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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 15:16

 

 

TRAVAILLEURS ET CAPITALISTES  FACE A  LA CRISE
DU SYSTEME CAPITALISTE

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Depuis le temps que l’on nous parle de crise, la voilà qui se manifeste au grand jour pour ce qu’elle est vraiment, une  crise « classique » de surproduction, déjà prévue et décrite au siècle dernier par Marx.

De nombreux secteurs de la production industrielle  énergie, transport, chimie, biens de consommation, sont touchés. D’énormes quantités de produits sont mises sur le marché et ne trouvent pas d’acquéreurs, bloquant le cycle de reproduction du capital avec profit. Des entreprises font faillite, les plans sociaux se multiplient. L’Etat, qui selon la sacro-sainte idéologie libérale ne doit pas se mêler des affaires économiques, est appelé au secours et multiplie les mesures en faveur des capitalistes pour tenter de surmonter cette crise.

 En fait cette crise  avait déjà commencé à se manifester par la « crise » du secteur financier. Les premières nuées d’orage nous sont venues d’outre atlantique avec la « crise » de subprimes, l’éclatement des bulles financières, les krachs de banques, avant d’atteindre le continent européen. Le capital financier « voyou » a été désigné par certains comme le responsable qu’il suffirait d’encadrer, de moraliser pour retrouver le capitalisme florissant  d’après-guerre.  Cela d’ailleurs été un des thèmes de campagne des dernières élections présidentielle du Front de Gauche.

Et cela pouvait faire illusion. La spéculation à la bourse, sur les marchés financiers, s’est manifestée par des affaires retentissantes comme l’affaire du trader Kierviel en France. Mais cette spéculation effrénée est en fait organisée par les institutions financières elles-mêmes, les banques en première ligne,  pour faire « de l’argent ». C’est en fait une  lutte entre requins pour se disputer l’énorme masse de capitaux qui ne trouvent plus de rentabilité suffisante pour s’investir dans  l’économie productive. Ces « marchés »  se nourrissent aussi des dettes contractées par les Etats pour maintenir à flot la société capitaliste dont ils ont la charge. Ils prêtent à des taux d’intérêt conséquents, « sans forcer », sans s’investir dans la production et en diffusant l’illusion que l’argent seul peut rapporter de l’argent. Mais les Etats trouvent leurs ressources dans la vie économique réelle, par les impôts principalement. Quand cette économie s’enraye, les difficultés s’accumulent et l’Etat se trouve à la veille d’une faillite retentissante. Les spéculateurs, les  marchés s’en inquiètent  et une autre crise survient, la  « crise de la dette ». Ils pressent les Etats d’intervenir pour régler les difficultés qu’ils ont engendrées. Et bien sûr c’est ce qu’ils font  quel que soit  le personnel politique de droite ou de gauche qui dirige cet Etat. Les Etats apparaissent ainsi au grand jour comme  les garants d’un système qui a atteint ses limites et qui doit disparaitre.

LES CAPITALISTES FACE A LA CRISE

Le coupable de tous ces maux est désigné : le travail. Les médias s’en donnent à cœur  joie.   Economistes, politologues se relaient pour nous en convaincre. Pour le patronat, le « coût du travail » est toujours trop élevé et il faudrait le faire baisser.

Faire baisser ce coût du travail, c’est réduire les dépenses que l’Etat prend en charge à la place des capitalistes pour éduquer, soigner, transporter les travailleurs, ce que l’on désigne par les « services publics », c’est faire payer les  « charges patronales » de chaque capitaliste individuel par les contribuables.

C’est réduire au maximum les indemnités chômage et le nombre de chômeurs indemnisés. Le capital n’est en effet pas une institution charitable. Il n’a que faire d’entretenir des travailleurs dont il ne peut plus tirer profit. Pour lui, les chômeurs c’est l’affaire de Pôle-Emploi, des restaurants du cœur et des organismes humanitaires !

Et pour les travailleurs qui ont du travail, c’est réduire leurs salaires et pour chaque capitaliste individuel augmenter la productivité des travailleurs par l’intensification du travail, l’augmentation des cadences de production.

Mais ces mesures, même si elles étaient toutes intégralement appliquées sans rencontrer  la résistance des travailleurs,  ne peuvent résoudre la crise.

Le but de la société capitaliste est la réalisation du profit qui commence par  la production de marchandises.  Mais le profit ne peut se réaliser que dans la vente de ces marchandises sur le marché où le capitaliste industriel entre en concurrence avec d’autres qui produisent la même marchandise. Pour l’emporter Il doit donc produire moins cher, augmenter la productivité de son entreprise, mécaniser la production, diminuer la main d’œuvre employée. Il exclut de la sphère de consommation un nombre croissant de travailleurs, entrainant une nouvelle contraction du marché et une nouvelle crise encore plus grave que la précédente.

