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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 12:17

ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES


LES GOUVERNEMENTS SE SUCCEDENT

LE POUVOIR DE LA BOURGEOISIE DEMEURE

Toutes les luttes historiques ne sont en fait que le reflet plus ou moins net des affrontements de classes conditionnés en dernière analyse par l’évolution de la situation économique de ces classes1 . La détérioration de la situation économique du capitalisme, les difficultés du capital à s’investir productivement2  ont conduit la bourgeoisie en France et dans d’autres pays impérialistes à faire porter le fardeau de sa crise au prolétariat et certaines couches petites bourgeoises. L’objectif de la bourgeoisie et de son pouvoir politique est de rétablir une rentabilité du capital la plus élevée possible.

Le nouveau pouvoir politique continuera d’appliquer la même politique de régression sociale que les partis politiques de l’ex alternance PS-LRUMP discrédités aux yeux des travailleurs.

Il était urgent pour la bourgeoisie de trouver une solution de remplacement. En république démocratique bourgeoise les élections au suffrage universel sont un des moyens pour maintenir la domination politique et économique de la bourgeoisie sur le prolétariat.

L’alternance droite-gauche mise à mal, on la jette provisoirement aux orties et on organise une opération de blanchiment du personnel politique : Faire du neuf avec du vieux : telle est la solution Macron avec EN MARCHE, qui conduit à réaliser une nouvelle alliance Gauche droite au sein d’un même parti pour poursuivre la politique de la bourgeoisie monopoliste !

Tout l’appareil idéologique et politique s’est mobilisé pour faire gagner Macron, des grands médias aux grands patrons du CAC40 et des milieux d’affaires, économiques et financiers.3

L’affaire était entendue, Macron devait être élu et il l’a été. C’est la victoire au sein de la bourgeoise des partisans du « recyclage » de l’ancien personnel politique discrédité.

Les autres prétendants n’ont en fait servi que de caution au pseudo caractère démocratique des élections et seront tenus en réserve de la république. Marine Le Pen a servi comme d’habitude de repoussoir « fasciste ». Mélenchon a pour tâche de reconstituer un pôle réformiste afin de maintenir l’illusion chez les travailleurs qu’il serait possible par les élections de répondre à leurs aspirations et de « réformer le capitalisme ».

Certains s’imaginent que si « les insoumis », le PCF et le parti socialiste (maintenu) obtenaient un nombre important de députés à l’assemblée nationale, cela créerait des difficultés à Macron pour imposer sa politique anti-ouvrière et antisociale. Ces ouvriers ou ces militants politisés sont influencés par ces partis qui font miroiter le rêve qu’une majorité « de gauche » anti- Macron est possible et que si cela se produisait, Macron ne pourrait pas appliquer son programme réactionnaire. Cette illusion a déjà été expérimentée lors des précédents gouvernements. Qu’ont fait les députés de gauche pour s’opposer aux mesures réactionnaires de la bourgeoisie ? Les milieux politiques qui diffusent de telles illusions dévoient les travailleurs de leurs véritables moyens de lutte qui se trouvent sur le terrain extraparlementaire, dans la lutte de classe pour les revendications immédiates, dans la perspective d’un véritable changement de société, et dans la lutte pour la prise du pouvoir politique hors du cadre électoral contrôlé par la bourgeoisie.

Les élections législatives qui suivent l’élection présidentielle vont consolider la « légitimité électorale » de ce nouveau pouvoir. Les travailleurs devront se soumettre au verdict des urnes jusqu’aux prochaines élections présidentielles.

Fort de cette analyse, aux législatives comme aux présidentielles, le ROCML n’appellera à voter pour aucun candidat et combattra les illusions électorales en argumentant ses positions auprès des camarades ouvriers qui ne les ont pas encore rejetées.

Aujourd’hui, l’ illusion que l’on peut améliorer le capitalisme est encore forte chez les travailleurs les plus combatifs et les plus politisés, même si la lutte contre la loi travail a permis chez les syndicalistes de la CGT de faire bouger les lignes et entamé la domination de l’idéologie et de la politique bourgeoise dans les syndicats.

