Jeunesse Communiste Marxiste Léniniste

PAU
Pour le triomphe du Socialisme
«La crise prouve que les ouvriers ne peuvent pas se borner à la lutte pour obtenir des capitalistes telle ou telle concession isolée... la faillite se produit et les capitalistes, non seulement reprennent toutes les concessions qu'ils avaient faites, mais profitent encore de l'impuissance des ouvriers pour diminuer encore les salaires. Et il en sera ainsi jusqu'au jour où les armées du prolétariat socialiste renverseront la domination du capital et de la propriété privée.» Lénine.
SOLIDARITE AVEC LES CAMARADES DES JCML-PAU INTERPELLES ! POUR EXPRIMER VOTRE SOLIDARITE,
jeunessemarxistepau@hotmail.fr
Sommaire
-Préambule/Introduction
-1) La société capitaliste
a. Critique de la société capitaliste
b. L’impérialisme
-2) Le socialisme
-3) Le Parti
-4) Mode d’organisation
- Annexe : Le plan de travail
Préambule/Introduction :
Il est de tout temps où les hommes ont eu à mener des luttes pour assurer leur émancipation, pour se libérer d’un oppresseur, d’une dépendance. Ce temps, cette « préhistoire », n’est pas encore révolue. Le temps en est encore à « l’exploitation de l’homme par l’homme ». La majorité est toujours broyée et rattachée à ses chaînes tandis que la minorité exploiteuse elle, continue de s’engouffrer dans le parasitisme, spoliant toujours plus les masses laborieuses. Mais aujourd’hui, à l’heure d’une nouvelle crise de l’économie capitaliste, à l’heure où le monde n’a jamais produit autant de richesse, le glas de la libération des masses semble s’approcher et résonnera bientôt sur la terre entière. Et enfin débutera l’histoire de l’homme, l’histoire de l’homme libéré de toute exploitation. Mais bien entendu, cette libération ne se fera pas spontanément, sans un long processus révolutionnaire. Ainsi sans parti d’avant-garde, sans parti communiste utilisant dialectiquement théorie et pratique, et entraînant avec lui la masse entière de travailleurs, point de libération.
C’est donc à cet effet que la Jeunesse marxiste de Pau a été créé, par de jeunes militants communistes. Car il est temps de repartir de zéro, car il est temps de faire « table rase » du passé ! Le mouvement communiste est aujourd’hui au point mort ou quasiment. La chute du mur de Berlin a fait beaucoup de mal disent des « communistes » un peu partout. Est-ce là la véritable raison de l’agonie du mouvement communiste ? Le mur n’est pas tombé tout seul, du jour au lendemain…Ce qui a fait le plus de mal au mouvement communiste, ce sont les trahisons, le révisionnisme (c'est-à-dire l’abandon progressif du marxisme léninisme), et l’opportunisme des partis « communistes ». En premier lieu le rapport Khrouchtchev qui fait de Staline un dictateur sanguinaire et totalitaire repris en grande pompe par les bourgeoisies de tous les continents qui cherchaient à tout prix à discréditer, à falsifier les réussites du socialisme en Urss, malgré le fait que ce rapport apparaît aujourd’hui comme pur mensonge…Ce sont ceux là même qui ont trahis les travailleurs, la classe ouvrière, ceux là même qui ont abandonné tous les enseignements de Marx, Engels, Lénine, ceux là même qui ont diabolisé Staline, ceux là même, ces opportunistes, ces chauvins qui se sont rangés du côté de leur bourgeoisie nationale et qui ont participé avec elle à écraser le prolétariat.
A l’heure d’aujourd’hui, il n’est plus question de se battre dans ces partis, d’y faire de l’entrisme, car premièrement, nous ne parviendrons jamais à changer la ligne directrice social-démocrate de ces partis et deuxièmement, la situation est trop grave : le prolétariat de France a besoin d’un véritable Parti communiste, un parti marxiste léniniste qui rompe clairement avec l’opportunisme, le révisionnisme et qui se range au côté du prolétariat dans la lutte de classe qu’il mène contre la Bourgeoisie, un Parti qui défende l’expérience des communistes soviétiques de 1917 à 1956 et celle de nos camarades albanais. Et ce Parti, c’est à nous de le construire sur les ruines des organisations existant déjà, en ralliant les communistes fidèles et sincères à nous. Le capitalisme est aujourd’hui enfoncé dans une profonde crise qu’il ne pourra sûrement résoudre qu’avec l’instauration de régimes autoritaires, policiers, fascistes, pour casser le prolétariat et la lutte de la classe ouvrière, en organisant des guerres rapines pour le partage du monde…D’où nécessité vitale d’un Parti communiste.
