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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 19:10



Ça y est ! On le savait, la crise économique allait être un ouragan dévastateur dans l’industrie, dans le secteur de l’automobile la production chute (- 25 % pour Renault au 4ème trimestre 2008), constat identique dans la construction. Dans le Béarn, les industries d’aéronautique sont en berne… Voila le chômage augmente et la colère des travailleurs commencent à se faire ressentir après des mois d’inquiétudes.

 

            Cela se passe à Oloron (64), dans l’usine de Lindt, qui vient de faire 14 millions d’euros de bénéfices au premier semestre 2008. Là, les ouvriers (900 employés environ et 600 saisonniers) réclament une augmentation de salaire de l’ordre 20 (ils demandaient au départ 60) euros brut par mois depuis mars dernier, mais la direction n’ira as au dessus de 15 euros brut… Le dialogue s’échauffe et dans la nuit du 21 au 22 octobre les ouvriers bloquent l’usine ! Après deux jours de médiation sans résultat concret l’usine reste bloquée, mais voilà le 23 octobre vers 19h une dizaine de véhicules de gendarmerie arrivent. Une trentaine d'hommes du PSIG de Pau et d'Orthez et de la brigade d'Oloron en sortent et foncent.

            L'intervention est brève. La bousculade, inévitable. Des femmes sont sous le choc. « Ils ont chargé ! C'était impressionnant. Je me suis retrouvée coincée contre le portail. Je m'étouffais. Ils m'ont fait mal à la jambe.

            C'est inadmissible. » Sous les sifflets et les insultes, les militaires forment un cordon de sécurité pour permettre la livraison de deux véhicules de transport de fournitures et de marchandises. « Lindt ne négocie rien et préfère envoyer les flics. Chapeau ! On a tout fait depuis mars pour discuter cette augmentation de salaire. On se fait charger pour 5 euros de différence entre ce que nous demandons et ce qu'ils veulent donner ».

            À 20 h 30, gendarmes et grévistes s'affrontent dans une nouvelle bousculade. Un camion doit sortir. La dispersion est très vite obtenue après usage des gaz lacrymogènes.

Leur revendication portait sur 60 euros par mois au printemps. Hier, ils étaient prêts à accepter 20 euros.

            Le chef d'entreprise estime avoir déjà accepté 23 euros bruts en début d'année. Et ne voulait pas aller au delà de 15 euros mensuels supplémentaires tout en proposant 50 euros par mois pour 2009.

 

            Il est certain que des luttes comme celle-ci se multiplieront, car la lutte de classe sera de plus en plus âpre dans les mois et les années à venir, va-t-on laisser les ouvriers révoltés seuls ? Les militants et militantes marxistes-léninistes doivent porter tout leur soutien aux travailleurs qui luttent pour leurs conditions de vie !

            Voila un travail communiste à faire, les exemples seront nombreux et se multiplieront, car les conditions économiques dans lesquelles seront plongées les ouvriers l’exigeront. C’est pour cela qu’il faut s’atteler à la rédaction d’un « En avant camarades ! » spécial expliquant la crise et ses conséquences. Il sera aussi nécessaire que tous les militant(e)s communistes se battent aux côtés des ouvriers qu’il n’y ait ou pas de parti !

            Les ouvriers de Lindt n’ont pas compris pourquoi l’armée les a chargés à deux reprises, ils n’ont pas compris pourquoi ils n’ont pas pu obtenir cette hausse de salaire ridicule alors que l’entreprise fait des millions de bénéfices en quelques mois ! Les luttes syndicales vont être dans un avenir proche des luttes auxquelles devront participer les communistes et n’attendons pas que la classe ouvrière soit découragée par maintes défaites, trahit par la multitude de capitulards, prenons dès maintenant les rennes de la lutte de classe là ou nos forces sont présentes !

 

SOLIDARITE AVEC LES OUVRIERS DE LINDT !

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 18:55

        
   
Malgré la courte euphorie sur la place des marchés financier mondiaux après les mesures prises par les politiques bourgeoises, la crise n’a pas finit d’être devant nous a l’instar des dires des larbins qui s'esclaffent jours et nuits proclamant la fin de la catastrophe ! Alors, oui le devoir des communistes c’est d’analyser la crise, comme le fait déjà le rédacteur en chef de « En avant camarade ! » et comme l’a entrepris la JCML du Rhône sur leur journal l’Etoile rouge. Mais ce qui va être décisif dans l’avenir proche c’est la façon dont les marxistes-léninistes vont user de tactiques pour que la crise économique transforme un prolétariat qui depuis des années subit dans un état comatique toutes les offensives du Capital en un prolétariat révolutionnaire. Le constat sur le terrain est inquiétant pour tous les prolétaires, ils sont inquiets pour leurs emplois, inquiets pour leur pouvoir d’achat, inquiets pour l’avenir de leurs enfants…

 

 

         Quelles réponses nous leurs donnerons et sous quelle forme ? Partir du fait que nous sommes très faibles et peu représentés en France. Peut être faudrait-il tenter de recréer des associations prolétariennes comme l’ont fait Marx et Engels dans les années 1840-1850 quand il n’existait pas encore de parti. Avec ou sans nous, la classe ouvrière va, au fur et à mesure que la crise s’accentuera, chercher des solutions, ou va entreprendre des révoltes spontanées (on peut imaginer que le recours qu’elle trouvera serait de briser leurs machines). C’est durant cette période où la classe ouvrière acculée face a la crise, aura besoin d’une avant garde qui non seulement expliquera la crise mais en sera le front dirigeant de la lutte, bien évidemment il nous manque encore une fois l’outil indispensable c'est-à-dire le parti, mais un travail d’explication et d’agitation peut dors et déjà être fait.

 

 

         « La crise prouve que les ouvriers ne peuvent pas se borner à la lutte pour obtenir des capitalistes telles ou telles concessions isolées… la faillite se produit et les capitalistes, non seulement reprennent toutes les concessions qu’ils avaient faites, mais profitent encore de l’impuissance des ouvriers pour diminuer encore les salaires. Et il en sera fatalement ainsi jusqu’au jour où les armées du prolétariat socialiste renverseront la domination du capital et de la propriété privée. » (Lénine)


            La jeunesse de Pau entreprend à cet effet une analyse non seulement sur la crise mais aussi sur la direction du mouvement, sur la forme qu’il faudra lui donner. Il semble évident que le travail prioritaire a tous les éléments révolutionnaires c’est bien la construction du parti d’avant-garde, car sans lui le prolétariat est déjà perdu dans l’âpre lutte qui l’attend face aux requins capitalistes.

