Jeunesse Communiste Marxiste Léniniste

PAU
Pour le triomphe du Socialisme
«La crise prouve que les ouvriers ne peuvent pas se borner à la lutte pour obtenir des capitalistes telle ou telle concession isolée... la faillite se produit et les capitalistes, non seulement reprennent toutes les concessions qu'ils avaient faites, mais profitent encore de l'impuissance des ouvriers pour diminuer encore les salaires. Et il en sera ainsi jusqu'au jour où les armées du prolétariat socialiste renverseront la domination du capital et de la propriété privée.» Lénine.
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Liberté pour ANTTON !!!
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Dans cet article, je vais tenter d’apporter une contribution sur la dictature du prolétariat en critiquant notamment la position de la LCR (ou NPA) ! J’ai sûrement dû commettre des erreurs donc vos critiques seront les bienvenues.
« La lutte des classes existe, c’est un fait, et c’est la mienne, celle des riches qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter. »
Non, non, vous ne rêvez pas ! Cette phrase ne provient pas d’un film soviétique visant à propager des mensonges chez les travailleurs mais il s’agit bien d’une déclaration de Warren Buffett, la première fortune mondiale avec une richesse évaluée à 62 milliards de dollars. En tout cas merci monsieur l’exploiteur d’un tel aveux. Vous venez de prouver en l’espace d’une phrase ce que tous les Partis bourgeois (UMP, MODEM, PS) et petits bourgeois (gauche et extrême gauche) se bornent à repousser, ce que tous vos intellectuels tentent de réfuter : l’existence de la lutte des classes !
Oui, la lutte des classes est un fait : tous les bourgeois honnêtes se doivent de le reconnaître ! « La doctrine de la lutte des classes a été créé non par Marx, mais par la bourgeoisie avant Marx ; et elle est, d’une façon générale acceptable pour la bourgeoisie. »[1] Nier la lutte de classes, c’est être un sophiste, un traître ne pouvant se réclamer de la défense des travailleurs, un opportuniste à la solde de la bourgeoisie comme le sont les dirigeants de ces partis petits bourgeois qui souhaitent signer un nouveau compromis entre bourgeoisie et prolétariat au moment où la crise va tendre à s’intensifier, à rendre plus âpre la lutte de classes. Alors que justement apparaissent au grand jour les contradictions de classes, que toutes les illusions que les travailleurs pouvaient se faire au niveau de « l’Etat providence » sont en train de s’écrouler, les partis révisionnistes ou petits bourgeois (PCF, Gauche Alter, et consorts qui parlent de nouveaux pôles de services publics pour « l’intérêt général », de favoriser la petite production face à la grande…) apparaissent de jours en jours, avec l’aggravation de la crise comme des réactionnaires de la pire espèce !
Qui luttent réellement pour l’émancipation des travailleurs ?
Seuls les marxistes apparaissent comme révolutionnaires par rapport à l’ordre économique capitaliste. Le capitalisme étant une limite pour lui-même comme l’analysait Marx ; seule la libération des forces productives qui se constitueront en classe dominante entraînera le progrès historique de l’humanité toute entière. « Quiconque reconnaît uniquement la lutte des classes n’est pas encore marxiste (…). Celui là seul est un marxiste qui étend la reconnaissance de la lutte des classes jusqu’à la dictature du prolétariat. C’est ce qui distingue foncièrement le marxiste du vulgaire petit (et aussi grand) bourgeois. »[2]
Même la première fortune mondiale reconnaît ce que beaucoup de Partis prétendants défendre les travailleurs ne veulent reconnaître dans leurs statuts (cas du PCF notamment !). C’est l’aveux du pouvoir de la bourgeoisie sur les masses, l’aveux que l’Etat n’est pas au dessus des classes mais est bien l’appareil de coercition au service de la classe dominante (comme le montrent toutes les luttes actuelles : cas des ouvriers de Lindt matraqués, l’exemple de la Grèce…etc.). La seule solution pour les opprimés sera alors de détruire la machine d’Etat militaire et bureaucratique et de la remplacer par un Etat prolétarien construit par et pour le prolétariat, guidé par le Parti communiste et la méthode matérialisme dialectique !
Quel sera le rôle de l’Etat prolétarien ?
Cet Etat devra, et cela sera sa dernière mission avant de l’envoyer à la ferraille, lutter contre les anciennes classes exploiteuses ! C’est la dictature du prolétariat, c'est-à-dire le pouvoir exercé par les travailleurs, mais la terreur révolutionnaire pour les forces réactionnaires. Mais, répondrons les démocrates, ce que vous faites est antidémocratique, c’est une dictature !
