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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 12:17

ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES


LES GOUVERNEMENTS SE SUCCEDENT

LE POUVOIR DE LA BOURGEOISIE DEMEURE

Toutes les luttes historiques ne sont en fait que le reflet plus ou moins net des affrontements de classes conditionnés en dernière analyse par l’évolution de la situation économique de ces classes1 . La détérioration de la situation économique du capitalisme, les difficultés du capital à s’investir productivement2  ont conduit la bourgeoisie en France et dans d’autres pays impérialistes à faire porter le fardeau de sa crise au prolétariat et certaines couches petites bourgeoises. L’objectif de la bourgeoisie et de son pouvoir politique est de rétablir une rentabilité du capital la plus élevée possible.

Le nouveau pouvoir politique continuera d’appliquer la même politique de régression sociale que les partis politiques de l’ex alternance PS-LRUMP discrédités aux yeux des travailleurs.

Il était urgent pour la bourgeoisie de trouver une solution de remplacement. En république démocratique bourgeoise les élections au suffrage universel sont un des moyens pour maintenir la domination politique et économique de la bourgeoisie sur le prolétariat.

L’alternance droite-gauche mise à mal, on la jette provisoirement aux orties et on organise une opération de blanchiment du personnel politique : Faire du neuf avec du vieux : telle est la solution Macron avec EN MARCHE, qui conduit à réaliser une nouvelle alliance Gauche droite au sein d’un même parti pour poursuivre la politique de la bourgeoisie monopoliste !

Tout l’appareil idéologique et politique s’est mobilisé pour faire gagner Macron, des grands médias aux grands patrons du CAC40 et des milieux d’affaires, économiques et financiers.3

L’affaire était entendue, Macron devait être élu et il l’a été. C’est la victoire au sein de la bourgeoise des partisans du « recyclage » de l’ancien personnel politique discrédité.

Les autres prétendants n’ont en fait servi que de caution au pseudo caractère démocratique des élections et seront tenus en réserve de la république. Marine Le Pen a servi comme d’habitude de repoussoir « fasciste ». Mélenchon a pour tâche de reconstituer un pôle réformiste afin de maintenir l’illusion chez les travailleurs qu’il serait possible par les élections de répondre à leurs aspirations et de « réformer le capitalisme ».

Certains s’imaginent que si « les insoumis », le PCF et le parti socialiste (maintenu) obtenaient un nombre important de députés à l’assemblée nationale, cela créerait des difficultés à Macron pour imposer sa politique anti-ouvrière et antisociale. Ces ouvriers ou ces militants politisés sont influencés par ces partis qui font miroiter le rêve qu’une majorité « de gauche » anti- Macron est possible et que si cela se produisait, Macron ne pourrait pas appliquer son programme réactionnaire. Cette illusion a déjà été expérimentée lors des précédents gouvernements. Qu’ont fait les députés de gauche pour s’opposer aux mesures réactionnaires de la bourgeoisie ? Les milieux politiques qui diffusent de telles illusions dévoient les travailleurs de leurs véritables moyens de lutte qui se trouvent sur le terrain extraparlementaire, dans la lutte de classe pour les revendications immédiates, dans la perspective d’un véritable changement de société, et dans la lutte pour la prise du pouvoir politique hors du cadre électoral contrôlé par la bourgeoisie.

Les élections législatives qui suivent l’élection présidentielle vont consolider la « légitimité électorale » de ce nouveau pouvoir. Les travailleurs devront se soumettre au verdict des urnes jusqu’aux prochaines élections présidentielles.

Fort de cette analyse, aux législatives comme aux présidentielles, le ROCML n’appellera à voter pour aucun candidat et combattra les illusions électorales en argumentant ses positions auprès des camarades ouvriers qui ne les ont pas encore rejetées.

Aujourd’hui, l’ illusion que l’on peut améliorer le capitalisme est encore forte chez les travailleurs les plus combatifs et les plus politisés, même si la lutte contre la loi travail a permis chez les syndicalistes de la CGT de faire bouger les lignes et entamé la domination de l’idéologie et de la politique bourgeoise dans les syndicats.

Mais le mode de production capitaliste impérialiste est miné par des contradictions qui l’amènent sûrement et inévitablement vers des crises politiques et économiques de plus en plus graves. Elles obligeront le prolétariat à lutter et à prendre conscience de sa mission historique en tant que classe : renverser le capitalisme et construire une société nouvelle, le socialisme libéré de l’exploitation capitaliste et de toutes ses conséquences qui mettent en péril l’existence de la société humaine et de son environnement.

