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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 08:53

POUR GAGNER, LA LUTTE DES PSA DOIT DEVENIR

LA LUTTE DE TOUS LES TRAVAILLEURS

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Depuis quelques mois, les annonces se multiplient autour des fermetures d’usines du constructeur automobile PSA qui souhaite restructurer son industrie. Ce sont 8.000 emplois qui se trouvent menacés dans

tout le pays, touchant plusieurs sites dont celui très popularisé d’Aulnay-Sous-Bois (3.000) qui fermerait intégralement. Des annonces de licenciement ont aussi éclaté à Flins (300), à Poissy (702), Mulhouse (273), en Moselle (94), à Sochaux (579) et à Rennes (1400), sans bien entendu compter les intérimaires, les ouvriers sous-traitants qui pourraient pâtir de ces restructurations. Le cas de PSA n’est pas isolé et il s’agit seulement de la face visible de l’iceberg des fermetures d’usines : il se situe dans le cadre de la crise générale du capitalisme qui touche actuellement la France. Effectivement, d’après les informations dont nous disposons, ce sont 56 000 emplois qui risquent d’être menacés dans les mois à venir.

La situation des ouvriers de PSA n’est donc pas un cas isolé et tous les travailleurs qui subissent actuellement des licenciements peuvent se reconnaitre dans cette lutte. Face à la restructuration de nombreuses entreprises capitalistes en France, l’ensemble des prolétaires doit s’organiser pour refuser les fermetures d’usines, les plans sociaux, les menaces sur les conditions de travail. Aujourd’hui, face à cette situation la construction d’un rapport de force national est une nécessité impérieuse pour faire plier PSA et les autres entreprises qui procèdent à des plans sociaux. PSA est en ce sens un exemple national permettant de comprendre la voie générale à suivre pour tous les prolétaires.

 

LA DIRECTION DE PSA CHERCHE A MAINTENIR SES TAUX DE PROFIT

 

L’entreprise PSA est prise dans la bourrasque de la crise systémique du capitalisme et pour y faire face, pour rester compétitive face aux monopoles concurrents, elle se voit dans l’obligation de restructurer sa production. Et ce n’est pas par méchanceté ou incompétence mais pour répondre à la nécessité de maintenir des taux de profit maximal qu’elle procède à ces plans sociaux. Il en sera ainsi tant que le système capitaliste n’aura pas été renversé.

Bien entendu, pour mener à bien ses objectifs funestes pour les ouvriers, PSA n’a pas hésité une seule seconde à utiliser le mensonge et la démagogie pour retarder la résistance de la part des travailleurs. Jusqu’au 12 juillet 2012, la direction a menti affirmant qu’il n’y aurait pas d’annonce de plan de licenciements. Aujourd’hui, après les déclarations et les réunions du Comité Central d’Entreprise (CCE), PSA présente des pertes de 819 millions d’euros au premier semestre de 2012 et un chiffre d’affaires en diminution de 5,1 %. L’entreprise met en avant les effets de la crise économique en Europe qui pèse sur l’achat de voitures pour justifier les fermetures d’usines : ses ventes ont diminué de 9,5 % en juin 2012.

 

Et il est vrai que la crise du capitalisme est bien réelle et le cas de PSA montre qu’il s’agit véritablement d’une crise de surproduction. En effet, d’après de nombreux experts bourgeois, PSA est confronté comme nombre de ses concurrents à un problème de surcapacités productives. Le site d’Aulnay serait un cas typique de cette surproduction car spécialisé dans la fabrication de petites citadines, c’est ce secteur qui serait le plus touché par les problèmes de surcapacités par rapport à la demande. En réduisant sa production et ses effectifs et en augmentant la productivité du travail, PSA compte ainsi optimiser son taux de profit et être compétitif face à ses concurrents. Il ne s’agit guère d’une mauvaise gestion comme le prétendent beaucoup de politiques (y compris de la gauche et de la « gauche de la gauche ») et de dirigeants syndicaux mais des conséquences des mécanismes du système capitaliste lui-même. C’est bien le système capitaliste et ses lois économiques qui sont en cause, et on ne supprimera pas leurs effets, si on ne s’attaque pas à la cause.