Mais le mode de production capitaliste impérialiste est miné par des contradictions qui l’amènent sûrement et inévitablement vers des crises politiques et économiques de plus en plus graves. Elles obligeront le prolétariat à lutter et à prendre conscience de sa mission historique en tant que classe : renverser le capitalisme et construire une société nouvelle, le socialisme libéré de l’exploitation capitaliste et de toutes ses conséquences qui mettent en péril l’existence de la société humaine et de son environnement.

Les marxistes léninistes partout où ils sont, participeront à l’organisation des luttes, à promouvoir leur convergence au niveau national contre la politique de la bourgeoisie, à l’organisation syndicale des travailleurs pour l’affrontement quotidien capital-travail. Ils aideront les éléments les plus conscients de la classe à édifier leur parti politique indépendant de la bourgeoisie défendant leurs intérêts de classe sans lequel ils ne pourront, le moment venu, s’emparer du pouvoir. Ils défendront la nécessité du soutien actif des travailleurs de France aux travailleurs et des peuples du monde dans leur lutte pour leur émancipation sociale et nationale contre l’impérialisme.

ROCML

04 Juin 2017

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 18:13

Jeudi 11 mai, alors que les médias se régalaient des tambouilles politiciennes autour des investitures d’En Marche pour les prochaines législatives, les ouvriers de GM&S de La Souterraine (département de la Creuse), menacés de liquidation judiciaire, se livraient à la destruction d’une partie des machines et affirmaient avoir l’intention de faire sauter l’usine (qu’ils ont piégé avec des bonbonnes de gaz) si les négociations n’aboutissaient pas.

Il s’agit d’une entreprise de 279 salariés, sous-traitant dans l’industrie automobile, et dont les deux principaux constructeurs français (Renault et PSA) constituent les principaux clients (64% du chiffre d’affaire). C’est justement le désengagement de ces deux puissants groupes, qui préfèrent commander leurs pièces ailleurs pour augmenter leurs profits, qui a provoqué cette situation qui risque de laisser sur le carreau des centaines de familles, sans possibilité de retrouver un emploi dans un territoire à majorité rural et déjà fortement touché par les fermetures d’usines.

Cette situation est d’autant plus révoltante pour les ouvriers que ces groupes sont riches à millions, qu’ils ne se sont jamais si bien portés depuis plusieurs années, et qu’ils font même tout pour saborder les projets de reprise du site. Encore une fois la classe ouvrière est sacrifiée sur l’autel du profit !

Animés par le désespoir et la colère, après avoir essayés toutes les autres formes de manifestations et moyens d’expression sans succès, ces ouvriers se sont attaqués au sacro-saint droit de propriété par la destruction des machines. Ils veulent interpeller le nouveau « président-banquier » Macron. Mais on voit mal ce qu’il pourrait leur apporter, étant donné sa volonté de détruire le droit du travail par ordonnances ! Comme lors de la campagne présidentielle avec les salariés de WHIRLPOOL, il leur expliquera que les capitalistes sont dans leur bon droit pour les licencier !

Tant que le capitalisme continuera à faire sa loi, d’autres affaires de ce genre se produiront car tel est le capitalisme, un système inhumain uniquement préoccupé par la quête du profit. Seule l’organisation et la convergence des luttes locales en un front commun contre l’offensive du capital pourra mettre fin à cette hémorragie. Seul l’avènement du socialisme pourra émanciper les travailleurs.

Solidarité avec les ouvriers de La Souterraine et avec tous ceux qui luttent actuellement !

 

A bas le Front des millionnaires avec sa tête Macron !

 

C’est aux travailleurs de diriger la société !

Le ROCML, 14/05/2017

Solidarité avec les ouvriers de GM&S de La Souterraine
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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 09:05

Le vendredi 7 avril 2017, à la stupeur générale, on apprenait que l’armée américaine venait de frapper massivement (plus de 50 missiles tirés) une base de l’armée syrienne.

Cet évènement constitue un grave danger pour l’ensemble des travailleurs de la planète car il peut être le déclencheur d’un conflit qui embrasserait l’ensemble du Moyen-Orient voire le monde entier du fait des blocs d’alliance et du nombre de pays engagés dans la guerre en Syrie. En effet depuis près de 6 ans ce pays est devenu le théâtre d’un affrontement inter-impérialiste entre d’un côté les forces occidentales (USA, Europe) et leurs alliés Turc, Israélien, Saoudien opposés aux forces du camp russe (Iran, régime de Bachar al Assad, Chine…). Des dizaines de milliers de mercenaires et fanatiques ont été envoyés en Syrie par les puissances occidentales et les pétro-monarchies réactionnaires du Golfe pour renverser le régime syrien, allié de la Russie. En réponse cette dernière est intervenue directement dans le conflit pour conserver ses intérêts dans la région et notamment ses bases militaires.