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 17:51


(Sur la pratique au sein des mouvements sociaux, se rapporter  à l’article de la JCML du Rhône dans le En avant camarade n°6 )

            Les Pyrénées Atlantiques sont depuis un mois environ en proie à la contestation vis-à-vis des réformes Darcos dans l’éducation, qu’elles soient dirigées dans l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur. Les manifestations, les assemblées générales se succèdent et rien n’aboutit. Les lycéens sont à la pointe de la mobilisation, soutenus par des professeurs souvent peu conscientisés, dont les centrales syndicales réformistes jouent le rôle de poids mort dans le mouvement quand elles ne jouent pas le rôle des briseurs de grèves.

            Les lycéens dont les leaders ont été bien éduqué au jeu de la démocratie bourgeoise repoussent toute action violente, « écoutent » la police, la remercie pour avoir bien fait son travail de sécurité (sic) (bien sûr, c‘est de la naïveté!)…se contentent de manifestations banales comme les aiment le bureau confédéral de la CGT… Pourtant il suffit de peu pour qu’une action se radicalise. Quelques personnes ou étudiants en tête du cortège peuvent à elles seules changer le parcours prévu, bloquer ou envahir un lieu stratégique. Et les lycéens, étudiants, dans leur grande majorité suivent. Le mouvement étudiant lycéen s’il veut faire aboutir ces revendications a intérêt alors qu’il a le vent en poulpe à durcir ses moyens d’actions, à passer à des actions plus dérangeantes pour nos dominants, à en finir avec les promenades de santé.

            Les étudiants quant à eux sont confrontés à de multiples difficultés. La faculté de Pau a beau faire des AG, bloquer un jour, se faire débloquer le lendemain; le nombre d’étudiants mobilisés n’augmentent guère…

            La question que nous pouvons nous poser, c’est pourquoi cela? Pourquoi les étudiants ne se mobilisent ils pas?

            Quelques pistes peuvent être lancées: =>Le comité de mobilisation se couperait de la base avec des attitudes de renfermement (réunion du soir où tout le monde ne peut venir finalement, soit par manque de « courage », par impossibilité, timidité…etc.), et d’opportunisme (penser à l’image du mouvement, ou encore des petits bénéfices personnels, mise en valeur, capitulards…etc.) dont font preuve de très nombreux leaders étudiants, petits bourgeois, se prenant pour l’Elite.

=> Une stigmatisation envers les éléments ne se mobilisant pas. Pas de différence faite entre les membres de l’UNI et l’enfant du prolétariat qui faute de moyen ne peut se mobiliser, participer au mouvement. C’est ici un point central! L’université est le reflet de la société, c’est-à-dire que la jeunesse n’est pas une classe. Nous retrouvons à l’université ceux qui possèderont les moyens de production et ceux qui, faute de ne pas posséder de capital, ne pourront que vendre leur force de travail à ceux qui possèdent ces moyens de productions. Et de nombreux étudiants issues de la classe ouvrière (10% des étudiants sont fils d’ouvriers (1)) ou du prolétariat n’ont d’une part pas la conscience, sont résignés ou n’ont pas les moyens de se mobiliser (job pour se payer les études, parents qui financent et impossibilité pour eux de rater sinon, départ dans le monde du travail). Pourtant ce sont ces gens là qu’il faut convaincre plutôt que de s’acharner à les traiter de « collabos »…etc. Un travail doit être fait en amont: il s’agit d’étudier les problèmes des inégalités scolaires (reproduction sociale des différentes classes) (on peut regretter que le syndicat étudiant de lutte palois ne se forme pas assez théoriquement!!). Et dans un second temps, mener un travail de fond sur les conditions matérielles des étudiants, préalable pour conscientiser des éléments réticents mais ayant des intérêts antagoniques avec la Bourgeoisie, avec l’Uni, et tous ces laquais au service du capital.

            Enfin, la confrontation avec l’Etat: l’Etat au service de la bourgeoisie utilise tous les moyens afin de contrer, essouffler le mouvement. Le 5 décembre 2008, la manifestation lycéenne était jugée illégale et interdite. Le lycée bloqué de Mourenx a été vidé par la gendarmerie à l’appel du proviseur, et les gendarmes ont fait croire à des relevés d’empreintes sur les vitres. A Pau, la police tend à intervenir beaucoup plus dans la manifestation, à menacer les lycéens d’arrestation en cas de simple déviance du trajet de la manifestation. De même le soir du 10 décembre, après une manifestation, les Renseignements Généraux ont appelé un des « leader » lycéen afin de le mettre en garde…Ce même jour, 6 camion de CRS étaient présent en ville en cas de « possibles débordements »…Voila ici le véritable visage de l’Etat, un Etat au service de la classe dominante qui n’hésitera pas à matraquer les jeunes si ceux-ci en arrive à un durcissement de la lutte pour faire entendre leurs revendications.

            Nous, communistes, nous soutenons cette lutte et nous avons un rôle de conscientisation au sein de la jeunesse: nécessité d’un Parti communiste, aborder la violence de masse, lutte contre le mouvement spontanéiste, contre le réformisme, l’opportunisme…etc. Notre rôle est primordial!!

 

(1): LEGER (A.), « une école inégalitaire ».

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 14:57

 

Depuis environ trois semaines, une tentative mouvement étudiant tente de se développer sur le campus palois, à propos de la réforme du CAPES qui vise à une masterisation des diplômes, une sélection toujours plus accrûe qui vise à diminuer le nombre de professeurs. Ce décret vise en fait à créer une élite sans esprit critique, au service de la classe dominante (voila à quoi pourra bien servir le nouveau fichier de surveillance de l’opinion des profs !). Déjà que le relevait une historienne, Annie Lacroix Riz, la recherche scientifique est mêlée à l’entreprise et le débat scientifique absent ; maintenant il ne reste plus qu’à éliminer le semblant d’esprit critique qu’il restait et renforcer l’inégalité des chances entre les fils d’ouvriers et les fils de cadre… L’université ne sert en fait qu’à reproduire les classes existant déjà.