1) Le capitalisme
a. Critique de la société capitaliste
Le système d’exploitation capitaliste est basé sur la propriété privée des moyens de production. La classe exploiteuse est donc celle qui possède ces moyens de production, le capital, cette classe dans notre société capitaliste, c’est la bourgeoisie. Le travailleur, celui qui ne possède pas de capital, qui ne possède pas les moyens de production, est obligé pour survivre de vendre sa force de travail au capitaliste : c’est le salariat.
Dans le processus de production, les travailleurs sont aliénés d’une part, vis-à-vis des marchandises, car la production est sociale, ce sont des dizaines voire des centaines
d’ouvriers qui fabriquent ensemble, mais les marchandises sont accaparées par le détenteur des moyens de production, autrement dit, ils travaillent sur des machines qui ne leurs appartiennent
pas, et les marchandises qu’ils fabriquent, finissent dans les mains du patron. D’autre part l’ouvrier a l’impression de vivre à l’usine, il y passe un tiers de la journée, souvent cinq jours par
semaine, et pourtant l’usine est le lieu de son exploitation.
La pierre angulaire de la théorie économique marxiste est la plus-value.
Qu’est ce que la plus-value ?
L’exploitation existe, car il y a en place une classe largement majoritaire qui travaille. Elle effectue ce travail sur des machines, dans des usines ou sur des terres qui ne lui
appartient pas. Tout cela appartient à une classe strictement minoritaire qui vit sur le travail des autres, c’est une classe parasitaire qui s’engraisse sur le dos des travailleurs, c’est la
bourgeoisie. Comment est possible l’exploitation ? Tout simplement car un salarié va durant l’espace d’une journée produire plus de richesses qu’il n’en a besoin pour vivre. Donc l’ouvrier
va disons se vendre cinquante euros la journée, son salaire correspond non pas au travail qu’il aura effectué, mais à la valeur du Travail, c'est-à-dire que le Travail est une marchandise comme
le sucre par exemple. Mais lorsqu’il a travaillé huit heures dans la journée et qu’il s’est vendu pour cinquante euros (le salaire équivaut aux besoins primaires de la vie : nourriture,
vêtements, logement et la reproduction de la vie, il faut bien remplacer les esclaves…), il aura peut être durant ce laps de temps produit l’équivalent de la richesse de son salaire en une heure,
ainsi l’ouvrier aura fait sept heures de plus « gratuitement » pour le patron, et c’est ça, la plus-value, la base de l’exploitation.
L’exploitation ce ne sont pas les conditions de travail, même un ouvrier travaillant sur des machines en or et sur des
fauteuils en soie est exploité parce que la richesse qu’il a produite est volée par le détenteur des moyens de production, le bourgeois.
Les travailleurs doivent vendre leur force de travail aux capitalistes. Finalement, le travailleur est dépendant du capital,
il ne peut survivre sans se vendre. Il n’est donc pas libre, son travail ne lui sert qu’à survivre, la société ne le récompense pas de son travail et
il ne pourra élever son niveau de vie de part son travail, il a le choix entre allez se faire exploiter pour en tirer le minimum vital pour vivre, ou bien vivre libre mais sans manger… Donc le
travailleur subit cet esclavagisme libre. Le travailleur ne s’émancipe donc pas à sa tache, d’où la citation de Marx : « La liberté commence là où s’arrête le travail déterminé par
la nécessité. »
Comme on vient de le dire, le travail se vend au capitaliste, mais le travail, comme toutes les autres marchandises sur le
marché, subit les conséquences des vices de ce système : la concurrence, les crises, le sous-emploi… Face à cela, l’ouvrier va se vendre mieux que les autres, c'est-à-dire moins chers et
dans des conditions toujours plus précaires (flexibilités, intérim, travail de nuit…)
Le capitalisme étant un système basé sur l’exploitation, il engendre des
contradictions de classes :
Les capitalistes doivent absolument amasser le maximum de profits et pour cela le travailleur n’est qu’une simple valeur
d’ajustement à qui on réduit le salaire au strict minimum.
