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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 11:03

Effectué par la Jeunesse marxiste de Pau


                               OU VA LA CRISE ?
          

           Pourquoi un texte sur la crise? Notre organisation pense qu'il faut un travail de réflexion sur la situation économique car de cette situation découle la politique et donc influe majoritairement sur la lutte de classes entre bourgeois (propriétaire des moyens de production) et prolétaires (qui vend sa force de travail). La crise fait partie de ces moments historiques où le capitalisme est affaibli par ces contradictions, c'est donc le moment le plus propice pour les travailleurs de s'emparer du pouvoir. La jeunesse communiste marxiste révolutionnaire de Pau est convaincue que l'avenir appartient aux travailleurs, aux prolétaires, aux ouvriers et ouvrières, ils sont l'avenir. C’est bien la classe laborieuse qui produit la totalité des richesses et c'est elle qui vit dans l'indigence!!! Travailleurs, si le voyou capitaliste disparaît le soleil brillera toujours!!!


                   
Qu'est ce que la crise économique?



            Voilà que depuis quelques mois c'est devenue l'info numéro un, celle dont on entend le plus parler, c'est devenu le credo des journalistes, le quotidien de chacun. Tout le monde est touché par la crise avec certes une différence d'appréciation, mais personne n'est épargnée par la catastrophe économique. C'est du chômage partiel pour les uns, c'est ne plus pouvoir payer le loyer pour les autres et même parfois les deux pour certains! Jamais le moral n'a été aussi bas chez les travailleurs. L’avenir sombre qui se dresse devant eux les décourage, les déprime, plus que jamais on se sent seul face à l'ouragan économique qui dévaste la production!

           
Comment en est-on arrivé là?

            L'intrigue est puissante quand on voit les ''spécialistes'' prédirent ceci cela pour que quelques semaines plus tard, la réalité économique vienne balayer le peu d'optimisme qui avait été énoncé.
            Le mythe est le suivant: les spéculateurs, les valeurs boursières, l'indice de confiance sont les origines de la crise financière qui est à son tour l'origine de la crise économique.
            La réalité est tout autre, car il faut bien comprendre que ce n'est pas de quelques aventuriers traders qu'est née cette fulgurante augmentation du chômage, ce n'est pas parce que l'indice de confiance est nul dans les places boursières que les salaires chutent et que certaines des plus grandes industries au monde sont au bord de la faillite jetant ainsi sur le pavé des centaines de milliers d'ouvriers.
            La réalité, c'est que le système économique est basé sur des contradictions et que ce sont ces contradictions qui sont à l'origine de la déroute économique.

           
Quelles sont ces contradictions?

           
La contradiction première est celle entre le Travail et le Capital.
            L'ensemble des travailleurs produit communément la totalité de la richesse, mais voilà, ils la produisent non pas pour leurs propres satisfactions mais pour que le propriétaire des moyens de production puisse accumuler de la richesse! De cette exploitation va découler l'impossibilité pour les masses de consommer la totalité de leur production.

           
Pourquoi?

            Parce que l'objectif de la production est le profit, chaque capitaliste va isolément chercher, grâce à la technique, à élargir au maximum la production afin de pouvoir faire toujours plus de profit. De plus, le capitalisme réduit le niveau de vie des masses :
            «L'élargissement de la production provoqué par la tendance du capital à tenir une masse toujours plus de plus-value
[1] se heurte au pouvoir de consommation limité des masses, toutes ces conditions rendent les crises inévitables.» [2]
            Alors que la production est élargie, qu'une masse toujours plus importante de marchandises arrive sur le marché, le capitalisme va réduire les salaires du principal consommateur : le travailleur! Ainsi le capital se limite à lui-même et rentre en crise de surproduction. Non pas parce qu'il y a trop de marchandise vis-à-vis du besoin des masses, mais parce que le pouvoir d'achat des masses est limité!
            Il y a trop de produits pour qu'ils puissent être achetés, ce qui entraîne faillite sur faillite et comme une maladie contagieuse, la crise qui au départ avait contaminé les quelques branches essentielles de l'économie va alors se propager à l'ensemble de l'économie.
            Les conséquences sont les suivantes: le chômage massif, plus aucun moyen pour se soigner ou pour l'éducation, pour les services publics, crise du logement...
            La crise va continuer jusqu'à ce qu'elle ait détruit tout le capital superflu c'est à dire les usines, les marchandises mais aussi la force de travail...
            Jusqu'à ce que le capitalisme reparte, pour résumer:
            «Le commerce s'arrête, les marchés sont encombrés, les produits sont là aussi en quantités aussi lascives qu'ils sont invendables, l'argent comptant devient invisible, le crédit disparaît, les fabriques s'arrêtent, les masses travailleuses manquent de moyens de subsistance pour en avoir produit trop de moyens de subsistance, les faillites succèdent aux faillites, les ventes forcées aux ventes forcées. L'engorgement dure des années, forces productives et produits sont dilapidés et détruits en masses jusqu'à ce que les masses de marchandises accumulées s'écoulent enfin avec une dépréciation plus ou moins forte, jusqu'à ce que la production et les échanges reprennent peu à peu leur marche. Progressivement, l'allure s'accélère, passe au trot, le trot industriel se fait galop et ce galop augmente à son tour jusqu'au ventre à terre d'un steeple chase complet de l'industrie, du commerce, du crédit et de la spéculation, pour finir, après les sauts les plus périlleux, par se retrouver... dans le fossé du krach. Et toujours la même répétition »  [3]




 

 

 

 

 

 

 

 


                                                    
L'issue de la crise!

     
Il est clair que, malgré les différentes tournures économiques ou politiques que peut revêtir la crise, il existera une conséquence certaine: dureté des conditions de travail, montée en flèche de la précarité, augmentation de la répression (voir fascisme).
            Car une bourgeoisie en crise va chercher à augmenter et surtout à préserver ces sources de plus values en réduisant les salaires, en augmentant la durée de travail, en revenant sur les acquis sociaux (allocations, santé, éducation...). Cela veut aussi dire qu'elle devra avoir les mains libres. Elle réprimera donc, de manière extrêmement violente le mouvement de contestation, les réclamations des ouvriers pour l'élévation de leur bien être.

