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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 09:54

Extrait du journal la VDC, septembre 2017 à retrouver en intégralité ICI

Sur le complexe industriel chimique de Lacq (64) est implantée l’usine Toray (multinationale japonaise), usine de fabrication de fibres de carbone. Cette entreprise fonctionnant en 3x8 emploie 440 salariés et la CGT s’y est bien développée depuis maintenant quelques années.

A la mi-juin, un jeune ouvrier de l’entreprise a une légère altercation avec sa supérieure, pour le refus d’un « bonjour » et le non port de son casque alors qu’il se trouvait face à son ordinateur. Il est convoqué la semaine suivante à un entretien préalable au licenciement.

Le verdict tombe le lundi 10 juillet à 19h : le délégué syndical CGT reçoit l’information que la direction a notifié au jeune son licenciement. Le soir même, l’équipe de nuit se rassemble avant que chacun ne prenne son poste et décide collectivement de faire grève pour la réintégration immédiate du camarade.

Les grévistes accueillent alors les ouvriers de matin et les premiers ouvriers de jour afin d’expliquer la situation. De façon et à l’unanimité l’ensemble des ouvriers décident la poursuite de la grève. Lors de la rencontre entre les ouvriers de nuit et de matin, un agent de maitrise prendra la parole pour expliquer que tout en pouvant actuellement espérer une promotion, il serait quand même gréviste car il ne s'agissait pas d’une augmentation de quelques euros de nos salaires, mais de la solidarité avec l’un des nôtres. Son intervention entrainera les agents de maitrise dans le mouvement, fait quasiment inédit dans cette usine. La grève s’amplifie progressivement, entrainant chaque jour de nouveaux arrêts des lignes de production. Des assemblées générales, organisées par les militants CGT qui restent parfois 24h d’affilée dans l’usine en grève, se produisent chaque jour. La grève s’étend à tous les ateliers, fait aussi inédit dans cette entreprise.

Lors de ces assemblées, de véritables débats ont lieu entre les ouvriers, qui dépassent largement le cadre du licenciement de notre camarade, sur les conditions de travail, les rémunérations, l’ambiance, etc. La direction tente dès le premier jour, par ses interventions, de justifier le licenciement devant les ouvriers rassemblés. L'effet sera l'inverse de celui escompté, cela fera monter d'un cran la colère chez les travailleurs.

La grève continue, la grève s’étend à la deuxième usine Toray du complexe de Lacq et la quasi-totalité de la production est à l’arrêt. Les médias locaux et nationaux diffusent des articles sur cette grève. Divers militants CGT des usines voisines visitent les piquets de grève, le syndicat CGT reçoit des messages de soutien d’organisations politiques mais aussi d’autres syndicats CGT en France.

La direction menace, intimide la CGT qui comprend lors d’une convocation à un CE extraordinaire qu'elle ne réintègrera pas notre camarade. Elle trouve insupportable que le syndicat, les grévistes ou même les salariés puissent se mêler de leur décision disciplinaire, après tout, comme ils le disent, ce sont eux les « patrons » ! Ce serait pour eux perdre la face devant nous !

La CGT n’a pas cédé et la direction est dos au mur. Après une semaine de grève un accord de fin de conflit est trouvé, la direction cède des avantages non négligeables au jeune licencié.

Malgré le fait que notre camarade n’est pas été réintégré, c’est une victoire pour les ouvriers. Premièrement, la solidarité spontanée qui s’est opérée entre tous les ouvriers forge une unité de lutte pour l’avenir, le « un pour tous, tous pour un » a largement marqué les esprits. Deuxièmement, les ouvriers ont politiquement remis en cause leur direction sur une injustice, ce qui constitue un pas vers un niveau supérieur de la conscience de classe au sujet du caractère exploiteur de leur direction. Dernièrement, la parole libérée durant les piquets de grève, lors des assemblées générales, une élévation du débat syndical.

Cette grève n’a été possible que grâce à deux facteurs principaux : Une organisation syndicale qui s’est structurée au fil des ans sur des bases politiques classe contre classe, qui à déployé une énergie furieuse dans cette grève (des militants Cgt qui se déplaçaient partout et inlassablement pour discourir aux travailleurs et organiser des rassemblements); et une spontanéité exemplaire des ouvriers grévistes face à une injustice. Fait important, aucun des 200 grévistes n’avait un quelconque intérêt pécuniaire dans cette grève, ils l’ont fait en solidarité avec l’un des leurs.

