! Travailleurs, si le voyou capitaliste disparaît le soleil brillera toujours!!!


                   
Qu'est ce que la crise économique?



            Voilà que depuis quelques mois c'est devenue l'info numéro un, celle dont on entend le plus parler, c'est devenu le credo des journalistes, le quotidien de chacun. Tout le monde est touché par la crise avec certes une différence d'appréciation, mais personne n'est épargnée par la catastrophe économique. C'est du chômage partiel pour les uns, c'est ne plus pouvoir payer le loyer pour les autres et même parfois les deux pour certains! Jamais le moral n'a été aussi bas chez les travailleurs. L’avenir sombre qui se dresse devant eux les décourage, les déprime, plus que jamais on se sent seul face à l'ouragan économique qui dévaste la production!

           
Comment en est-on arrivé là?

            L'intrigue est puissante quand on voit les ''spécialistes'' prédirent ceci cela pour que quelques semaines plus tard, la réalité économique vienne balayer le peu d'optimisme qui avait été énoncé.
            Le mythe est le suivant: les spéculateurs, les valeurs boursières, l'indice de confiance sont les origines de la crise financière qui est à son tour l'origine de la crise économique.
            La réalité est tout autre, car il faut bien comprendre que ce n'est pas de quelques aventuriers traders qu'est née cette fulgurante augmentation du chômage, ce n'est pas parce que l'indice de confiance est nul dans les places boursières que les salaires chutent et que certaines des plus grandes industries au monde sont au bord de la faillite jetant ainsi sur le pavé des centaines de milliers d'ouvriers.
            La réalité, c'est que le système économique est basé sur des contradictions et que ce sont ces contradictions qui sont à l'origine de la déroute économique.

           
Quelles sont ces contradictions?

           
La contradiction première est celle entre le Travail et le Capital.
            L'ensemble des travailleurs produit communément la totalité de la richesse, mais voilà, ils la produisent non pas pour leurs propres satisfactions mais pour que le propriétaire des moyens de production puisse accumuler de la richesse! De cette exploitation va découler l'impossibilité pour les masses de consommer la totalité de leur production.

           
Pourquoi?

            Parce que l'objectif de la production est le profit, chaque capitaliste va isolément chercher, grâce à la technique, à élargir au maximum la production afin de pouvoir faire toujours plus de profit. De plus, le capitalisme réduit le niveau de vie des masses :
            «L'élargissement de la production provoqué par la tendance du capital à tenir une masse toujours plus de plus-value
[1] se heurte au pouvoir de consommation limité des masses, toutes ces conditions rendent les crises inévitables.» [2]
            Alors que la production est élargie, qu'une masse toujours plus importante de marchandises arrive sur le marché, le capitalisme va réduire les salaires du principal consommateur : le travailleur! Ainsi le capital se limite à lui-même et rentre en crise de surproduction. Non pas parce qu'il y a trop de marchandise vis-à-vis du besoin des masses, mais parce que le pouvoir d'achat des masses est limité!
            Il y a trop de produits pour qu'ils puissent être achetés, ce qui entraîne faillite sur faillite et comme une maladie contagieuse, la crise qui au départ avait contaminé les quelques branches essentielles de l'économie va alors se propager à l'ensemble de l'économie.
            Les conséquences sont les suivantes: le chômage massif, plus aucun moyen pour se soigner ou pour l'éducation, pour les services publics, crise du logement...
            La crise va continuer jusqu'à ce qu'elle ait détruit tout le capital superflu c'est à dire les usines, les marchandises mais aussi la force de travail...
            Jusqu'à ce que le capitalisme reparte, pour résumer:
            «Le commerce s'arrête, les marchés sont encombrés, les produits sont là aussi en quantités aussi lascives qu'ils sont invendables, l'argent comptant devient invisible, le crédit disparaît, les fabriques s'arrêtent, les masses travailleuses manquent de moyens de subsistance pour en avoir produit trop de moyens de subsistance, les faillites succèdent aux faillites, les ventes forcées aux ventes forcées. L'engorgement dure des années, forces productives et produits sont dilapidés et détruits en masses jusqu'à ce que les masses de marchandises accumulées s'écoulent enfin avec une dépréciation plus ou moins forte, jusqu'à ce que la production et les échanges reprennent peu à peu leur marche. Progressivement, l'allure s'accélère, passe au trot, le trot industriel se fait galop et ce galop augmente à son tour jusqu'au ventre à terre d'un steeple chase complet de l'industrie, du commerce, du crédit et de la spéculation, pour finir, après les sauts les plus périlleux, par se retrouver... dans le fossé du krach. Et toujours la même répétition »  [3]




 

 

 

 

 

 

 

 


                                                    
L'issue de la crise!