 

 

MONTEBOURG SERT LES INTERÊTS DE PSA !

 

 

Face aux conséquences sociales anti-ouvrières du plan de restructuration de PSA et devant le risque d’un affrontement de classe qui s’étendrait aux autres entreprises en voie de fermeture ou de restructuration,

Le gouvernement joue sur deux tableaux :

Le premier : Apporter au capital de PSA l’aide financière lui permettant de développer une activité de production dans des filières qui ne sont pas encore frappées par la surproduction mais où la recherche technique coûte cher : c’est le cas des voitures électriques et hybrides.

L’Etat accordera donc une aide financière accrue à la recherche et, pour doper la consommation, elle augmentera les bonus attribués aux véhicules non polluants pour en abaisser les prix de vente.

Le second : Obtenir des syndicats des concessions sur les salaires, sur l’emploi et les conditions de travail en échange de promesses de maintien d’une activité sur les sites menacés de fermetures. C’est l’éternel chantage emplois contre salaires. Le tout étant de diminuer le coût du travail au nom de la sacro-sainte compétitivité.

 

 

LES TRAVAILLEURS DISENT NON AUX PROPOSITIONS
DE PSA ET DE MONTEBOURG !

 

Si certains syndicats, traditionnels collaborateurs de classe, se plient à cette logique patronale et gouvernementale,  les ouvriers eux, ont des intérêts contraires. Leurs intérêts c’est de maintenir toute l’activité sur les sites, de garder tous les emplois y compris les précaires qui doivent accéder au CDI, de toucher des salaires suffisants face à la hausse des prix, de travailler dans des conditions correctes sans être soumis à la flexibilité selon le bon vouloir la direction. Qu’importe si PSA doit perdre de l’argent à maintenir l’emploi et le salaire des travailleurs, vendre ses stocks en dessous de leur valeur, que l’Etat soit mis à contribution, sa crise ce n’est pas notre crise, mais celle d’un capitalisme qui mène la société à la catastrophe. L’affaiblir c’est rapprocher le moment de l’édification d’une société nouvelle débarrassée de la domination du capital et des maux qui l’accompagnent.

 

Dans cette lutte les travailleurs sauront discerner quels sont les syndicats, les militants et les organisations qui les soutiennent et défendent leurs revendications de classe. L’unité des travailleurs est une condition importante de l’efficacité de la lutte. Certains  syndicats se positionnent déjà sur le terrain de la négociation avec les patrons et l’Etat pour simplement obtenir de bonnes conditions de « reclassement » et d’ « accompagnement ».   Aussi les ouvriers engagés  dans la lutte, adhérents de ces syndicats  doivent s’opposer à ces manœuvres et  s’engager aux côtés des autres travailleurs syndiqués ou non syndiqués pour combattre ensemble les mesures patronales.

 

Ils apprendront par la lutte et dans la lutte que pour gagner, les réunions syndicats-direction ne suffiront pas, qu’il va falloir un haut degré d’organisation et de mobilisation. Sur le site d’Aulnay, d’abord,  mais aussi en coordination avec les autres sites PSA et au-delà avec toutes les entreprises aujourd’hui touchées par les fermetures et les restructurations. La lutte à l’échelon local est insuffisante, La lutte des PSA doit devenir la lutte de tous les travailleurs de France. La solidarité active de tous est nécessaire.

 

Il appartient aux éléments conscients, progressistes et révolutionnaires d’organiser partout (dans les usines, les chantiers, les bureaux et les grands magasins, dans les quartiers populaires, les villes, et à l’échelon national), la solidarité et le soutien aux initiatives des ouvriers en lutte.

 

Un vaste  mouvement général doit naître pour affirmer haut et fort : Les fermetures et les plans de licenciement, ça suffit ! Les travailleurs n’acceptent plus d’être considérés comme des Kleenex !

 

A Aulnay comme sur les autres sites, doivent retentir les mots d’ordre :

 

AUCUN LICENCIEMENT ! MAINTIENT DE L’EMPLOI ! TITULARISATION DES TRAVAILLEURS PRECAIRES ! CONTRE L’AGGRAVATION DE LA FLEXIBILITE ! POUR LA REVALORISATION DES SALAIRES ! 

 

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Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans ROC ML
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