            Ceci n'est pas une prophétie, puisque la bourgeoisie est déjà en train d'aggraver les conditions matérielles des travailleurs, les faits sont quotidiens qu'ils en deviennent banals. D'un autre coté c'est une réponse brutale qui est faite aux prolétaires qui osent élever la voix (ouvriers de Lindt délogés par la gendarmerie, répression des CRS dans les manif's étudiantes...)

            Il ne reste alors que deux issues pour les travailleurs qui seront la principale victime de la crise ( les grands patrons perdent des millions mais ils leurs restent des milliards, d'ailleurs quand on voit comment l'état leur vient en aide on a pas trop de soucis a se faire pour eux!). Avant de s'arrêter sur cela, il faut bien comprendre que l'avenir économique et politique dépendra de la qualité de l'engagement et du courage des travailleurs dans la voie révolutionnaire.

            Soit le travailleur s'incline, il a deux manières de le faire:
   _Il accepte tout bêtement et sans rien dire les conditions de vies que lui impose la bourgeoisie, alors son quotidien sera le fascisme, le chômage, la misère, la maladie...
   _Il suit la voie faite par les partis et syndicats réformistes (PCF, PS, LCR, CGT, CFDT...), alors il essuiera défaite sur défaite et illusion sur illusion car en temps de crise la bourgeoisie ne lâchera aucune concession majeure aux travailleurs. Le résultat sera alors le même...
            Dans les deux cas, la crise ira jusqu'à son apogée, détruira les surplus de capitaux (probablement par la guerre)  et il renaîtra ensuite de ces cendres jusqu'à la crise suivante...

            Ou bien l'ensemble du prolétariat se radicalise, car le prolétariat comprend que:
  «La crise prouve que les ouvriers ne peuvent pas se borner à la lute pour obtenir des capitalistes telle ou telle concession isolée... la faillite se produit et les capitalistes, non seulement reprennent toutes les concessions qu'ils avaient faites, mais profitent encore de l'impuissance des ouvriers pour diminuer encore les salaires. Et il en sera ainsi jusqu'au jour où les armées du prolétariat socialiste renverseront la domination du capital et de la propriété privée». Lénine.

            Voilà la tâche historique, voilà le rôle du prolétariat, celui de renverser l'ordre capitaliste d'exploitation pour lui substituer la dictature du prolétariat.
           
            Tout le travail militant des travailleurs doit se tourner vers la voie révolutionnaire, comme on l'a dit, les crises du capitalisme prouvent son incompétence pour la satisfaction des besoins des masses, il devient donc comme une nécessité historique pour le prolétariat de renverser la clique des parasites capitalistes, de détruire l'État bourgeois au service du capital et d'instaurer le pouvoir et le contrôle des ouvriers sur la production.
            Pour cela les travailleurs ont besoin d'un parti réellement révolutionnaire qui aujourd'hui manque cruellement dans cette âpre lutte de classe. Car les crises sont des périodes révolutionnaires, il faut que l'ensemble du prolétariat et de la jeunesse ne courbe pas le dos à l'exploitation, qu'ils se lèvent et qu'ils fassent de demain un monde nouveau!           



[1] Richesse créée par les travailleurs et accaparée par son employeur.

[2] SEGAL (L.), principes d’économie politique, Paris, éditions sociales internationales, 1936, p.251.

[3] ENGELS (F.), Socialisme utopique et socialisme scientifique, Moscou, éditions du progrès, 1970 (à partir du Tome III des œuvres choisies de Marx et Engels).

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 19:27


Pour un bref rappel des faits, l'État impérialiste sioniste, opère depuis une vingtaine de jours une barbarie sans nom en Palestine qui a causé la mort a plus de mille personnes.

            L'État d'Israël est un État impérialiste soutenu par l'impérialisme US ainsi que de la plupart des impérialismes européens. Il est l'allié inévitable pour la main mise sur les sources de matières premières de la région, une base armée incontournable pour les offensives de conquêtes sur les pays arabes avoisinants... Autrement dit, l'État sioniste est très puissant et de par sa position tous les médias occidentaux se rangent de son côté afin d'en défendre les intérêts.

Dans cet article nous allons parler de l'exportation de ce conflit dans l'hexagone et qu'elle doit être la tactique des communistes au sein de cette contestation.

 

  1. Que se passe-t-il en France ?

            Depuis le début de l'agression impérialiste, il y a en France et de manière régulière, des manifestations pro-palestinienne. Comme pour toutes les manifestations en France le cortège est dirigé par les mêmes partis et syndicats réformistes ainsi que par de multitudes d'associations pacifistes petites-bourgeoises. Les mots d'ordre de toutes ces organisations font l'unanimité, c'est à dire une dénonciation vulgaire de la guerre.

            Autrement dit aucune critique politique, ni anti-impérialiste, personne n'ose même prononcer le mot  «Sionisme ». On en reste à la revendication minimum. Pourtant, et c'est l'élément le plus intéressant dans ces cortèges, c'est que tous les jeunes et moins jeunes des quartiers populaires prennent part a la contestation, pour la plupart ce sont des masses qui d'ordinaire ne manifestent pas. Ce sont des jeunes qui veulent en découdre avec les autorités, car la question palestinienne les touche particulièrement. Ces « nouveaux arrivants » bouleversent totalement l'habituelle manifestation. Effectivement, les organisations traditionnelles, n'ont aucune emprise sur ces jeunes, mieux encore la plupart de la jeunesse des « cités » rejette en bloc les partis révisionnistes et les associations petites-bourgeoises. Les traîtres qui ordinairement se retrouvent avec d'adorables petits moutons prennent peur lorsqu'ils ont en face d'eux toute une troupe de prolétaires qui ne veulent pas rentrer dans la bergerie. On voit un peu partout les organisations s'allier avec les forces de l'ordre pour éviter tout débordement qui « décrédibileseraient » le mouvement.