     
Il est clair que, malgré les différentes tournures économiques ou politiques que peut revêtir la crise, il existera une conséquence certaine: dureté des conditions de travail, montée en flèche de la précarité, augmentation de la répression (voir fascisme).
            Car une bourgeoisie en crise va chercher à augmenter et surtout à préserver ces sources de plus values en réduisant les salaires, en augmentant la durée de travail, en revenant sur les acquis sociaux (allocations, santé, éducation...). Cela veut aussi dire qu'elle devra avoir les mains libres. Elle réprimera donc, de manière extrêmement violente le mouvement de contestation, les réclamations des ouvriers pour l'élévation de leur bien être.

            Ceci n'est pas une prophétie, puisque la bourgeoisie est déjà en train d'aggraver les conditions matérielles des travailleurs, les faits sont quotidiens qu'ils en deviennent banals. D'un autre coté c'est une réponse brutale qui est faite aux prolétaires qui osent élever la voix (ouvriers de Lindt délogés par la gendarmerie, répression des CRS dans les manif's étudiantes...)

            Il ne reste alors que deux issues pour les travailleurs qui seront la principale victime de la crise ( les grands patrons perdent des millions mais ils leurs restent des milliards, d'ailleurs quand on voit comment l'état leur vient en aide on a pas trop de soucis a se faire pour eux!). Avant de s'arrêter sur cela, il faut bien comprendre que l'avenir économique et politique dépendra de la qualité de l'engagement et du courage des travailleurs dans la voie révolutionnaire.

            Soit le travailleur s'incline, il a deux manières de le faire:
   _Il accepte tout bêtement et sans rien dire les conditions de vies que lui impose la bourgeoisie, alors son quotidien sera le fascisme, le chômage, la misère, la maladie...
   _Il suit la voie faite par les partis et syndicats réformistes (PCF, PS, LCR, CGT, CFDT...), alors il essuiera défaite sur défaite et illusion sur illusion car en temps de crise la bourgeoisie ne lâchera aucune concession majeure aux travailleurs. Le résultat sera alors le même...
            Dans les deux cas, la crise ira jusqu'à son apogée, détruira les surplus de capitaux (probablement par la guerre)  et il renaîtra ensuite de ces cendres jusqu'à la crise suivante...

            Ou bien l'ensemble du prolétariat se radicalise, car le prolétariat comprend que:
  «La crise prouve que les ouvriers ne peuvent pas se borner à la lute pour obtenir des capitalistes telle ou telle concession isolée... la faillite se produit et les capitalistes, non seulement reprennent toutes les concessions qu'ils avaient faites, mais profitent encore de l'impuissance des ouvriers pour diminuer encore les salaires. Et il en sera ainsi jusqu'au jour où les armées du prolétariat socialiste renverseront la domination du capital et de la propriété privée». Lénine.

            Voilà la tâche historique, voilà le rôle du prolétariat, celui de renverser l'ordre capitaliste d'exploitation pour lui substituer la dictature du prolétariat.
           
            Tout le travail militant des travailleurs doit se tourner vers la voie révolutionnaire, comme on l'a dit, les crises du capitalisme prouvent son incompétence pour la satisfaction des besoins des masses, il devient donc comme une nécessité historique pour le prolétariat de renverser la clique des parasites capitalistes, de détruire l'État bourgeois au service du capital et d'instaurer le pouvoir et le contrôle des ouvriers sur la production.
            Pour cela les travailleurs ont besoin d'un parti réellement révolutionnaire qui aujourd'hui manque cruellement dans cette âpre lutte de classe. Car les crises sont des périodes révolutionnaires, il faut que l'ensemble du prolétariat et de la jeunesse ne courbe pas le dos à l'exploitation, qu'ils se lèvent et qu'ils fassent de demain un monde nouveau!           



[1] Richesse créée par les travailleurs et accaparée par son employeur.

[2] SEGAL (L.), principes d’économie politique, Paris, éditions sociales internationales, 1936, p.251.

[3] ENGELS (F.), Socialisme utopique et socialisme scientifique, Moscou, éditions du progrès, 1970 (à partir du Tome III des œuvres choisies de Marx et Engels).

Partager cet article

Repost 0
Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans Travail historique et théorique
commenter cet article

commentaires