Les marxistes léninistes partout où ils sont, participeront à l’organisation des luttes, à promouvoir leur convergence au niveau national contre la politique de la bourgeoisie, à l’organisation syndicale des travailleurs pour l’affrontement quotidien capital-travail. Ils aideront les éléments les plus conscients de la classe à édifier leur parti politique indépendant de la bourgeoisie défendant leurs intérêts de classe sans lequel ils ne pourront, le moment venu, s’emparer du pouvoir. Ils défendront la nécessité du soutien actif des travailleurs de France aux travailleurs et des peuples du monde dans leur lutte pour leur émancipation sociale et nationale contre l’impérialisme.

ROCML

04 Juin 2017

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 18:13

Jeudi 11 mai, alors que les médias se régalaient des tambouilles politiciennes autour des investitures d’En Marche pour les prochaines législatives, les ouvriers de GM&S de La Souterraine (département de la Creuse), menacés de liquidation judiciaire, se livraient à la destruction d’une partie des machines et affirmaient avoir l’intention de faire sauter l’usine (qu’ils ont piégé avec des bonbonnes de gaz) si les négociations n’aboutissaient pas.

Il s’agit d’une entreprise de 279 salariés, sous-traitant dans l’industrie automobile, et dont les deux principaux constructeurs français (Renault et PSA) constituent les principaux clients (64% du chiffre d’affaire). C’est justement le désengagement de ces deux puissants groupes, qui préfèrent commander leurs pièces ailleurs pour augmenter leurs profits, qui a provoqué cette situation qui risque de laisser sur le carreau des centaines de familles, sans possibilité de retrouver un emploi dans un territoire à majorité rural et déjà fortement touché par les fermetures d’usines.

Cette situation est d’autant plus révoltante pour les ouvriers que ces groupes sont riches à millions, qu’ils ne se sont jamais si bien portés depuis plusieurs années, et qu’ils font même tout pour saborder les projets de reprise du site. Encore une fois la classe ouvrière est sacrifiée sur l’autel du profit !

Animés par le désespoir et la colère, après avoir essayés toutes les autres formes de manifestations et moyens d’expression sans succès, ces ouvriers se sont attaqués au sacro-saint droit de propriété par la destruction des machines. Ils veulent interpeller le nouveau « président-banquier » Macron. Mais on voit mal ce qu’il pourrait leur apporter, étant donné sa volonté de détruire le droit du travail par ordonnances ! Comme lors de la campagne présidentielle avec les salariés de WHIRLPOOL, il leur expliquera que les capitalistes sont dans leur bon droit pour les licencier !

Tant que le capitalisme continuera à faire sa loi, d’autres affaires de ce genre se produiront car tel est le capitalisme, un système inhumain uniquement préoccupé par la quête du profit. Seule l’organisation et la convergence des luttes locales en un front commun contre l’offensive du capital pourra mettre fin à cette hémorragie. Seul l’avènement du socialisme pourra émanciper les travailleurs.

Solidarité avec les ouvriers de La Souterraine et avec tous ceux qui luttent actuellement !

 

A bas le Front des millionnaires avec sa tête Macron !

 

C’est aux travailleurs de diriger la société !

Le ROCML, 14/05/2017

Solidarité avec les ouvriers de GM&S de La Souterraine
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 16:24

Résultats du 2nd tour de l’élection présidentielle :

Le candidat du grand capital est au pouvoir !

 Avec 66,1 % des suffrages exprimés, Emmanuel Macron devient le nouveau président de la République face à Marine Le Pen. Cependant, contrairement à 2002, aucun front républicain ne s’est mis en place dans la rue pour contrer le FN. En effet, ni le front des millionnaires autour de Macron, ni le front de la haine raciste ne pouvaient représenter une alternative pour les travailleurs. Et ceux qui criaient au loup fasciste ont finalement été balayés par la réalité. La réalité, c’est que Marine Le Pen a eu le rôle d’épouvantail réactionnaire et xénophobe pour servir de repoussoir et faire élire le candidat préféré du capital, Macron. La réalité, c’est que c’est cette politique d’offensive du capital qui fait monter le FN depuis 20 ans. On a bien vu que les fronts républicains derrière la bourgeoisie ne sont pas un moyen d’empêcher la montée du FN. Ils hurlent 15 jours contre le FN et appliquent des politiques régressives contre les travailleurs, durant 5 autres années. La solution on la connaît pourtant. On a vu durant les différents mouvements sociaux que seule la lutte massive des travailleurs permettait de faire disparaître le FN de la scène publique.

Cette victoire de Macron montre la capacité de la bourgeoisie à s’organiser pour imposer ses intérêts aux masses populaires. L’élection de Macron n’est pas la victoire d’un parti ou d’une aventure individuelle. C’est la capacité du système capitaliste mis à mal par la crise économique à surmonter provisoirement la crise du système institutionnel. Les partis traditionnels de gouvernement (PS et LR) ont été laminés. Le capital recherche un renouvellement car ces partis ne sont pas parvenus à répondre à ses exigences. L’affrontement de classe lors de la lutte contre la loi El Khomri a aiguisé les contradictions au sein du PS et contribué à l’ébranler.