De là découle la lutte de classe entre le bourgeois et le prolétaire. Comme nous l’avons vu, le bourgeois pour accumuler le
plus de profit, tend à réduire le salaire des ouvriers au strict minimum qu’il lui faut pour se reproduire et pour travailler. Tandis que de son coté, le travailleur, lui, lutte pour s’émanciper,
pour augmenter son niveau de vie, son salaire. Ces deux classes aux intérêts divergents vont donc lutter pour leurs intérêts propres, pour cela elles devront lutter contre l’autre classe, la
classe ennemie. Mais si la lutte de classe tend à être «atténuée» en période d’essor du capitalisme, de par la cession de la bourgeoisie de quelques miettes de plus-value (les fameux «acquis
sociaux», acquis par les réformistes et par les traîtres pour endormir classe ouvrière, pour acheter la paix sociale), en période de crise, le rideau de l’illusion retombe et lorsque les profits
continuent à se maintenir, atteignant des chiffres records, la pression est faite sur les travailleurs, augmentation de la durée de travail, retrait des acquis sociaux…
A quoi correspondent les crises ?
« L’apparition de la production capitaliste conduit à un plus grand renforcement de la possibilité des crises et crée les conditions dans
lesquelles la possibilité des crises se transforme en leur nécessité, et dans lesquelles les crises deviennent inévitables. En régime capitaliste, la production marchande prend une extension
générale. La force motrice de la production c’est le profit ; chaque capitaliste cherche à élargir au maximum la production afin de tirer le maximum de profit. La production se fait en
grand, avec l’emploi des machines. C’est pourquoi elle peut être rapidement élargie. Le crédit se développe, reliant en une seule chaîne tous les capitalistes. Avec le développement de la
division du travail s’accentue l’anarchie de la production. En même temps, le capitalisme réduit le niveau de vie des masses ; la classe ouvrière se paupérise. L’élargissement de la
production provoqué par la tendance du capital à tenir une masse toujours plus grande de plus-value se heurte au pouvoir de consommation limité des masses. Toutes ces conditions rendent les
crises inévitables » (SEGAL, Principes d’économie politique).
Toujours dans sa quête du profit, le capitaliste va chercher à utiliser tous les moyens possibles et existants pour en faire
le maximum. Il va ainsi détruire l’écologie, piller les matières premières inutilement. La pollution ne peut pas être résolu sous le capitalisme, car même si le problème pourrait être réglé à
coup de billets verts de la part des plus grandes fortunes du Monde, quels intérêts auraient-ils à faire cela ? Une jolie planète ne rapporte rien. Bien sur qu’au final, les capitalistes y
perdent car, il y a un épuisement des ressources etc. mais le capitaliste ne pense nullement à « demain » mais aux profits réalisés dans la « journée ».
Comment le capitalisme arrive à maintenir cet ordre injuste ?
Les capitalistes ont l’outil de répression, l’outil permettant de maintenir leurs sujets, les travailleurs en esclavage. Cet outil c’est l’Etat. L’Etat est la machine de
répression dirigé par les bourgeois. L’Etat c’est l’armée, les polices, les prisons, la justice, les fonctionnaires, qui sont tous au service du capitalisme.
Etant donné que la société est scindée en deux classes irrémédiablement hostiles, la classe dominante, pour maintenir sa
supériorité est obligée d’avoir ce bras armé. De plus elle n’a pas intérêt à avoir en face d’elle un prolétariat en arme, sinon ce serait la guerre civile et probablement la fin de son
règne !
b. L’impérialisme
L’impérialisme est le «stade suprême du capitalisme», son dernier stade. Aujourd’hui, pour brouiller les pistes, on
l’appel «mondialisme» ou bien «capitalisme libérale» mais il serait plus juste de nommer l’impérialisme, le «capitalisme agonisant». L’impérialisme est né à la fin du XIXème s. début XXème
siècle..