 

Cette grève casse l’individualisme, casse les divisions entre les travailleurs, elle forge l’unité !

 

Multiplions les ripostes et les offensives de ce type contre la bourgeoisie !

 

Chaque ouvrier solidaire de sa classe, la classe ouvrière solidaire de chacun de ses membres !

Les Toray à Abidos (64) UN POUR TOUS ET TOUS POUR UN !
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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 17:25

Mis en minorité ce vendredi, au sein de son organisation, le secrétaire général de Force Ouvrière, qui a refusé de porter le fer contre la loi Travail, est dans une position trés inconfortable. Lundi il réunit le bureau confédéral exécutif.

 

C'est un véritable coup de tonnerre qui s'est abattu ce vendredi sur la tête de Jean-Claude Mailly. Mis en difficulté depuis plusieurs semaines pour ses positions modérées sur la loi Travail, le secrétaire général de FO, est désormais sur la sellette. Le parlement de la centrale syndicale (Comité confédéral national) réuni à Paris pendant deux jours pour débattre de la ligne défendue par son chef et son bureau, a décidé de changer le cap et a repris la main pour dénoncer «la casse du Code du travail».

 

 Selon nos informations, les 143 secrétaires d'union départementales, de fédérations et d'organisations ont voté à la quasi unanimité une résolution allant à l'opposé des arguments défendus depuis des mois par Mailly : « contre les ordonnances, FO est déterminée à défendre le droit des salariés», elle considère qu'une «mobilisation interprofessionnelle avant la ratification est nécessaire». Le résultat des urnes a été sans appel et sonne comme un véritable vote de défiance : 123 voix pour et 20 abstentions.

 

 

 La veille déjà, Jean-Claude Mailly avait ouvert la séance par un discours « un peu sur la défensive », justifiant pied à pied sa position. Depuis la fin août, le secrétaire général répète que les ordonnances voulues par Emmanuel Macron « ne sont pas la casse du Code du Travail ». Par deux fois en interne, il a d'ailleurs mis sa démission dans la balance contre un appel de FO à une journée de mobilisation. « On a obtenu plus en trois mois de discussions qu'en douze journées d'action l'an dernier », a-t-il d'ailleurs martelé à longueur d'interview. Des mots bien plus conciliants que ceux de Laurent Berger, le patron de la CFDT, qui ont alimenté la grogne de nombre de ses militants. Certains n'ont pas hésité à aller grossir les rangs des manifestants de la CGT lors des mobilisations du 12 et 21 septembre. Lors des deux journées d'action, 58 unions départementales de FO (sur 97) et 8 fédérations avaient appelé à défiler, bravant les consignes données par la confédération. Du jamais vu. Récemment, l'annonce de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, sur une hausse limitée des indemnités légales de licenciement aux dix années d'ancienneté, et non au-delà comme le réclamait Mailly qui en avait fait son totem, a fini de jeter le trouble. Un malaise grandissant qui est maintenant étalé au grand jour.

 

 Jean-Claude Mailly ne s'y trompe pas. Absent ce matin, comme de coutume, lors des débats du CCN sur les ordonnances et le projet de résolution, le secrétaire général a fait un bref passage vers 16H40 pour la clôture. Son discours a duré à peine une minute: « Mes camarades, a-t-il lancé, je considère que le bureau (NDLR: le gouvernement de la centrale) est mis en minorité. Je réunirai le bureau confédéral exécutif lundi et je vous tiendrai informé de la suite ». De quoi faire dire à certains «ça y est, il va sûrement démissionner».

 

«Non je ne démissionne pas, arrêtons l'intox», a réagi ce vendredi soir Jean-Claude Mailly sur son compte Twitter.

