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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 09:22

Annoncées durant sa campagne, le président des monopoles capitalistes Macron mettra en œuvre une réforme du code du travail, en utilisant les ordonnances durant l’été. Il a d’ores et déjà reçu le soutien du MEDEF afin de mener ses contre-réformes : « C’est maintenant qu’il faut engager les réformes qui permettront de relancer la dynamique de création d’emplois. N’ayons pas peur d’agir vite et fort pour montrer aux Français, aux forces vives et à nos partenaires du monde entier qu’une nouvelle page s’ouvre pour la France »[1].

 

UNE OFFENSIVE GENERALE CONTRE LES TRAVAILLEURS !

 

A peine élu, Macron veut attaquer les travailleurs. Bien entendu, il mène son attaque par le louvoiement en faisant croire qu’il consulte les syndicats. Il cherche surtout par les rencontres qu’il mène à semer le trouble chez les travailleurs, à faire croire qu’il prend l’avis des syndicats, que ceux-ci pourraient « négocier » avec lui. C’est à cela que servent les « rencontres avec les partenaires sociaux », à masquer la nature réelle de son pouvoir, au service exclusif des grandes entreprises capitalistes.

            Que prépare Macron ? Comme ses prédécesseurs du PS, Macron a dans ses tiroirs des mesures de cadeaux fiscaux pour le patronat. En effet, il prévoit des baisses d’impôts et de cotisations sociales d’entreprises. Ces nouveaux cadeaux arrivent alors que les travailleurs subissent les effets de la loi travail de l’ANI. Prétendant rétablir l’emploi, ces cadeaux servent surtout à rétablir la compétitivité et le profit du capital. Le chômage lui augmente toujours ainsi que la misère sociale !

            Dans ces ordonnances, Macron prévoit de mettre en place la primauté des accords d’entreprises dans tous les domaines. En gros il s’agit d’étendre la loi El Khomri aux salaires, aux conditions de travail. C’est à coup sûr un renforcement de l’exploitation capitaliste et une pression supplémentaire des patrons et des cadres sur les travailleurs et les syndicats de lutte. Il a aussi pour objectif de plafonner les indemnités prudhommales sur les licenciements sans cause réelle. Le MEDEF se réjouit d’avance de cette mesure qui permettrait de jeter à la rue n’importe quel travailleur sans avoir à rendre de compte, même devant la justice bourgeoise. Il souhaite aussi poursuivre les attaques antisyndicales qu’avait apportées la loi Rebsamen en fusionnant les représentations du personnel en une instance unique. Ainsi, moins de représentants du personnel, c’est moins de moyens pour défendre les salariés, et surtout c’est plus de moyens pour que le capital mène ces attaques.

            A l’avenir, Macron prévoit aussi de réformer les retraites en tirant toujours plus vers le bas les pensions de retraites, en faisant travailler toujours plus les salariés. La sécurité sociale est aussi visée par Macron. Ainsi, c’est tous les acquis issus des luttes depuis 1936-1945 qui sont dans le collimateur du tout nouveau président. Macron, tout comme l’ex président Hollande va appliquer la politique du capital qui consiste comme le disait un représentant du MEDEF à « de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».

 

PREPARER LA MOBILISATION
LA RIPOSTE DE CLASSE

 

Le capital veut faire supporter les conséquences de sa crise aux travailleurs, Les politiques mises en place depuis la crise de surproduction de 2008 n’ont pas d’autre but. C’est lui qui est responsable des milliers de licenciements, de la baisse des salaires… Le personnel politique bourgeois actuel comme par le passé est au service du capital. Il n’y a donc rien à attendre de ce gouvernement !

Mais il est des semeurs d’illusions du PCF ou de la France Insoumise qui font croire qu’il est possible de « construire une majorité de gauche de transformation » ou qu’« avec une majorité de transformation sociale, l’espoir renaitra » (L’Humanité, 24/05/17). Seule l’organisation de luttes extra-parlementaires pourra stopper le rouleau compresseur capitaliste. L’expérience gouvernementale et majoritaire de Syriza en Grèce le montre bien. Une majorité sociale-démocrate se pliera aux exigences du capital.