            Outre cela, les lycées se mobilisent contre toutes les lois de Darcos, ministre de l’éducation, contre les suppressions de postes.  A Pau, l’université tente de se mobiliser sans succès, les AG se succèdent ainsi que les manifestations mais au cours de la dernière manifestation, la mobilisation fut très faible. Par ailleurs, les lycées entrent en plein mouvement puisque des blocages de lycées, des manifestations lycéennes se font de plus en plus nombreuses dans Pau. Mais malheureusement, si les lycéens ne sont pas rejoints dans leurs luttes par les étudiants, les professeurs, tous les travailleurs en lutte, ils n’auront qu’à retourner dans la bergerie… Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est une convergence des luttes, et un mouvement fort qui puisse durer afin de faire craquer les gouvernants en place. C’est pourquoi la Jeunesse marxiste de Pau a aujourd’hui comme mot d’ordre la démission de Xavier Darcos ! Ceci permet la convergence des luttes de tous les domaines de l’enseignement. Faire sauter ce ministère, ça n’est pas que symbolique, ça serait à court terme faire sauter tous ses projets de loi. Et c’est aussi un pas en avant vers des revendications plus radicales. Bien entendu, en proposant la démission de Darcos, la J.M.P. ne s’attend pas à une révolution, mais seulement à une victoire à court terme des jeunes et des travailleurs de l’éducation, en faisant provisoirement reculer le gouvernement au service de la bourgeoisie.

            En effet, la J.M.P. prend part à tous les combats que mènent en première ligne les lycéens, la J.M.P. a été présente au côté des étudiants jeudi 20 novembre, les militants de la J.M.P. ont été présent avec les lycéens le 27 novembre. Le samedi 22 novembre, la J.M.P. a pris part active à la manifestation des postiers afin de sauvegarder leur condition de travail. Elle a pour tâche d’être présente, de lutter aux côtés de la classe laborieuse et de propager le socialisme scientifique, la révolution socialiste dans les masses.

            Mais que faire sans parti ? Sans une réelle organisation véritablement communiste en France ? Pas grand-chose. Quelle est la perspective à offrir aux travailleurs si il n’y a pas de parti ? On en revient toujours au même problème ! A nous de construire ce Parti !!!

 

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 16:07

« La surpopulation ne provient pas des lois naturelles, mais du mode capitaliste de production : l’excédent de la population existe que par rapport aux besoins du capital, mais nullement par rapport aux moyens de production qui, eux seraient capables d’occuper cet « excédent » de population et de produire ses moyens de subsistance ».

  Ce paragraphe extrait des Principes de l’Economie Politique de L. Ségal est la vision marxiste de l’existence du chômage, car les savants bourgeois ont encore une fois mystifié les lois économiques, en démontrant que le chômage était due plus ou moins, soit à la « nature humaine » qui fait trop d’enfants, que la population ouvrière croit plus vite que les moyens de production ou bien à l’incompétence du chef de l’Etat à donner du travail pour tout le monde… Mais jamais personne n’analyse le chômage (ou surpopulation relative) à l’aide de l’outil matérialiste-dialectique, personne n’explique que le chômage est une « conséquence du mode capitaliste de production, la surpopulation relative devient à son tour la condition de l’existence et du développement du capitalisme ». (L. Ségal, Principes d’Economie Politique)
  Aujourd’hui les travailleurs sont, dans une certaine proportion, touchés par le chômage qui est en partie la cause de réductions de salaires (concurrence des travailleurs sur le marché de l’emploi, les uns se vendant moins chère et dans des conditions difficiles).
  Il est maintenant compliqué d’aborder le sujet du chômage, tant le marché de l’emploi s’est complexifié et aussi de la confusion que les masses font sur ce qu’est le capitalisme et son fonctionnement.
  Un chômeur, dirons-nous, est une personne qui perçoit une allocation chômage. Pour le Bureau International du Travail (BIT) sont exclues du chômage les personnes qui travaillent plus d’une heure pendant la période de référence ( !!!) et sont exclues des listes de d’ANPE les personnes qui ne sont pas en recherche active d’emploi de même que pour toucher l’allocation chômage, les conditions sont rudes et exclues la jeunesse, précarise les invalides, paupérise les travailleurs en fin de carrière… Un vrai parcours du combattant pour la classe laborieuse qui subit de plein  fouet les lois du capital.
  Pour notre part le chômage n’est pas accidentel, ni combattue par la politique classique (P«C»F, PS, UMP…) mais elle est un produit nécessaire au mode de fonctionnement bourgeois (une nécessité économique). L’exploitation salariée crée une masse de richesses qui ne peuvent pas être intégralement écoulées par le canal de la consommation des masses travailleuses (la somme des salaires correspondant à une fraction de la production sociale assurant la survie des travailleurs). Le capitalisme crée donc un surplus de marchandises invendues. La force de travail, elle-même marchandise, n’échappe pas à cette règle. Ces invendus attisent la concurrence entre les vendeurs (entreprises comme travailleurs), qui vient renforcer cette contradiction sociale : car pour vendre prioritairement sa production face à la concurrence il faut baisser le coût de la force de travail, mais ainsi, on vient ainsi réduire davantage les débouchés... Voilà sommairement comment il faut aborder l’explication du chômage. De même, la concurrence entre les vendeurs de la marchandise ‘force de travail’, qui rend les travailleurs ennemis sur le marché de l’emploi, constitue la base matérielle engendrant le racisme dès que se mélangent des communautés nationales différentes.
  D’une part le nombre de travailleurs au chômage apporte une concurrence et donc fait pression sur les salaires et amène la division au sein de la classe ouvrière (le mythe de l’étranger volant le travail des français). D’autre part, le développement du capitalisme se produit par l’extension inégale de la production. Sans cette surpopulation le capitalisme ne pourrait pas fonctionner ainsi car à chaque fois il se heurterait au manque de main d’œuvre. L’ensemble des chômeurs est donc « 
l’armée industrielle de réserve » (K. Marx).
 