 

leparisien.fr

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Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans fo lutte cgt macron gouvernement anticapitalisme fdg pcf insoumis
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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 17:47

Même si cela n’est pas une surprise au vu du programme et des orientations politiques affichées du gouvernement, les annonces de celui-ci confirment nos pires craintes. Il s’inscrit dans la droite ligne des précédents gouvernements – à qui l’on doit de nombreuses réformes désastreuses pour l’ESR comme la loi relative aux libertés et responsabilités des université (LRU) en 2007 ou à l’automne dernier la sélection en Master pour ne citer qu’elles – mais va plus loin, et de manière plus pernicieuse. Pour éviter toute confrontation, les technocrates sont malins : ils vont préférer la tactique du salami à l’annonce d’une grande réforme “cadre” sur l’enseignement supérieur. Ainsi, toutes ces mesures vont être découpées et échelonnées dans une série de décrets, d’ordonnances et d’appels à projet, qui constituent un ensemble à parfaite cohérence libérale.

 

Parmi les premières mesures annoncées, et que nous nous devons de combattre :

– l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant-e-s extra-communautaires. Si le gouvernement a annoncé un gel des frais d’inscription pour les ressortissant-e-s de l’UE, il veut faire cracher à bassinet les étudiant-e-s étranger-e-s. Nous nous opposons à cette augmentation au nom du refus de toutes formes de discrimination et au nom de la gratuité de l’Enseignement Supérieur

– la mise en place d’un système de prérequis au niveau de la L1, qui s’apparente à une sélection déguisée. Alors même que le gouvernement prépare aussi une réforme du bac qui aura pour objectif de renforcer le lien entre les entreprises et le bac professionnel, il veut fermer encore plus l’enseignement supérieur à tous les lycéen-ne-s des classes populaires et de façon plus large à tou-te-s celles qui seront considérés comme “pas assez méritants”. Cette sélection est prévue dès la rentrée 2018, et prendra la forme d’un “contrat de réussite étudiant”, comme annoncé par la ministre (voir la lettre adressée aux présidents d’université en pièce-jointe, ainsi que l’article des échos qui donne les orientations du gouvernement). Nous sommes contre toutes les formes de sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur, que ce soit par APB, par tirage au sort ou “au mérite”.

 

Nous réaffirmons notre attachement au principe du grade universitaire ouvrant le droit à l’accès aux cycles supérieurs et notre opposition à toutes formes de sélections ; aussi bien à l’entrée de la licence que dans n’importe quelle autre filière de l’Enseignement Supérieur.

– la mise en place du Projet d’Investissement d’Avenir III (PIA 3 pour les intimes) qui oblige les établissements à créer des cursus sélectifs s’ils veulent obtenir des financements. Ce type de financement est profondément inégalitaire et ne répond pas au besoin des établissements[i].

 

Nous voulons que les financements se fassent sur les besoins réels et avec comme objectif un accès de toutes et tous à l’Enseignement Supérieur !

– une possibilité accrue de changement des statuts des universités en “grands établissements”. Cette modification d’apparence technique causera une plus grande opacité dans la gestion des établissements : une plus grande sélection, un envol des frais d’inscription et une réduction des droits des étudiant-e-s et personnels. Cette analyse s’appuie sur le cas de Paris IX – Dauphine et de l’Université de Lorraine qui dans les années passées ont obtenu ce statut. A Dauphine, cela donne des formations de licence à 7500 euros l’année ! Mme Vidal, la ministre, avait annoncé qu’une ordonnance serait bientôt publiée mais, devant la bronca causée par cette annonce surprise, elle a décidé d’accorder un an de concertation. Le gouvernement a déposé début juillet le projet de loi d’habilitation au Conseil d’État pour que ce dernier rende son avis.

Malgré la promesse de concertation du gouvernent la procédure législative a déjà commencé !!! Cette disposition est particulièrement stratégique pour le gouvernement puisqu’elle permet, comme pour les lois “travail” une inversion de la hiérarchie des normes, notamment en matière de frais d’inscription, puisque les anciennes universités, devenues “grands établissements” vont pouvoir les augmenter formation par formation, au fur à mesure, sans se préoccuper des montants fixés nationalement. Combien de temps avant que toutes les formations soient payantes à plusieurs milliers d’euros, et que l’on passe à un système d’endettement banquier des étudiant-es, comme au Royaume-Uni, en Afrique du Sud, au Chili…?

 

Nous réaffirmons la nécessité d’une unification des statuts des établissements sous un régime statutaire permettant un enseignement libre, critique, populaire et émancipateur !