Voila ce que dit Lénine à propos de l’impérialisme :
« L’impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s’est affirmée la domination des monopoles et du capital financier ; où l’exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan ; où le partage du Monde a commencé entre les trusts internationaux et où s’est achevé le partage de tout le territoire du globe entre les plus grands pays capitalistes. »
A travers la naissance de l’impérialisme, ce sont les monopoles qui se sont développés et qui ont maintenant sous
l’impérialisme, une importance capitale qui prime sur tous les autres.
Ces monopoles existent dans une poignée de pays puissants (les Etats-Unis, l’UE, le Japon, la Russie, la Chine) et vont, pour
amasser des surprofits, exporter des capitaux dans le reste des autres pays, ce qu’on appel les pays du ‘tiers-monde’.
« Le fond de cette loi consiste à assurer le maximum de profit capitaliste en exploitant les travailleurs d’un pays
donné, en asservissant et en pillant de façon systématique les peuples des autres pays, en déclenchant des guerres et en militarisant l’économie nationale »
(Petit dictionnaire philosophique)
Ces pays ‘sous-développés’ sont donc, une réserve à main d’œuvre, des débouchés pour les marchandises mais aussi des puits de matières premières. Il n’est donc pas question, pour ces trusts, que ces colonies s’émancipent de leurs économies.
Pour cela ils ont deux solutions :
1. Oppression militaire et politique (bien connut avec des exemples comme l’Irak, la Palestine).
2. Ils vont développer chez ces pays colonisés une dépendance économique vis-à-vis des métropoles impérialistes, ainsi les monopoles
ne vont y développer qu’une industrie légère, d’extraction de matières premières etc. mais jamais nous y trouverons des productions de moyens de productions (ex : acier, usines de
tracteurs…) car si ils faisaient cela, ils permettraient à ces pays de s’émanciper de la dépendance économique des pays ‘développés’.
De plus, les pays dépendants sont sous le joug d’emprunts astronomiques et de réglementations draconiennes vis-à-vis du FMI,
OMC ou autres appendices impérialistes.
Les pays impérialistes sont donc continuellement à la recherche de nouveaux débouchés, mais voila, plus aucune parcelle du
monde nous ait inconnue, le Monde est déjà partagé entre une mince poignée de pays exploitant la totalité des autres pays. Il va donc naître entre ces impérialismes, des rivalités, car ils vont
continuellement vouloir repartager un Monde déjà partagé. Si l’une des puissances capitalistes tente de dérober une colonie elle le fera forcément au détriment d’une autre puissance impérialiste.
Voila donc le terreau des guerres, voila l’origine des deux Guerres Mondiales.
A l’heure actuelle, la Chine, qui s’est transformée en une super puissance capitaliste, est en train, pour nourrir l’appétit
monstrueux et croissant de son impérialisme, de conquérir de nouvelles colonies. Ainsi, en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie du sud-est, l’impérialisme Chinois étend ses conquêtes au
détriment des impérialismes états-uniens et européens. De là, née la nouvelle confrontation inter impérialiste du 21ème siècle. Voila le terrain favorable pour une 3ème
guerre mondiale. Il est à rappeler la position communiste de ne soutenir aucune force impérialiste, même celle dans laquelle nous sommes, c'est-à-dire français, notre devoir
est de combattre notre propre impérialisme !
Ainsi l’impérialisme pousse à l’extrême les contradictions du capitalisme, à savoir :
1. Entre travail et capital
2. Entre les divers groupes financiers et entre les Etats impérialistes, en lutte pour le repartage du
Monde.
3. Entre les métropoles et les immenses populations des colonies et des pays dépendants.
Voila pourquoi Lénine disait que « l’impérialisme est la veille de la révolution socialiste », car le capitalisme
dans son stade suprême, agonise et montre son vrai visage et du fait de la toute puissance du capital financier il n’existe aucun autre moyen que de le détruire violemment.
2) Le Socialisme
Le socialisme est la période transitoire entre le capitalisme et le communisme, mais il
représente toute une partie historique. En clair, comment parvenir au socialisme et en quoi consiste t'il ?