De cette nécessité découle une nouvelle contradiction dans le fonctionnement du capitalisme, cette masse inoccupée fait grandir le mécontentement de la classe ouvrière face à ses spoliateurs (le capitalisme forme l’armée qui la détruira),  la bourgeoisie des pays impérialistes achètent alors la paix sociale à l’aide des allocations chômage (d’ailleurs plus la situation économique est tendue, plus la bourgeoisie « économise » et jette en pâture ces bras inutiles) mais la bourgeoisie y perd surtout de la plus-value chez ces travailleurs inoccupés !


Source : statistique OCDE (1978-2007 ; bleu : France ; rouge : UE ; vert : G7)
 
Premièrement au regard de la courbe du chômage en France, impossible de montrer les bienfaits ou les méfaits d’une politique de « gauche » ou de droite. On observe qu’avec l’aboutissement du capitalisme mondial (impérialisme) les courbes suivent à travers les différents pays la même évolution et qu’ils n’arrivent même pas à s’approcher du point 0.
Le graphe est très intéressant car il illustre très bien la très grande intégration des pays au système impérialiste mondial : les politiciens bourgeois sont des marionnettes qui n’ont qu’un pouvoir très limité, au-dedans comme au dehors de leurs frontières nationales. Le véritable pouvoir est détenu par la bourgeoisie et les mouvements d’essor et de déclin économique sont les seuls influant réellement sur la hausse ou la baisse du taux de chômage (dont on ne peut rien tirer, si ce n’est qu’une tendance évolutive générale – vu le trafic des statistiques, les modalités différentes de calcul, etc.) Et l’essentiel pour la bourgeoisie, pour résorber le chômage, c’est de gagner en compétitivité face à la concurrence, donc d’abaisser les salaires et d’accroître la flexibilité : pour espérer réduire le chômage (localement à l’échelle du système mondial de l’impérialisme), il faut donc précariser davantage et aggraver l’exploitation de ceux qui travaillent… Là est bien la preuve de l’extension inégale du capitalisme (période de crise ou de croissance) qui appelle à faire travailler dans des quantités totalement différentes d’une période a une autre les masses. L’offre de travail dépend pas de l’existence suffisante ou non des moyens de production mais du besoin de la bourgeoisie, d’un nombre de travailleurs déterminé pour assurer le meilleur profit en période de croissance et de faire le maximum d’économies en période de crise.
 

Quant aux chiffres, difficile de faire confiance aux statisticiens bourgeois :
   
Répartition des personnes âgées de 15 à 64ans selon leur situation sur le marché du travail en France. Effectifs en millions. 2006

   Population   totale

           39,3

               100%

      -dont emploi

           25,1

               63,9%

      -dont chômage

           2,4

               6,1%

      -dont inactifs

           11,8

               30%

                                                                                                                    (Source Eurostat)
D’après ces chiffres nous trouvons donc 63,9% de personnes capables de travailler possédant un emploi mais dans cette partie il faut aussi compter tous les travailleurs précaires, qu’ils soient intérimaires, en temps partiel subit etc. (récemment j’ai eu le témoignage d’un ouvrier du bâtiment qui était intérimaire et qui allait tous les lundis au boulot avec un nœud au ventre parce que la menace du chômage est une réalité permanente). Dans le total des chômeurs 58,4% le sont depuis plus de six mois, 41,7% depuis plus d’un an et 20,8% depuis plus de deux ans. Il faut aussi voir que dans les inactifs il y a toutes les personnes souhaitant travailler mais ne recherchant pas d’emploi et celles en recherche d’emploi mais non chômeurs au sens du BIT. Alors le chiffre de 6,1% de chômeurs perd toute sa valeur, de sa véracité, car le chômage englobe la quasi-totalité des travailleurs soit comme une menace, soit comme une réalité !
  Dans tout ce système, acculant l’ouvrier à s’enchaîner dans cette exploitation, il s’oblige (afin d’améliorer temporairement ses conditions de vie) pour éviter le pire (la misère du chômage) à être maniable, mobile et disponible pour le patronat. La naissance et l’explosion de l’emploi par intérim, le téléphone portable, l’ouvrier joignable à tout moment et dispo pour n’importe quoi dans les heures qui suivent, accentuent encore plus l’aliénation de l’ouvrier face à son travail, il n’existe plus aucun équilibre entre la vie au travail et le quotidien. D’après les estimations, un milliard de salariés utiliseront ce mode de travail mobile d’ici 2011(http://equilibreprecaire.files.wordpress.com/2008/01/note_de_veille_87finfin.pdf).

 « La liberté commence là ou s’arrête le travail déterminé par la nécessité ». K. Marx

                                                                                                            
 
 

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 18:45

      Constat de la différence de situation matérielle entre les citoyens.

    
  Il est simple et clair pour tout observateur, que la société actuelle, est composée de gens très pauvres, de gens aux conditions modestes, d’autres s’en tirent plutôt bien, quelques uns autour de nous sont aisés et une mince frange que l’on connait à travers les médias sont ultra-riches.
  Toujours pour cet observateur, il remarquera aisément que ces différences de revenus ne sont ni dues a une couleur de peau [1], ni du a l’existence de gènes modifiés chez eux, autrement dit, ces « riches » sont comme nous ! Mais alors pourquoi ils sont riches ?
  Pourtant il est dit que nous sommes tous égaux ? Pourtant nous sommes tous citoyens du même Etat qui est censé garantir a chacun les mêmes droits et les même devoirs ?
  Mais il en est tout autrement, car le deuxième constat, loin de nous offrir l’égalité dans ce système, est qu’il existe des chômeurs, des travailleurs précaires, des familles pauvres mais il y a aussi des patrons qui gagnent trois millions a l’année ou des footballeurs gagnant en moyenne quarante milles euros en un mois !
  Comment expliquer ces différences malgré le masque de « démocratie » dont s’affuble aujourd’hui
la France ? C’est a cette question que  nous allons tenter de répondre dans cette brochure.


 
                     
D’un coté les travailleurs, de l’autre les patrons.