 

  1. Quel est l'intérêt de ces mouvements ?

      Ces mouvements existent dans toutes les grandes et moyennes villes de France. On y rencontre donc, toute cette population qui d'ordinaire ne répond pas aux appelles des manifs classiques, mais qui pour la cause palestinienne se sentent touchés. Ce sont pour la plupart des travailleurs vivants dans les grandes cités urbaines. Chaque communiste doit prendre conscience qu'il est de son devoir de militant d'y prendre part afin d'y mener une agitation anti-impérialiste. Étant donné qu'aucune organisation ne mène cette propagande, l'impact est grand et beaucoup de personnes finissent par s'intéresser à nous.

            Comme toutes les associations balancent des mots d'ordre classiques et revendique le minimum, c'est à dire halte a la guerre, comme si la guerre avait commencée le mois dernier. Autrement dit, on se retrouve être les seuls à revendiquer la lutte armée du peuple palestinien face à l'état sioniste, les seuls à revendiquer la destruction du sionisme, les seuls à mener une propagande anti-impérialiste. C'est à ce moment que les jeunes ainsi qu'une bonne partie des manifestants s'intéressent à nous.

 

3.      Sur l'expérience de ce mouvement à Pau


           
Notre JCML s'y est investi à 100 %, présent dans tous les mouvements, dans le collectif, dans les réunions...

Nous avons déployé 3 revendications principales :

- S'attaquer à l'État francais car l'impérialisme français est lié avec l'impérialisme sioniste.

- S'attaquer à tous les symboles du sionisme en France tels que les consulats, les ambassades...

- Soutenir par tous les moyens la résistance héroïque du peuple palestinien.

Notre banderole affichait : « EN AVANT POUR L'INTIFIDA ! POUR DÉTRUIRE LE FASCISME

SIONISTE ! »

            Critiqués par toutes les organisations du politique au syndicat en passant par toutes les associations, personne n'acceptait une banderole aussi scandaleuse. Après toutes les attaques, nous avons décidé de ne pas plier et de continuer la propagande, pas de compromis avec les traîtres ! Notre politique a payé car beaucoup de personnes nous ont pris en sympathie. Sur médiatisation de notre jeunesse qui voulait savoir : mais qui semait tant le trouble (interviewé par les journaux régionaux et par les télés locales) ? Cette politique n'est pas nouvelle, les véritables communistes sont détestés à travers tous les mouvements, ont-ils si peur d'être démasqués ? Pourtant dans un tel conflit nous ne pouvons nous permettre de dénoncer qu'à demi-mot alors que le bilan dépasse largement les mille martyrs ! Avec l'aide de l'organisation alliée Anaram Au Patac, nous tentons de radicaliser le mouvement, tous les jeunes veulent en découdre avec les autorités, il ne manque que l'étincelle pour mettre le feu aux poudres.

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 16:21







A tout ceux qui pense qu'il n'existe pas de prisonnier politique en france il suffit de savoir que dans les geoles francaises existe Georges, camarade du Proche-Orient qui par sa lutte pour la liberté des peuples comme le Liban ou la Palestine croupit depuis plus de 20 ans derriere les barreaux, à present à lannemezan, alors qu'à Pau le juge lui avait rendu sa liberté, les Etats unis ont refusé sa liberation avec la complicité de la France ! Vous les démocrates comme vous vous appelez, respectez vos lois! Papon et tous ces collabos, ces ordures a ont eu le droit à l'exception alors que les combattants pour la liberté subissent une repression feroce!


Voici la lettre que je lui ai faite parvenir :

Camarade,

Quelques mots d'un jeune francais, ouvrier et révolutionnaire marxiste, qui voit en toi l'image d'un resistant sans faille, meme au fond de ta cellule, ton poing reste serré et tes convictions reste fermes. Tu deviens pour moi alors plus qu'un exemple.

Mon age correspond aux nombres d'année que tu as passé dans les prisons francaises, cet état impérialiste, complice du massacre du peuple palestinien par les sionistes. Je vis pres de Pau là ou tu aurais dû retrouver ta liberté, mais les fascistes en ont decidé autrement. Beaucoup te voient comme un terroriste alors que toute ta vie tu as oeuvré pour la liberté et pour les peuples opprimés, tu n'as terrorisé que le grand capital, tu étais l'icone d'une lutte tu deviens l'icone de la resistance. Ton combat devient le mien et celui de tous les revolutionnaires de la jeunesse communiste marxiste leniniste de Mourenx (aujourd'hui J.M.P.) dont je fais partis s'associe a ton cris de rage et tous ensemble nous crions pour la libération de la Palestine et pour la libération immédiate de notre camarade, Georges Ibrahim Abdallah!

vive la révolution communiste!



31/12/08
Bruxelles: 10.000 manifestants pour Gaza


Les membres et sympathisants du Secours Rouge étaient présents à la manifestation de ce mercredi à Bruxelles pour réclamer la fin des bombardements sur Gaza. Les manifestants s'étaient rassemblés à partir de 14h sur la place de la Monnaie et ont rejoint vers 15h30 en fin de parcours la place des Martyrs en passant notamment par le boulevard de Berlaimont. Ils étaient 10.000. Quelques drapeaux israéliens brûlés sur la place de Martyrs. (http://www.secoursrouge.org/)