Comme nous l'avons vu, du fait de l'impérialisme, la lutte parlementaire est inefficace. Face à ce fait véritable, il ne reste pour les travailleurs et les révolutionnaires qu'une seule solution pour l'avènement du socialisme, et cette solution, c'est la révolution violente. Une révolution socialiste menée par les prolétaires et les paysans pauvres aux vues du renversement de la bourgeoisie, de la destruction violente de l'Etat, cette machine bureaucratique et militaire de coercition, et nous veillerons à la construction sur les ruines de cette dernière d'une machine nouvelle d’Etat, non plus au main d'une classe minoritaire et parasitaire mais au main des travailleurs, de la majorité. Et cela se nomme la dictature du prolétariat. La dictature du prolétariat, c'est la dictature pour les anciens exploiteurs (impossibilité pour le bourgeois de faire perdurer son parasitisme, élimination des éléments réactionnaires) et la démocratie pour les travailleurs, pour la classe ouvrière et le prolétariat. Pour la première fois l'Etat ne sera pas dans les mains d'une minorité qui opprime la classe laborieuse mais au contraire l'Etat servira, par son pouvoir de coercition à briser la résistance de la classe opposée: la bourgeoisie. Mais cela sera exercé par la majorité, le peuple armé, face à la minorité et contre toute agression de pays capitaliste, impérialiste, fasciste.
La dictature du prolétariat, c'est l'alliance de deux classes amies: la classe ouvrière avec la paysannerie. Sous le socialisme, les moyens de production sont collectivisés, c'est
à dire que les machines, l'outil de production appartiennent aux travailleurs dans leur ensemble; l'appropriation de la richesse n'est donc plus le fait d'une minorité, il n'existe plus de
spoliation d'une classe sur une autre, plus de classe qui vit dans le parasitisme, La production est une production pour combler le besoin des masses. Sous le socialisme, il n'y a donc plus de
contradiction entre le capital et le travail car la production est guidée non plus par les perspectives de profits d'une minorité mais par les besoins des travailleurs (plans). Place est faite à
une base solide d'industrie lourde pour multiplier les moyens de production et se rendre totalement indépendant des pays capitalistes et impérialistes voisins. Sous le socialisme, la division du
travail entre travailleur manuel et intellectuel tend à être effacée (avec l'amélioration des techniques mises à l'avantage des travailleurs et non plus des profits de la minorité, donc la baisse
du temps de travail, utilisation de tous les hommes dans la production) au fur et à mesure des victoire de la construction du socialisme. Tout travailleur pourra ainsi accéder
à la culture, aux bibliothèques, enfin tout sera mis en oeuvre pour son émancipation...etc.
Le Parti 3)
Le Parti communiste doit être l’avant-garde du prolétariat, lié aux masses, aux côtés de celle-ci et il fait lui-même parti de ces masses. Ce parti doit être révolutionnaire, discipliné et intransigeant vis-à-vis de la bourgeoisie, de l’ennemi de classe. Il ne doit faire aucune concession que ce soit avec la bourgeoisie et doit toujours suivre son objectif final : la révolution prolétarienne et le socialisme. Cela pourra peut être impliqué des alliances temporaires avec des partis petits bourgeois mais toujours avec l’objectif de faire triompher la révolution. Le Parti se doit d’assimiler le marxisme léninisme comme une science du développement de la société. C'est-à-dire que la théorie ne doit pas être apprise comme un dogme, une matière figée mais plutôt comme un guide de l’action, une base solide pour effectuer convenablement le travail pratique. En fait il faut savoir prendre la théorie de manière dialectique avec la pratique.
Le Parti doit s’assigner comme tâche de combattre tous les partis politiques qu’ils soient bourgeois, petits bourgeois…etc. Le Parti communiste se doit de dénoncer et de montrer la pratique opportuniste de ces partis, et leur rôle au service de la bourgeoisie ou des différentes couches de la bourgeoisie qu’ils représentent. De même, à l’intérieur du Parti, doit être mener une lutte inflexible contre les opportunistes de tous bords, les carriéristes, les bureaucrates…etc. Une lutte inflexible contre les révisionnistes et les éléments antimarxistes du Parti. Enfin chaque militant, chaque cellule du Parti se devront de mener un travail de critique et d’autocritique franc sans peur ni hypocrisie. Si cela est mené à bien, le Parti sera invincible et prêt à traverser toutes les difficultés. Ce travail de critique/autocritique doit être absolument mené et est essentiel au Parti s’il se veut être véritablement l’avant-garde du prolétariat.