  Il est clair que pour expliquer cette division de la société en deux, d’un coté des « riches » et de l’autre des « pauvres », il faut déterminer ce qu’ont les riches pour être riche et ce que n’a pas les pauvres pour être riche, posant ainsi la question, est-ce que tout le monde peut être riche ?
  Nous allons donc essayer de justifier le faite que Gérard Mestrallet, PDG de chez Suez a touché 15,54 millions d’euros en 2007 alors qu’un smicar touchait net 12 450 euros a l’année (soit plus de 1200 fois moins !!!) et que dans le même temps le smic augmentait de 0,9% alors que les patrons du CAC 40 [2] ont eu en moyenne une hausse de 58% !!! Elle est la l’égalité que prêche tous ces politicards ??? Elle est là, la justice dont parle notre chère président, qui chaque jour nous dicte les leçons des droits de l’Homme et qui se prend pour le roi de la démocratie ?
  Allez, soyons fair-play, tentons de justifier cet écart ou devrais je dire ce trou béant,  cet abime sans fin entre le salaire d’un travailleur et celui d’un patron. Que fait le travailleur de ces journées ? Il trime, souvent 8h par jour dans des usines, parfois avec des produits dangereux, d’autres qui sont ouvriers du bâtiment se ruinent le dos, certains se suicident sur leurs lieux de travail et beaucoup terminent par faire des dépressions suite a un chômage de longue durée. Que font les patrons, eux, pour gagner des millions ? Ils ont eu des parents riches, ils ont eu une bonne éducation a cout de billets verts, une situation sociale stable et ont pu investir sur des moyens de productions ou en ont tout simplement hérité. La vie d’un patron millionnaire est fait de voyages, de gérance de ces usines ou entreprises, de réunions, de strass et paillettes, d’invitations a des repas dans des restaurants de luxes… Mais il y a le mythe, qui fait rêvé chaque travailleur, d’avoir l’idée révélatrice !  Que tout a coup, PAF, on a l’idée, on l’a développe et puis BOUM et nous aussi on devient milliardaire !!! Voila ce qui revient dans les discussions du quotidien, quand on tente d’expliquer le fatalisme sociétale qui fait que « si mon père est ouvrier alors je serais ouvrier » (Durkheim), on nous rétorque cette conception du « self made man », je me vois bien, moi ouvrier intérimaire, allant tout droit voir mon banquier, je lui explique magnifiquement mon idée qui fera de moi l’homme le plus riche de la terre malgré que j’ai sur mon compte,  juste de quoi m’offrir une superbe paire de chaussures, mais bien évidemment que mon banquier trop sympa va investir tout l’or du monde pour mon « idée » et le lendemain mes 200 copains de l’usine vont tous arrêté le travail parce que chacun d’entre eux a eu la superbe idée… a moins que cette conception de « l’idée qui rend riche » n’est pas disponible pour tout le monde, pour l’avoir il faut de quoi réfléchir, connaitre des choses, avoir reçu une éducation hors normes, mais où trouvons nous ca ? Surement pas dans les banlieues ou il y a 30 élèves par classes (même souvent bien plus et ce pas que dans les banlieues), avec des moyens ridicules, une scolarité arrêté prématurément face aux coups dure de la vie. Alors on revient au même point, comment font les pauvres pour être riches puisque d’une part on se rend compte que malgré un travail pénible tu ne toucheras que 1200 fois moins de ceux qui sont riches alors qu’eux ne font que dépenser des milliers d’euros par mois. Et puis même si tu as cette fameuse « idée » révélatrice, comme fera tu pour la développer ?


    
Explication de la misère par l’existence de l’exploitation salariale.

  Etre exploité cela ne s’explique pas par le nombre d’heures que l’on fait dans la journée, ni dans les conditions de travail, ni même dans quoi que ce soit d’autre de ce genre mais par le fait qu’une infime partie de la société détient la totalité des moyens de productions et de reproductions, c'est-à-dire : les usines, les richesses du sol et du sous-sol, les productions et aussi les forces productives c'est-à-dire les travailleurs etc. Mais ces travailleurs, eux, n’ont en possession que cette capacité de mettre au service de celui qui le demande sa force de travail, autrement dit ses bras, pour en échange, recevoir le salaire qui lui permettra de vivre.
   Penchons nous de plus près sur ce système, qui est la base du capitalisme, le salariat. Comme nous l’avons vu, la propriété privée des moyens de productions étant aux mains d’une poignée d’hommes, la quasi-totalité de la population se retrouve avec une force de travail a vendre, ce qui veut dire que lorsque l’ouvrier s’en va travailler et qu’il rentre avec son salaire, il n’a pas était payé en fonction du travail qu’il a fournit mais il s’est vendu, il s’est loué au capitaliste pour une durée déterminé et avec un prix fixé. Cela veut dire que quand nous travaillons nous produisons plus que le nécessaire vital. On peut ainsi diviser la journée en deux, une partie servira au travailleur pour qu’il puisse vivre, ce salaire ce chiffre plus ou moins au minimum vitale, c'est-à-dire manger, boire, se vêtir, se loger et se reproduire pour remplacer les cadavres du prolétariat ; l’autre partie est le surplus que l’ouvrier produit, que l’on appellera la plus value et qui sert a enrichir le porte feuille du patron. C’est la que s’opère le vole, l’arnaque, le brigandage et l’exploitation, la plus grande partie de la richesse créée par les travailleurs finit dans les poches du patron et comment vivent ceux qui créent l’abondance ? Dans la misère ! Voila comment expliquer les sommes astronomiques que gagnent ce patronat sur le travail de toute la majorité de la population ! Mais qui proteste ?
La CGT ? Le PCF ? La LCR ? Niet ! Ils ne font que s’esclaffer face aux dérives du capitalisme mais pas contre le capitalisme ! Comment pourrions nous faire du capitalisme un monde de rêves alors que la loi qui l’érige est l’exploitation salariale, car même quand nous parlons des trente glorieuses ou le prolétariat vivait dans des conditions décentes, qu’elles étaient alors les profits du grand patronat ? Les mêmes qu’aujourd’hui voire plus ! Il faut donc se débarrasser de l’exploiteur et de tout ce qu’il a construit pour l’exploitation c'est-à-dire l’Etat, la « démocratie », l’idéologie qu’elle avait mise a son service. Mais ne croyons pas que celle-ci va abandonner tous les privilèges qu’elle a eu pendant des dizaines et des dizaines d’années. Si il adviendra que les travailleurs veulent s’affranchir, elle construira la barrière a cette émancipation la plus violente et la plus réactionnaire possible afin d’empêcher de devenir comme les « autres » ! C’est la qu’on opposera a la violence de la bourgeoisie, la violence de masse, la violence des travailleurs, qui prendront de force tous les moyens de productions, détruira tout l’ordre passé, passé d’exploitation, et sur ces ruines construire l’ère nouvelle du socialisme ou les moyens de productions ne seront plus aux mains de la bourgeoisie mais aux mains des travailleurs. Ils guideront la production non pas de manière anarchique et dicté par le profit mais en fonction des besoins du peuple et de la société socialiste ! Finit les crises crée par la concurrence, par les rivalités inter-impérialistes, par les surproductions, par les guerres, viendra le temps de la production collectivisé. N’allons pas imaginer la collectivisation des biens personnels de chacun, d’ailleurs non productifs mais nous parlons bien ici uniquement des moyens de productions.