Cette élection a montré le visage antidémocratique de la république bourgeoise. Macron est élu par seulement 43 % des inscrits. Il y a eu 34 % d’abstentionnistes et de votes blancs et nuls au 2nd tour. 40 % des 25-35 ans n’ont pas voté, ainsi que 32 % des ouvriers. N’oublions pas aussi que la masse des travailleurs immigrés n’a pas le droit de vote. Les travailleurs, les jeunes ont bien compris que le programme de Macron est celui des monopoles et du capital.

 

Comme nous l’avons déjà affirmé avant le premier tour, les travailleurs n’avaient rien à gagner du résultat final de cette élection. Toute la machine institutionnelle était « en marche » pour faire gagner un programme qui s’attaque aux droits des travailleurs, qui défend l’offensive de l’impérialisme français dans le monde et qui défend les monopoles. Il est donc du devoir de tous les communistes, syndicalistes, travailleurs de mettre en avant la nécessité de lutter pour repousser les assauts à venir. Les législatives n’empêcheront pas Macron de mettre en place sa politique. Aujourd’hui aucune politique réformiste ne peut répondre aux besoins des travailleurs. C’est en s’organisant pour lutter qu’ils pourront repousser les assauts du capital contre leur intérêts fondamentaux.

 

            Les luttes locales et nationales doivent converger, se coordonner pour aller vers une grande mobilisation politique et syndicale nationale contre le pouvoir bourgeois, contre le capitalisme !

            Les communistes ont pour tâche d’unir tous ceux qui pensent que le capitalisme a fait son temps et que seul le socialisme peut répondre aux besoins essentiels des travailleurs, des jeunes, des femmes.

 

CONTRE LES ATTAQUES DU FRONT DES MILLIONNAIRES AVEC A SA TETE MACRON

PREPARONS LA RIPOSTE DES TRAVAILLEURS

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 21:13

Article du journal la VDC à retrouver ICI

Pour la première fois dans l’histoire récente de la République la campagne électorale ne se déroule pas sans risque pour la domination politique de la bourgeoisie sur les travailleurs et sur la société.

La République démocratique est la « meilleure forme politique possible du capitalisme »« la forme accomplie de la domination de la bourgeoisie » en tant que classe sur les autres classes sociales, pour la domination du capital sur le travail. « Le capital y assoit son pouvoir si solidement, nous dit Lénine, « que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis dans la république démocratique bourgeoise ».

Les autres formes d’Etat, autocratique, dictature militaire ou monopolisation du pouvoir par une fraction donnée de la bourgeoise qui réduisent les droits démocratiques se sont révélées un frein à la libre concurrence des capitaux et entrainé la révolte des peuples, le « printemps arabe » en est l’illustration récente.

En même temps, un autre aspect de la République bourgeoise est qu’elle est le  terrain » ou « la lutte de classe se débarrasse de ses dernières entraves et où se prépare son terrain de lutte » . Dans cette République Démocratique la bourgeoise ne peut gouverner sans l’appui des travailleurs  et le système électoral est une pièce maitresse pour assurer à la bourgeoise la domination politique des travailleurs en assurant la direction des affaires de l’Etat.

Ainsi les « citoyens », quelle que soient leur origine de classe sont appelés régulièrement à élire « démocratiquement » (du point de vue bourgeois) leurs représentants et à leur déléguer tout pouvoir pour un certain nombre d’années jusqu’aux prochaines échéances électorales.

 Dans ce système, dans toutes les démocraties modernes bourgeoises sont réalisées les conditions véritables  de la domination de classe bourgeoise toute entière deux partis luttant pour avoir le pouvoir et devenant à tour de rôle gouvernement et opposition. En France c’est le système de l’alternance, deux grands partis dits de gouvernement, l’un à droite de l’échiquier politique, l’autre à gauche. Tous les deux, quelle que soit la politique plus ou moins sociale menée, se partagent le pouvoir et restent des gérants loyaux du capitalisme selon les parole de Léon Blum dirigeant de la SFIO (ancêtre du PS).

Mais l’aggravation des contradictions du système capitaliste, la concurrence internationale, la difficulté de valorisation du capital, surtout depuis la crise de 2008, ont conduit les gouvernements de droite puis de gauche à s’en prendre aux conditions de vie des travailleurs. Conséquence, la lutte de classe s’est radicalisée en témoigne la longue lutte nationale contre la loi travail. Le rejet des politiciens corrompus s’est amplifié, « le parti » de l’abstention est devenu le premier parti de France et les contradictions entre les personnels politiques plus ou moins représentatifs de fractions de la bourgeoisie se sont développées.

