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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 09:22

Annoncées durant sa campagne, le président des monopoles capitalistes Macron mettra en œuvre une réforme du code du travail, en utilisant les ordonnances durant l’été. Il a d’ores et déjà reçu le soutien du MEDEF afin de mener ses contre-réformes : « C’est maintenant qu’il faut engager les réformes qui permettront de relancer la dynamique de création d’emplois. N’ayons pas peur d’agir vite et fort pour montrer aux Français, aux forces vives et à nos partenaires du monde entier qu’une nouvelle page s’ouvre pour la France »[1].

 

UNE OFFENSIVE GENERALE CONTRE LES TRAVAILLEURS !

 

A peine élu, Macron veut attaquer les travailleurs. Bien entendu, il mène son attaque par le louvoiement en faisant croire qu’il consulte les syndicats. Il cherche surtout par les rencontres qu’il mène à semer le trouble chez les travailleurs, à faire croire qu’il prend l’avis des syndicats, que ceux-ci pourraient « négocier » avec lui. C’est à cela que servent les « rencontres avec les partenaires sociaux », à masquer la nature réelle de son pouvoir, au service exclusif des grandes entreprises capitalistes.

            Que prépare Macron ? Comme ses prédécesseurs du PS, Macron a dans ses tiroirs des mesures de cadeaux fiscaux pour le patronat. En effet, il prévoit des baisses d’impôts et de cotisations sociales d’entreprises. Ces nouveaux cadeaux arrivent alors que les travailleurs subissent les effets de la loi travail de l’ANI. Prétendant rétablir l’emploi, ces cadeaux servent surtout à rétablir la compétitivité et le profit du capital. Le chômage lui augmente toujours ainsi que la misère sociale !

            Dans ces ordonnances, Macron prévoit de mettre en place la primauté des accords d’entreprises dans tous les domaines. En gros il s’agit d’étendre la loi El Khomri aux salaires, aux conditions de travail. C’est à coup sûr un renforcement de l’exploitation capitaliste et une pression supplémentaire des patrons et des cadres sur les travailleurs et les syndicats de lutte. Il a aussi pour objectif de plafonner les indemnités prudhommales sur les licenciements sans cause réelle. Le MEDEF se réjouit d’avance de cette mesure qui permettrait de jeter à la rue n’importe quel travailleur sans avoir à rendre de compte, même devant la justice bourgeoise. Il souhaite aussi poursuivre les attaques antisyndicales qu’avait apportées la loi Rebsamen en fusionnant les représentations du personnel en une instance unique. Ainsi, moins de représentants du personnel, c’est moins de moyens pour défendre les salariés, et surtout c’est plus de moyens pour que le capital mène ces attaques.

            A l’avenir, Macron prévoit aussi de réformer les retraites en tirant toujours plus vers le bas les pensions de retraites, en faisant travailler toujours plus les salariés. La sécurité sociale est aussi visée par Macron. Ainsi, c’est tous les acquis issus des luttes depuis 1936-1945 qui sont dans le collimateur du tout nouveau président. Macron, tout comme l’ex président Hollande va appliquer la politique du capital qui consiste comme le disait un représentant du MEDEF à « de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».

 

PREPARER LA MOBILISATION
LA RIPOSTE DE CLASSE

 

Le capital veut faire supporter les conséquences de sa crise aux travailleurs, Les politiques mises en place depuis la crise de surproduction de 2008 n’ont pas d’autre but. C’est lui qui est responsable des milliers de licenciements, de la baisse des salaires… Le personnel politique bourgeois actuel comme par le passé est au service du capital. Il n’y a donc rien à attendre de ce gouvernement !

Mais il est des semeurs d’illusions du PCF ou de la France Insoumise qui font croire qu’il est possible de « construire une majorité de gauche de transformation » ou qu’« avec une majorité de transformation sociale, l’espoir renaitra » (L’Humanité, 24/05/17). Seule l’organisation de luttes extra-parlementaires pourra stopper le rouleau compresseur capitaliste. L’expérience gouvernementale et majoritaire de Syriza en Grèce le montre bien. Une majorité sociale-démocrate se pliera aux exigences du capital.

 

Seul le développement des luttes contre les projets anti ouvriers et antipopulaires peut parvenir à faire céder Macron. On l’a bien vu, même si la lutte du printemps n’a pas atteint son but, elle a précipité la faillite du Parti socialiste et obligé le capital à se recomposer autour de Macon. Dès maintenant préparons la riposter, organisons les solidarités autour des luttes qui existent, dans toutes les entreprises pour nous donner au combat contre les ordonnances Macron toutes les changes d’être victorieux. C’est seulement avec cet esprit combattif, en tirant le bilan des luttes nationales précédentes que le mouvement ouvrier sera capable d’imposer ses vues et ses revendications.

 

 

A BAS LE GOUVERNEMENT AU SERVICE DES MONOPOLES CAPITALISTES !

 

COMBATTONS LES ORDONNANCES MACRON !

 

RETRAIT DES LOIS ANTI-OUVRIERES :

ANI, LOI MACRON- RABSAMEN, LOI TRAVAIL !

 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 18:42

Le Parti Communiste Grec et le mouvement anti-impérialiste se battent plus fort contre l’OTAN

Les forces de l’OTAN, bloquées par les forces du PCG et de la Jeunesse Communiste Grecque a un poste de péage, au Nord de la Grèce (Macédoine), ont du faire marche arrière et quitter les lieux dans l’après-midi du Vendredi, 2/6.    

Plus tôt, des dizaines de manifestants du Parti Communiste Grec avaient monté un barrage aux péages de l’autoroute Egnatia, empêchant ainsi le passage de véhicules militaires albaniens se dirigeant en Roumanie pour participer à l'exercice militaire de l'OTAN «Noble Jump 2017» qui se tiendra du 6 au 14 juin dans ce pays.    Les manifestants, scandant des slogans contre l'impérialisme et contre l'OTAN, permettaient le passage de tous les autres véhicules sauf celles de l’OTAN, qui après plusieurs heures d’attente ont du faire marche arrière.

Sotiris Zarianopoulos, députe européen pour le Parti Communiste Grec, était parmi les manifestants. 