Plus globalement, nous demandons : l’abrogation de la loi LRU de 2007, ESR de 2013 et Master de 2016, un budget répondant aux besoins d’un Enseignement Supérieur ouvert à tous et à toutes, la suppression des frais d’inscription, la suppression de toutes les filières sélectives et qu’une réflexion soit menée sur les conséquences de la loi LMD de 2003.

Avec la fédération Sud éducation, nous porterons nos revendications pour une éducation émancipatrice, de la maternelle au doctorat, et combattrons toute réforme du baccalauréat et de l’enseignement supérieur visant à séparer, classer et évincer des élèves et étudiant-e-s au fil de leur scolarité.

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 09:53

http://cgt.fr/spip.php?page=article_dossier1&id_article=44716

 

L'analyse du ROCML des ordonnances: ICI

 

À l’appel des syndicats CGT, FO, Solidaires, Unef et FSU, plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées près de l’Assemblée nationale, et dans toute la France, le 27 juin 2017, jour de rentrée des nouveaux députés.

Des slogans, des banderoles et des pancartes contre le projet d’Emmanuel Macron de réformer le code du travail par ordonnances et contre le démantèlement du Code du travail.

Sur la tribune, des témoignages de salariés et de dirigeants des différents syndicats qui se battent contre le projet gouvernemental qui s’attaque à tous les droits du Code du travail. Des droits qui seraient remis en cause, voire amenés à disparaître, comme par exemple, dans les conventions collectives : les primes diverses (ancienneté, vacances, etc.), l’intégralité du salaire versée pendant les arrêts maladie, l’indemnité conventionnelle de départ en retraite ou de licenciement... Dans cette reforme, ce que l’on appelle « la place centrale » dévolue aux accords d’entreprise, n’est que l’inversion de la hiérarchie des normes, qui permettra au patronat d’appliquer des accords moins favorables aux salariés.

 

Avec l’extension des contrats de chantier, la fusion des instances représentatives du personnel et la barémisation des dommages et intérêts aux prud’hommes en cas de licenciement abusif, le gouvernement prépare des cadeaux au Medef, et surtout une plus grande précarisation pour les salariés.

 

 

Il n’y avait pas qu’à Paris que la CGT était mobilisée ce mardi 27 juin. Une journée d’action avait été par exemple décidée par l’UD du Nord et les UL du département. Des rassemblements ont eu lieu à Cambrai, Valenciennes, Dunkerque ou Lille. Place de la République, à Lille, les pompiers du Nord en grève depuis une dizaine de jours protestaient contre la baisse de leurs effectifs et étaient venus grossir les rangs de cette journée d’action avec les cheminots et les hospitaliers. Des prises de paroles ont eu lieu notamment sur les combats à mener cet été afin d’établir un calendrier de luttes convergentes.

 

 

Plus que jamais, il faut informer les salariés des dangers de cette loi. Ludovic Bouvier, responsable régional CGT Métallurgie Nord-Pas-de-Calais, nous explique en quoi la Loi Travail XXL est déjà présente d’une certaine façon dans les secteurs touchés par les accords de compétitivité comme celui de l’automobile. Un secteur où l’application du "CDI de projet" serait fortement à craindre.

 

 

La CGT créera toutes les conditions pour que s’ouvre une véritable négociation à partir de ses propositions d’un Code du Travail du 21ème siècle et de celles remises à la ministre du Travail le 3 juin, résolument tournées vers l’avenir pour les salariés.

Dès aujourd’hui, la CGT invite tous les salariés à se mobiliser, le 12 septembre, dans l’action et la grève.

Non aux ordonnances Macron ! Non à la casse du Code du travail !
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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 09:22

Retrouver notre propre analyse ICI

 

http://cgt.fr/spip.php?page=article_dossier1&id_article=44755

 

Toute modification du contrat de travail et des éléments qui le constituent, nécessite l’accord de l’employeur et du salarié. Un droit remis en cause depuis plusieurs années. Les projets d’ordonnances « Macron » ont pour volonté de pousser encore plus loin la précarisation et la flexibilisation du contrat de travail en prévoyant encore plus de cas pour lesquels un accord d’entreprise peut s’imposer à lui.