On peut en juger sur les divergences de politique internationale, sur l’attitude envers Moscou, Pékin, dans le conflit syrien…, sur la loi travail.  Des regroupements à la droite du Parti républicain et à la gauche du PS ont grandi en influence et menacent le système d’alternance entre le parti LR et le PS. Des tentatives de recomposition de pôles attractifs à droite comme à gauche sont en cours. Et en particulier une opération de revalorisation de la social-démocratie dans le PS ou en dehors se profile (Mélenchon, Hamon). La décomposition des partis de gouvernements conduit à déplacer les frontières entre droite gauche et extrême droite mais en préservant le système d’alternance nécessaire.

Maintenir parmi les travailleurs l’illusion  que c’est par les élections qu’ils peuvent agir politiquement et choisir « démocratiquement », en toute liberté un candidat qui mènera une politique en leur faveur, est vital pour la bourgeoisie. Aussi elle voit avec effroi la machine électorale se gripper, ce qui peut ébranler sa domination politique en dévoilant le caractère fictif de « leur démocratie »

Le système des primaires, inspiré plus ou moins du système américain a été mis en place pour tenter de redonner plus d’intérêt aux élections présidentielles. Il a pu donner l’illusion que le « peuple de droite et de gauche »peuvent choisir librement, démocratiquement leur candidat mais en fait il a révélé toutes les turpitudes des principaux partis de la bourgeoisie.

Mais peu importe pour la classe dominante qu’un grand nombre de travailleurs n’aille plus voter (car contrairement à ce qui est dit ils ne se tournent pas massivement vers le FN, mais s’abstiennent). En effet l’abstention aujourd’hui est une forme de rejet de la politique en général, de passivité politique et ne conduit pas à une prise de conscience anticapitaliste et cela la bourgeoisie s’en accommode parfaitement. Ces abstentionnistes sont mis au banc de la société, ce sont de mauvais citoyens qui ne doivent pas se plaindre puisqu’ils n’ont pas voté !

La situation objective ne joue plus en faveur de la bourgeoisie, les fissures du système électoral en sont le reflet. Il est fini le temps où elle pouvait faire des concessions aux travailleurs en utilisant le courant réformiste social-démocrate pour faire illusion. Elle n’en a plus les moyens et bien au contraire elle n’a d’autre issue que de renforcer l’exploitation des prolétaires, de renforcer la dictature du capital. Quel que soit le candidat qui sera porté aux plus hautes responsabilités de la République, les travailleurs n’auront d’autre choix que de se battre. Et dans cette lutte, ils prendront conscience, qu’ils n’ont d’autre alternative que de prendre le pouvoir en tant que classe et instaurer leur République socialiste. Les véritables communistes en participant à ces luttes ont pour devoir de faire que cette alternative devienne l’objectif des éléments les plus combattifs de la classe.

ROCML

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 10:05

Voici le sommaire du n°19 à retrouver en ligne ici.

SOMMAIRE

Page 2: Editorial, Les travailleurs n’ont rien à espérer des partis intégrés aux institutions démocratiques bourgeoises

 

Page 3: Barbarie policière à Aulnay-Sous-Bois, la vraie nature de l’Etat bourgeois

 

Pages 4-5: Les élections de 2017. Un moment important pour la bourgeoisie. Déclaration commune Présidentielles.

 

Pages 6-7: Le revenu universel, une entourloupe au service du capitalisme

 

Pages 8-9 : Jeunesse. Exploitation et précarité dans la jeunesse populaire.  La jeunesse en quête du communisme.

 

Pages 10-11:  Lutte de classe. Grève victorieuse sur le chantier Vinci RATP. La mobilisation a payé

 

Pages 12-13: Le protectionnisme. Le protectionnisme de Trump, défendre l’oligarchie US.  Et en France?

 

Pages 14-15: Célébrer le centenaire de la révolution d’octobre, c’est appliquer ses enseignements

 

Page 16: Grève générale en Guyane contre l’Etat français

La Une du journal VDC N°19

La Une du journal VDC N°19

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 17:40

Il est un fait indéniable aujourd’hui : toutes les mesures anti-ouvrières prises par les différents gouvernements successifs, auront des impacts beaucoup plus forts sur les jeunes travailleurs. La jeunesse laborieuse aujourd’hui est en train de grandir et se former dans un monde du travail qui se dégrade année après année, car même si cela n’a jamais été simple d’être ouvrier ces dernières décennies, cette jeunesse ouvrière connaitra le monde salarié avec la destruction des protections sociales, du code du travail, d’une retraite décente en perspective.