                                                                                                                                                                                    Titi

                     
                    NOTES :


[1] : bien que dans le classement des plus fortunés la couleur blanche y est hautement représentée, on dira ici pour résumé, que depuis l’existence de l’exploitation, les européens se retrouvent en tète de classement tandis que les pays d’Afrique ou d’Amérique latine par exemple ont étaient quasi exclusivement dominés.

[2] : Le CAC 40 est le sigle qui regroupe les plus grosses entreprises de France.

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 13:35

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par La Jeunesse Marxiste de Pau

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 17:54
  Camarades,
  Dans l’article de la jeunesse communiste marxiste-léniniste de Lyon du premier bulletin de « En avant camarades ! », une liste de points de débats intéressants ouvre la discussion entre les militants des JCML’s. Il y a un point sur lequel on s’arrêtera dans ce bulletin : « Quelles ’’masses’’ doit-on cibler dans notre travail et comment faire ».
  Si on s’arrête sur ce point en particulier c’est qu’en ce moment même, un travail d’agitation se dresse devant nous en direction de la jeunesse étudiante et lycéenne. Nous venons d’apprendre que le sénat discute pour une reforme du bac, écourtant à deux années la préparation aux concours (tronc commun 1ère et terminale). Ces faits nous offrent un travail concret, analyser cette décision du sénat et montrer aux jeunes pourquoi cette décision va à l’encontre de leurs intérêts et donc démontrer la différence des intérêts de la bourgeoisie (et donc du gouvernement à la solde de la classe dominante) avec ceux des masses.
  Pourquoi cette mesure sert les intérêts de la bourgeoisie et aggrave la situation des jeunesses étudiantes ?
  Premièrement, ce n’est pas un cas isolé, la bourgeoisie est en train de détruire l’enseignement et opère de plus en plus à une sélection pour son « intelligentzia ». Nous rappellerons : la réduction du bac pro,
la LRU, la suppression de 11 200 postes d’enseignants, la remise en cause du BEP/ CAP… et tout cela en l’espace d’une année ! Les mouvements étudiants et lycéens, s’ils n’ont pas gagné la partie, c’est que la bourgeoisie ne va plus rien lâcher, la seule chance de l’emporter  pour une véritable éducation au service du peuple est de s’engager sur la ligne révolutionnaire !
 Quel est le but de la bourgeoisie ?
  Le seul est unique but de la bourgeoisie est le profit, d’extirper de la plus value aux travailleurs. Pour la meilleure exploitation possible, la bourgeoisie va adapter son système d’enseignement, non pas selon les besoins et les envies du peuple, mais pour sortir une distribution des jeunes dans les différentes branches qu’elle souhaite pour qu’elle puisse, à la fin se retrouver dans ses comptes.  Il faut rajouter que dans le contexte économique mondiale, la bourgeoisie ne peut plus redistribuer autant de plus value que par le passé (déjà qu’elle n’en donnait pas beaucoup…), dévoilant toujours plus son caractère spoliateur. Durant cette période, la bourgeoisie va d’un coté former des cadres pour son impérialisme à travers des écoles excessivement chère et donc inaccessibles aux fils et filles d’ouvriers et de paysans et de l’autre on a une jeunesse populaire face à un enseignement réduit au strict minimum et qui servira de main d’œuvre dans les usines avec des connaissances limitées. Doit-on, nous révolutionnaires, laisser de coté ce combat ? Laisser le champ libre aux traitres et aux opportunistes, ces philistins de l’UNEF, du PS, des trotskistes de
la LCR etc. ?
  NON ! Prenons la parole, dénonçons, participons aux combats de la jeunesse populaire, tel est le travail d’agitation, dénoncer dans les actions de masse le caractère exploiteur de la bourgeoisie et dévoiler l’alliance des partis et syndicats de ‘’gauche’’ avec la bourgeoisie !

 GLOIRE A
LA REVOLUTION MARXISTE-LENINISTE !

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 16:22

2 militants des JMP étaient présents à cette fête départementale organisée par le Parti Communiste Français. L’objectif étant de participer au débat qui avait lieu sur le sujet : « les médias nous informent-ils ? », sujet qui pouvait s’avérer tout à fait intéressant s’il était traité en profondeur. Pour nous éclairer sur ce sujet, le PCF faisait tourner ce débat autour d’Olivier Dartigolles, porte parole du PCF, un journaliste de SUD OUEST et Patrick Le Hayrec, directeur du journal « communiste », l’Humanité. Le débat a tourné autour du maintien du service public audiovisuel confirmant le fait que les dirigeants du PCF se font du service public : c'est-à-dire le maximum de sécurité que l’on peut offrir aux travailleurs, le summum de la démocratie…

 

         Ils parlent de manque de démocratie, de pluralisme dans notre société capitaliste, de futur « obscurantisme » avec la fin des services publics, et l’avènement du secteur privé…Tout cela bien entendu en faisant abstraction de toute analyse matérialiste historique…Ce que souhaite le PCF, c'est-à-dire plus de démocratie, plus de pluralisme, n’est qu’utopie et revendications petites bourgeoise. Les dirigeants n’observent que la superstructure de la société (vues politiques, juridiques, philosophiques, religieuses, artistiques…d’une société) au lieu d’observer l’infrastructure, c'est-à-dire la base économique même de la société : aujourd’hui pour nous, l’économie capitaliste, basé sur la propriété privé des moyens de production. Comme le démontre toute l’analyse marxiste, la propriété, de tout temps, a toujours appartenue à une minorité. Cette minorité exploitant le reste de la société laborieuse car disposant des moyens de production (qu’il s’agisse de la société esclavagiste, féodale ou capitaliste)…Disposant de ce pouvoir d’exploitation, il est donc logique qu’elle possède le pouvoir politique, que l’Etat capitaliste soit à son service et servent les intérêts de la classe bourgeoise face à toute tentative des travailleurs de se ré accaparer de leur dû. Il est donc logique que la presse, qui est autant une entreprise capitaliste, serve les intérêts de la classe dominante, et non pas les travailleurs…C’est un fait indéniable.