 

Comme tout contrat, des modifications ne sont possibles qu’avec l’accord des différentes parties qui l’ont contracté, ces dernières devant alors signer un avenant modifiant le contrat initial. Si le salarié refuse la modification de son contrat de travail, il ne peut pas être sanctionné pour ce motif et encore moins être licencié ! Le refus est un droit pour le salarié. Il en est de même d’un accord d’entreprise, celui-ci ne peut pas modifier le contrat de travail du salarié sans l’accord de ce dernier.

 

Un droit remis en cause au fil des années. D’abord par la loi Aubry de 1998, la loi « Aubry II » de 2000, ensuite par la loi de « sécurisation de l’emploi » de 2013, enfin, par la loi « El Khomri » de 2016 qui créée les accords collectifs de développement ou de préservation de l’emploi, permettant de diminuer la rémunération et d’augmenter la durée du travail sans l’accord du salarié. Mais la loi « El Khomri » de 2016 va encore plus loin que la loi de 2013, car ces accords peuvent être conclus alors même que l’entreprise ne connaît aucune difficulté économique !

 

Avec la Loi Travail XXL, le projet du gouvernement est de contraindre le salarié à devoir accepter tout changement de lieu de travail, de temps de travail et de rémunération, sans aucune possibilité de s’y opposer.

 

Pour la CGT, le contrat de travail ne devrait, dans aucun cas pouvoir être modifié sans l’accord du salarié ! Voir les propositions de la CGT

 

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 21:57

Source: Observatoire du Nucléaire

Edouard Philippe, impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva…

… et dans un conflit d’intérêt en tant que maire du Havre au profit de son ancien employeur Areva

 

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L’Observatoire du nucléaire dénonce la nomination au poste de premier ministre de M. Edouard Philippe qui n’est en rien le personnage "modéré" que la communication macronienne tente de mettre en scène. Bien au contraire, M. Philippe a les mains très sales, ou plutôt… radioactives. En effet, lorsqu’il travaillait pour la multinationale atomique Areva, il a participé à de sombres manœuvres dans les coulisses uranifères de la Françafrique.

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En octobre 2007, Edouard Philippe est nommé directeur de la communication et directeur des affaires publiques d’Areva. Son activité principale est alors de s’assurer de la collaboration de parlementaires acquis au lobby de l’atome. Il est ainsi en contact rapprochés avec Marc Vampa, député de l’Eure et président du groupe d’amitié France-Niger à l’Assemblée Nationale (*).

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C’est précisément pendant cette période, le 13 janvier 2008, qu’un accord est signé entre Areva et le pouvoir du Niger concernant l’exploitation de l’uranium, accord immédiatement contesté par le Mouvement des Nigériens pour la justice, mouvement touareg en rébellion contre le pouvoir central de Niamey (**).

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En effet, les maigres revenus de l’uranium, largement sous payé depuis des décennies par Areva, ne bénéficient en rien à la population, et encore moins aux Touaregs, alors que les mines d’uranium sont situées dans leurs zones traditionnelles de vie.

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Il est donc logique de considérer que les manoeuvres en coulisse de M Philippe ne sont pas étrangères aux graves troubles qui ont eu lieu par la suite dans la zone sahélienne (Niger/Mali) et dans le fait que, poussés par la misère, des groupes Touaregs aient fini par s’allier à des mouvements djihadistes.

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Mais, surtout, il est légitime de se demander pour qui agit M Philippe lorsqu’il est en charge des affaires publiques, que ce soit auparavant comme maire du Havre et désormais comme premier ministre.

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Une première réponse est apportée par le fait que, à peine assis dans le fauteuil de maire du Havre (aimablement offert par son prédécesseur qui a démissionné en cours de mandat !), Edouard Philippe a offert un pont d’or… à son ancien employeur Areva, pour qu’il installe deux usines d’éoliennes off-shore, projet finalement abandonné piteusement en septembre 2016 : il serait intéressant d’enquêter pour voir ce que la sympathie d’Edouard Philippe pour Areva a finalement coûté aux citoyens-contribuables…

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On notera d’ailleurs que, de 2007 à 2010, M. Philippe a cumulé sans état d’âme son poste chez Areva et son mandat d’adjoint au maire du Havre mais, aussi, que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) lui a infligé un blâme pour avoir refusé de fournir des informations sur sa déclaration de patrimoine de 2014, pourtant exigées par la loi.

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(*) cf Charlie Hebdo, 29 avril 2009
(**) cf AFP, 17 janvier 2008

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