Face à la déconfiture de leurs vassaux islamistes les puissances occidentales ont déjà essayé par le passé de manipuler l’opinion pour justifier une intervention militaire au sol et déclencher une guerre totale. Cette agression du vendredi 7 avril a été justifié comme des représailles à une attaque au gaz sarin menée par les troupes de Damas contre un fief djihadiste dans la province d’Idleb quelques jours auparavant. Rappelons-nous qu’en 2013 le va-t’en-guerre Hollande voulait déjà frapper le régime syrien en « punition » d’une attaque au gaz dans la banlieue de Damas. De nouveau les responsables politiques français (Hollande, Macron, Hamon…) ont donné dans le bellicisme outrancier en saluant la décision de Donald Trump, alors qu’il y a peu encore ils le traitaient d’instable ou de fou ! Le président américain a démontré qu’il était un loyal représentant des intérêts de la bourgeoisie américaine et non un dirigeant « antisystème » en rupture avec la politique impérialiste des USA au Proche-Orient.

Il est du rôle des communistes d’alerter les travailleurs sur les dangers de déclenchement d’un conflit de grande ampleur. De longue date le mouvement communiste international a combattu pour la paix entre les peuples. Les prolétaires qu’ils soient américains, français, russes ou syriens n’ont rien à gagner d’un conflit militaire entre leurs Etats, ni aucun autre prolétaire dans le Monde. Les atrocités de la guerre en Syrie et la présentation qui en est faite par nos médias ne doivent pas nous laisser dupe sur la finalité de cette campagne de désinformation. Pour le parti de la guerre, il ne s’agit pas de s’apitoyer sur le sort des civils mais de justifier une intervention impérialiste qui n’apportera aucune solution au peuple de Syrie et au contraire accentuera son malheur et sa souffrance. Comment les Américains, qui ont détruit plus de vies que n’importe quel autre pays dans la région, pourraient se présenter comme les défenseurs des civils opprimés et gazés ?

C’est sur ces bases que le ROC-ML condamne cet acte de guerre des Américains et les discours belliqueux de nos hommes politiques qui, en cette campagne présidentielle, cherchent à conditionner l’opinion dans l’éventualité d’un conflit qui servirait les intérêts des impérialistes et des monopoles.

C’est le système capitaliste-impérialiste qui plonge le monde dans la guerre et la barbarie !

A BAS LES ETATS IMPERIALISTES SOURCE DES PILLAGES ET DES GUERRES

SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES EN LUTTE POUR LEURS DROITS DEMOCRATIQUES ET NATIONAUX

 

Le 8 avril 2017

ROCML

Roc.ml@laposte.net

www.rocml.org

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 10:25

Source: http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/15/pretexte-providentiel-lenfant-les-casseurs-lhopital-264352

 

Depuis le temps qu’ils se frôlent, les deux thèmes. Ou plutôt, qu’on les frotte l’un à l’autre comme des silex, qu’on les tricote dans le récit politico-médiatique dominant. Terrorisme et contestation sociale : depuis le temps que les Giesbert, les Gattaz et les autres essaient de les apparier, de les marier, de faire prendre la mayonnaise. Depuis le temps qu’on exploite les concomitances, qu’on sollicite les rapprochements, qu’on déchaine le matraquage sémantique : voyous, chantage, violences, barbares, intimidations, preneurs d’otages, terroristes. Depuis le temps qu’on interdit des manifs anti-Cop 21, au motif de l’état d’urgence. Qu’on perquisitionne des maraîchers bio, au nom de l’état d’urgence.

 

Depuis le temps, qu’on aimerait tant transformer la CGT, et toute la contestation anti-loi Travail, en mouvement terroriste. Depuis le temps que tous les moyens sont bons. Les vitres de l’hôpital brisées Et voilà que se trouve le prétexte providentiel, en la personne d’un petit garçon de trois ans. « Les vitres de l’hôpital Necker brisées alors qu’il y a l’enfant des policiers qui s’y trouve, c’est inacceptable », dit Cazeneuve à Pujadas. Trop beau pour être vrai ? Et pourtant, apparemment, c’est vrai : le petit orphelin, dont les deux parents policiers ont été poignardés par un « radicalisé » dans les Yvelines, se trouvait à l’hôpital des Enfants malades, pour le début d’un long protocole de suivi et d’accompagnement, tandis que plusieurs baies vitrées de l’hôpital étaient défoncées à coups de masse par des casseurs, en marge d’une nouvelle manif anti-loi Travail.