France: Des nouvelles de Georges Ibrahim Abdallah

Georges Abdallah a déposé son septième dossier de demande de libération conditionnelle le 6 février 2007 et depuis, de juridictions d'exception en nouvelles lois répressives, cette demande n'a toujours pas été examinée en appel.
Nous apprenons que la commission pluridisciplinaire devrait étudier le dossier de Georges Ibrahim Abdallah le 22 janvier 2009. Le rapport de cette commission est, depuis la loi infâme de février 2008 sur la rétention de sûreté, obligatoire pour que le Tribunal d’Application des Peines Anti-terroriste étudie la demande de libération de Georges Abdallah. Et la date d’examen en appel de cette demande de libération n’est toujours pas fixée par ce tribunal d’exception!
Deux ans se seront écoulés entre le dépôt de la demande de libération et son examen en appel. Plus d’un an entre la première date annoncée de la décision en appel et l’examen effectif de cette demande. C’est une durée exceptionnelle, en dehors de toute norme judiciaire, mais ce n’est pas étonnant car Georges Abdallah est un prisonnier politique, militant révolutionnaire, et le traitement de son dossier est uniquement politique.
Quelques dates montrent l’acharnement de l’État français, via sa justice, à l’encontre du prisonnier politique Georges Abdallah. Le 6 février 2007, Georges Abdallah, libérable depuis 1999, dépose une 7ième demande de libération conditionnelle. Plus de 5 mois après, l’examen de la demande est reporté pour «problème technique» une première fois au 4 septembre 2007, puis au 13 septembre. Le 13 septembre 2007 a lieu l’examen en première instance de la demande de libération, avec des déclarations islamophobes et anti-arabes de la part de la DST, porte parole en cette occasion des intérêts de l’impérialisme français, et de l’avocat de la partie civile états-unienne. Le 10 octobre 2007, la demande de libération de Georges est refusée. Georges Abdallah fait appel. Le 20 décembre 2007 a lieu l’examen en appel de la demande. La décision est annoncée pour le 31 janvier 2008. Ce jour dit il est annoncé qu’un nouvel examen de la demande aura lieu le 17 avril 2008. Le 17 avril, prétextant l’application de la nouvelle loi sur la rétention de sureté, alors que celle-ci a été promulguée après l’examen de la demande de Georges Abdallah, le juge décide de repousser la décision au 4 septembre 2008.
En mai 2008 nous le Comité pour la libération de Georges écrivait: «18 mois se seront écoulés entre la demande de conditionnelle et la décision. Et rien ne nous assure que cette décision sera rendue le 4 septembre, sauf la parole d’un juge qui vaut ce qu’elle vaut.» En septembre 2008 il indiquait: « L'examen de l'appel est reporté début janvier 2009, toujours selon la parole d'un juge "anti-terroriste".»
Aujourd’hui, le 23 décembre 2008, on ne pouvons que constater une fois encore que la parole d’un juge ne vaut que ce qu’elle vaut et que la libération de Georges Abdallah ne dépend que d’une décision politique.


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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 21:07

Depuis plusieurs jours, Israël a lançé des opérations militaires sur ses colonies palestiniennes cosant la mort de centaines de personnes, une grande partie de civils...Et ne souhaite pas observer le moindre répis dans son agression contre le peuple palestinien, déja soumis à la botte sioniste et ses alliées impérialistes français, américains...

 

Aujourd'hui à Pau, a eu lieu un rassemblement en solidarité aux Palestiniens.

 

Samedi 3 janvier 2009, une manifestation est organisée à Pau à 11 heures devant la préfecture.

 

La Jeunesse marxiste de Pau appelle tous les jeunes, étudiants/lycéens, travailleurs à se joindre à la manifestation et appelle à la solidarité envers le peuple palestinien victime de l'oppression des fascistes sionistes !

 

Pour le droit des peuples à disposer d'eux mêmes, pour leur droit d'indépendance !

 

Pour une Palestine libérée de l'occupant et de ses armées d'occupation !

 

Pour une Palestine indépendante politiquement et économiquement !

 

EN AVANT POUR L'INTIFADA !



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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 19:22

En ces temps de crise du système capitaliste, il ne fait pas bon d’être marxiste léniniste, de défendre une idéologie différente à celle qui domine, à savoir l’idéologie bourgeoise. Nous le voyons par ailleurs dans les médias, qui stigmatisent une ultragauche responsable selon eux de sabotages de voies ferrées… Qui fait parti de cette ultragauche ? Et bien tous ceux qui n’acceptent pas le système électoral bourgeois…

            Amalgame est fréquemment fait entre « ceux qui cassent » et les communistes. La bourgeoisie fait parfaitement bien son travail dans la jeunesse. On enseigne aux jeunes à repousser l’URSS de façon systématique, automatique, sans qu’il puisse y avoir débat, sans qu’il y ait confrontation des 2 idées : bourgeoisie contre socialisme scientifique ! Trotski dans les manuels scolaires passe pour le héros de la révolution socialiste et l’héritier de Lénine. L’historiographie francophone, très majoritairement, rapproche communisme et nazisme, tend à les assimiler en les désignant sous le terme de « totalitarisme » (en omettant bien entendu d’étudier les bases économiques du nazisme, qui reste capitaliste contrairement au socialisme en URSS, et qui est complètement lié aux financiers des démocraties bourgeoises, aux autres impérialismes !).

 

            Mais ce n’est pas tout, car nous assistons depuis maintenant une vingtaine d’années(1) au rejet pur et simple, sans explication de la théorie de Marx, Engels, sous prétexte de l’obsolescence de cette pensée, de la disparition des classes ( à quand date t’on leur disparition d’ailleurs ?). Ou encore, les médias et grands intellectuels bourgeois profitent de l’effondrement de l’URSS (même si celle-ci était social-impérialiste depuis 1956) pour parler de la fin de l’histoire : il n’y aurait pas de régime « supérieur » au capitalisme, pas d’évolution possible. Voilà résumées très rapidement les explications que donnent les historiens bourgeois pour expliquer la fin de l’idéologie marxiste, son dépassement, étant par ailleurs aidé par tous les partis petits-bourgeois se réclamant du communisme…Les historiens, pour certains laquais de la bourgeoisie s’en donnent à coeur joie, reniant leurs passés marxistes pour certains (Furet et sa clique !), se faisant les propagandistes de l’idéologie dominante…Comparaison de la « Terreur révolutionnaire » robespierriste (sic), avec la révolution bolchevique d’octobre 1917.

 

Que doivent faire les marxistes-léninistes face à cela ?

 

            L’histoire, ou le rôle de l’histoire dans notre activité présente ou future a été brièvement abordée lors de la dernière réunion des JCML. Il en est apparu (à moins que je ne me trompe) que ce n’est pas un élément primordial, un élément qui attirera les masses à nous. Si certes, l’histoire n’est pas la priorité (la priorité étant la création d’un Parti communiste, d’une jeunesse communiste !), elle a cependant un rôle essentiel à la fois pour nous, pour notre éducation communiste (connaître les expériences du socialisme scientifique, en tirer les enseignements pour évoluer, savoir reconnaître le vrai et le faux dans les travaux bourgeois… etc.), et pour tous nos futurs adhérents, pour le prolétariat dans son ensemble ! Cela a un double intérêt :

1°) mettre à la lumière du matérialisme dialectique les expériences s’étant déclarées du socialisme, du marxisme-léninisme (comprendre leurs erreurs, leurs difficultés) mais aussi critiquer le capitalisme, sa barbarie !

