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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 21:36

LETTRE OUVERTE DE LA JCML AUX ORGANISATIONS SE RECLAMANT DU MARXISME-LENINISME

 

LIBYE ET COTE D'IVOIRE: REPONDONS A L'APPEL DU ROC-ML, EN AVANT POUR COMBATTRE L'IMPERIALISME FRANCAIS !!

 

 

Camarades,

 

Le 21 mars 2011, le ROC-ML et la JCML lançaient un appel à l'unité d'action contre l'agression impérialiste en Libye. Aujourd'hui cela fait deux mois que ce pays est en permanence bombardé par les pays de la coalition dont la France. En même temps, la France est intervenue militairement pour renverser son ancienne marionnette Laurent Gbagbo afin de placer un nouveau dictateur fantoche à la tête de la Côte d'Ivoire. Mais il ne faut pas se tromper car Gbagbo, comme Khadafi sont du côté des oppresseurs des peuples et ont depuis longtemps livré leurs pays respectifs au pillage des impérialistes.

 

En tant qu'organisation communiste de jeunesse, nous dénonçons cette intervention impérialiste et plus particulièrement le rôle de la France, du gouvernement Sarkozy derrière lequel se groupe une union sacré allant des réactionnaires aux sociaux démocrates, tous défendant, plus que les autres cette politique impérialiste. De même, nous nous opposons à l'envoi des jeunes en Libye et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les en empêcher. Pas un seul jeune des milieux ouvriers et populaires ne doit mourir pour servir les desseins de l'impérialisme français !

 

Dans ce pays, aucune véritable force ne s'est levée et a fait campagne pour dénoncer l'attitude de l'impérialisme français. La plupart des organisations se réclamant du marxisme-léninisme ont pris position contre cette agression, c'est une bonne chose, mais leur dispersion ne permet pas de renverser le rapport de force. Bien au contraire, on ne parle plus aujourd'hui de l'intervention française en Libye et en Côte d'Ivoire parce que personne n'a déployé une force capable de s'opposer à cette guerre. 

 

Malgré des divergences idéologiques qui existent entre nos diverses organisations, nous avions le devoir de nous unir afin de combattre cette agression mais personne n'a repris la proposition du ROC-ML. Ici et là, localement, des organisations se sont unies sur la base de la proposition du ROC-ML, d'autres encore regrettent que leurs groupements respectifs n'aient pas répondu positivement au ROC-ML. Alors que nous bavardons ici en France, les bombes pleuvent sur Tripoli et Abidjan. Nous sommes responsables de notre inaction devant les peuples opprimés et si nous persévérons dans le refus de l'unité d'action que nous reproposons ici, alors nous serons coupables d'avoir manqué à notre devoir d'internationaliste et complice de crimes impérialistes pour n'avoir pas agi quand il le fallait.

 

Aujourd'hui vous êtes libres de refuser cette proposition unitaire mais il n'existe pas plus grand enchainement à l'impérialisme que de refuser d'unir nos forces pour le combattre ici en France. La JCML regroupe des jeunes marxistes léninistes, elle est la première organisation de jeunesse depuis plus de 40 ans et a choisi de se rattacher au ROC-ML parce qu'elle estime que c'est là où se trouvent les forces dynamiques capables de réaliser l'unité des marxistes léninistes de France. Par notre jeune âge nous représentons en grande partie l'avenir du mouvement communiste de ce pays. Nous avons dans notre ordre du jour la destruction de l'impérialisme français, que toutes les forces luttant réellement dans cette direction se mobilisent pour dénoncer l'intervention en Libye et Côte d'Ivoire.

 

Sachez que la JCML reprend le drapeau des luttes anti-impérialistes menées par nos aînés jeunes, de la lutte contre l'occupation de la Ruhr, la guerre du RIF, du soutien à la République espagnole, du combat pour l'indépendance de l'Algérie à la lutte contre la guerre du Viet-Nam, nous mènerons cette lutte jusqu'à la victoire !

 

Menons campagne contre l'agression impérialiste en Libye et Côte d'Ivoire (meeting, manifestations) !

 

En avant jusqu'à la libération des peuples opprimés par notre impérialisme !

 

La JCML

 

Le 20 – 05 – 2011

 

jcml.nationale@yahoo.fr

 

 

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Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans Communiqué de presse
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commentaires

Tourtaux 21/05/2011 08:34


Chers camarades, je ne sais plus si je vous ai fait parvenir ce texte qui concerne en particulier les jeunes communistes lors de la Guerre d'Algérie.