 

 

 

 

UN MOUVEMENT ANTI-GUERRE ET ANTI-IMPERIALISTE TRES COMBATIF

Ce n’était qu’un événement de masse, contre l’OTAN et l’implication des la Grèce aux plans de cet organisme impérialiste, parmi des dizaines organises par le mouvement ouvrier, anti-guerre et anti-impérialiste, qui a travers des mobilisations successives partout dans le pays condamne l'OTAN, l'UE, le gouvernement SYRIZA-ANEL et les forces bourgeois demandant la non-participation de la Grèce aux guerres et aux interventions impérialistes. 

 

Voici quelques mobilisations et événements de masse organises par le mouvement anti-impérialiste.

Le 1er mai, PAME et ses syndicats de classe organisèrent des dizaines de manifestations scandant le slogan "pour les peuples, pour un monde sans exploitation, guerres et refugies ».   Une caractéristique important de ces événements fut la participation de syndicalistes turcs aux manifestations organisées par le PAME sur les iles grecs et en Thrace.  

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Le 14 mai, des milliers de militants, hommes et femmes, participèrent aux mobilisations organisées par le Comité Hellénique pour la Détente Internationale et la Paix (EEDYE) dans plusieurs villes grecques culminant avec la « Marche Marathon » couvrant des dizaines de Kilomètres (de Marathon a Athènes) et une manifestation devant le ministère de défense nationale.   

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Le 21 mai, le mouvement anti-impérialiste grec organisa à Thessalonique une manifestation massive devant l'état-major local de l'OTAN.  

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Les 24-25 mai, les forces du Comite Hellénique pour la Détente Internationale et la Paix (EEDYE) participèrent à la convention et à la mobilisation du Conseil Mondial de la Paix (CMP) à Bruxelles.  

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Le 27 mai, des milliers de travailleurs athéniens allèrent au concert internationaliste du PAME au théâtre en plein air « Petra » pour écouter des chanteurs et musiciens grecs ainsi que le group turc NAJIM HIKMET. Le titre du concert était « Nous chantons et nous nous battons pour un monde sans exploitation, guerres et refugies ».       

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Le 27 mai, le Comite de la Paix de l’EEDYE organisa une manifestation sur l’ile de Samos en Mer Egée invitant la participation de militants turcs, membres du Comite de la Paix d'Izmir.  

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Les 27 et 28 mai, les Comites de la Paix de l’EEDYE, des syndicats et autres groupes crétois organisèrent des mobilisations massives et une marche vers la base de OTAN a Souda.   

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Le 28 mai, le mouvement contre la guerre et l'impérialisme de la ville d’Alexandroúpolis en Thrace organisa une manifestation massive contre l’exercice militaire de l’OTAN “NOBLE JUMP” se tenant en Roumanie. En l’occasion, les manifestants condamnèrent le gouvernement SYRIZA-ANEL ayant permis aux troupes de l’OTAN participant à cet exercice militaire de passer par le territoire grec.  

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Le mouvement ouvrier contre la guerre et l’impérialisme poursuit ses mobilisations et ses événements diverses, parmi les quelles la grande manifestation du PAME, qui s'étend sur deux jours, a Thessalonique, les 24 et 25 juin contre l'existence d'un état-major de l’OTAN en ville.   

Les manifestants se battent pour :  

  • La non-implication du pays aux plans et aux guerres impérialistes, 

•      Le retour de troupes grecques de l’étranger,

•      La non-modification des frontières et des traites sur la délimitation de ces dernières,

•      L'éloignement de l'OTAN de la Mer Egée, ainsi que de la Méditerranée et des Balkans,

•      La fermeture de la base militaire de Souda sur l'ile de Crète ainsi que de tous les autres bases militaires et état-major opérés par des forces étrangères,

•      La suspension de toutes les dépenses couvrant les besoins de l’OTAN,

•      Le dégagement de l’OTAN et de l’UE. Que le peuple grec devient maitre de son pays.  

Des réactions dans les casernes

Le débat se fait vif aussi parmi les rangs des forces armées et surtout parmi les soldats sur les facilitations offertes par le gouvernement grec aux troupes militaires de l’OTAN, ainsi que pour notre participation a l'exercice militaire de l'OTAN «Noble Jump» en Roumanie.  L'indignation et les protestations des soldats prennent aussi la forme de rapports, comme par exemple a certaines casernes en région d'Attique, sur les Iles de Rhodes et de Castellorizo ainsi qu'aux Chypre.

De plus, dans une lettre ouverte, des soldats servant a Castellorizo protestent contre la participation des forces armées grecques aux exercices militaires de l'OTAN, soulignant, entre autres, que la cession de terrains, de soldats et des installations dans le cadre de cette exercice militaire « ne font autre que compromettre en pratique les droits souverains du peuple grec et de notre en impliquant les forces armées grecques aux plans de guerre que l'OTAN tisse contre les peuples ». 

 

06.06.2017

 
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 18:32

Article de notre site ICI

Quand ils glissent leur bulletin dans l’urne, les électeurs s’imaginent qu’ils font un libre choix et que ce libre choix entre des candidats, des partis et des programmes est une chance que leur donne la démocratie. Ils acceptent en échange la règle républicaine qui oblige « les minoritaires » à s’incliner devant le « verdict des urnes » et à accepter d’être dirigés par la « majorité » jusqu’aux élections suivantes.

Certes, le suffrage universel est un droit démocratique fondamental, une conquête historique du peuple face à la monarchie, à l’autocratie et aux diverses formes de dictatures terroristes de la bourgeoisie comme le fascisme.

L’expérience de l’exercice de ce droit nous conduit cependant à poser des questions : le choix de l’électeur est-il vraiment libre ? Dans la république démocratique bourgeoise, cette liberté n’est-elle pas qu’apparente ? Le choix n’est-il pas influencé (pour ne pas dire dicté) pour faire élire des représentants de la bourgeoisie ? Par quel mystère la classe ouvrière et les larges couches du peuple, pourtant majoritaires, n’ont-elles jamais porté au pouvoir leurs représentants ? Pourquoi la politique capitaliste se répète-t-elle d’élections en élections ? Pourquoi le libéral Macron, ex conseiller et ministre de l’économie de François Hollande succède-t-il « démocratiquement » au libéral ex président de la République François Hollande ? Comment cela est-il possible ?  Voilà des questions que tout ouvrier conscient doit se poser et auxquelles les communistes marxistes-léninistes doivent répondre.