 

C’est une coïncidence, rien d’autre qu’une coïncidence. Les casseurs ne savaient évidemment rien de la présence de l’enfant à l’hôpital. Peut-être ne savaient-ils même pas qu’ils s’attaquaient à un hôpital. Mais quelle belle occasion ! Un hôpital ! Plus fort encore, un hôpital d’enfants malades. Et encore mieux, un hôpital où se trouve l’enfant orphelin de parents policiers assassinés la veille par un islamiste radicalisé. Un peu plus tôt dans la journée, avant la casse des baies vitrées de Necker, Cazeneuve avait appelé « tous ceux qui s’attaquent aux policiers » à retrouver « un peu, au fond d’eux-mêmes, d’humanité, de tolérance, simplement en respect (...) de ce petit enfant ». Disons-le, il aurait eu bien tort, Bernard Cazeneuve, de ne pas se précipiter sur ce rapprochement, que lui ont servi sur un plateau les masqués de la manif, et qui permettra au récit dominant de passer sous silence le manifestant grièvement blessé, quelques instants plus tôt, par une grenade lacrymogène, ou les suppressions d’emploi à l’hôpital, autrement plus destructrices pour le service public. Comment les qualifier autrement, les casseurs masqués, que les meilleurs alliés du gouvernement ? Initialement publié sur Arretsurimages.net

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 12:42

Vous pouvez vous la procurer auprès de nos militants ou du ROCML: roc.ml@laposte.net

 

 

 

 

Sommaire:

Editorial: luttons contre le capitalisme

Le mouvement contre la loi El Khomri

Les comités Goodyear

Le mouvement antiguerre en France

La situation au Kurdistan

La VDC du mois de mai en vente

Ce premier mai 2016 se situe dans une situation politique intérieure et internationale tendue qui met à l’ordre du jour le retour de la classe ouvrière comme classe pour soi, c'est-à-dire consciente de ses propres intérêts de classe, et comme actrice politique indépendante dans son combat anticapitaliste. Le projet de loi El Kohmri, dite loi-travail (traduire contre le travail) a provoqué une riposte puissante des travailleurs et de la jeunesse. Ce projet de loi remettant en cause la relative protection du code du travail a été la goutte qui a fait déborder le vase des mesures anti-ouvrières accumulées par les gouvernements de droite et de gauche qui se succèdent depuis des dizaines d’années.

 

Il est maintenant devenu évident que de droite ou de gauche, les partis politiques qui alternent à l’Elysée et au Palais Bourbon (Présidence et Chambre des Députés) multiplient d’un côté les cadeaux au patronat, et de l’autre les coups bas aux ouvriers et aux travailleurs exploités. Ces partis ont perdu toute crédibilité auprès des travailleurs, et c’est bien ainsi. Qu’ils dégagent !

 

Mais la question se pose : par qui, par quoi les remplacer ? Plusieurs tentations se manifestent : 1) le rejet de la politique. 2) Le vote Front National. 3) Construire un nouveau front de gauche avec un autre nom ?

 

Déserter le combat politique n’est pas une solution. On peut comprendre ceux qui n’y croient plus. Mais cela laisse le champ libre aux partis que l’on ne veut plus. Le Front National ? Ce Parti ultra réactionnaire est comme les autres : au service des intérêts des capitalistes. Ses discours contre l’immigration n’ont qu’un but : diviser les prolétaires selon leurs origines pour affaiblir la classe ouvrière et le peuple face aux exploiteurs. Un nouveau Front de gauche ? Raccommoder la « gauche de la gauche » (PCF, NPA, Verts… ) avec une providentielle « gauche » du PS (les frondeurs…) ? Ce conglomérat, comme l’a montré l’effondrement de l’expérience du Front de Gauche en 2012, n’a aucune chance de se reconstruire vu les oppositions d’intérêts étroits entre ses composantes virtuelles. Et s’il advenait, ce serait pour faire in-fine la courte échelle au PS sous prétexte de faire obstacle à la droite et au FN. Ces solutions ne sont pas des perspectives positives pour le mouvement ouvrier et populaire authentique, c’est-à-dire anticapitaliste.