>
BRUAY LA BUSSIERE : Invité par le Front Solidaire des 5 Unions Locales CGT d'Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers dans le cadre de la Commémoration des 140 ans de la Commune de Paris de mars à
juin 1871 et du 70ème anniversaire de la Grève des mineurs de mai à juin 1941, contre le patronat des mines et les nazis,
>
> TEXTE DE MON INTERVENTION LE 30 AVRIL 2011 AUTOUR DE MON OUVRAGE " GUERRE D'ALGERIE. SOUVENIRS D'UN APPELE ANTICOLONIALISTE "
>
> Je n'interviendrai que sur mon vécu de la Guerre d'Algérie.
>
> Il ne faut pas s'attendre à trouver dans mon livre d'extraordinaires histoires de combats héroïques.
>
> Adolescent, je me suis engagé politiquement avec le PCF, c'était en1958. Dans la foulée, en 1959, avec quelques camarades, nous avons créé un cercle de l'Union des Jeunesses Communistes de
France (UJCF) dont je devins le Secrétaire. Comme tous les militants communistes de l'époque, nous dénoncions la guerre coloniale menée en Algérie, en notre nom, par De Gaulle.
>
> Cet ouvrage est écrit par un ouvrier, un autodidacte. J'y relate dans le jargon du bidasse un vécu très dur.
>
> Il ne faut pas s'attendre à y voir l'érection d'une statue glorifiant l'armée française.
>
> Mon témoignage est un hommage à la poignée de soldats anticolonialistes qui, malgré les risques encourus, se sont battus clandestinement contre la guerre.
>
> Notre combat clandestin avait pour but de faire prendre conscience aux autres soldats moins politisés, que cette guerre était inutile et sans issue.
>
> Notre travail a fini par payer puisque lors du putsch des généraux félons, en avril 1961, les bidasses n'ont pas suivi les factieux et ont fait échouer la folle aventure de ces généraux et
autres hauts gradés carriéristes, grassement payés pour faire tuer des pauvres gus sur l'autel du capitalisme.
>
> Les bidasses tombés sur cette terre lointaine ne sont pas morts pour la France comme on veut le faire croire mais uniquement pour les tenants du fric . Il en est ainsi pour toutes les
guerres.
>
> Ce livre dénonce les violences, les sévices subis en notre qualité de militants anticolonialistes, jeunes communistes pour la plupart. Ces sévices, des raclées terribles, étaient perpétrées
par des gradés.
>
> Après 40 années de militantisme au PCF, la mort dans l'âme, j'ai quitté celui-ci. Je suis toujours profondément communiste, envers et contre tout. Je n'accepte pas les graves dérives qui ne
correspondent plus à l'idéal pour lequel j'ai donné le meilleur de moi-même.
>
> Bien que n'ayant pas l'esprit cocardier, j'ai assumé d'importantes responsabilités au sein de deux associations d'Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ACVG) mais je n'ai jamais pris la
grosse tête pour autant. J'ai toujours refusé que me soit remise la croix du combattant de la Guerre d'Algérie car ce serait accepter un insigne incompatible avec mon idéal communiste.
>
> Je disais donc qu'avec le parti ( PCF) et notre cercle de l'UJCF, nous menions à notre modeste niveau, une lutte acharnée contre la Guerre d'Algérie.
>
> En 1960, à deux reprises, j'ai refusé de répondre aux convocations pour le conseil de révision, à Rethel, puis au chef-lieu du département, Mézières (Ardennes). Peu de temps après, les
gendarmes sont venus me trouver sur mon lieu de travail. Après m'être fait traiter de forte tête, promesse me fut faite d'une incorporation directe en unités disciplinaires où j'allais me faire
"mater à coups de poings dans la gueule et à coups de pieds au cul".
>
> Le 16 septembre 1960, les gendarmes sont venus me chercher et m'ont emmené menotté et tenu en laisse comme un chien. A la vue de tous, j'ai ainsi traversé la ville pour me rendre à la gare où
les gendarmes m'ont emmené faire mes trois jours à Commercy.
>
> Ma lettre de refus d'aller combattre le peuple Algérien était prête. J'en ai parlé à un de mes oncles, militant cheminot à la CGT et au PCF. Celui-ci m'a vivement déconseillé ce refus. Je
produis dans mon livre la copie de sa lettre datée du 4 août 1960 dans laquelle il me dit son désaccord. Mon oncle m'écrivait que les actions individuelles n'étaient pas payantes. Les sanctions
étant trop fortes pour ce genre d'actions. Mon oncle, militant communiste de longue date, pensait au contraire, qu'il fallait entrainer le plus de jeunes possibles dans l'action contre la Guerre
d'Algérie. Militer contre la guerre à l'intérieur de mon unité afin d'aider à une prise de conscience des jeunes appelés qui pour la plupart n'étaient pas politisés comme l'étaient les soldats
communistes.
>