Ces questions ne sont pas nouvelles. Les dirigeants et penseurs révolutionnaires comme Marx, Engels et Lénine y ont été confrontés. Dans son œuvre L’ETAT ET LA REVOLUTION, Lénine expose la théorie issue de leur expérience. Voilà quelques passages :

La toute puissance de la « richesse » est plus sûre en république bourgeoise, parce qu’elle ne dépend pas des défauts de l’enveloppe politique du capitalisme. La république démocratique est la meilleure forme politique possible du capitalisme. Aussi bien le capital, après s’en être emparé (…) asseoit son pouvoir si solidement, si sûrement, que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis dans la république démocratique bourgeoise.

 

Cette simple citation contient le noyau de la critique du marxisme-léninisme sur les élections dans la république démocratique bourgeoise. En direction des opportunistes qui attribuent au parlementarisme bourgeois des vertus qu’il n’a pas, Lénine poursuit :

Il faut noter qu’Engels est tout à fait catégorique lorsqu’il qualifie le suffrage universel comme instrument de la bourgeoisie. Le suffrage universel, dit-il, tenant manifestement compte de la longue expérience de la social-démocratie allemande, est…  L’indice qui permet de mesurer la maturité de la classe ouvrière. Il ne peut être rien de plus, il ne sera jamais rien de plus. »

A l’adresse de ceux qui attribuent d’autres vertus à la république démocratique bourgeoise, Lénine poursuit :

Les démocrates petits-bourgeois tels que nos socialistes révolutionnaires et nos menchéviks, de même que leurs frères jumeaux, tous les social-chauvins et opportunistes d’Europe occidentale, attendent précisément quelque chose « de plus » du suffrage universel. Ils partagent eux-mêmes et inculquent au peuple cette idée fausse que le suffrage universel, « dans l’Etat actuel », est capable de traduire réellement la volonté de la majorité des travailleurs et d’en assurer l’accomplissement.

 

Voilà pour la théorie. Certains opportunistes rétorqueront que la référence à la théorie, c’est du dogmatisme, qu’il faut partir de la réalité, du niveau de conscience politique actuel des masses, qu’il ne faut pas heurter des éléments « avancés » du mouvement revendicatif qui croient pouvoir utiliser leur bulletin de vote pour résister à l’offensive anti-ouvrière de la bourgeoisie, ou faire barrage au fascisme…

Les marxistes-léninistes, en aucun cas ne se contentent de réciter la théorie et partent toujours de la situation concrète dans leur analyse de la situation politique. Ils articulent les deux. Ils affirment que l’analyse concrète de la situation concrète doit être éclairée par la théorie, sous peine de sombrer dans l’observation externe des phénomènes et dans leur critique empirique. C’est dans cette logique matérialiste dialectique qu’ils analysent le processus politique actuel, afin d’en tirer la ligne à suivre pour instruire le prolétariat.

Ce qui suit vise à expliquer, aux ouvriers combatifs dans les luttes de classe mais non encore parvenus à une conscience claire de la nécessité de la révolution et du parti du prolétariat, comment il faut comprendre la dernière période électorale, de la démission de Macron du gouvernement Valls Hollande jusqu’à son élection comme président de la république, et son achèvement par l’élection législative de Juin. Il vise à convaincre que tout ce processus a été pensé, planifié et réalisé par les centres dirigeants de la bourgeoisie et que les électeurs ont été manipulés de A à Z pour arriver au résultat final.

Le point de départ de l’opération Macron a été le constat, par les milieux politiques dirigeants que le gouvernement Hollande était cuit et que la traditionnelle alternance droite gauche organisée autour de l’alternance PS-UMP (rebaptisée au passage LR) était discréditée, impossible d’être proposée encore une fois aux électeurs. Il fallait lui trouver un substitut en apparence encore inédit, mais garantissant la continuité de la politique libérale bourgeoise pratiquée par le gouvernement Valls Hollande.  Il fallait trouver quelque chose de « nouveau » à la place, sous peine de donner lieu à un scénario difficile à gérer par les monopoles capitalistes (Mélenchon ou Marine Le Pen) . Ce « nouveau », ce fut Macron et le mouvement « en marche ».

On aurait tort de croire que Macron a démissionné du gouvernement Valls et s’est lancé seul, pour l’amour de la France, dans l’aventure des élections présidentielles. Au départ seul, en apparence, et ne s’appuyant sur aucun parti, il n’avait en théorie aucune chance.   MAIS…

Nous en venons au centre de nos questions : Comment, dans la république démocratique bourgeoise, en cachette de l’opinion publique, se fabrique, se lance et se vend avec succès un « nouveau produit » politique, dans une situation « nouvelle » (le rejet des deux principaux partis de « l’alternance républicaine) capable d’assurer la continuité de la politique des monopoles capitalistes ?

La vérité cachée, c’est que les représentants du patronat et du CAC 40, les dirigeants des banques et des monopoles industriels et commerciaux, les  médias, des délégués des partis « de gouvernements » sont organisés dans des  « think tank» ( boîte à idées ) et que c’est dans ces organismes que se définissent les politiques économiques et sociales intérieures et extérieures à mener, pour faire prospérer les « intérêts de la France », c’est-à dire les intérêts des groupes monopolistes français en France et dans le monde.

Ainsi, c’est l’Institut Montaigne qui a tracé la feuille de route du processus politique qui a lancé, en accord avec François Hollande, la fondation du mouvement En Marche le 6 avril 2016, la démission de Macron en août 2016, l’éclatement du PS et de LR par la tragi-comédie des primaires de la droite et du PS. Sponsorisé financièrement par tous les milieux de la bourgeoisie libérale relayés par une campagne médiatique sans précédent, Macron ne pouvait pas perdre. Il devait être élu président de la république. Il l’a été.