 

         On parle de « néo libéralisme », de manque de pluralisme mais avant, existait il un pluralisme ?? L’étude par des historiens sérieux et prenant le point de vue des prolétaires montre l’  « affreuse vénalité de la presse française » dans les années 30, faisant la cours au fascisme, étant financé par les industriels, que ça soit la presse dite de « gauche » ou de droite, et dépendant donc de ces intérêts là. Les mensonges déversés sur l’URSS du temps de Staline le montre bien, notamment en ce qui concerne la campagne de presse européenne sur la « famine génocidaire stalinienne en Ukraine » dans les années 30…Où un photographe canadien a démontré que ces clichés étaient en fait des photographies prisent pendant la guerre civile russe au début des années 20, face aux assauts des puissances impérialistes étrangères sur la jeune nation bolchevique. Nous sommes donc dans un faux débat quand nous parlons de « prémices d’obscurantisme » à propos de la situation de la presse…Rien ne change, rien n’a changé, et rien ne changera dans le monde de l’exploitation salariale…

 

         Que dire aussi, quand ces beaux parleurs, partisans de la démocratie pure ne répondent pas aux questions qui leurs sont posés ? En effet, la réponse au camarade des JMP a été évitée…Lorsqu’il mettait en avant le besoin de revenir à la base du marxisme, c'est-à-dire à la lutte pour la révolution socialiste et non pas à faire « progresser » le secteur monopoliste d’Etat qui appartient aux mêmes exploiteurs que ceux du privé. N’est ce pas la SNCF qui exploite les travailleurs marocains dans ce pays, comme le ferait toute entreprise capitaliste classique ?

 

         Rien n’a été dit sur la solution pour briser les chaînes qui retiennent les travailleurs. Et pourtant, elle existe. Un parti révolutionnaire, qui éduque les masses travailleuses, leur donnant un outil (le matérialisme dialectique et historique) pour préparer leur émancipation de part la révolution socialiste, et la constitution de la classe travailleuse en dictature du prolétariat afin d’éliminer les derniers vestiges de la société bourgeoise. Au lieu de cela que prône le PCF ? L’abandon de la référence au marxisme (à part une citation d’une œuvre de Lénine qui n’avait rien avoir avec l’œuvre en elle-même. Cela étant fait de manière hypocrite), un chauvinisme démagogique digne d’un parti nationaliste (Thorez ayant fait preuve de pionnier dans la matière) : avec exposé, un panneau : « le PCF a toujours servi les intérêts de la France ». Dans une nation capitaliste, servir les intérêts de sa nation, c’est servir les intérêts de sa bourgeoisie nationale…On voit bien aussi un antiaméricanisme primaire pour masquer le comportement de l’impérialisme français tout aussi meurtrier et destructeur.

 

          Aucun véritable révolutionnaire ne peut se laisser bercer par un tel discours réformiste…Les difficultés économiques seraient le fruit de « politiques gouvernementales » et l’ont pourrait donc les changer en changeant de gouvernement, en mettant des dirigeants « véritablement à gauche »…Allons donc, n’est ce pas plutôt une crise économique mondiale dû à la montée de l’impérialisme chinois et de l’affaiblissement des anciennes puissances impérialistes européennes et américaine face à la Chine capitaliste ? N’est ce pas là l’agonie du système capitaliste dans son ensemble ?

La seule réponse à cela, serait donc de changer de gouvernement ? Mais pourquoi donc ? Pour mettre en avant des mesures réactionnaires telles que le font les alter mondialistes de tout bord « pour le commerce équitable », pour favoriser la petite production, l’artisanat? Elle est là l’évolution, dans des rêves idéalistes, pour un capitalisme raisonné, « gentil » ?

L’évolution n’est elle pas plutôt dans la prise de pouvoir par les travailleurs eux même, afin de construire leur société, pour combler leurs besoins, et non pas les besoins parasitaires que s’offrent leurs exploiteurs (objets de luxes…) ?? N’est elle pas dans l’évolution de la technique mise au service des travailleurs et non plus au service des dominants plutôt que dans le retour aux petites productions, à la petite bourgeoisie (ce qui est d’ailleurs impossible car la petite production engendre la grande !) ?

         Voila plutôt des questions qu’il serait nécessaire de répondre plutôt que de faire des débats qui n’apportent rien aux militants, aucun outil ! Le militant est laissé à son état embryonnaire, incapable de se débarrasser des idées bourgeoises car le PCF ne lui inculque pas le point de vue prolétarien…

 

         Triste début de XXIième siècle face à la crise généralisé du capitalisme, face à la menace d’une nouvelle guerre mondiale impérialiste, face aux risques croissants de fascisme…Les travailleurs sans parti révolutionnaire, apparaissent bien désarmés.

 

La Jeunesse Marxiste de Pau 

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 11:26

     Tout d’abord, il faut se méfier de toutes les analyses ou théories énoncées sur l’Etat. En effet, « la théorie de l’Etat sert à justifier les privilèges sociaux, à justifier l’exploitation, l’existence du capitalisme ; ce serait donc une erreur d’espérer qu’on fit preuve d’impartialité sur ce sujet. » [1] Nous voici donc prévenu face à certains de nos contradicteurs. Certains étudient l’Etat en y associant un caractère divins, sacré. En tant que marxistes convaincus, nous devons nous débarrasser de ces préjugés et idées non scientifiques pour étudier l’Etat de façon matérialiste de sa naissance, comment il est apparu, son développement, et ce qu’il est devenu aujourd’hui.