A l’heure actuelle, malheureusement, il n’existe aucun Parti qui réponde à ces critères essentiels pour construire l’avant-garde du prolétariat, et guider les masses vers la révolution et le socialisme. Le PCF a depuis bien longtemps trahi les travailleurs et la LCR ou Nouveau Parti Anticapitaliste est un rassemblement de petit bourgeois : trotskystes, gauchistes…etc. Ceci dit des embryons d’organisations se sont élevées et on compris en ces temps difficiles la nécessité vitale de la construction d’un Parti communiste marxiste léniniste. Cette organisation, c’est le CNU-MCF (comité national pour l’unification du mouvement communiste en France). Bien qu’il ne regroupe qu’une poignée de militants, l’outil matérialisme dialectique est compris, et surtout bien réutilisé pour analysé la situation concrète actuelle. C’est donc auprès de ces militants que notre Jeunesse semble orienter ces contacts. Des contacts sont aussi à prendre auprès de toute les JCML de France (jeunesse communistes marxistes léninistes) dans le but de créer une organisation de jeunesse au niveau national. Pour nous le Parti est primordial ! Sans Parti, pas de travail chez les masses ! Pas de travail dans les masses, pas de révolution socialiste !
4) L’organisation interne de la Jeunesse marxiste de Pau
La J.M.P. n’est pas un parti ni une jeunesse spécifique. Elle n’a pas l’ambition de fonder son Parti ou sa jeunesse. La JMP ne peut ramener les masses avec elle. Pour cela il faut un Parti. C’est pour cela que la JMP doit travailler à la construction d’un Parti communiste véritable avec d’autres organisations. La Jeunesse marxiste de Pau forme une Cellule communiste du ROC ML (Rassemblement des Organisations Communistes Marxistes Léninistes) dans les Pyrénées Atlantiques en collaboration avec les Amis de Karl Marx basés à Boucau.
Mais la JMP, en tant qu’organisation se doit
aussi d’être discipliné, c’est pour cela que la JMP possède, en attendant la création d’un Parti sa propre charte et règles :
-Tout d’abord, tout futur militant à la J.M.P. se devra d’être en accord avec cette charte.
-A chaque mois, chaque militant se devra d’apporter un minimum de 5euros de cotisation.
- Le but essentiel est de travailler à notre formation idéologique, au plan de travail et à la construction du Parti.
- La critique et l’autocritique seront essentielles dans notre organisation. Chacun pourra critiquer l’autre et devra accepter la critique des autres et reconnaître les erreurs, si erreurs il y a.
- Le vote se fera à la majorité. Les militants doivent se plier et respecter les votes de l’organisation.
-Toute nouvelle personne étant intéressée par le marxisme, adhère au départ en tant que stagiaire, il peut participer aux réunions, aux actions, mais son vote n’est que consultatif. Il devient un militant à part entière lorsque la majorité des militants pense qu’il est prêt. Alors de stagiaire il devient militant.
- Des postes pour veiller aux tâches organisationnelles ont aussi été créés :
a) Secrétaire : il se doit de centraliser toutes les informations de la Jeunesse (par courrier postal notamment), veille à la bonne information et coordination de l’organisation. Il veille à l’organisation des réunions et à la discipline. Il est élu pour 1 an et révocable à tout moment.
b) Trésorier : il s’occupe de la trésorerie de l’organisation, il a le rôle de comptable et doit à tout moment pouvoir informer les membres sur la situation financière de la Jeunesse. Il est élu pour 1 an et révocable à tout moment.
c) Chargé des relations extérieures et Internet : s’occupe des contacts avec les autres organisations : CNU, JCML, Cercle P.A. Il doit s’occuper du site et veiller à l’envoie mail de toutes les informations. Il est élu pour 1 an et révocable à tout moment. Il s’occupe aussi des relations avec le bureau national des JCML (jeunesses communistes marxistes léninistes).
« L'idéalisme, dans sa pratique, n'est rien d'autre que la tromperie sans scrupule et sans réflexion d'un matérialisme écoeurant. »
« Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » (K. Marx)
La Jeunesse marxiste de Pau
jeunessemarxistepau@hotmail.fr
http://lesjeunesmarxistesdepau.over-blog.org/