Des preuves de ce scénario planifié ?  C’est Médiapart qui les a éventées. L’express du 7 avril publie :

En Marche n’est peut-être ni de droite ni de gauche, mais il est très proche de l’idéologie libérale de l’Institut Montaigne, lui-même parfaitement compatible avec les idées du MEDEF. Découvert par Médiapart, le lien était à chercher dans les mentions légales du titre du mouvement. Elles ont été modifiées depuis la publication de l’article, mais Médiapart en a conservé une capture d’écran. Celles-ci faisaient apparaître le nom du directeur de publication du site, Véronique Bolhuis, et son éditeur, En Marche, association loi 1901 domiciliée 33 rue Danton 94270 Kremlin Bicêtre. Véronique Bolhuis est la compagne de Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne. Et l’adresse de l’association est le domicile privé du couple… Laurent Bigorgne faisait partie en 2015 de la dizaine de Français invités à participer au très restreint groupe de Bilderberg, qui passe pour être une version top de Davos. De son côté, le président du MEDEF, Pierre Gattaz, a déclaré sur France Inter « bien aimer l’initiative de Macron qu’il juge « rafraîchissante ».

L’Institut Montaigne n’est pas le seul forum existant. Citons encore l’Institut ASPEN, l’IFRI, la Fondation pour l’innovation politique (FONDAPOL)1, En Temps Réel, la République des idées. On y retrouve les grands chefs d’entreprise, des économistes, des dirigeants de médias, des dirigeants politiques. C’est dans ces cercles que sont élaborés les lignes et les programmes économiques, politiques et sociaux que les gouvernements auront pour mission d’appliquer.1

Non, Macron n’est pas l’ange descendu du ciel qu’on présente au bon peuple. C’est tout simplement l’agent du capital créé de toutes pièces pour remplacer le PS et LR devenus inutilisables. Cela, dans le secret des cercles politiques restreints.

Elu président comme prévu, Macron doit maintenant gouverner dans le cadre des institutions de la Vème République.

Après son élection, Il a constitué un conseil des ministres au-dessus des structures des anciens partis de gouvernement.  A côté d’adhérents d’En Marche, on y retrouve pourtant des socialistes, des LR, des centristes, des Verts, et des « novices » de la société civile (pour le décor novateur). Bref, une nébuleuse dont le point commun est la mise en œuvre accélérée des mesures libérales anti-ouvrières et antipopulaires.

 Mais pour clore le processus électoral, il doit encore franchir l’étape des élections législatives. Les candidats d’En Marche auront-ils la majorité des députés à l’Assemblée Nationale ? Rien n’est moins sûr. Contredit sur sa gauche par Les Insoumis, quelques PCF et quelques socialistes « canal historique », sur sa droite par le Front National et une partie des Républicains, il semble cependant assuré, en plus des élus En Marche, d’un large soutien de la gauche libérale, du centre et de la droite modérée. Il fera passer au coup par coup sa politique de cadeaux financiers au capital et de régression sociale aux forces du travail, soit par une majorité au parlement, soit par ordonnances. Voilà le scénario écrit dans les règles de la République démocratique bourgeoise pour les cinq ans à venir. Et ainsi de suite…  Sauf si…

Les seules forces capables de perturber les mécanismes du système électoral bourgeois, ce sont les luttes de classe extra-parlementaires, à condition qu’elles ne soient pas dévoyées de leurs buts dans l’ornière réformiste ou dans l’anarcho-syndicalisme. La Parti « communiste » (PCF) porte une grande responsabilité dans l’illusion que le prolétariat pourrait réaliser ses objectifs par la voie pacifique électorale. Ce parti a abandonné sa mission historique. C’est pourquoi la classe ouvrière (et le prolétariat en général) doit reconstruire son indépendance politique au travers d’un parti révolutionnaire dans le but de renverser le système capitaliste, en commençant par le prise du pouvoir politique par la révolution.

L’accentuation des attaques contre les classes travailleuses exploitées et en premier lieu de la classe ouvrière va conduire à des manifestations de plus en plus dures de la lutte des classes. Dans cette perspective, les communistes seront dans et à la tête des luttes ouvrières au travers de leur syndicat. Mais ils diffuseront en même temps, ouvertement la perspective politique révolutionnaire du renversement du système capitaliste, sans concession à l’égard des illusions encore présentes dans la tête des travailleurs : Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé. Karl Marx, LE MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE.

1 Les lecteurs qui veulent en savoir plus sur les « Think tank » et leur pouvoir occulte peuvent rechercher sur internet « Le rôle des think tank en France. »

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 12:17

ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES


LES GOUVERNEMENTS SE SUCCEDENT

LE POUVOIR DE LA BOURGEOISIE DEMEURE

Toutes les luttes historiques ne sont en fait que le reflet plus ou moins net des affrontements de classes conditionnés en dernière analyse par l’évolution de la situation économique de ces classes1 . La détérioration de la situation économique du capitalisme, les difficultés du capital à s’investir productivement2  ont conduit la bourgeoisie en France et dans d’autres pays impérialistes à faire porter le fardeau de sa crise au prolétariat et certaines couches petites bourgeoises. L’objectif de la bourgeoisie et de son pouvoir politique est de rétablir une rentabilité du capital la plus élevée possible.

Le nouveau pouvoir politique continuera d’appliquer la même politique de régression sociale que les partis politiques de l’ex alternance PS-LRUMP discrédités aux yeux des travailleurs.

Il était urgent pour la bourgeoisie de trouver une solution de remplacement. En république démocratique bourgeoise les élections au suffrage universel sont un des moyens pour maintenir la domination politique et économique de la bourgeoisie sur le prolétariat.

L’alternance droite-gauche mise à mal, on la jette provisoirement aux orties et on organise une opération de blanchiment du personnel politique : Faire du neuf avec du vieux : telle est la solution Macron avec EN MARCHE, qui conduit à réaliser une nouvelle alliance Gauche droite au sein d’un même parti pour poursuivre la politique de la bourgeoisie monopoliste !

Tout l’appareil idéologique et politique s’est mobilisé pour faire gagner Macron, des grands médias aux grands patrons du CAC40 et des milieux d’affaires, économiques et financiers.3

L’affaire était entendue, Macron devait être élu et il l’a été. C’est la victoire au sein de la bourgeoise des partisans du « recyclage » de l’ancien personnel politique discrédité.