 

Il est un fait indéniable pour les jeunes ouvriers : le capitalisme, même dans une métropole impérialiste comme la France, n’offre plus aucune perspective réjouissante aux travailleurs. C’est en ce sens que prend toute son importance l’existence d’une véritable jeunesse communiste, regroupant les jeunes travailleurs, organisant son offensive, formant patiemment ses troupes à l’idéologie révolutionnaire, les préparant minutieusement à la lutte. Il est impératif aujourd’hui que naisse et s’épanouisse une véritable organisation de classe de la jeunesse qui propage la lutte politique dans ses rangs.

 

C’est une critique acerbe qu’il faut formuler à toutes ces organisations politiques de la jeunesse comme celle du PCF qui ne font que prêcher la participation à des mouvements mais ne daignent une seule seconde former les bataillons de la jeunesse ouvrière en vue de la lutte politique révolutionnaire.

 

C’est en ce sens qu’une jeunesse communiste marxiste léniniste devient indispensable à la jeunesse ouvrière. Guider les travailleurs en devenir au-delà de la lutte syndicale et en dehors de la lutte réformiste. D’ailleurs les larges pans de la jeunesse abstentionniste prouvent bien ce rejet de la politique du désespoir professé par la politique bourgeoise et réformiste. Ce rejet en devient d’ailleurs un dégout complet de la politique. La bourgeoisie, par ses représentants politiques s’en inquiète et veut « inculquer les valeurs de la République » pour éloigner tout jeune travailleur du chemin de la lutte politique, de la lutte révolutionnaire. Le gouvernement veut lui inculquer les valeurs bourgeoises de la discipline au travail et de l’asservissement à la classe dominante !

 

La JCML se donne pour mission d’entrainer dans ses rangs tous les jeunes qui ont perdu leurs illusions vis-à-vis de ce système économique. Celui-ci n’est plus garant d’un épanouissement pour la classe des travailleurs, ne défend pas les libertés démocratiques élémentaires, ne permet pas une sécurité pour le lendemain. Pour rompre avec ce système, il faut perdre toutes les illusions sur les chefs de la politique bourgeoise qui ne professent au mieux qu’une négociation du poids des chaines de l’exploitation.

 

S’engager sur le chemin de la lutte politique c’est aujourd’hui recréer l’organisation qui permettra aux jeunes prolétaires de se forger une conscience de classe indispensable à son indépendance dans la lutte contre le capital. C’est rejeter toutes les propositions qui veulent encaserner les jeunes dans l’armée et refuser de servir sous les drapeaux pour enrichir toujours mieux les industriels, c’est refuser que l’éducation et la culture soient strictement réservées a ceux qui en ont les moyens financiers, c’est refuser toute décision gouvernementale qui ferait reculer la classe ouvrière dans son ensemble, etc.  

 

C’est en cela que la JCML prend tout son sens : devenir l’organisateur de cette jeunesse qui se révolte au delà du carcan que veut lui imposer toute sorte de Partis professant la révolution citoyenne par les urnes et délaissant ainsi la responsabilité politique collective !

 

Si le Parti de classe ouvrière renait, c’est une classe qui reprend le chemin de son indépendance, ce sont des masses populaires qui reprennent le chemin de sa mission historique : détruire le capitalisme !

 

C’est en cela que la JCML trouve son essence : Former dès aujourd’hui les éléments qui demain formeront ce Parti, organisera les travailleurs, mènera la lutte politique, préparera l’assaut final !

Sans organisation, les jeunes ouvriers sont orphelins d’un état major qui conduit politiquement à la destruction du capitalisme.

 

Retrouvez dans la JCML la formation politique et idéologique qui nous servira demain dans la lutte à donner les coups mortels à nos ennemis !

 

Contactez la JCML

jcml.nationale@yahoo.fr

 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 08:50

Au cours de l’histoire du capitalisme, la diminution de la journée ou de la semaine de travail, les congés payés, le droit à la retraite, ont donné lieu à des luttes dures entre la classe ouvrière (et l’ensemble de travailleurs exploités ) et la classe capitaliste. De la longueur plus ou moins grande du temps de travail dépend en effet la quantité plus ou moins grande de la plus-value extorquée par le capital.

Au début du développement du capitalisme industriel, les patrons exploitaient les prolétaires dès leur enfance et toute leur vie, tant que leur force de travail restait exploitable. Ensuite, usés par le travail et sortis de l’usine, de la mine ou du chantier, il ne restait plus aux ouvriers qu’à attendre la mort dans la misère, sans ressources, sans autre aide que la charité publique ou celle de leurs enfants.

Dès la fin du dix neuvième siècle et au cours du vingtième, les luttes ouvrières, les nécessités mêmes de l’évolution des forces productives et les capacités financières de l’économie capitaliste dans sa période impérialiste ascendante, permirent aux ouvriers et aux autres travailleurs d’arracher des progrès importants dans leurs conditions de travail et d’existence.