 Et 2°) cela nous servira pour montrer aux travailleurs la propagande bourgeoise qui est faite par les intellectuels ; montrer que si dans le domaine de la répression, les forces policières sont les chiens de garde du capital, dans le domaine intellectuel, les élites savantes jouent le rôle de laquais, de propagandistes de la bourgeoisie, malgré que leurs intérêts de classe soient opposés à la bourgeoisie (2) !

            Comme le disait Lénine, « La doctrine de Marx suscite, dans l’ensemble du monde civilisé, la plus grande hostilité et la haine de toute la science bourgeoise (…) car dans une société fondée sur la lutte des classes, il ne saurait y avoir de science sociale « impartiale ». »3 Choses que tous les prétendus communistes, alter mondialistes, trotskistes, etc., ont sans doute « oublié »…

 

1. Lacroix-Riz (A.), L’histoire contemporaine sous influence, Pantin, Le temps des cerises, 2004.

2. Lafargue (P.), Le socialisme et les intellectuels, Pantin, Les bons caractères, 2004, 43 pages.

3. Lénine (V.I.), « Les trois sources et les trois parties constitutives du marxisme », OEuvres choisies (Tome I), Moscou, édition en langue étrangère, 1946, pp. 63-68.

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 19:10



Ça y est ! On le savait, la crise économique allait être un ouragan dévastateur dans l’industrie, dans le secteur de l’automobile la production chute (- 25 % pour Renault au 4ème trimestre 2008), constat identique dans la construction. Dans le Béarn, les industries d’aéronautique sont en berne… Voila le chômage augmente et la colère des travailleurs commencent à se faire ressentir après des mois d’inquiétudes.

 

            Cela se passe à Oloron (64), dans l’usine de Lindt, qui vient de faire 14 millions d’euros de bénéfices au premier semestre 2008. Là, les ouvriers (900 employés environ et 600 saisonniers) réclament une augmentation de salaire de l’ordre 20 (ils demandaient au départ 60) euros brut par mois depuis mars dernier, mais la direction n’ira as au dessus de 15 euros brut… Le dialogue s’échauffe et dans la nuit du 21 au 22 octobre les ouvriers bloquent l’usine ! Après deux jours de médiation sans résultat concret l’usine reste bloquée, mais voilà le 23 octobre vers 19h une dizaine de véhicules de gendarmerie arrivent. Une trentaine d'hommes du PSIG de Pau et d'Orthez et de la brigade d'Oloron en sortent et foncent.

            L'intervention est brève. La bousculade, inévitable. Des femmes sont sous le choc. « Ils ont chargé ! C'était impressionnant. Je me suis retrouvée coincée contre le portail. Je m'étouffais. Ils m'ont fait mal à la jambe.

            C'est inadmissible. » Sous les sifflets et les insultes, les militaires forment un cordon de sécurité pour permettre la livraison de deux véhicules de transport de fournitures et de marchandises. « Lindt ne négocie rien et préfère envoyer les flics. Chapeau ! On a tout fait depuis mars pour discuter cette augmentation de salaire. On se fait charger pour 5 euros de différence entre ce que nous demandons et ce qu'ils veulent donner ».

            À 20 h 30, gendarmes et grévistes s'affrontent dans une nouvelle bousculade. Un camion doit sortir. La dispersion est très vite obtenue après usage des gaz lacrymogènes.

Leur revendication portait sur 60 euros par mois au printemps. Hier, ils étaient prêts à accepter 20 euros.

            Le chef d'entreprise estime avoir déjà accepté 23 euros bruts en début d'année. Et ne voulait pas aller au delà de 15 euros mensuels supplémentaires tout en proposant 50 euros par mois pour 2009.

 

            Il est certain que des luttes comme celle-ci se multiplieront, car la lutte de classe sera de plus en plus âpre dans les mois et les années à venir, va-t-on laisser les ouvriers révoltés seuls ? Les militants et militantes marxistes-léninistes doivent porter tout leur soutien aux travailleurs qui luttent pour leurs conditions de vie !

            Voila un travail communiste à faire, les exemples seront nombreux et se multiplieront, car les conditions économiques dans lesquelles seront plongées les ouvriers l’exigeront. C’est pour cela qu’il faut s’atteler à la rédaction d’un « En avant camarades ! » spécial expliquant la crise et ses conséquences. Il sera aussi nécessaire que tous les militant(e)s communistes se battent aux côtés des ouvriers qu’il n’y ait ou pas de parti !

            Les ouvriers de Lindt n’ont pas compris pourquoi l’armée les a chargés à deux reprises, ils n’ont pas compris pourquoi ils n’ont pas pu obtenir cette hausse de salaire ridicule alors que l’entreprise fait des millions de bénéfices en quelques mois ! Les luttes syndicales vont être dans un avenir proche des luttes auxquelles devront participer les communistes et n’attendons pas que la classe ouvrière soit découragée par maintes défaites, trahit par la multitude de capitulards, prenons dès maintenant les rennes de la lutte de classe là ou nos forces sont présentes !

 

SOLIDARITE AVEC LES OUVRIERS DE LINDT !