Les autres prétendants n’ont en fait servi que de caution au pseudo caractère démocratique des élections et seront tenus en réserve de la république. Marine Le Pen a servi comme d’habitude de repoussoir « fasciste ». Mélenchon a pour tâche de reconstituer un pôle réformiste afin de maintenir l’illusion chez les travailleurs qu’il serait possible par les élections de répondre à leurs aspirations et de « réformer le capitalisme ».

Certains s’imaginent que si « les insoumis », le PCF et le parti socialiste (maintenu) obtenaient un nombre important de députés à l’assemblée nationale, cela créerait des difficultés à Macron pour imposer sa politique anti-ouvrière et antisociale. Ces ouvriers ou ces militants politisés sont influencés par ces partis qui font miroiter le rêve qu’une majorité « de gauche » anti- Macron est possible et que si cela se produisait, Macron ne pourrait pas appliquer son programme réactionnaire. Cette illusion a déjà été expérimentée lors des précédents gouvernements. Qu’ont fait les députés de gauche pour s’opposer aux mesures réactionnaires de la bourgeoisie ? Les milieux politiques qui diffusent de telles illusions dévoient les travailleurs de leurs véritables moyens de lutte qui se trouvent sur le terrain extraparlementaire, dans la lutte de classe pour les revendications immédiates, dans la perspective d’un véritable changement de société, et dans la lutte pour la prise du pouvoir politique hors du cadre électoral contrôlé par la bourgeoisie.

Les élections législatives qui suivent l’élection présidentielle vont consolider la « légitimité électorale » de ce nouveau pouvoir. Les travailleurs devront se soumettre au verdict des urnes jusqu’aux prochaines élections présidentielles.

Fort de cette analyse, aux législatives comme aux présidentielles, le ROCML n’appellera à voter pour aucun candidat et combattra les illusions électorales en argumentant ses positions auprès des camarades ouvriers qui ne les ont pas encore rejetées.

Aujourd’hui, l’ illusion que l’on peut améliorer le capitalisme est encore forte chez les travailleurs les plus combatifs et les plus politisés, même si la lutte contre la loi travail a permis chez les syndicalistes de la CGT de faire bouger les lignes et entamé la domination de l’idéologie et de la politique bourgeoise dans les syndicats.

Mais le mode de production capitaliste impérialiste est miné par des contradictions qui l’amènent sûrement et inévitablement vers des crises politiques et économiques de plus en plus graves. Elles obligeront le prolétariat à lutter et à prendre conscience de sa mission historique en tant que classe : renverser le capitalisme et construire une société nouvelle, le socialisme libéré de l’exploitation capitaliste et de toutes ses conséquences qui mettent en péril l’existence de la société humaine et de son environnement.

Les marxistes léninistes partout où ils sont, participeront à l’organisation des luttes, à promouvoir leur convergence au niveau national contre la politique de la bourgeoisie, à l’organisation syndicale des travailleurs pour l’affrontement quotidien capital-travail. Ils aideront les éléments les plus conscients de la classe à édifier leur parti politique indépendant de la bourgeoisie défendant leurs intérêts de classe sans lequel ils ne pourront, le moment venu, s’emparer du pouvoir. Ils défendront la nécessité du soutien actif des travailleurs de France aux travailleurs et des peuples du monde dans leur lutte pour leur émancipation sociale et nationale contre l’impérialisme.

ROCML

04 Juin 2017

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 21:47
Le ROCML et la JCML sont solidaires de ces initiatives et y seront présents partout où ils sont:
 
Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, appelle à soutenir les prisonniers politiques palestiniens dans leur lutte pour une amélioration de leur condition de prisonniers. Il y a urgence car plus de 1500 d’entre eux ont entamé le 17 avril une grève de la faim.
Des manifestations ont ou auront lieu partout en France. Ici à Pau, l’AFPS propose un rassemblement devant la préfecture le mercredi 17 mai à 18 heures, pour faire entendre la voix des Palestiniens. Notre rassemblement sera déclaré à la Préfecture avec cet appel et chaque organisation pourra y prendre la parole.
Vous trouverez ci-après l’appel du collectif national.
L’AFPS groupe de Pau
Appel à la mobilisation : Solidarité avec le mouvement de grève de la faim des prisonniers palestiniens
Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, vendredi 5 mai 2017
Plus de 1500 prisonniers palestiniens ont entamé leur troisième semaine de grève de la faim suite à l’appel lancé le 17 avril dernier par Marwan Barghouti. Figure des mouvements de lutte palestiniens, dirigeant du Fatah et membre du Conseil législatif palestinien, Marwan Barghouti a été condamné à cinq peines de perpétuité ; il est détenu depuis 15 ans comme des milliers de prisonniers politiques.
Cette grève de la faim s’inscrit dans la continuité de mouvements similaires depuis 50 ans que dure l’occupation de la Cisjordanie, de Jérusalem et de Gaza, mais elle est inédite par son ampleur. C’est une nouvelle expression de la résistance non-violente des Palestiniens contre l’occupation et le régime d’oppression imposé par Israël.
Plus de 6500 Palestiniens sont actuellement détenus par Israël. Au total 850 000 ont été emprisonnés depuis le début de l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza en 1967. Les femmes ne sont pas épargnées, ni les enfants : plus de300 mineurs sont actuellement incarcérés.
Tous sont soumis à un système judiciaire militaire et d’apartheid qui punit souvent sévèrement des actes mineurs tels que la participation à des manifestations ou des jets de pierre. Par contre, les Israéliens, civils ou militaires, coupables de violences à l’égard des Palestiniens, bénéficient d’une impunité presque totale. En février 2017, fait rarissime, un militaire franco-israélien était condamné à 18 mois de prison pour avoir abattu un Palestinien gisant, blessé, au sol. Certains y ont vu la marque de l’impartialité et de l’équité de la justice israélienne. Pourtant, 18 mois de réclusion pour un meurtre constituant un crime de guerre, voilà qui est bien peu au regard des lourdes peines subies par les adolescents palestiniens pour de simples jets de pierres.
Que réclament les prisonniers ? Rien d’autre que le respect du droit :
  • la fin du recours à la torture et autres formes de mauvais traitements ;
  • des conditions améliorées de visites de familles ;
  • la fin de leur détention en Israël et non dans les territoires occupés, comme l’exige la Quatrième Convention de Genève, avec pour conséquence des obstacles multiples aux visites de familles ;
  • l’abandon de la détention administrative, régime de détention sans charges et sans jugement auquel sont soumis aujourd’hui environ 500 prisonniers palestiniens, parfois depuis plusieurs années ;
  • des soins de santé adaptés, alors que des négligences délibérées dans ce domaine conduisent à la détérioration de l’état de santé de nombreux prisonniers, voire à leur mort.
Les premières réactions du gouvernement israélien laissent craindre le pire : des mesures disciplinaires ont été prises immédiatement contre les grévistes de la faim dont les responsables sont déplacés et mis au secret. « Nous n’avons pas de raisons de négocier avec les prisonniers, il s’agit de terroristes et d’assassins » a déclaré le ministre de la Sécurité intérieure. Avigdor Lieberman, ministre de la Défense, a souhaité que soit appliquée aux prisonniers palestiniens grévistes de la faim la même politique que celle de Margaret Thatcher qui avait laissé mourir de faim les Irlandais du Nord, Bobby Sands et ses camarades. Nous ne pouvons pas laisser se perpétuer de tels crimes dans le silence général.
Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, qui regroupe associations, syndicats et partis politiques, apporte son plein soutien aux prisonniers politiques en grève de la faim et à leurs revendications, à leurs familles, à la population palestinienne et à celles et ceux qui, en Israël, agissent pour la justice et l’égalité.
Il en appelle aux mobilisations citoyennes et à l’intervention ferme des États signataires de la Convention de Genève - dont la France - et de l’Union européenne. Il est temps de tout mettre en œuvre et de faire pression sur le gouvernement israélien pour qu’il respecte le droit international, en particulier en matière de justice, de détention, de traitement de la population civile palestinienne.
Chaque jour d’inaction met des vies en danger. Chaque jour d’inaction est un acte complice des dénis de droits, de justice et d’humanité.
Appel à la mobilisation : Solidarité avec le mouvement de grève de la faim des prisonniers palestiniens
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 18:13