Avec l’interdiction du travail des enfants, la limitation de la journée de travail à 8 heures ( la revendication des 3 x huit ) et les congés payés, le droit à la retraite avec pension constitua une avancée importante du statut des travailleurs salariés sous l’axe de la diminution du temps de travail. Loin d’être parfait, inégalitaire et ségrégatif, le droit à la retraite permettait à la plupart des ouvriers de sortir individuellement du cycle du travail exploité avec un revenu permettant plus ou moins, selon les catégories, de vivre ou de vivoter dans la dignité. C’était indiscutablement un progrès social dans les conditions du capitalisme.

Mais la bourgeoisie ne concède jamais rien d’une main sans tenter de le reprendre de l’autre, surtout quand elle est en difficulté.

 

UN PROGRES SOCIAL AUJOURD’HUI REMIS EN CAUSE.

 

5

Étoile à 5 branches: 1Financé de manière paritaire par les cotisations salariales, patronales et de l’Etat patron pour les salariés du public, le système des retraites tel qu’il a été établi par un compromis inter-classes dépend à l’évidence des capacités de ces trois sources.

Dans la phase d’expansion post-seconde guerre mondiale, les profits capitalistes, l’expansion de la masse salariale et les recettes de l’Etat ont permis aux différents régimes de retraite de fonctionner et même de s’améliorer, grâce à des financements satisfaisants.

MAIS LA SITUATION S’EST RENVERSEE.

Entré depuis quelques dizaines d’années dans une crise générale qui précipite sa décomposition, le système capitaliste-impérialiste mondialisé rend les bourgeoisies monopolistes et les Etats nationaux incapables de maintenir les compromis de classes réalisés dans la période des vaches grasses. Pour alimenter le capital financier autant que possible, les monopoles et l’Etat capitaliste ont besoin de réduire au maximum leur contribution au financement des organismes sociaux, dont ceux des retraites.

Toutes les prétendues « réformes des retraites » et d’autres qui sont encore à venir dans d’autres domaines n’ont qu’un seul but : réduire les financements du patronat et de l’Etat, destiner les économies réalisées pour transfuser le capital, et faire porter par les seuls salariés l’essentiel du financement de leurs acquits ou conquis sociaux.

 

De CHIRAC-JOSPIN à SARKOZY-HOLLANDE

 

La feuille de route de la liquidation progressive des retraites par répartition a été décidée à Barcelone en 2002. Elle a été signée par le couple UMP-PS Chirac-Jospin.

Le programme : 45 années de cotisation, recul de 5 ans de l’âge légal de départ, pensions réduites par les changements du mode de calcul, développement de la capitalisation individuelle.

Le socialiste Jospin n’a pas eu le temps de réaliser ces objectifs réactionnaires. Sarkozy et ses ministres ont pris le relais. Mais prudence oblige. La droite ne peut pas attaquer ouvertement les masses populaires comme peut le faire une gauche plus trompeuse. Malgré des avancées importantes, le programme de Barcelone n’est donc pas arrivé à son terme. Qu’à cela ne tienne ! Un an après le déboulonnage de Sarkozy, Hollande et Ayrault remettent l’ouvrage sur le métier.

Le rapport Moreau communiqué à Ayrault le 14 juin 2013, juste avant les congés reprend exactement les consignes de Barcelone. C’est sur la base de ce rapport qu’auront lieu en juillet et en août les concertations entre « partenaires », syndicats, patronat et gouvernement.

Les conclusions de ces concertations tomberont fin août avant d’être entérinées par le parlement.

 

Y-AURA-T-IL UNE VERITABLE BATAILLE DE CLASSE CONTRE LA NOUVELLE ATTAQUE DE LA BOURGEOISIE SUR LES RETRAITES ?

 

La machine à détruire les conquêtes sociales est donc conduite aujourd’hui par un gouvernement socialiste. Jusqu’à présent, depuis 2002, les mouvements de lutte contre les réformes des retraites n’ont pas réussi à faire reculer les gouvernements de cohabitation droite-gauche et de droite.

Les travailleurs y parviendront-ils contre un gouvernement « socialiste » ?

La CGT et FO ont annoncé une journée de grève en septembre. Ils seront sans doute accompagnés de SUD et de la FSU.

Mais jusqu’où les directions des confédérations syndicales sont-elles prêtes d’aller ? Iront-elles jusqu’à exiger le départ de Hollande et de son gouvernement ?

Comment se positionneront le PCF et les organisations communistes à la gauche de la gauche sur cette question ?  Les municipales ne sont pas loin…

L’épouvantail du fascisme ne sera-t-il pas agité une nouvelle fois pour ménager les socialos ?

 

L’expérience nous amène à penser que si le mouvement n’affronte pas conjointement patronat et gouvernement, s’il ne déborde pas puissamment et résolument les clous fixés par les dirigeants syndicaux nationaux et les partis et organisations  « de la gauche de la gauche », y compris ceux du Front de Gauche, patronat et gouvernement marqueront un nouveau point dans leur volonté de détruire les conquêtes sociales du 20 ème siècle.

