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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 09:47

 

LYBIE

AVEC LE PROLETARIAT ET LE PEUPLE

CONTRE LA DICTATURE DE LA BOURGEOISIE
ET L’IMPERIALISME

 

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Survenue à la suite des soulèvements populaires en Tunisie et en Egypte, l’insurrection armée en Lybie présente des caractéristiques communes avec les premières, mais aussi des différences sous quelques aspects importants.

En Tunisie et en Egypte, les dictateurs étaient de fidèles valets des puissances impérialistes occidentales, européennes et étasunienne. Ni Ben Ali ni Moubarak n’ont un jour mis en cause les intérêts des USA, de la France, ni ceux des autres puissances de l’Europe de l’Ouest. En échange, avant les soulèvements, ces impérialismes ont toujours soutenu les dictatures en place.

En Tunisie et en Egypte, ce sont les peuples, avec au premier rang le prolétariat et sa jeunesse, qui se sont soulevés contre les dictatures, contre le chômage et la misère. Face à la contestation du pouvoir à leur solde, les pays impérialistes ont hésité à prendre position. Fallait-il soutenir les dictateurs jusqu’au bout ou mettre en place une solution de rechange?

Sous-estimant la force du soulèvement populaire, la France qui était le principal investisseur en Tunisie, a commis l’erreur de soutenir son ami Ben Ali au-delà du « politiquement raisonnable ». Cette faute a été mise à profit (pas de cadeaux entre « alliés » rivaux !) par les Etats-Unis qui eux, ont eu l’intelligence de lâcher Ben Ali assez tôt, fait mine de soutenir le camp du peuple et en sous main ont travaillé à l’installation d’une solution « démocratique » maintenant la domination conjointe de l’impérialisme (des USA, maintenant) et autant que possible de la bourgeoisie locale, avec l’armée comme pilier du nouvel Etat bourgeois. Le même scénario s’est appliqué à l’Egypte.

La composition des gouvernements de transition censés établir la démocratie se modifie en fonction de la poursuite, des objectifs et de la force du mouvement populaire, par l’élimination des personnages les plus liés à la dictature. Mais en aucun cas, la bourgeoisie et l’armée chapeautée par les conseillers militaires américains ne laisseront franchir au peuple le fil rouge de l’ordre capitaliste impérialiste.

Les communistes ont soutenu la lutte des peuples tunisien et égyptien contre les dictateurs Ben Ali et Moubarak. Ils continueront à les soutenir dans leurs luttes présentes et à venir contre les gouvernements dits de transition fabriqués par l’impérialisme US, pour un pouvoir populaire, pour une société débarrassée de l’exploitation et de l’oppression capitalistes impérialistes.

 

La situation est-elle identique en Lybie ? Non, pour plusieurs raisons.

 

La première est que la Lybie représente un enjeu économique important. Elle est en effet le troisième pays producteur de pétrole d’Afrique (1,8 millions de barils par jour) et son sous-sol en contiendrait d’énormes réserves (44 milliards de barils de réserves prouvées). Elle est donc l’objet des convoitises des puissances impérialistes et excite leurs rivalités.

Actuellement, l’extraction du pétrole est partagée entre les firmes BP, Royal Deutch Shell, Total, BASF, Statoil, Rapsol et Gazprom. Après la levée des sanctions internationales en 2004, les investissements de compagnies américaines comme Exxon Mobil, Chevron et Conoco Phillips, sont restés limités à l’exploration offshore avec des résultats décevants.

 

La seconde est la structure tribale de la société lybienne. Après le coup d’Etat de 1969 Kadhafi avait promis une juste répartition des revenus nationaux entre les différentes tribus. Or, il a n’a pas respecté cet engagement. La rente pétrolière profite principalement à son clan. L’insurrection est largement inspirée par une volonté de revanche des chefs des tribus spoliées et de leurs populations. Ce sont les milices tribales qui constituent le bras armé de l’insurrection.

 

La troisième, c’est le caractère incontrôlable de la politique de Kadhafi et sa propension à défier les intérêts américains. Ainsi en est-il de son soutien (réciproque) aux pays de l’ALBA, de son hostilité à l’Etat d’Israël, de ses rapports cordiaux avec la Russie (souhait de Kadhafi, en 2008, d’installation d’une base navale russe dans le port de Benghazi, contrats d’armements), de ses relations avec la Chine qui réalise une percée en lybie…

Les soutiens de Castro et de Chavez à Kadhafi, les mises en gardes de la Russie contre une intervention militaire américaine, les hésitations de la Chine, nouvelle venue en terre lybienne et qui attend de voir évoluer les évènements, les hésitations puis le ralliement de l’UE à une intervention militaire de l’OTAN sous condition d’un accord de l’ONU et de la Ligue arabe…Tous ces faits témoignent qu’un affrontement aigu et complexe entre les intérêts de plusieurs blocs rivaux se superpose à la juste lutte du peuple lybien contre la dictature et pour des rapports économiques, sociaux et politiques plus justes.

 

Il est clair qu’en ciblant Kadhafi, les USA ont décidé de liquider un adversaire.

Le déploiement de forces militaires américaines en soutien aux forces armées de l’insurrection, leur intervention directe en cas de besoin n’ont qu’un but : établir leur domination politique sur la Lybie et conquérir la première place dans le pillage du pétrole et du gaz lybien.

Cette politique impérialiste de la canonnière est inacceptable. Elle est contraire aux intérêts du peuple lybien. Les communistes dénoncent et combattent toute intervention militaire des USA contre la Lybie, sans occulter les visées d’aucun autre impérialisme. Ils dénoncent l’hypocrite aide humanitaire de l’UE, sa prise de position en faveur d’une intervention militaire, et en particulier les menaces de frappes aériennes de la France, qui n’ont d’autre but que de préserver leurs intérêts en cas de victoire de l’insurrection.

 

Notre dénonciation de l’impérialisme implique-t-elle que nous soutenions Kadhafi ? Nullement. Car les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis. Kadhafi foule aux pieds les intérêts de la classe ouvrière et du peuple de Lybie, et en particulier de sa fraction la plus exploitée et opprimée, les travailleurs immigrés. Il réprime par la violence toute manifestation de révolte ouvrière et populaire. Il sous-traite pour le compte de l’UE la chasse à l’émigration africaine. Il marchande les richesses de son pays aux impérialistes les plus offrants. Il ne fait pas partie de nos amis. Nous ne le défendons pas. Il va sans doute être victime des rivalités inter-impérialistes pour le repartage du monde et celui de la révolte contre le régime qu’il a imposé à son peuple. Nous ne le pleurerons pas.

Les communistes soutiennent et continueront à soutenir les luttes du peuple Lybien et en particulier du prolétariat de Lybie pour les libertés démocratiques, pour l’égalité et le bien être, contre le sionisme, contre l’impérialisme quel qu’il soit, pour le pouvoir populaire.

 

DENONCONS ET COMBATTONS TOUTES LES INTERVENTIONS IMPERIALISTES, NOTAMMENT CELLE DE LA FRANCE !

C’EST AU PEUPLE LYBIEN SEUL QU’IL APPARTIENT DE REGLER SES PROPRES AFFAIRES !

 

 

Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes Léninistes ( France)

11 Mars 2011

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Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans Communiqué de presse
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