Jeudi 11 mai, alors que les médias se régalaient des tambouilles politiciennes autour des investitures d’En Marche pour les prochaines législatives, les ouvriers de GM&S de La Souterraine (département de la Creuse), menacés de liquidation judiciaire, se livraient à la destruction d’une partie des machines et affirmaient avoir l’intention de faire sauter l’usine (qu’ils ont piégé avec des bonbonnes de gaz) si les négociations n’aboutissaient pas.

Il s’agit d’une entreprise de 279 salariés, sous-traitant dans l’industrie automobile, et dont les deux principaux constructeurs français (Renault et PSA) constituent les principaux clients (64% du chiffre d’affaire). C’est justement le désengagement de ces deux puissants groupes, qui préfèrent commander leurs pièces ailleurs pour augmenter leurs profits, qui a provoqué cette situation qui risque de laisser sur le carreau des centaines de familles, sans possibilité de retrouver un emploi dans un territoire à majorité rural et déjà fortement touché par les fermetures d’usines.

Cette situation est d’autant plus révoltante pour les ouvriers que ces groupes sont riches à millions, qu’ils ne se sont jamais si bien portés depuis plusieurs années, et qu’ils font même tout pour saborder les projets de reprise du site. Encore une fois la classe ouvrière est sacrifiée sur l’autel du profit !

Animés par le désespoir et la colère, après avoir essayés toutes les autres formes de manifestations et moyens d’expression sans succès, ces ouvriers se sont attaqués au sacro-saint droit de propriété par la destruction des machines. Ils veulent interpeller le nouveau « président-banquier » Macron. Mais on voit mal ce qu’il pourrait leur apporter, étant donné sa volonté de détruire le droit du travail par ordonnances ! Comme lors de la campagne présidentielle avec les salariés de WHIRLPOOL, il leur expliquera que les capitalistes sont dans leur bon droit pour les licencier !

Tant que le capitalisme continuera à faire sa loi, d’autres affaires de ce genre se produiront car tel est le capitalisme, un système inhumain uniquement préoccupé par la quête du profit. Seule l’organisation et la convergence des luttes locales en un front commun contre l’offensive du capital pourra mettre fin à cette hémorragie. Seul l’avènement du socialisme pourra émanciper les travailleurs.

Solidarité avec les ouvriers de La Souterraine et avec tous ceux qui luttent actuellement !

 

A bas le Front des millionnaires avec sa tête Macron !

 

C’est aux travailleurs de diriger la société !

Le ROCML, 14/05/2017

Solidarité avec les ouvriers de GM&S de La Souterraine
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 16:24

Résultats du 2nd tour de l’élection présidentielle :

Le candidat du grand capital est au pouvoir !

 Avec 66,1 % des suffrages exprimés, Emmanuel Macron devient le nouveau président de la République face à Marine Le Pen. Cependant, contrairement à 2002, aucun front républicain ne s’est mis en place dans la rue pour contrer le FN. En effet, ni le front des millionnaires autour de Macron, ni le front de la haine raciste ne pouvaient représenter une alternative pour les travailleurs. Et ceux qui criaient au loup fasciste ont finalement été balayés par la réalité. La réalité, c’est que Marine Le Pen a eu le rôle d’épouvantail réactionnaire et xénophobe pour servir de repoussoir et faire élire le candidat préféré du capital, Macron. La réalité, c’est que c’est cette politique d’offensive du capital qui fait monter le FN depuis 20 ans. On a bien vu que les fronts républicains derrière la bourgeoisie ne sont pas un moyen d’empêcher la montée du FN. Ils hurlent 15 jours contre le FN et appliquent des politiques régressives contre les travailleurs, durant 5 autres années. La solution on la connaît pourtant. On a vu durant les différents mouvements sociaux que seule la lutte massive des travailleurs permettait de faire disparaître le FN de la scène publique.

Cette victoire de Macron montre la capacité de la bourgeoisie à s’organiser pour imposer ses intérêts aux masses populaires. L’élection de Macron n’est pas la victoire d’un parti ou d’une aventure individuelle. C’est la capacité du système capitaliste mis à mal par la crise économique à surmonter provisoirement la crise du système institutionnel. Les partis traditionnels de gouvernement (PS et LR) ont été laminés. Le capital recherche un renouvellement car ces partis ne sont pas parvenus à répondre à ses exigences. L’affrontement de classe lors de la lutte contre la loi El Khomri a aiguisé les contradictions au sein du PS et contribué à l’ébranler.