 

Seul un puissant mouvement populaire peut mettre en échec l’attaque contre les retraites lancée par le gouvernement PS Hollande-Ayrault.

L’heure est à la mobilisation et à l’organisation !

 

Le 8 juillet 2013

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 10:00
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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 13:13

COMMUNIQUE DU ROCML et de LA JCML

Saluons le courage des peuples du Brésil et de Turquie !

 

La fin du 20ème siècle a été proclamée comme une «grande victoire» pour le capitalisme dans sa lutte contre l’idéologie prolétarienne. Après la chute de l’URSS et d’autres pays socialistes, le prolétariat et les masses populaires ont perdu leurs repères. Ils subissaient la domination d’un capitalisme puissant que rien ne semblait pouvoir contester. Les luttes se sont affaiblies. Les perspectives politiques surtout ont souvent laissé la place à des revendications partielles, locales, uniquement syndicales. Mais voilà, malgré cette soi disant victoire du capital, le système capitaliste ne peut résoudre les contradictions qu’il engendre et donc, avec la crise générale qui le gangrène depuis des décennies, il ne veut ni ne peut mettre un terme à la pauvreté grandissante, à la crise du logement évidente, au chômage historique, etc.
Dans ce contexte d’appauvrissement général des peuples, les luttes reprennent, des luttes qui se politisent et qui prennent pour cible des lieux de pouvoir, qui dévoilent la dictature du capital sous le voile mensonger de la démocratie ! Ces luttes se multiplient aux quatre coins de la planète depuis quelques années : en Grèce, au Chili, au Mexique, en Egypte, en Tunisie…
Depuis le 27 mai 2013 c’est en Turquie et depuis le 12 juin au Brésil. Les peuples des deux pays sont descendus dans la rue.
En Turquie le peuple -notamment la jeunesse populaire- a déclenché une lutte autour de Gezi Parki, qui est devenu un symbole pour la démocratie, et qui sème en parallèle la graine anticapitaliste.
Au Brésil, des centaines de milliers de manifestants se transforment en millions dans la rue, en criant « je me fiche de la coupe du monde, je veux la santé et l’éducation ». La présidente (de gauche) a annulé son voyage au Japon et elle a déclaré qu’elle allait prendre des « mesures, pour lutter contre la corruption et améliorer la situation des services publics ». Des promesses, pour tenter de casser la révolte.
En Turquie, en parlant de referendum pour le Park de Gezi, le gouvernement essaie de diviser les mouvements. Pour l’instant il a utilisé la violence et vide le Park Gezi. Mais la lutte continue. Le 20 juin, à Mersin (sud de Turquie) il y a eu des affrontements jusqu’à deux heures de matin.
La lutte de classe coûte toujours très cher. En Turquie 4 morts, au Brésil 2 morts. En Turquie des milliers de manifestants en été mis en garde à vue et fichés. Actuellement, toutes les organisations communistes, révolutionnaires et progressistes sont les cibles de la répression du gouvernement. L’ ESP (Parti Socialiste des Opprimés) notamment a été choisi comme première cible. Mais malgré toutes les pressions féroces, partout il y a des rassemblements, forums etc.
En Turquie la violence est plus brutale, car la Turquie vit sous la dictature. De plus, la répression intervient dans le contexte de la guerre contre la Syrie et de la question kurde. L’absence de démocratie en Turquie -dans ce pays la démocratie n’a jamais existé -, explique pourquoi la lutte pour la liberté et la démocratie est importante et vitale pour la classe ouvrière et les masses populaires dans ce pays.
La lutte du Parc Gezi a bouleversé un rapport de force où l’Etat Turc utilisait régulièrement la question Kurde, pour diviser les peuples. Or cette fois ci cette tactique de la bourgeoisie n’a pas fonctionné !
Pour la Turquie comme pour le Brésil, on utilise le qualificatif : « en voie de développement ». Mais « développement » pour qui? Seulement pour les bourgeoisies de ces pays qui s’engraissent, tels des parasites, sur la surexploitation de ces peuples pour maintenir des taux de croissance élevés mais surtout les taux de profits. Aucun peuple ne peut connaître la prospérité sous le capitalisme, que les technocrates les nomment « pays émergents, en voie de développement », ou autre !
La Turquie a été présentée comme un modèle au Moyen-Orient. Elle est aujourd’hui un exemple de la lutte pour la démocratie et le socialisme. La voie est ouverte pour le développement du mouvement révolutionnaire.
Le ROCML et la JCML de France condamnent fermement la violence de la bourgeoisie de ces deux pays et affirment leur solidarité avec les peuples turc, kurde et brésilien.
Les luttes continueront de s’affirmer, de se multiplier ainsi que de se radicaliser. Car aujourd’hui, toutes les bourgeoisies, du Brésil à la Turquie en passant par la France et l’Allemagne, n’ont plus aucune marge de manœuvre pour répondre aux revendications croissantes des masses populaires face à leur paupérisation. Elles ne peuvent que mentir et réprimer. Ces luttes doivent apporter aux prolétariats, grâce à l’action révolutionnaire des partis communistes, des expériences qui les conduiront au socialisme : seul salut pour les peuples du monde entier !