      Commençons par donner une définition de ce qu’est l’Etat. L’Etat est l’appareil destiné à maintenir la domination d’une classe sur d’autres et à réprimer ces dernières si elles venaient à se révolter contre la classe dominante. Pour Staline par exemple, « L'Etat est, aux mains de la classe dominante, une machine destinée à écraser la résistance de ses adversaires de classe. » [2].

      Mais il nous faut aussi constater que l’Etat n’a pas existé de tout temps. « Il fut un temps où il n’y avait pas d’Etat. Il apparaît là et au moment où se manifeste la division de la société en classe, quand apparaissent exploiteurs et exploités. » [3]. En effet, avant la première division de la société en classe, et donc avant la première apparition de l’Etat, on remarque que l’Etat n’existait pas. C’était au temps du clan qui était le théâtre de ce que les marxistes appellent le « communisme primitif », basé sur l’autorité, le respect des anciens (les femmes pouvaient d’ailleurs avoir le pouvoir) et il n’y avait pas de classe, donc pas d’état, « pas d’appareil spécial pour user systématiquement de violence et contraindre les hommes à s’y soumettre. » [4]. En fait grâce, à l’appareil de l’Etat, la classe dominante, même si elle ne représente qu’une minorité infime de la société, peut se réapproprier le travail de la plus grande majorité et écraser les autres classes, ceux qui contestent cette division de la société.

      Au cours de l’histoire, la société a connu plusieurs formes d’Etats exploiteurs : la société primitive, théâtre de communisme primitif, ne pouvait pas connaître d’Etat car tous les hommes étaient contraints à travailler pour assurer leur survie misérable. En effet, la division de la société en classe n’est apparue que lorsqu’il y a eu excédent, c'est-à-dire au moment où l’homme pouvait s’assurer une existence misérable. Là, une classe s’est accaparée du surplus du travail des autres (le surplus étant dû notamment à l’évolution de la Technique) et à partir de ce moment est apparu l’Etat pour pouvoir maintenir cette division de classe, avec l’utilisation si besoin est, de la force.

 

         En gros, le premier Etat fut l’Etat esclavagiste basé sur la domination des propriétaires d’esclaves sur les esclaves. L’esclave appartient en tant que tel au maître, c'est-à-dire que ce dernier a droit de vie ou de mort sur son esclave. Toute l’Europe civilisée moderne passa par cette période (Rome et Grèce ancienne).

          Puis à cette forme d’exploitation succéda la société de servage dont l’avènement intervient autour de l’an Mil. Elle repose sur la domination du seigneur face au serf.. Le seigneur s’approprie les fruits du travail du serf et celui-ci doit s’acquitter de redevances et les terres qu’il travaille appartiennent au seigneur. Ceci dit, le serf n’appartient pas au seigneur comme l’esclave appartenait au maître.

         Après, « par la suite, à mesure que le commerce se développait et qu’un marché mondial se constituait, à mesure que s’étendait la circulation monétaire, une nouvelle classe, celle des capitalistes, apparut dans la société féodale. Les marchandises, l’échange des marchandises, le pouvoir de l’argent engendra le pouvoir du capital. » [5]. On aboutit donc à nos sociétés actuelles dites capitalistes, basé sur l’exploitation des travailleurs, des prolétaires, par le bourgeois, c'est-à-dire le propriétaire des moyens de production. Mais contrairement à la société féodale où le serf n’avait aucun droit, le capitalisme accorde des droits à tous les citoyens : « la refonte de la société rendit tous les citoyens égaux en principe (…) établit l’égalité de tous devant la loi indépendamment du capital possédé. » [6]. En fait nos sociétés contemporaines affirment le principe de l’égalité de tous devant le loi mais elle protège en fait la propriété de ceux qui en ont face à ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre et qui sont dans la misère quotidienne. Dans nos société contemporaine, l’Etat n’est ni plus ni moins qu’une « machine destinée à maintenir la domination d’une classe sur une autre. » [7]

       Mais pourtant, entend-on souvent, le suffrage universel existe, et ne pourrait-on pas changer les choses par les élections ? Non ça n’est pas possible car on ne peut changer le rapport économique sans révolution violente, l’histoire l’a toujours démontré. « Le suffrage universel, l’assemblée constituante, le parlement, ne sont que la forme, une sorte de lettre de change, qui ne changent rien au fond. » [8]. De plus, comme dans toute forme de société, le pouvoir appartient à ceux qui possèdent la propriété, le capital, ceux qui ont les moyens de corrompre. « La force du capital est tout, la bourse est tout, les élections ne sont que des marionnettes, des fantoches. » [9]

         Le rôle des communistes face à l’actuelle société capitaliste consiste à briser le joug du capital en détruisant l’Etat capitaliste et en instaurant la dictature du prolétariat qui consistera à la collectivisation des moyens de productions (propriété collective pour les travailleurs), à l’anéantissement et à la disparition des résidus de la classe bourgeoise. Cette période est communément appelée socialisme (à chacun selon son travail). Seulement lorsque les derniers résidus de la bourgeoisie auront disparu, alors l’Etat disparaîtra à son tour car il n’y aura plus d’exploitation d’une classe sur une autre, donc plus besoin d’un appareil de coercition pour maintenir la domination d’un groupe sur un autre. Cette période où l’Etat n’existe plus, c’est le communisme, c'est-à-dire à chacun selon ses besoins.

       Voila grossièrement en quoi consiste l’Etat.

 

Notes :

[1] : De l’Etat, Lénine, écrit en 1919, Edition du Peuple, Pékin, 1964. A télécharger ici :

http://communisme-bolchevisme.net/download/Lenine_De_l_Etat.pdf

 

[2] : Les questions du Léninisme, Staline, Edition électronique réalisée par Vincent Gouysse à partir de l’ouvrage publié en 1931 aux Editions sociales internationales.

 

[3] : De l’Etat, Lénine, écrit en 1919, Edition du Peuple, Pékin, 1964.

 

[4] : idem

 

[5] : idem

 

[6] : idem

 

[7] : idem

 

[8] : idem

 

[9] : idem

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