Au point où il en est arrivé, le mode de production capitaliste montre qu’il n’est plus capable de maîtriser les énormes forces productives qu’il a développées et qu’il ne peut que produire  misère et destructions.

Les solutions que les capitalistes prétendent appliquer ne résoudront en rien ses antagonismes fondamentaux qui résultent de la nature même de ce système basé sur l’exploitation de l’homme par l’homme. Elles ne peuvent que conduire à une misère encore plus grande des travailleurs  et  à un cycle de crise encore plus grave.

LES TRAVAILLEURS FACE A LA CRISE

Ainsi est jugé coupable ce  travailleur dont la seule liberté est de vendre sa force de travail au capitaliste !

Ainsi est jugé coupable ce travailleur qui n’a pourtant aucune responsabilité dans la « conduite » des affaires ! 

Ce travailleur, lui, ne comprend pas cette accusation, et il a raison. Comment peut-il être responsable, alors qu’il est mis en concurrence sur le « marché du travail » avec son frère prolétaire qui comme lui est obligé d’accepter des boulots précaires, à mi-temps, avec un salaire dérisoire  sous peine de se retrouver au chômage,  alors que  pour un nombre de plus en plus grand d’entre eux, le salaire ne suffit même plus à assurer les dépenses essentielles à sa vie (nourriture, logement, éducation des enfants..) ? Les travailleurs ne comprennent pas, en effet, et ils ne peuvent l’accepter. Ils le font savoir partout en Europe et dans le monde par une révolte légitime et salutaire pour s’opposer à l’austérité décrétée par le patronat, les banques internationales et les gouvernements bourgeois. Mais ils peuvent faire plus.

UNE ALTERNATIVE AU CAPITALISME EST POSSIBLE ET NECESSAIRE

La contradiction fondamentale qui nourrit les crises et qui engendre toutes les misères du monde (crises, famines, guerres, désastres écologiques, mise en danger de la vie sur terre…), c’est l’antagonisme entre le caractère social de la production (des milliers de travailleurs coopèrent pour réaliser un produit) et le caractère privé de la propriété des moyens de production, de l’appropriation des marchandises créées et de leur distribution. Sous le capitalisme, l’intérêt privé l’emporte sur l’intérêt social. Un capitaliste privé ne vise qu’à rentabiliser son capital, le faire croître en réalisant du profit. Dans cette quête, il se heurte aux mêmes prétentions des autres capitalistes. La concurrence entre eux est féroce. Elle détruit des forces productives, et peu importe pour un capitaliste les travailleurs qu’il licencie, les préjudices portés aux capitalistes d’autres secteurs et à toutes les autres conséquences ; car des travailleurs licenciés, mis au chômage, une usine qui ferme, et c’est toute l’économie locale qui est touchée.

Face à ces mécanismes destructeurs liés au capital privé, il existe une solution logique et faisable : enlever aux capitalistes la propriété et la direction des entreprises, et transférer cette propriété à la société pour produire dans l’intérêt collectif et en particulier dans l’intérêt des prolétaires. Le niveau où le capitalisme a porté la socialisation de la production, la concentration des moyens de production et des banques, quand la propriété d’une entreprise ou d’une société financière se décline en actions, obligations et autres papiers qui en font foi, rien de plus facile techniquement que d’exproprier les capitalistes de  l’industrie, du commerce et des banques. Un simple décret suffit pour rendre nuls et non avenus tous ces papiers, ces titres électroniques qui n’ont de valeur légale que sous le pouvoir des capitalistes. Un simple décret peut en décider. L’Etat capitaliste lui-même a eu recours à plusieurs reprises aux nationalisations des grandes industries et des banques au cours du siècle passé. Exproprier les capitalistes et transférer à l’Etat la propriété des monopoles industriels, commerciaux et bancaire n’est donc pas un problème technique.

En revanche, l’orientation économique et sociale que l’Etat va impulser dans l’activité du secteur nationalisé, voilà le problème posé. L’Etat va-t-il continuer à faire fonctionner les entreprises nationalisées comme des entreprises capitalistes ? Ou bien va-t-il avancer vers la construction de nouveaux rapports de production mettant la satisfaction des besoins sociaux des travailleurs au centre de sa politique ?

Voilà la question. Les expériences passées des nationalisations ont montré qu’elles ont contribué au renforcement du système capitaliste dans son ensemble et qu’en tout cas, elles n’ont pas mis ce système en danger.  Ce n’est pas de ces nationalisations-là  dont les ouvriers ont besoin. Ce dont ils ont besoin, c’est d’un autre système social, le socialisme, qui ne peut pas être construit par un Etat au service des intérêts généraux de la bourgeoisie, mais par un Etat dirigé par le prolétariat, la classe qui produit les richesses et qui doit arracher le droit de les répartir selon le principe «  A chacun selon son travail ». Et non plus « A chacun selon son capital ».