 

SOCIALISME OU BARBARIE !
GLOIRE AUX MARTYRS DES LUTTES DES PEUPLES DU MONDE ENTIER !
PRENONS EXEMPLE SUR LE PROLETARIAT ET LES PEUPLES EN LUTTE CONTRE LE CAPITAL !

 

ROCML – JCML

le 23 juin 2013

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 13:56

Jeudi 6 juin 2013, Clément MERIC, étudiant militant antifasciste est mort des suites d’une attaque préméditée menée par un groupe organisé de fascistes, la veille, à Paris.
Le ROCML s’incline devant le sacrifice de ce jeune militant tué pour ses idées généreuses.
Il exprime ensuite son dégoût et son indignation devant l’acte odieux motivé par l’idéologie fasciste revendiquée par ses assassins.
Il accuse les responsables politiques de ce pays, la France, de laisser agir les groupuscules fascistes dont les dirigeants et les membres ne peuvent pas être inconnus de la police.
Ses militants ont participé et participeront aux hommages rendus à ce jeune militant assassiné.
Pour autant, le ROCML pense que ce tragique évènement n’implique pas que le fascisme, en tant que forme particulière, terroriste, de la dictature d’Etat de la bourgeoisie soit à l’ordre du jour dans ce pays. Ceux qui agitent cet épouvantail se trompent ou manipulent.
Le fascisme, en effet est le dernier recours pour la bourgeoisie pour maintenir sa dictature de classe quand son Etat est menacé par le mouvement ouvrier révolutionnaire. Les illusions de la démocratie sont bien plus efficaces en effet quand elles peuvent encore tromper les exploités et les éloigner de la révolution.
Or, bien que la crise profonde et prolongée du système capitaliste contienne les bases objectives du renversement du système capitaliste, le mouvement ouvrier, dominé par l’idéologie bourgeoise, n’a pas encore aujourd’hui pour but de conquérir pour lui-même le pouvoir politique pour renverser le système capitaliste. La grande bourgeoisie peut encore dormir tranquille.
L’extrême droite institutionnelle et les groupes fascistes radicaux sont, il est vrai, des armes que la bourgeoisie n’hésitera pas à utiliser quand ce sera nécessaire pour elle. Et c’est pour cela qu’il faut les combattre. Mais cette nécessité n’existe pas aujourd’hui pour la bourgeoisie de recourir au fascisme pour assurer sa dictature de classe.
Pour autant, les groupes fascistes existent. Ils se nourrissent du racisme et du chauvinisme qui prospèrent sur le terreau de la crise et la politique des partis de droite et de gauche qui alternent au pouvoir. Entre une évacuation d’un camp de roms par des centaines de policiers armés, l’expulsion d’immigrés sans papiers ou l’emprisonnement illégal à vie d’un militant de la liberté comme Georges Ibrahim Abdallah pratiqués sous la houlette de Manuel Valls, et une attaque physique d’une bande fasciste contre un militant qui défend les victimes de ces violences « républicaines », y-a-t-il une différence de nature ? Non, simplement une différence de degré.
C’est entre autre pour cela que le ROCML considère comme méprisables les discours hypocrites de récupération électoralistes proférés par l’ensemble des partis institutionnels qui sont tous d’accord, sur le fond pour garantir l’ordre bourgeois.
Pour les communistes, il s’agit de combattre jusqu’à sa destruction le système qui nourrit la bête immonde. Leur tâche centrale actuelle est de construire l’avant-garde organisée du prolétariat, pour la révolution socialiste, et d’entraîner les ouvriers dans la lutte classe contre classe. Ils ne doivent pas se laisser détourner des tâches liées à cet objectif par la défense de la démocratie bourgeoise contre un danger fasciste imminent imaginaire.

Pour le ROCML, la meilleure façon de combattre le danger du fascisme, c’est de développer le mouvement ouvrier sur une ligne classe contre classe et de construire l’organisation communiste du prolétariat.
Sans ces conditions, tout front antifasciste serait dirigé par la petite bourgeoise démocrate, et ne saurait être qu’un château de cartes face aux forces fascistes violentes dirigées et soutenues matériellement par la bourgeoisie monopoliste.

ROCML

 

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