Cette élection a montré le visage antidémocratique de la république bourgeoise. Macron est élu par seulement 43 % des inscrits. Il y a eu 34 % d’abstentionnistes et de votes blancs et nuls au 2nd tour. 40 % des 25-35 ans n’ont pas voté, ainsi que 32 % des ouvriers. N’oublions pas aussi que la masse des travailleurs immigrés n’a pas le droit de vote. Les travailleurs, les jeunes ont bien compris que le programme de Macron est celui des monopoles et du capital.

 

Comme nous l’avons déjà affirmé avant le premier tour, les travailleurs n’avaient rien à gagner du résultat final de cette élection. Toute la machine institutionnelle était « en marche » pour faire gagner un programme qui s’attaque aux droits des travailleurs, qui défend l’offensive de l’impérialisme français dans le monde et qui défend les monopoles. Il est donc du devoir de tous les communistes, syndicalistes, travailleurs de mettre en avant la nécessité de lutter pour repousser les assauts à venir. Les législatives n’empêcheront pas Macron de mettre en place sa politique. Aujourd’hui aucune politique réformiste ne peut répondre aux besoins des travailleurs. C’est en s’organisant pour lutter qu’ils pourront repousser les assauts du capital contre leur intérêts fondamentaux.

 

            Les luttes locales et nationales doivent converger, se coordonner pour aller vers une grande mobilisation politique et syndicale nationale contre le pouvoir bourgeois, contre le capitalisme !

            Les communistes ont pour tâche d’unir tous ceux qui pensent que le capitalisme a fait son temps et que seul le socialisme peut répondre aux besoins essentiels des travailleurs, des jeunes, des femmes.

 

CONTRE LES ATTAQUES DU FRONT DES MILLIONNAIRES AVEC A SA TETE MACRON

PREPARONS LA RIPOSTE DES TRAVAILLEURS

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 16:36

Bethléem - Ma’an - Israël envisage la possibilité de faire venir des médecins d’un pays étranger pour nourrir de force les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, en grève de la faim depuis 19 jours, selon les informations données par la deuxième chaîne israélienne (Channel 2) et qui ont été relayées sur son site vendredi.

La deuxième chaîne israélienne rapporte qu’Israël a pris contact avec un pays étranger pour l’inciter à accélérer l’envoi de médecins « par crainte dit-il, de la détérioration de l’état de santé des prisonniers en grève de la faim ».

La chaîne ajoute, après le refus de l’Ordre des médecins israéliens de pratiquer l’alimentation forcée des prisonniers, que le droit international assimile a de la torture, le gouvernement israélien a décidé d’accélérer la recherche d’une solution de rechange en faisant appel à des médecins étrangers qui seraient prêts à effectuer cette opération.

Israël prévoit d’effectuer des opérations d’alimentation forcée dans les centres médicaux de l’administration pénitentiaire, ce qui lui permet de contourner le refus catégorique de l’Ordre des médecins, en plus de la crainte d’Israël, de voir les hôpitaux publics israéliens inondés par l’arrivée massive de prisonniers en grève de la faim, ce qui conduirait à la fermeture de ces hôpitaux.

Israël étudie les aspects juridiques sur la possibilité de confier cette opération à des médecins étrangers, dans le même temps, le plan est en cours de discussion avec le ministère israélien de la Santé.

Les sources israéliennes s’attendent à ce que ce plan soit accueilli par une opposition forte et décisive de nombreux organismes locaux et internationaux.

Ahmed Tibi, membre arabe de la Knesset, de la liste commune, a attaqué le plan israélien, en disant « l’idée de faire venir par avion des médecins de l’étranger pour alimenter de force les prisonniers palestiniens constitue une manœuvre immorale conçue pour surmonter le rejet initial indiqué par L’Ordre des médecins de cette pratique. »

Il ajoute « le simple fait de proposer cette idée est terrible et honteux, Israël doit répondre aux demandes humanitaires et légitimes des prisonniers palestiniens au lieu de mener contre eux une lutte crasse. »

De son côté, l’Ordre des médecins palestiniens, représenté par le Dr Nidham Néjib, a dénoncé le projet israélien de faire venir des médecins étrangers pour contourner le refus de l’Ordre des médecins israéliens de nourrir par la force des prisonniers palestiniens en grève de la faim, considérant cette opération comme une exécution pure et simple de centaines de prisonniers détenus dans les prisons israéliennes et une persévérance dans l’escalade israélienne contre le mouvement des prisonniers.

L’Ordre des médecins palestiniens a appelé l’union des médecins arabes, les associations médicales et les ONG de droit humain locales, arabes et internationales à intervenir pour empêcher ce projet qui menace la vie des prisonniers en grève, et qui est contraire aux conventions internationales car il ne respecte pas le droit légitime du prisonnier à mener une grève de la faim. L’Ordre met en garde contre le danger que représente cette décision sur la vie des prisonniers en grève, ce qui est un précédent dangereux et contraire aux principes fondamentaux des droits de l’homme et de la Déclaration de Malte en 2006, qui interdit de forcer les prisonniers à se nourrir.

Il a déclaré que le danger de l’alimentation forcée réside dans le fait d’insérer fortement un tube par le nez jusqu’à l’estomac, ce qui peut causer des dommages sur les parois de l’œsophage et dans l’estomac , en plus du risque de faire entrer de la nourriture et du liquide dans les poumons et de causer une inflammation qui causera la mort à court ou à long terme.

L’Ordre des médecins palestiniens a renouvelé son soutien aux prisonniers en grève de la faim pour le 20ème jour dans les prisons l’occupation et à leurs demandes légitimes.