> Le dirigeant communiste Etienne Fajon disait : "Résolument opposé à la guerre injuste d'Algérie, notre parti, qui comprend le drame de conscience de chaque jeune communiste, n'a jamais
considéré la désertion comme un moyen d'action susceptible de mettre un terme au conflit. Il est toujours demeuré fidèle au contraire, au principe éprouvé défini par Lénine : le soldat communiste
part à toute guerre même si elle est réactionnaire, pour y poursuivre la lutte."
>
> Selon Jean Brugié, dans son livre "Officier et communiste dans les guerres coloniales", les consignes nationales du PCF étaient : "Les communistes se doivent d'être présents sur tous les
terrains de combat de classe"... "Ils doivent être les meilleurs."
>
> Le 30 novembre 1960, Maurice Thorez, Secrétaire général du parti, prononce un discours dans lequel il déclare notamment : "Non, la voie n'est pas à l'insoumission, la voie reste celle que nous
a inculquée Lénine...
> C'est le travail de masse mené à l'armée, surtout à l'armée, pour combattre la guerre... Déserter, quitter l'armée, cela signifie laisser la masse des soldats...... aux mains des officiers
parfois fascistes, aux mains des ultras...
> Le devoir, c'est de travailler, c'est de faire le travail difficile, le travail pénible, le travail qui exige des sacrifices, qui coûte parfois des années de prison aux jeunes soldats"... ce
travail de l'ombre comporte de véritables risques."
>
> Durant toute la durée de mon service militaire, j'ai pu constater que peu nombreux furent les jeunes communistes qui se sont risqués à militer à l'intérieur de leur unité, en Algérie, où il y
avait la guerre, ne l'oublions pas.
> Nous ne serions pas 300 à s'y être engagés sur l'ensemble de tous les conscrits incorporés, qui se sont succédés en Algérie du 1er novembre 1954 au 3 juillet 1962 J'ajoute et c'est tout à leur
honneur, qu'il y a eu aussi des officiers de carrière qui étaient communistes, qui se battirent à leur façon, sur des positions de classe mais ils furent peu nombreux lors de la Guerre coloniale
menée par la France, en notre nom, en Algérie.
>
> J'ai donc été incorporé direct en Algérie dans une compagnie disciplinaire pour y effectuer mon CI (Centre d'Instruction). Ce fut un CI très dur.
> A l'intérieur du camp de Oued-Smar, une prison interarmes qui était un bagne militaire où les soldats internés y subissaient des sévices graves tels les tabassages, certains entrainant parfois
l'hospitalisation. Les soldats détenus dans "La Villa", c'est ainsi qu'on l'appelait, étaient pour la plupart des gars du contingent. J'ajoute qu'il y avait promiscuité entre les soldats appelés
internés politiques et les appelés de droit commun. ll faut savoir qu'un gus pouvait se trouver interné pour un simple défaut de cravate.
> Pour ma part, j'ai été interné dans ce bagne une semaine durant. J'ajoute que le bidasse qui y a été détenu, ne serait-ce qu'une seule journée, en est marqué de manière indélébile pour toute
sa vie.
>
> L'an dernier, un de mes lecteurs, ancien de la Section de Protection (SP), voisine de la prison-bagne, qui y a été interné une journée, m'a téléphoné. Je fus frappé des "détails" dont il se
souvient, bien qu'il n'ai séjourné qu'une journée au bagne de Oued-Smar.
>
> Nous terminions nos classes et allions être mutés dans nos unités respectives lorsque dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, éclata le putsch des généraux factieux. Je voudrais rappeler que nous
n'avons pas attendu après De Gaulle pour réagir.
> Lorsque celui-ci s'est exprimé à la télévision, nous étions déjà en refus d'obéissance.
> Le fer de lance du putsch des généraux félons en était le 1er Régiment Etranger de Parachutistes (1er REP), celui-là même qui, alors qu'il était en fuite, le 26 avril 1961, entre
Maison-Blanche et Mouzaïaville, vit ces hommes ouvrir le feu à l'arme automatique sur d'autres soldats de l'armée française.
> Les soldats qui se firent allumer par ces mercenaires étaient des gus du contingent dont je faisais partie; nous étions moins d'une quinzaine. Les "courageux" soldats d'élite du 1er REP
fuyaient lâchement. La débandade !
>
> Je fus muté dans un secteur chaud de la Mitidja, près des gorges de la Chiffa, que connaissait bien le camarade Henri Alleg. Dans son ouvrage "Prisonnier de guerre", Henri Alleg écrit ... la
traversée des gorges de la Chiffa où les attaques de l'ALN sont quotidiennes ..."
>
> Avec deux camarades communistes appelés, je militais clandestinement au sein de mon unité contre la guerre. J'ai été dénoncé et immédiatement embarqué en avion pour une destination inconnue,
sous escorte armée, comme un gangster. Je fus affecté comme artificier dans une soute à munit