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 18:55

        
   
Malgré la courte euphorie sur la place des marchés financier mondiaux après les mesures prises par les politiques bourgeoises, la crise n’a pas finit d’être devant nous a l’instar des dires des larbins qui s'esclaffent jours et nuits proclamant la fin de la catastrophe ! Alors, oui le devoir des communistes c’est d’analyser la crise, comme le fait déjà le rédacteur en chef de « En avant camarade ! » et comme l’a entrepris la JCML du Rhône sur leur journal l’Etoile rouge. Mais ce qui va être décisif dans l’avenir proche c’est la façon dont les marxistes-léninistes vont user de tactiques pour que la crise économique transforme un prolétariat qui depuis des années subit dans un état comatique toutes les offensives du Capital en un prolétariat révolutionnaire. Le constat sur le terrain est inquiétant pour tous les prolétaires, ils sont inquiets pour leurs emplois, inquiets pour leur pouvoir d’achat, inquiets pour l’avenir de leurs enfants…

 

 

         Quelles réponses nous leurs donnerons et sous quelle forme ? Partir du fait que nous sommes très faibles et peu représentés en France. Peut être faudrait-il tenter de recréer des associations prolétariennes comme l’ont fait Marx et Engels dans les années 1840-1850 quand il n’existait pas encore de parti. Avec ou sans nous, la classe ouvrière va, au fur et à mesure que la crise s’accentuera, chercher des solutions, ou va entreprendre des révoltes spontanées (on peut imaginer que le recours qu’elle trouvera serait de briser leurs machines). C’est durant cette période où la classe ouvrière acculée face a la crise, aura besoin d’une avant garde qui non seulement expliquera la crise mais en sera le front dirigeant de la lutte, bien évidemment il nous manque encore une fois l’outil indispensable c'est-à-dire le parti, mais un travail d’explication et d’agitation peut dors et déjà être fait.

 

 

         « La crise prouve que les ouvriers ne peuvent pas se borner à la lutte pour obtenir des capitalistes telles ou telles concessions isolées… la faillite se produit et les capitalistes, non seulement reprennent toutes les concessions qu’ils avaient faites, mais profitent encore de l’impuissance des ouvriers pour diminuer encore les salaires. Et il en sera fatalement ainsi jusqu’au jour où les armées du prolétariat socialiste renverseront la domination du capital et de la propriété privée. » (Lénine)


            La jeunesse de Pau entreprend à cet effet une analyse non seulement sur la crise mais aussi sur la direction du mouvement, sur la forme qu’il faudra lui donner. Il semble évident que le travail prioritaire a tous les éléments révolutionnaires c’est bien la construction du parti d’avant-garde, car sans lui le prolétariat est déjà perdu dans l’âpre lutte qui l’attend face aux requins capitalistes.

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 17:51


(Sur la pratique au sein des mouvements sociaux, se rapporter  à l’article de la JCML du Rhône dans le En avant camarade n°6 )

            Les Pyrénées Atlantiques sont depuis un mois environ en proie à la contestation vis-à-vis des réformes Darcos dans l’éducation, qu’elles soient dirigées dans l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur. Les manifestations, les assemblées générales se succèdent et rien n’aboutit. Les lycéens sont à la pointe de la mobilisation, soutenus par des professeurs souvent peu conscientisés, dont les centrales syndicales réformistes jouent le rôle de poids mort dans le mouvement quand elles ne jouent pas le rôle des briseurs de grèves.

            Les lycéens dont les leaders ont été bien éduqué au jeu de la démocratie bourgeoise repoussent toute action violente, « écoutent » la police, la remercie pour avoir bien fait son travail de sécurité (sic) (bien sûr, c‘est de la naïveté!)…se contentent de manifestations banales comme les aiment le bureau confédéral de la CGT… Pourtant il suffit de peu pour qu’une action se radicalise. Quelques personnes ou étudiants en tête du cortège peuvent à elles seules changer le parcours prévu, bloquer ou envahir un lieu stratégique. Et les lycéens, étudiants, dans leur grande majorité suivent. Le mouvement étudiant lycéen s’il veut faire aboutir ces revendications a intérêt alors qu’il a le vent en poulpe à durcir ses moyens d’actions, à passer à des actions plus dérangeantes pour nos dominants, à en finir avec les promenades de santé.

            Les étudiants quant à eux sont confrontés à de multiples difficultés. La faculté de Pau a beau faire des AG, bloquer un jour, se faire débloquer le lendemain; le nombre d’étudiants mobilisés n’augmentent guère…

            La question que nous pouvons nous poser, c’est pourquoi cela? Pourquoi les étudiants ne se mobilisent ils pas?

            Quelques pistes peuvent être lancées: =>Le comité de mobilisation se couperait de la base avec des attitudes de renfermement (réunion du soir où tout le monde ne peut venir finalement, soit par manque de « courage », par impossibilité, timidité…etc.), et d’opportunisme (penser à l’image du mouvement, ou encore des petits bénéfices personnels, mise en valeur, capitulards…etc.) dont font preuve de très nombreux leaders étudiants, petits bourgeois, se prenant pour l’Elite.

=> Une stigmatisation envers les éléments ne se mobilisant pas. Pas de différence faite entre les membres de l’UNI et l’enfant du prolétariat qui faute de moyen ne peut se mobiliser, participer au mouvement. C’est ici un point central! L’université est le reflet de la société, c’est-à-dire que la jeunesse n’est pas une classe. Nous retrouvons à l’université ceux qui possèderont les moyens de production et ceux qui, faute de ne pas posséder de capital, ne pourront que vendre leur force de travail à ceux qui possèdent ces moyens de productions. Et de nombreux étudiants issues de la classe ouvrière (10% des étudiants sont fils d’ouvriers (1)) ou du prolétariat n’ont d’une part pas la conscience, sont résignés ou n’ont pas les moyens de se mobiliser (job pour se payer les études, parents qui financent et impossibilité pour eux de rater sinon, départ dans le monde du travail). Pourtant ce sont ces gens là qu’il faut convaincre plutôt que de s’acharner à les traiter de « collabos »…etc. Un travail doit être fait en amont: il s’agit d’étudier les problèmes des inégalités scolaires (reproduction sociale des différentes classes) (on peut regretter que le syndicat étudiant de lutte palois ne se forme pas assez théoriquement!!). Et dans un second temps, mener un travail de fond sur les conditions matérielles des étudiants, préalable pour conscientiser des éléments réticents mais ayant des intérêts antagoniques avec la Bourgeoisie, avec l’Uni, et tous ces laquais au service du capital.