 

Alors, QUE FAIRE ?

 

Karl Marx, le fondateur de la théorie révolutionnaire du prolétariat, a écrit pour conclure son MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE : L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. Cette grande recommandation n’a jamais été aussi actuelle. Comment la concrétiser aujourd’hui ? Le mouvement contre la réforme des retraites en 2010 de même que le mouvement actuel contre la loi-travail El Kohmri montrent la force du mouvement ouvrier et populaire. Mais en même temps, ils pointent les faiblesses de ce mouvement, et en particulier la difficulté d’unir dans un flux ascendant de longue durée les luttes qui visent le pouvoir politique. Pourquoi ? Parce qu’aucune force politique organisée ne veut aller jusqu’au renversement de ce pouvoir. Tous les partis sont d’accord pour attendre « les prochaines élections ». Et on recommence… ! Il faut en finir avec cette ligne qui conduit à la défaite. D’abord, il faut rejeter sans concession les partis politiques qui ont fait la preuve qu’ils sont du côté de la bourgeoisie : la droite et le FN ; Le.PS aussi. Ensuite, il ne faut plus suivre les partis qui, à la gauche du PS n’ont d’autre perspective à offrir que faire la courte échelle au PS ! Et ensuite ? Ensuite, il faut constater qu’aucune organisation politique anticapitaliste n’existe aujourd’hui pour donner une perspective positive au mouvement ouvrier et populaire. Les communistes et les militants révolutionnaires anticapitalistes doivent se fixer l’objectif du Parti et être conscients des tâches qui en découlent. Il faut faire mûrir cette nécessité dans les luttes de classe, qu’elles soient partielles ou générales, économiques ou politiques. C’est à quoi travaille le ROCML.

 

COMBATTONS LES GUERRES INTER-IMPERIALISTES !

 

Ce 1er mai 2016 est aussi marqué par les guerres et le terrorisme qui ensanglantent des pays dans tous les continents. Alors que l’occident capitaliste avait promis un monde de paix après l’écroulement du bloc soviétique et la fin de « la guerre froide », les guerres se succèdent et se multiplient aux quatre coins du monde. Elles ont pour cause première la lutte des puissances impérialistes grandes ou moins grandes, anciennes ou « émergentes » pour se partager les richesses naturelles des pays, contrôler les voies de communication internationales, préserver et élargir les marchés des marchandises. Les premières victimes des agressions impérialistes sont les peuples des pays visés par la volonté de repartage du monde entre les puissances impérialistes. Les travailleurs ne doivent pas tomber dans le panneau de soutenir les guerres de la France sous prétexte qu’elles viseraient des dictateurs.

 

DENONCONS LES POURVOYEURS ET LES MANIPULATEURS DU TERRORISME !

 

Pour réaliser leurs buts les pays impérialistes dont la France n’hésitent pas à créer, financer et armer des organisations terroristes pour déstabiliser les Etats qui leur résistent ou qui ont d’autres alliances. Cependant, gonflées par leurs succès, les créatures se retournent parfois contre leurs créateurs. La France et la Belgique viennent de payer durement la politique de leurs apprentis sorciers. Les attentats de Paris et de Bruxelles n’ont tué que des gens du peuple. Les larmes de crocodiles des Hollande et Cie ne doivent pas occulter leur politique criminelle irresponsable de soutien aux terroristes qui ont frappé à Paris et à Bruxelles et qui leur ont donné l’occasion de renforcer leur politique sécuritaire antidémocratique destinée à museler les travailleurs, avec l’état d’urgence par exemple.

 

SOUTENONS LES LUTTES DES PEUPLES POUR LEUR EMANCIPATION NATIONALE !