Traduction : Moncef Chahed

Groupe de Travail Prisonniers

Des médecins étrangers pour nourrir de force les prisonniers palestiniens en grève de la faim
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 08:17

Cellule Albi : Les camarades albigeois ont chaleureusement accueilli le candidat Macron à la Verrerie Ouvrière d'Albi, après avoir été expulsé de la place du Vigan ( privatisée pour l'occasion ) ! 💶
Nous saluons toutes les forces politiques présentes au rassemblement de 12H30, que ce soit des simples sympathisants à l'Alternative Libertaire en passant par la France Insoumise et le PRCF ! Un beau travail unitaire pour faire front contre le candidat du capital. 😉🚩🤝

Nous saurons accueillir de même la candidate du capital ascendant racisme !
Ni au pas ! Ni en marche ! 😡🚩

Les camarades d'ALBI contre Macron
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 10:28

Source

Marine Le Pen se dit la candidate des classes populaires, notamment des ouvriers. De belles paroles contredites dans les faits par l’attitude du FN et de ses élus : le FN refuse de soutenir des ouvriers en lutte pour leur emploi, plaide pour une réforme néolibérale des retraites et refuse toute augmentation du Smic. Ses leaders préfèrent, comme Sarkozy, s’en prendre aux syndicats.

En octobre 2010, les 24 élus frontistes du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont Jean-Marie Le Pen, refusent de voter une motion [1] de « solidarité avec les salariés de Fralib » proposée par la gauche. Ce texte, à l’initiative du Front de gauche, dénonce le « cynisme » des dirigeants de la filiale, qui laissent 182 salariés sur le carreau (lire notre reportage) « alors que le groupe Unilever France a reversé à ses actionnaires plus d’un milliard d’euros de dividendes entre 2007 et 2008 ».« La Région soutiendra les salariés du site dans leur combat face à ce projet indigne », conclut le vœu de soutien. La motion est votée à l’unanimité, du Front de gauche à l’UMP, sous le regard des salariés, présents dans les tribunes du conseil régional. Le FN choisit de ne pas participer au vote.

Le FN contre les syndicats

Dans la bouche des responsables et élus frontistes, les mêmes mots reviennent pour fustiger un « vœu hypocrite » de la part du « système UMPS », « pompiers pyromanes », « responsable de cette situation », raconte une journaliste deMediapart. Mais la pirouette pour éviter le vote passe mal chez les salariés en lutte contre la fermeture de leur entreprise. « Quand ces salariés ont su ce qui s’était passé au conseil régional, ils ont compris que le FN est du côté du patron et pas de notre côté », résume Olivier Leberquier, délégué syndical CGT de Fralib. En dehors de ces dernières semaines électorales, Marine Le Pen s’est toujours abstenue de soutenir les différents mouvements de grève ou les manifestations ouvrières. Pire, elle les a parfois combattus.

Lors du mouvement contre la réforme des retraites, Marine Le Pen déclare :« Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos. Voilà deux semaines que la France s’installe dans le chaos, entre grèves, manifestations et blocus. La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers. » Les déclarations du FN dénoncent régulièrement les mobilisations syndicales. À l’instar des propos de Bruno Gollnisch, ancien délégué général du FN, aujourd’hui conseiller régional en Rhône-Alpes, qui considère que « le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT. Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises, et menacent l’emploi. La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre », proposait-il le 4 novembre 2010.

Le FN contre la retraite par répartition

Sur les retraites, le FN joue les girouettes. Fin janvier 2012, Jean-Marie Le Pen se déclare favorable à un relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans. Quid des salariés usés par des longues carrières ou des métiers pénibles ? De son côté, sa fille promet de rétablir le droit à la retraite à taux plein à 60 ans avec 40 annuités… Dans le programme du Front national, pas une ligne ne mentionne le retour de l’âge du départ à la retraite à 60 ans. La faute à une « erreur de plume » se défend Marine Le Pen. Abandonnant toute référence à l’âge légal, le FN joue l’ambiguïté en promouvant une retraite à la carte. Et défend le passage à la retraite par capitalisation, qui ne profitera qu’à ceux qui peuvent épargner pour leurs vieux jours, donc aux salariés les mieux payés. Marine Le Pen propose également d’abaisser l’âge de l’apprentissage à 14 ans. Réinstaurer le travail des enfants, en voilà une bonne idée !

La riposte est venue notamment des syndicats. Dans un courrier de mars 2011, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dénonce [2] « l’exploitation par le FN des peurs et de la précarité sociale ». En présentant l’immigré comme le responsable de tous les maux, le Front national détourne « l’attention des véritables causes de l’exploitation dont les salariés, quelle que soit leur origine, sont victimes » et contribue pour le syndicaliste « à entretenir le système tant décrié ». Alors que les inégalités de patrimoine n’ont cessé de s’accroître depuis 2004, Marine Le Pen demeure par principe contre l’augmentation du Smic, qu’elle assimile à « une mesurette ». Elle s’oppose aussi à l’idée d’un salaire maximum pour les grands patrons.

Marine Le Pen, « l’héritière »

Celle qui se présente comme « une candidate incorruptible dans une classe politique vendue et corrompue » poursuivait en diffamation Eva Joly. La candidate écologiste avait déclaré le 10 avril sur RMC et BFM TV : « Elle est l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession. » Le tribunal de Paris a relaxé la candidate le 19 avril, estimant que ces propos visaient Jean-Marie Le Pen et non sa fille [3]. Depuis vingt-cinq ans, Jean-Marie Le Pen cumule les ennuis avec le fisc, comme l’ont révélé plusieurs articles du Canard enchaîné. En décembre 2005 par exemple, le Conseil d’État estime que le dirigeant frontiste est coupable non seulement de détournement du système fiscal mais aussi de mauvaise foi, lui qui a une ardoise fiscale estimée fin 2004 à 750 000 euros.

Marine Le Pen a immédiatement fait appel de la décision du tribunal de Paris. Le procès se tiendra samedi 21 avril à 10 h devant la cour d’appel de Paris. La décision devrait être rendue samedi dans la soirée, à la veille du 1er tour. À défaut de s’occuper des vrais sujets de fond, la candidate du FN a choisi une bataille juridique, qui lui permet de se présenter comme victime, pour occuper ses dernières heures de campagne électorale.

Sophie Chapelle

Photo : mumuDIY/source

Notes

[1Télécharger la motion de soutien aux salariés de Fralib

[3] Eva Joly faisait notamment référence au testament signé dans les années 1970 au profit de Jean-Marie Le Pen par Hubert Lambert, héritier d’une dynastie industrielle, pour lequel le fondateur du FN nie toute fraude.

#sansmoile7mai Pourquoi Marine Le Pen et le FN se moquent des ouvriers
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