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Il y a 55 ans, le 9 mars 1956, la Géorgie se soulevait contre la déstalinisation.

 

Le fameux rapport « secret » de Nikita Khrouchtchev dénonçant les crimes de Staline, à l’issue du 20e Congrès du PC soviétique, le 25 février, avait bouleversé la population et le parti communiste en Géorgie. Les dirigeants prirent connaissance du texte du rapport le 5 mars (3e anniversaire de la mort de Staline). Les rues de Tbilissi, Kutaisi, Telavi, Gori étaient déjà pleines de foules en colère.

(Les Géorgiens n’avaient pas moins souffert des répressions staliniennes que d’autres peuples de l’URSS. Mais à leurs yeux, les mérites de Staline, bâtisseur de l’Union et vainqueur de Hitler, l’emportaient largement sur ce qu’on pouvait lui reprocher. De plus, la Géorgie soviétique, qui avait largement conservé sa langue, ses traditions, sa fierté nationale, ressentait la condamnation, à Moscou, du « Guide » d’origine géorgienne, comme une atteinte à leur dignité nationale. La foi communiste et stalinienne restait intacte.)

Des protestations de rue avaient déjà commencé le 3 mars. Il y eut à Tbilissi, la capitale, quelque 70 000 manifestants, beaucoup d’anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale. Les slogans étaient : « A bas Khrouchtchev ! », « Avec Lénine et Staline, en avant vers le communisme ! ». Des témoins se souviennent : des camions sillonnaient la ville, plein de gens brandissant des drapeaux rouges et des portraits des dirigeants de la révolution d’Octobre 1917. On chantait l’hymne géorgien soviétique, on disait des poèmes, on écoutait des écrivains célèbres, des savants, des étudiants, des vétérans, des ouvriers. Les dirigeants du parti étaient prostrés, incapables d’influer sur les événements.

Révélation : le dirigeant chinois Chu Deh, compagnon de Mao, et délégué chinois au 20ème Congrès, se trouvait à Tbilissi. Des milliers de manifestants se sont adressés à lui, demandant de « défendre le nom de Staline ». On dit que le maréchal « salua les étudiants » et qu’un membre de la délégation chinoise prit la parole lors d’un meeting. (Ce qui paraît incroyable, car un tel geste constituait une provocation à l’égard du PCUS, dont les Chinois étaient les invités. Mais on sait que la déstalinisation fut réprouvée à Pékin)

Les rebelles géorgiens exigeaient la démission de Khrouchtchev et la formation d’un nouveau gouvernement. Il n’y avait pratiquement pas de slogan antisoviétique, bien qu’il y eut des appels à ce que « la Géorgie soviétique quitte l’URSS ».

Les forces armées entrèrent en action le 9 mars vers minuit. Qui donna l’ordre, cela est resté secret. Des soldats firent feu. Il y eut 27 morts. Un autre bilan fait état de 60 à 150 morts. Il y eut 375 arrestations, dont 34 membres du PC et 165 komsomols. 39 seront jugés. Tout est resté secret.

Et à ce jour encore « tabou », vu que c’était pour la « bonne cause ».

 

 

(d’après le quotidien russe Izvestia du 9 mars 2011) JM Ch.

 

Les historiens bourgeois prétendent que ceux qui criaient « Avec Lénine et Staline, en avant vers le communisme ! » étaient des nationalistes qui profitaient de l’occasion. A la marge, cela pouvait exister. Mais ce genre de déduction semble surtout influencé par la situation actuelle de la région.

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