Prendre le pouvoir et édifier un tel état, tel est donc l’objectif politique à résoudre par la classe ouvrière.

 

ORGANISER LA LUTTE DU PROLETARIAT POUR ATTEINDRE CES OBJECTIFS

Cette perspective d’une société socialiste n’est pas une utopie, elle est la conséquence  du développement de la société capitaliste  elle-même qui crée les conditions matérielles de son existence. Elle crée aussi la classe qui a les moyens d’atteindre ce but : les prolétaires, cette classe qui ne possède que sa force de travail qu’elle est obligée de vendre aux capitalistes en échange d’un salaire  pour une certaine période de temps. La classe prolétarienne n’a aucun intérêt à exploiter quiconque et, en se libérant de l’emprise du capital, elle libère par là même toute la société. C’est la classe qui est porteuse d’un avenir harmonieux  de l’humanité.

Pour mettre en œuvre le socialisme, la question de la prise du pouvoir politique se pose devant elle. On l’a vu, les partis et les personnels politiques qu’ils soient de droite ou de gauche sont au service du capital et, en période de crise, leur action vise à le maintenir artificiellement en vie, sous perfusion.

Les prolétaires doivent se défaire de l’influence politique de ces représentants de la classe capitaliste bourgeoise au pouvoir et s’ériger en classe indépendante politiquement pour poursuivre leurs buts propres. C’est une tâche à long terme que tous les éléments les plus conscients de notre classe doivent prendre en main, en commençant par construire l’instrument essentiel de la lutte : un véritable parti communiste qui n’aura rien à voir avec la caricature grotesque qu’en donne l’actuel PCF, mais un Parti qui deviendra leur état-major pour les conduire dans la conquête du pouvoir politique par la lutte révolutionnaire anticapitaliste.

Cette tâche ne peut se réaliser que si le prolétariat à la tête  des travailleurs ne se résigne  pas et  fait reculer le capital  sur les  salaires, sur les licenciements, le chômage, la durée du temps de travail, la réduction des services sociaux.

Aujourd’hui toute lutte partielle dans un secteur donné, dans une entreprise ne peut être résolue indépendamment d’un soutien actif et résolue de toute la classe. Toute attaque contre une fraction donnée de travailleurs est une  attaque contre toute la classe. Toute lutte victorieuse renforce la position des autres travailleurs face aux capitalistes.

Les capitalistes n’hésitent pas à mettre en difficulté de vie des milliers de travailleurs. Les intérêts des travailleurs sont antagonistes avec ceux des capitalistes. Aussi peu importe pour les ouvriers que ces capitalistes soient en difficulté. Ce qui intéresse les travailleurs, c’est lutter pour les intérêts de leur classe. Les travailleurs doivent imposer par leurs luttes de classe des mesures, des lois qui leur soient favorables. Qu’importe si le capital y mange sa chemise, Qu’importe si l’Etat est obligé par la force de dépenser de l’argent en faveur des travailleurs, qu’importe que cela mette en difficulté tel ou tel capitaliste. Tout cela ne fera qu’accélérer la réalisation des objectifs généraux de la classe ouvrière, la prise du pouvoir et l’édification d’une société débarrassée du cancer capitaliste qui ronge la société.

Il est de la responsabilité des syndicalistes les plus combatifs et des communistes de défendre ces positions dans leurs syndicats, leurs quartiers. Ils populariseront des mots d’ordre comme : Unité de tous les travailleurs dans la lutte ! Solidarité active avec  tous les travailleurs en lutte !  (Pétitions de soutien, collectes, mobilisation des travailleurs d’un même secteur en lutte……)  Des mesures en faveur des travailleurs, non aux mesures en faveur du capital ! Coordination de la lutte des travailleurs au niveau national !

Il appartient à tous ceux qui se réclament sincèrement du communisme et aux syndicalistes combatifs de s’unir pour faire avancer l’unité et la solidarité  des travailleurs dans la lutte. Le ROCML est ouvert à toutes les initiatives allant dans cette direction et en prendra lui-même.

LE PROLETARIAT PEUT ET DOIT DIRIGER LA SOCIETE !

Pour en comprendre les causes voir  notre brochure  sur la crise économique

Pour le patronat ce qu’il doit payer  pour l’emploi d’un travailleur est toujours considéré comme un coût, il tentera par tous les moyens d’en réduire le prix.

En fait les  « les charges » patronales sont   une part de la rémunération du  travailleur, mais reversée directement à des organismes sociaux. C’est même reconnu par la législation européenne  « Une  rémunération est  le salaire ou traitement ordinaire de base ou minimum, et tous autres avantages payés directement ou indirectement, en espèces ou en nature, par l'employeur au travailleur en raison de l'emploi de ce dernier ». - point 2 de l’article 141, ex article 119, du traité d’Amsterdam.

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Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans ROC ML
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