 

En ce jour du premier mai, les communistes n’oublient pas que des nations ou des minorités nationales luttent pour la réalisation de leurs droits démocratiques nationaux. Actuellement, dans le sud de la Turquie, la population kurde qui revendique ses droits démocratiques et nationaux subit une répression féroce de l’Etat fasciste turc. Des villes sont bombardées et des quartiers entiers rasés par l’artillerie lourde de l’armée turque. Il y a des centaines de morts et des blessés par milliers. La Turquie fait partie de l’OTAN. Nos dirigeants se taisent. Dans le Kurdistan du nord de la Syrie (Rojava), les combattants kurdes alliés aux formations armées des tribus arabes, turkmènes… combattent avec héroïsme les terroristes de DAESH (le prétendu Etat Islamique), lui infligeant des défaites retentissantes. Une grande partie du Rojava est libérée et sous le contrôle des combattants et du peuple kurde et d’autres ethnies. Leur combat n’est pas terminé et peut se heurter à d’autres antagonismes. En même temps qu’il soutiennent toutes les luttes authentiques pour les droits nationaux des peuples opprimés, les communistes et la classe ouvrière de France doivent soutenir sans condition, politiquement et matériellement, le glorieux peuple kurde de Turquie et de Syrie..

 

VIVE LE 1er MAI 2016 !

HORS DU POUVOIR LA BOURGEOISIE ET SES PARTIS !

C’EST LA CLASSE OUVRIERE QUI DOIT DIRIGER LA SOCIETE !

COMBATTONS LES GUERRES IMPERIALISTES !

SOUTIEN INTERNATIONALISTE AUX TRAVAILLEURS ET AUX PEUPLES DU MONDE !

SOUTIEN AU COMBAT DEMOCRATIQUE ET NATIONAL DU PEUPLE KURDE !

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 08:53

Le n°13 de la voix des Communistes est dans les kiosques, n'hésitez pas à commander la version papier à rocml@laposte.net

 

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 17:33

 

Accord-Paris

 

Article issu de la VDC de décembre:  ICI

« En comparaison de que cela aurait pu être, cet accord est un miracle. En comparaison de ce qu’il aurait dû être, c’est un désastre » écrit le Guardian. Voilà un raccourci saisissant des tenants et aboutissants de cette conférence. Les précédentes conférences furent des échecs qu’il ne fallait à tout prix pas renouveler pour augmenter le discrédit des responsables politiques auprès des populations et ajouter des raisons de s’attaquer au  système capitaliste. Donc après une véritable mise en scène et dramatisation médiatique, un accord a été trouvé, Le metteur en scène, Laurent Fabius en a eu les larmes aux yeux. Les divers commentateurs tant soit peu objectifs font remarquer qu’il en reste à un constat et des déclarations de bonne intention. Il reste muet sur les objectifs et moyens à mettre en œuvre d’une manière contraignante pour les pays et surtout les multinationales principales pollueuses de la planète(1). Mieux il est conforme à ce que les multinationales de l’énergie extractive et autres attendaient :

Un accord basé sur les plans nationaux  (ce sont les peuples qui doivent payer), incluant tous les pays (au moins tous les grands émetteurs) ; un accord à long terme, sans engagements chiffrés de réduction des émissions à court et moyen terme, mais avec révision périodique.

La COP21 a signifié un soutien aux marchés internationaux du carbone (un secteur juteux pour faire des profits « écologiques » sans aucune contrainte pesant sur les transports maritimes et aériens). Et cerise sur le gâteau il détourne l’attention de leur responsabilité.

Bref rien de bon pour les  travailleurs du monde entier. L’analyse que nous faisions avant la COP21 reste d’actualité.

Notes

1 Voici les principaux reproches au texte : aucune échéance pour le pic des émissions, aucune échéance précise pour l’équilibre émissions/absorptions (« dans la seconde moitié du siècle ») aucun objectif non plus en matière de taux annuel de réduction des émissions, muet sur la sortie des combustibles fossiles, pas un mot de la nécessité d’un système énergétique basé sur les renouvelables, le concept de décarbonisation est absent de l’accord.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:02

Ce mois de décembre, la France a accueilli la conférence sur le climat de l’ONU (COP21). Cette conférence a été précédée d’une intense campagne médiatique et idéologique. Les dirigeants politiques et les classes dirigeantes ne peuvent plus gouverner sans tenir compte de l’inquiétude grandissante qui affecte de larges couches et classes de la société concernant les dérèglements écologiques à l’échelle de la planète qui mettent en danger l’existence même de l’humanité à plus ou moins long terme. Ils ne cachent plus la gravité du problème et même savent se montrer alarmistes. Nous serions dans le même bateau, tous responsables, nous devrions tous faire des efforts, prendre des mesures au niveau de chaque individu, oublier la lutte de classe, la lutte des travailleurs contre les remises en cause de leur conditions de vie et de travail, car il y aurait plus grave à régler…

