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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 08:44

BROCHURE COMPLETE ICI : !clique!

 

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Durant les campagnes électorales  présidentielle et législative, la quasi-totalité des organisations de la gauche et de la gauche de la gauche a fait croire ouvertement ou implicitement aux travailleurs que la solution aux attaques du gouvernement de droite passait par la victoire de la gauche, donc, en définitive, de François Hollande et du Parti Socialiste.

 

Les communistes du ROCML n’ont pas diffusé cette illusion. Eclairés par les multiples expériences récentes et anciennes où ce parti a dirigé la politique gouvernementale, nous avons dit que le PS et ses dirigeants installés à l’Elysée et au Parlement continueraient à agir sur le fond comme l’UMP, en accord avec les exigences dictées par la grande bourgeoisie et les organisations patronales. Seule la méthode serait différente, moins directe que celle des précédents, mais en définitive plus sournoise et donc plus efficace pour éviter ou retarder les luttes.

Un peu plus de deux mois après l’accès au pouvoir des socialistes, les travailleurs peuvent déjà commencer à juger.

La « Grande Conférence Nationale » qui a réuni les 9 et 10 juillet les organisations syndicales des salariés, celles du patronat, et les représentants du gouvernement a clairement montré la méthode et le contenu de la politique économique et sociale que le gouvernement socialiste va impulser.

 

UNE POLITIQUE AU SERVICE DU PATRONAT

 

L’objectif affiché de la politique économique du gouvernement socialiste est de relancer la croissance en renforçant la compétitivité des entreprises. Le 4 juillet, Pierre Moscovici déplorait déjà devant la commission des finances de l’Assemblée Nationale  « une perte de compétitivité sans précédent puisque nos parts de marchés à l’exportation ont reculé de 20% au cours des cinq dernières années ». Ravie de ce diagnostic, la patronne du MEDEF se félicitait d’avoir été entendue et revendiquait « une politique économique et sociale qui permette de restaurer les marges des entreprises. »

Une fois ce cadre fixé, tout le reste en découle.

 

Sous prétexte de protéger l’emploi et de développer la compétitivité, le gouvernement socialiste ira au-devant des besoins du capital en fournissant du financement, en allégeant les charges patronales et en subventionnant la formation en entreprise avec les « contrats de génération ». L’instrument financier de cette politique sera une Banque Publique d’Investissements qui sera pourvue en fonds par l’Etat à hauteur de 20 milliards d’euros.

La feuille de route du gouvernement socialiste est ainsi clairement tracée : remuscler le capital par les finances publiques (donc par les impôts et les prélèvements sur les salaires) et par des mesures favorisant les autres systèmes de financement déjà existants.

En revanche, et en toute logique capitaliste, il n’est pas question d’augmenter les salaires car cela alourdirait le coût du travail. Le ridicule coup de pouce au SMIC juste après les élections a montré clairement la couleur et,  comme ses prédécesseurs et pour montrer l’exemple, Hollande continuera à geler les salaires des fonctionnaires. Les salaires bruts resteront donc vissés aussi dans le secteur privé et d’une manière générale, avec l’inflation et la hausse des prix, le pouvoir d’achat des salaires baissera.  

 

Face au chômage, aux licenciements et aux projets de fermetures d’entreprises, on assiste à la même démarche : Il s’agit d’abord d’aider les entreprises à améliorer leur compétitivité face aux concurrents internationaux. Alors, que valent les rodomontades d’un Montebourg contre la famille Peugeot qui a décidé de supprimer 8000 emplois, si la casse d’une partie des capacités de production et la restructuration sont le moyen d’assurer cette compétitivité, car telle est la logique du capitalisme !

En fin de compte, comme c’est la règle depuis des dizaines d’années, après des négociations plus ou moins longues, on aboutira à un plan illusoire de reclassement, de formation  et de primes de licenciements, destiné à faire accepter bon gré mal gré aux ouvriers ce que les patrons ont décidé depuis le début.

Ainsi il est, et il sera de plus en plus clair, que la politique de François Hollande et du gouvernement socialiste  est  une politique au service de la classe capitaliste.  Ce qui la distingue de la politique du gouvernement précédent, c’est uniquement la méthode.

 

 

LE DIALOGUE SOCIAL VISE A MUSELER LES TRAVAILLEURS

 

Pour le gouvernement socialiste, la « Grande Conférence Nationale » n’est en effet qu’un début. Il s’agit ensuite d’instaurer « le dialogue social » dans la durée, en l’inscrivant même dans la loi. Ainsi, les « partenaires sociaux », comme ils disent, se réuniront périodiquement pour parvenir à des accords sur les politiques économiques et sociales des entreprises et même des branches d’industrie. Une espèce de cogestion capital-travail, en quelque sorte, permettant d’éviter les conflits… Pour le bien des entreprises …et de l’emploi ! C’est ce que Montebourg va expérimenter dans l’entreprise Peugeot et dans la branche automobile.

Quant aux directions syndicales ouvrières, en se félicitant de cette stratégie de la négociation systématique et du compromis, elles mettent les travailleurs  en position d’attente alors que la nécessité des luttes classe contre classe ne peut plus attendre.

Ainsi, alors que les fermetures d’entreprises se multiplient, que le chômage monte, que les salaires et les allocations sociales ne permettent plus d’assurer l’essentiel et que la pauvreté se développe, patrons et dirigeants syndicaux se retrouveront autour d’une même table avec les ministres du gouvernement pour échanger leurs idées sur les moyens de sortir de la crise et relancer la croissance, sans toucher au système capitaliste qui crée la misère et détruit l’emploi !      Et pendant ce temps, dans les entreprises menacées de fermeture, les sections syndicales sont laissées à leur propre initiative alors que les confédérations devraient organiser la lutte au plan national et international pour mettre en échec les plans de restructuration et de délocalisation des grandes industries.

Il est clair que ceux qui ont intérêt, à  retarder,  à diviser et donc à affaiblir la lutte des ouvriers, ce sont les patrons. Les ouvriers eux doivent rejeter le piège des négociations en position d’attente. Ils ne peuvent compter que sur la force de leurs luttes et sur la solidarité de classe.

Le gouvernement précédent agissait brutalement, ouvertement, avec arrogance, pour servir le patronat. Il ne pouvait plus aller plus loin avec cette méthode sans susciter la révolte. Alors il a dû passer le relais au PS.

La nouvelle méthode politique du gouvernement socialiste, elle, est plus souple, plus à l’écoute des travailleurs en apparence, plus consensuelle. Mais elle n’est qu’un maquillage pour cacher la réalité de sa politique au service de la bourgeoisie. D’ailleurs, les masques tomberont quand lassés par les promesses, les travailleurs en lutte exigeront de manière radicale la satisfaction de leurs revendications. Comme dans le passé, on verra alors un ministre de l’intérieur socialiste envoyer les CRS contre les manifestants et les piquets de grève, en vertu des lois de la République du Capital.

 

LA CLASSE OUVRIERE DOIT DIRIGER LA SOCIETE

 

Le ROCML recommande aux prolétaires de ne se faire aucune illusion sur les buts de ce gouvernement.  Il les appelle à s’organiser pour la lutte et dans la lutte  aujourd’hui pour leurs revendications immédiates et à réfléchir que tant que la société sera dirigée par le profit capitaliste, ils seront les victimes de ce système d’exploitation.

Ils verront alors que remplacer la droite par la gauche au gouvernement, ce n’est pas la solution. Car la solution, c’est que la classe ouvrière dirige elle-même la société. Et pour cela, il faut qu’elle prenne le pouvoir par elle-même et pour elle-même.

 

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Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans ROC ML
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