            Enfin, la confrontation avec l’Etat: l’Etat au service de la bourgeoisie utilise tous les moyens afin de contrer, essouffler le mouvement. Le 5 décembre 2008, la manifestation lycéenne était jugée illégale et interdite. Le lycée bloqué de Mourenx a été vidé par la gendarmerie à l’appel du proviseur, et les gendarmes ont fait croire à des relevés d’empreintes sur les vitres. A Pau, la police tend à intervenir beaucoup plus dans la manifestation, à menacer les lycéens d’arrestation en cas de simple déviance du trajet de la manifestation. De même le soir du 10 décembre, après une manifestation, les Renseignements Généraux ont appelé un des « leader » lycéen afin de le mettre en garde…Ce même jour, 6 camion de CRS étaient présent en ville en cas de « possibles débordements »…Voila ici le véritable visage de l’Etat, un Etat au service de la classe dominante qui n’hésitera pas à matraquer les jeunes si ceux-ci en arrive à un durcissement de la lutte pour faire entendre leurs revendications.

            Nous, communistes, nous soutenons cette lutte et nous avons un rôle de conscientisation au sein de la jeunesse: nécessité d’un Parti communiste, aborder la violence de masse, lutte contre le mouvement spontanéiste, contre le réformisme, l’opportunisme…etc. Notre rôle est primordial!!

 

(1): LEGER (A.), « une école inégalitaire ».

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 14:57

 

Depuis environ trois semaines, une tentative mouvement étudiant tente de se développer sur le campus palois, à propos de la réforme du CAPES qui vise à une masterisation des diplômes, une sélection toujours plus accrûe qui vise à diminuer le nombre de professeurs. Ce décret vise en fait à créer une élite sans esprit critique, au service de la classe dominante (voila à quoi pourra bien servir le nouveau fichier de surveillance de l’opinion des profs !). Déjà que le relevait une historienne, Annie Lacroix Riz, la recherche scientifique est mêlée à l’entreprise et le débat scientifique absent ; maintenant il ne reste plus qu’à éliminer le semblant d’esprit critique qu’il restait et renforcer l’inégalité des chances entre les fils d’ouvriers et les fils de cadre… L’université ne sert en fait qu’à reproduire les classes existant déjà.

            Outre cela, les lycées se mobilisent contre toutes les lois de Darcos, ministre de l’éducation, contre les suppressions de postes.  A Pau, l’université tente de se mobiliser sans succès, les AG se succèdent ainsi que les manifestations mais au cours de la dernière manifestation, la mobilisation fut très faible. Par ailleurs, les lycées entrent en plein mouvement puisque des blocages de lycées, des manifestations lycéennes se font de plus en plus nombreuses dans Pau. Mais malheureusement, si les lycéens ne sont pas rejoints dans leurs luttes par les étudiants, les professeurs, tous les travailleurs en lutte, ils n’auront qu’à retourner dans la bergerie… Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est une convergence des luttes, et un mouvement fort qui puisse durer afin de faire craquer les gouvernants en place. C’est pourquoi la Jeunesse marxiste de Pau a aujourd’hui comme mot d’ordre la démission de Xavier Darcos ! Ceci permet la convergence des luttes de tous les domaines de l’enseignement. Faire sauter ce ministère, ça n’est pas que symbolique, ça serait à court terme faire sauter tous ses projets de loi. Et c’est aussi un pas en avant vers des revendications plus radicales. Bien entendu, en proposant la démission de Darcos, la J.M.P. ne s’attend pas à une révolution, mais seulement à une victoire à court terme des jeunes et des travailleurs de l’éducation, en faisant provisoirement reculer le gouvernement au service de la bourgeoisie.

            En effet, la J.M.P. prend part à tous les combats que mènent en première ligne les lycéens, la J.M.P. a été présente au côté des étudiants jeudi 20 novembre, les militants de la J.M.P. ont été présent avec les lycéens le 27 novembre. Le samedi 22 novembre, la J.M.P. a pris part active à la manifestation des postiers afin de sauvegarder leur condition de travail. Elle a pour tâche d’être présente, de lutter aux côtés de la classe laborieuse et de propager le socialisme scientifique, la révolution socialiste dans les masses.

            Mais que faire sans parti ? Sans une réelle organisation véritablement communiste en France ? Pas grand-chose. Quelle est la perspective à offrir aux travailleurs si il n’y a pas de parti ? On en revient toujours au même problème ! A nous de construire ce Parti !!!

 

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 16:07

« La surpopulation ne provient pas des lois naturelles, mais du mode capitaliste de production : l’excédent de la population existe que par rapport aux besoins du capital, mais nullement par rapport aux moyens de production qui, eux seraient capables d’occuper cet « excédent » de population et de produire ses moyens de subsistance ».

  Ce paragraphe extrait des Principes de l’Economie Politique de L. Ségal est la vision marxiste de l’existence du chômage, car les savants bourgeois ont encore une fois mystifié les lois économiques, en démontrant que le chômage était due plus ou moins, soit à la « nature humaine » qui fait trop d’enfants, que la population ouvrière croit plus vite que les moyens de production ou bien à l’incompétence du chef de l’Etat à donner du travail pour tout le monde… Mais jamais personne n’analyse le chômage (ou surpopulation relative) à l’aide de l’outil matérialiste-dialectique, personne n’explique que le chômage est une « conséquence du mode capitaliste de production, la surpopulation relative devient à son tour la condition de l’existence et du développement du capitalisme ». (L. Ségal, Principes d’Economie Politique)
  Aujourd’hui les travailleurs sont, dans une certaine proportion, touchés par le chômage qui est en partie la cause de réductions de salaires (concurrence des travailleurs sur le marché de l’emploi, les uns se vendant moins chère et dans des conditions difficiles).
  Il est maintenant compliqué d’aborder le sujet du chômage, tant le marché de l’emploi s’est complexifié et aussi de la confusion que les masses font sur ce qu’est le capitalisme et son fonctionnement.
  Un chômeur, dirons-nous, est une personne qui perçoit une allocation chômage. Pour le Bureau International du Travail (BIT) sont exclues du chômage les personnes qui travaillent plus d’une heure pendant la période de référence ( !!!) et sont exclues des listes de d’ANPE les personnes qui ne sont pas en recherche active d’emploi de même que pour toucher l’allocation chômage, les conditions sont rudes et exclues la jeunesse, précarise les invalides, paupérise les travailleurs en fin de carrière… Un vrai parcours du combattant pour la classe laborieuse qui subit de plein  fouet les lois du capital.
  Pour notre part le chômage n’est pas accidentel, ni combattue par la politique classique (P«C»F, PS, UMP…) mais elle est un produit nécessaire au mode de fonctionnement bourgeois (une nécessité économique). L’exploitation salariée crée une masse de richesses qui ne peuvent pas être intégralement écoulées par le canal de la consommation des masses travailleuses (la somme des salaires correspondant à une fraction de la production sociale assurant la survie des travailleurs). Le capitalisme crée donc un surplus de marchandises invendues. La force de travail, elle-même marchandise, n’échappe pas à cette règle. Ces invendus attisent la concurrence entre les vendeurs (entreprises comme travailleurs), qui vient renforcer cette contradiction sociale : car pour vendre prioritairement sa production face à la concurrence il faut baisser le coût de la force de travail, mais ainsi, on vient ainsi réduire davantage les débouchés... Voilà sommairement comment il faut aborder l’explication du chômage. De même, la concurrence entre les vendeurs de la marchandise ‘force de travail’, qui rend les travailleurs ennemis sur le marché de l’emploi, constitue la base matérielle engendrant le racisme dès que se mélangent des communautés nationales différentes.
  D’une part le nombre de travailleurs au chômage apporte une concurrence et donc fait pression sur les salaires et amène la division au sein de la classe ouvrière (le mythe de l’étranger volant le travail des français). D’autre part, le développement du capitalisme se produit par l’extension inégale de la production. Sans cette surpopulation le capitalisme ne pourrait pas fonctionner ainsi car à chaque fois il se heurterait au manque de main d’œuvre. L’ensemble des chômeurs est donc « 
l’armée industrielle de réserve » (K. Marx).
 
