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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 17:45

 

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ARCELOR MITTAL

 

LA NATIONALISATION COMME SOLUTION ?

 

 

 

Le 26 novembre, alors que les ouvriers luttent depuis des mois, le ministre du redressement productif affirme qu’il ne veut plus de Mittal car « ils n’ont pas respecté la France ». En exprimant de tels propos Montebourg brandit la menace de nationalisation temporaire pour forcer Mittal à ne pas fermer le site ou à le céder. Ce n’est pas la première fois que ce ministre hausse la voix pour faire croire aux travailleurs que le PS est à leurs cotés. Mais en vérité, ces propos servent à calmer la colère ouvrière et à mettre la pression sur Mittal pour éviter un camoufler public et sauver la sidérurgie française au nom des intérêts nationaux de la bourgeoisie.

 

Le 30 novembre, le premier ministre annonce fièrement un « accord » avec Mittal affirmant qu’il n’y aura pas de licenciements. Malgré ces déclarations, les syndicats dénoncent une trahison. Les ouvriers ont raison de ne pas croire aux promesses du gouvernement ou de Mittal. Les capitalistes n’ont aucune parole, les ouvriers ne doivent pas les croire : seule compte pour eux la loi du profit. Le gouvernement PS gère le système capitaliste en France et il est donc dépendant de ces lois, qu’il le veuille ou non. Dans ce cadre, les socialistes peuvent nationaliser le site, le céder à un repreneur, s’il ne procure pas le profit escompté, il finira finalement par être fermé.

 

Plus symbolique, Le PS parvient à faire croire à un accord alors qu’en réalité, le site et l’emploi sont toujours menacés : il va y avoir des mesures de départ à la retraite, les hauts fourneaux ne redémarreront pas et les promesses d’investissements de Mittal sont à coup sûr du vent. Mais le PS cherche à faire croire qu’il a gagné. Le spectacle fut beau :  Montebourg le « gauchiste » et Ayrault le « modérateur » ont joué une belle partition d’ensemble. Le premier ministre confirme cela lorsqu’il affirme que Montebourg par ces déclarations a créé les conditions d’« un rapport de force favorable ». Tout ceci n’est bien entendu qu’une comédie, l’acteur Montebourg déclare par exemple : « j’ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat » face aux fausses rumeurs de démission. Nous ne sommes pas aveugles, ce n’est pas pour rien que Hollande lui a donné le ministère du « redressement productif » face à la crise du capitalisme. Il est doué pour blaguer mais il ne faut pas nous faire d’illusion, derrière ses paroles, les prolétaires restent les dindons de la farce et la bourgeoisie agite les ficelles de sa marionnette.

 

LA NATIONALISATION ARME DE LA BOURGEOISIE

FACE A LA CRISE CAPITALISTE

 

La quasi totalité des partis de la gauche la plus radicale à l’extrême droite ont pris position et ont tous mis en avant la nationalisation de l’usine de Florange.

            Guaino, ancien proche de Sarkozy et Borloo ont conseillé au gouvernement de nationaliser l’ensemble des entreprises Mittal en France. Le PCF et Pierre Laurent vont dans la même direction lorsqu’ils affirment que finalement « le gouvernement s’est refusé à nationaliser un secteur industriel stratégique ». Le PCOF qui se revendique pourtant du « marxisme léninisme » en met une autre couche en prétendant que lorsque Montebourg menace de nationaliser, il « ouvre une perspective pour les travailleurs du site ». Cette unité incite à réfléchir sur le thème des nationalisations car même les partis qui défendent la bourgeoisie défendent cette revendication. Sous le capitalisme, les nationalisations restent au service de la classe dominante économiquement c’est elle qui est au pouvoir et qui dirige la société non la classe ouvrière. Toute nationalisation se réalise au nom des intérêt de la bourgeoisie et l’expérience le prouve : depuis le début de la crise de 2008, les nationalisations sont utilisées par les états pour renflouer les entreprises stratégiques en faillite : en France Dexia et Alsthom ont été nationalisées. En faisant cela, les états ne suppriment ni le chômage ni les licenciements et poursuivent leur politique d’austérité et de répression envers les travailleurs. Ils viennent au secours des entreprises capitalistes françaises qui souffrent et qui sont stratégiques à la puissance du pays dans le cadre de la concurrence. Alors les nationalisations au service des travailleurs ?

 

            Ces entreprises sont placées sous contrôle de l’Etat afin d’être renflouées (avec l’argent des travailleurs d’ailleurs !) et revendues ensuite pour un plat de lentilles à l’ancien dirigeant ou à un repreneur. Dans ce dernier cas il s’agit de déshabiller Pierre pour rhabiller Paul. Dans tous les cas, les nationalisations ne modifient pas le rapport capital travail car les lois de ce système économique ne sont pas anéanties. Elles peuvent alors être utiles dans l’intérêt des bourgeois car elles permettent de conserver sous capital national des secteurs stratégiques: mais ces questions regardent la classe qui dirige la société et pas les prolétaires. Leurs intérêts à eux sont de sauvegarder leurs emplois sans détérioration de condition de travail et qu’importe s’il y a ou non nationalisation car elle n’apporte pas forcément de stabilité de l’emploi ou de meilleures conditions de travail. Dans les années 1980 par exemple, le PS a utilisé les nationalisations pour fermer des sites métallurgiques et licencier des milliers d’ouvriers: c’était alors une arme pour désarmer la résistance ouvrière et restructurer l’industrie selon les besoins du capital.

 

            Défendre les nationalisations sous la dictature du capital, c’est défendre l’exploitation des travailleurs mais en faisant de la préférence nationale pour des patrons en bleu blanc rouge. Cela ne fait pas avancer la lutte d’un iota car les entreprises nationalisées utilisent les mêmes conditions de travail, visent le même but : elles ne sont pas un contre système au sein du capitalisme : le pouvoir ouvrier n’est pas possible tant que la bourgeoisie reste en place avec son Etat.  Ce sont les réformistes qui rêvent tout éveiller de l’idée de concilier socialisme et capitalisme mais en faisant cela ils créent des illusion et conduisent à maintenir la domination idéologique de la bourgeoisie. En faisant cela, ils bouchent concrètement toute voie conduisant au socialisme et c’est grave quand ce sont des groupes se revendiquant du communisme ou du marxisme léninisme qui développent ces idées erronées.

 

NATIONALISATION OU PAS : IL NE DOIT Y AVOIR AUCUN LICENCIEMENTS

 

Face à ceux qui réclament la nationalisation, avec indemnisation ou non, le ROC ML met en avant comme mot d’ordre Aucun licenciement, aucune suppression d’emploi ni détérioration des conditions de travail. La lutte se mène classe contre classe pour fortifier le camp du prolétariat. Alors, défendre la revendication des nationalisations revient à adopter des positions de la bourgeoisie française : il n’y a là aucun progrès pour la vie des ouvriers et pour le développement de leur conscience politique.

Le ROC ML met aujourd’hui en avant la nécessité pour les travailleurs d’organiser une riposte collective et nationale par la lutte, de construire un rapport de force contre la bourgeoisie et le gouvernement PS sur lequel il ne faut avoir aucune illusion afin de porter le refus de tout licenciement et des mesures d’austérité gouvernementale ou dans les entreprises. Ces principes-là, contrairement aux nationalisations, ne seront jamais portés par les partis de la bourgeoisie car ils s’opposent à leurs intérêts de classe !

 

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Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans Articles
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