A cela nous répondrons, que bien au contraire, toute l’histoire de la démocratie jusqu’à nos jours ne s’est résumée qu’à la démocratie pour les différentes classes dominantes qui se sont succédées ! Tous les slogans petits bourgeois sur la « démocratie pure » ne sont qu’idéalisme et nous devons lutter et démasquer ceux qui prônent cela. Car même sous le socialisme, il n’existera et ne pourra exister de démocratie pure. Les communistes sont clairs sur cela car « tant qu’il existe des classes distinctes, on ne saurait parler de « démocratie pure », mais seulement de démocratie de classe (…). La démocratie n’est qu’une phrase de libéral visant à duper les ouvriers. »[3] Sous le socialisme, la classe qui aura accès au pouvoir démocratique, à se constituer en Etat, sera pour la première fois dans l’histoire, la classe laborieuse, et la bourgeoisie sera privée de ce pouvoir. Et lorsque enfin, les classes disparaîtront la démocratie sera devenue superflue et elle dépérira en même temps que disparaîtra l’Etat : « on oublie constamment que la suppression de l’Etat est la suppression de la démocratie, que le dépérissement de l’Etat est aussi le dépérissement de la démocratie. » [4]
L’expérience de l’Urss de l’Albanie nous ont montré que beaucoup n’avait pas compris cette nécessité de la terreur révolutionnaire sur les débris des capitalistes, et cela a abouti au révisionnisme et au rétablissement du capitalisme dans les pays du socialisme. Le XXème congrès du PC(b)US n’a pas été autre chose que cela ! Les révisionnistes ont triomphé et imposé leur conception antimarxiste de collaboration, de la soit disant atténuation de la lutte de classes.
Beaucoup d’idéalistes ne veulent comprendre la nécessité de la dictature du prolétariat ! Pour la plupart, ils avancent cette idée abstraite de démocratie pure, d’avoir la majorité pour « changer les choses » (illusions sur le parlementarisme, croyance en « l’homme providentiel » que favorise la Vème République en France…). Nos tâches sont de lutter contre toutes les formes de révisionnisme, de réformisme ; de propager les idées du socialisme scientifique au sein des masses. Au sein du CNU, qui est notre outil d’unification des différentes organisations marxistes léninistes de France, nous devons lutter contre le révisionnisme car ce dernier est le compromis à la bourgeoisie et le renforcement idéologique de cette dernière.
Le cas de la Ligue communiste révolutionnaire
Prenons le cas concret d’un parti pseudo révolutionnaire : la LCR. Voila ce qui est affirmé par les membres de la IVème Internationale trotskiste :
« Les nécessaires batailles contre les aspects antidémocratiques des institutions actuelles, pour l’introduction de la proportionnelle ou la responsabilité des exécutifs devant les assemblées élues par exemple, s’inscrivent dans la perspective d’une société gérée à tous les niveaux par les travailleurs et les citoyens. Jeter les bases vers une telle société serait la tâche d’un gouvernement réellement au service des travailleurs. A la coalition répétée des partis de gauche avec les intérêts de la bourgeoisie, nous opposons la coalition politique de tous les Partis et organisations décidés à s’attaquer réellement au pouvoir capitaliste, à former un gouvernement au service des travailleurs, aussi fidèle dans leurs intérêts que les gouvernements dans le cadre capitaliste le sont aux intérêts dominants. La LCR prendra ses responsabilités dans un tel gouvernement. L’application d’un tel programme implique la confrontation avec les classes dominantes, et exigera une formidable mobilisation populaire, seule capable de nouvelles formes de pouvoir qui donneront à un gouvernement anticapitalistes les moyens de sa politique. »[5]
Ce qui ressort de cet extrait, c’est en fait que la LCR prône la construction d’une VIème république qui en finirait avec le présidentialisme : « la personnalisation au pouvoir pervertit les institutions à tous les niveaux »[6] . Mais comme l’affirmaient Marx, Engels, Lénine et tous les socialistes scientifiques, la république a beau être la plus démocratique possible, si la propriété des moyens de production est toujours entre les mains d’une minorité, le pouvoir de la démocratie appartient à cette minorité et aucune réforme démocratique ou changement de gouvernement ; institutionnel ne changera cela. Par ailleurs, si la monarchie, si la dictature ouverte du capital sont compatible avec le capitalisme, il apparaît que la démocratie est le régime le plus adaptée au pouvoir du capital dans les métropoles impérialistes ! Les pays dépendants en sont privés pour la plupart, les conditions matérielles des travailleurs étant au plus strict minimum de la reproduction, la lutte de classes est plus ardue et l’instauration d’un régime de type démocratie bourgeoise devient plus difficile.