De cette nécessité découle une nouvelle contradiction dans le fonctionnement du capitalisme, cette masse inoccupée fait grandir le mécontentement de la classe ouvrière face à ses spoliateurs (le capitalisme forme l’armée qui la détruira),  la bourgeoisie des pays impérialistes achètent alors la paix sociale à l’aide des allocations chômage (d’ailleurs plus la situation économique est tendue, plus la bourgeoisie « économise » et jette en pâture ces bras inutiles) mais la bourgeoisie y perd surtout de la plus-value chez ces travailleurs inoccupés !


Source : statistique OCDE (1978-2007 ; bleu : France ; rouge : UE ; vert : G7)
 
Premièrement au regard de la courbe du chômage en France, impossible de montrer les bienfaits ou les méfaits d’une politique de « gauche » ou de droite. On observe qu’avec l’aboutissement du capitalisme mondial (impérialisme) les courbes suivent à travers les différents pays la même évolution et qu’ils n’arrivent même pas à s’approcher du point 0.
Le graphe est très intéressant car il illustre très bien la très grande intégration des pays au système impérialiste mondial : les politiciens bourgeois sont des marionnettes qui n’ont qu’un pouvoir très limité, au-dedans comme au dehors de leurs frontières nationales. Le véritable pouvoir est détenu par la bourgeoisie et les mouvements d’essor et de déclin économique sont les seuls influant réellement sur la hausse ou la baisse du taux de chômage (dont on ne peut rien tirer, si ce n’est qu’une tendance évolutive générale – vu le trafic des statistiques, les modalités différentes de calcul, etc.) Et l’essentiel pour la bourgeoisie, pour résorber le chômage, c’est de gagner en compétitivité face à la concurrence, donc d’abaisser les salaires et d’accroître la flexibilité : pour espérer réduire le chômage (localement à l’échelle du système mondial de l’impérialisme), il faut donc précariser davantage et aggraver l’exploitation de ceux qui travaillent… Là est bien la preuve de l’extension inégale du capitalisme (période de crise ou de croissance) qui appelle à faire travailler dans des quantités totalement différentes d’une période a une autre les masses. L’offre de travail dépend pas de l’existence suffisante ou non des moyens de production mais du besoin de la bourgeoisie, d’un nombre de travailleurs déterminé pour assurer le meilleur profit en période de croissance et de faire le maximum d’économies en période de crise.
 

Quant aux chiffres, difficile de faire confiance aux statisticiens bourgeois :
   
Répartition des personnes âgées de 15 à 64ans selon leur situation sur le marché du travail en France. Effectifs en millions. 2006

   Population   totale

           39,3

               100%

      -dont emploi

           25,1

               63,9%

      -dont chômage

           2,4

               6,1%

      -dont inactifs

           11,8

               30%

                                                                                                                    (Source Eurostat)
D’après ces chiffres nous trouvons donc 63,9% de personnes capables de travailler possédant un emploi mais dans cette partie il faut aussi compter tous les travailleurs précaires, qu’ils soient intérimaires, en temps partiel subit etc. (récemment j’ai eu le témoignage d’un ouvrier du bâtiment qui était intérimaire et qui allait tous les lundis au boulot avec un nœud au ventre parce que la menace du chômage est une réalité permanente). Dans le total des chômeurs 58,4% le sont depuis plus de six mois, 41,7% depuis plus d’un an et 20,8% depuis plus de deux ans. Il faut aussi voir que dans les inactifs il y a toutes les personnes souhaitant travailler mais ne recherchant pas d’emploi et celles en recherche d’emploi mais non chômeurs au sens du BIT. Alors le chiffre de 6,1% de chômeurs perd toute sa valeur, de sa véracité, car le chômage englobe la quasi-totalité des travailleurs soit comme une menace, soit comme une réalité !
  Dans tout ce système, acculant l’ouvrier à s’enchaîner dans cette exploitation, il s’oblige (afin d’améliorer temporairement ses conditions de vie) pour éviter le pire (la misère du chômage) à être maniable, mobile et disponible pour le patronat. La naissance et l’explosion de l’emploi par intérim, le téléphone portable, l’ouvrier joignable à tout moment et dispo pour n’importe quoi dans les heures qui suivent, accentuent encore plus l’aliénation de l’ouvrier face à son travail, il n’existe plus aucun équilibre entre la vie au travail et le quotidien. D’après les estimations, un milliard de salariés utiliseront ce mode de travail mobile d’ici 2011(http://equilibreprecaire.files.wordpress.com/2008/01/note_de_veille_87finfin.pdf).

 « La liberté commence là ou s’arrête le travail déterminé par la nécessité ». K. Marx

                                                                                                            
 
 

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