 

Au cours des dernières décennies se sont organisées de nouvelles forces politiques, les « verts », mettant la défense de l’environnement comme prioritaire, reléguant au second plan les problèmes sociaux. Mais dans les pays où ils ont participé au pouvoir en particulier en France et en Allemagne, respectueux de l’ordre établi, leur influence a été quasi nulle sur les questions environnementales. Certains écologistes « plus radicaux » désignent clairement le capitalisme comme étant à l’origine des dérèglements environnementaux. Mais ils ne vont pas jusqu’au bout de leur raisonnement, ils n’envisagent pas la seule solution possible : abattre ce système économique qui entraîne l’humanité dans la barbarie sur tous les plans. Leur propositions morales, sont inapplicables, inacceptables pour le capital, ou alors le capitalisme n’est plus le capitalisme !

 

Le mode de production capitaliste porte fondamentalement en lui (dans son ADN pourrait-t-on dire) les causes de la destruction du milieu naturel qui abrite l’humanité. Dans sa quête sans trêve de son auto expansion pour toujours plus de profits, le capital, aiguillonné par la concurrence, pour le contrôle des marchés doit produire toujours plus à grande échelle, donc gaspiller d’énormes quantités de ressources naturelles, polluer les sols, les océans et l’atmosphère. Et avec comme autre conséquence inévitable de jeter dans la pauvreté de plus en plus d’êtres humains.

 

C’est pour tenter de résoudre la quadrature du cercle : sauver le capitalisme tout en préservant l’environnement que les dirigeants de la planète se réunissent régulièrement en conférences internationales. La COP 21 est la dernière en date mais ne sera sûrement pas la dernière. Pour les dirigeants de la planète qui se sont réunis à Paris il s’agit en fait de trouver un accord qui ne remette pas en cause le capitalisme.

 

Le rêve d’un « capitalisme vert » hante les grands de ce monde. Ils seront inventifs à trouver une solution pour utiliser « l’écologie » à des fins mercantiles, pour faire de l’argent ! Rappelons l’accord de Kyoto qui visait à la réduction de 5% de la concentration de gaz à effet de serre en 2012, or depuis 1990 année de référence de l’accord il a augmenté de 45% selon le GIEC. Et il ne pouvait en être autrement car le mécanisme de taxe carbone mis en place permet aux monopoles et aux pays pollueurs d’acheter sur le marché le droit à polluer. Ainsi, la spéculation sur ce marché de la taxe carbone peut rapporter des milliards de dollars. Ce principe du commerce d’émissions permet de produire plus de CO2 dans sa propre entreprise en rachetant des droits d’émissions à une autre entreprise ou encore en mettant en place un « projet écologique » dans les pays sous-développés. L’auteure (1) du livre « Le mythe de l’économie verte » cite l’exemple de la société Camco, spécialisée dans la production de biogaz à partir des déchets de plantations de palmiers en Asie du sud-est - plantations entre autre responsables d’une déforestation énorme- « qui a obtenu tellement de droits d’émission qu’elle les revend en bourse en engrangeant ainsi de très gros bénéfices ».

 

La course aux profits implique l’augmentation de la productivité qui conduit à produire toujours plus et donc à utiliser sans limite toutes les ressources humaines et de la nature. Le capitalisme ne peut exister que par la destruction systématique de l’environnement.

 

Faut-il se résigner à ce que le capitalisme décadent entraîne l’humanité dans une course accélérée vers sa fin ?

 

Ce sont les ouvriers, les prolétaires qui détiennent la solution. Seuls les travailleurs, à cause de leur position économique spécifique au sein du capitalisme, ont le pouvoir de changer le monde. Dans le contexte du changement climatique, ce sont seulement eux qui, en s’engageant dans leur lutte pour un monde nouveau, socialiste, débarrassé de la course au profit, ont le pouvoir de sauver notre planète et notre avenir. Les communistes mettent toute leur énergie pour que le socialisme s’impose sur la planète avant que l’irréversible se produise, la destruction de l’humanité.

 

 

 

(1)Anneleen Kenis. De mythe van de groene économie. 2012 éditions EPA en Néerlandais.

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