Ceci dit, la démocratie bourgeoise, le suffrage universel permet de voiler la domination de classe à la classe ouvrière et au prolétariat dans son ensemble. Revenons donc à notre LCR, celle-ci souhaitent une VIème république pour plus de « démocratie », la LCR cherche donc à renforcer le pouvoir d’illusion de la démocratie bourgeoise en réclamant plus de démocratie pure sans se poser la question de savoir, pour quelle classe ? A propos de la démocratie la plus pure sous le capitalisme, écoutons ce que Lénine affirmait déjà de son temps : « Prenez le Parlement bourgeois. Peut on admettre que le savant Kautsky n’est jamais ouï dire que plus la démocratie est puissamment développée, et plus la bourse et les banquiers se soumettent les parlements bourgeois ? » [7] Rendre les institutions plus « démocratiques » n’apporteraient pas plus de justice (l’exploitation resterait la même) pour les travailleurs, au contraire que la démocratie « marche » bien et que les conditions matérielles des travailleurs diminuent montre que la démocratie dans une société basé sur la propriété privée des moyens de production n’est qu’un leurre pour les masses. Et plus cette démocratie sera développée, plus les éléments conscients se rendront compte de ce leurre ! Malgré tout, la démocratie bourgeoise permet aux communistes de mener « librement » leurs activités, dans le cadre de la loi…Par là la démocratie bourgeoise est préférable au fascisme qui est une dictature ouverte et déclarée à la classe ouvrière et à ses éléments les plus avancés…
Ce qui ressort du programme de la LCR, c’est qu’elle souhaite non pas lutter pour l’instauration de la dictature du prolétariat mais plutôt comme tous ces partis de la gauche radicale : avoir la majorité en créant un rassemblement (par exemple sous la forme d’un Nouveau Parti Anticapitaliste) afin de créer un « gouvernement des travailleurs » qui s’appuierait sur les travailleurs mobilisés, empêchant la bourgeoisie de s’opposer aux réformes radicales faites par ce gouvernement. La Ligue ne cherche donc pas à renverser l’Etat capitaliste pour le remplacer par le pouvoir des prolétaires luttant contre ce capital !
Ce que défend la LCR ou maintenant le NPA, ça n’est pas une alternative révolutionnaire ou socialiste ; certes des forces plus ou moins révolutionnaires sont présentes dans ce rassemblement, mais l’objectif que se fixe le NPA n’est pas la révolution et la dictature du prolétariat car « la dictature révolutionnaire du prolétariat est un pouvoir conquis et maintenu par la violence que le pouvoir exerce sur la bourgeoisie, pouvoir qui n’est lié par aucune loi (…). La révolution prolétarienne est impossible sans destruction violente de la machine D’Etat bourgeoise et son remplacement par une nouvelle. » [8]
Aujourd’hui, l’unification des diverses organisations marxistes léninistes est en train de se réaliser ; cette unification devra se mener de pair avec la lutte contre le capital et la lutte au sein même du CNU face aux révisionnistes qui s’il y en a, devront être démasqué.
Du côté des JCML nous devrons continuer notre travail d’analyse commune ; c’est pour cela que nous devons veiller à ce que chaque militant contribue à notre bulletin interne, En Avant Camarade, afin d’avancer à l’unité des jeunes marxistes léninistes.
[1] LENINE, l’Etat et la révolution, Œuvres choisies Tome II, Moscou, éditions en langue étrangères, 1947.
[2] Idem
[3] LENINE, La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky, Pékin, éditions en langues étrangères, 1970
[4] LENINE, l’Etat et la révolution, Œuvres choisies Tome II, Moscou, éditions en langue étrangères, 1947.
[5] LCR, Manifeste de la LCR, tous ensemble, nous pouvons changer le monde, 2003, http://www.lcr-rouge.org/IMG/pdf/manifeste_32p.pdf
[6] Idem
[7] LENINE, La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky, Pékin, éditions en langues étrangères, 1970
[8] LENINE, La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky, Pékin, éditions en langues étrangères, 1970