 

Seul le développement des luttes contre les projets anti ouvriers et antipopulaires peut parvenir à faire céder Macron. On l’a bien vu, même si la lutte du printemps n’a pas atteint son but, elle a précipité la faillite du Parti socialiste et obligé le capital à se recomposer autour de Macon. Dès maintenant préparons la riposter, organisons les solidarités autour des luttes qui existent, dans toutes les entreprises pour nous donner au combat contre les ordonnances Macron toutes les changes d’être victorieux. C’est seulement avec cet esprit combattif, en tirant le bilan des luttes nationales précédentes que le mouvement ouvrier sera capable d’imposer ses vues et ses revendications.

 

 

A BAS LE GOUVERNEMENT AU SERVICE DES MONOPOLES CAPITALISTES !

 

COMBATTONS LES ORDONNANCES MACRON !

 

RETRAIT DES LOIS ANTI-OUVRIERES :

ANI, LOI MACRON- RABSAMEN, LOI TRAVAIL !

 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 18:42

Le Parti Communiste Grec et le mouvement anti-impérialiste se battent plus fort contre l’OTAN

Les forces de l’OTAN, bloquées par les forces du PCG et de la Jeunesse Communiste Grecque a un poste de péage, au Nord de la Grèce (Macédoine), ont du faire marche arrière et quitter les lieux dans l’après-midi du Vendredi, 2/6.    

Plus tôt, des dizaines de manifestants du Parti Communiste Grec avaient monté un barrage aux péages de l’autoroute Egnatia, empêchant ainsi le passage de véhicules militaires albaniens se dirigeant en Roumanie pour participer à l'exercice militaire de l'OTAN «Noble Jump 2017» qui se tiendra du 6 au 14 juin dans ce pays.    Les manifestants, scandant des slogans contre l'impérialisme et contre l'OTAN, permettaient le passage de tous les autres véhicules sauf celles de l’OTAN, qui après plusieurs heures d’attente ont du faire marche arrière.

Sotiris Zarianopoulos, députe européen pour le Parti Communiste Grec, était parmi les manifestants. 

 

 

 

 

UN MOUVEMENT ANTI-GUERRE ET ANTI-IMPERIALISTE TRES COMBATIF

Ce n’était qu’un événement de masse, contre l’OTAN et l’implication des la Grèce aux plans de cet organisme impérialiste, parmi des dizaines organises par le mouvement ouvrier, anti-guerre et anti-impérialiste, qui a travers des mobilisations successives partout dans le pays condamne l'OTAN, l'UE, le gouvernement SYRIZA-ANEL et les forces bourgeois demandant la non-participation de la Grèce aux guerres et aux interventions impérialistes. 

 

Voici quelques mobilisations et événements de masse organises par le mouvement anti-impérialiste.

Le 1er mai, PAME et ses syndicats de classe organisèrent des dizaines de manifestations scandant le slogan "pour les peuples, pour un monde sans exploitation, guerres et refugies ».   Une caractéristique important de ces événements fut la participation de syndicalistes turcs aux manifestations organisées par le PAME sur les iles grecs et en Thrace.  

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Le 14 mai, des milliers de militants, hommes et femmes, participèrent aux mobilisations organisées par le Comité Hellénique pour la Détente Internationale et la Paix (EEDYE) dans plusieurs villes grecques culminant avec la « Marche Marathon » couvrant des dizaines de Kilomètres (de Marathon a Athènes) et une manifestation devant le ministère de défense nationale.   

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Le 21 mai, le mouvement anti-impérialiste grec organisa à Thessalonique une manifestation massive devant l'état-major local de l'OTAN.  

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Les 24-25 mai, les forces du Comite Hellénique pour la Détente Internationale et la Paix (EEDYE) participèrent à la convention et à la mobilisation du Conseil Mondial de la Paix (CMP) à Bruxelles.  

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Le 27 mai, des milliers de travailleurs athéniens allèrent au concert internationaliste du PAME au théâtre en plein air « Petra » pour écouter des chanteurs et musiciens grecs ainsi que le group turc NAJIM HIKMET. Le titre du concert était « Nous chantons et nous nous battons pour un monde sans exploitation, guerres et refugies ».       

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Le 27 mai, le Comite de la Paix de l’EEDYE organisa une manifestation sur l’ile de Samos en Mer Egée invitant la participation de militants turcs, membres du Comite de la Paix d'Izmir.  

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Les 27 et 28 mai, les Comites de la Paix de l’EEDYE, des syndicats et autres groupes crétois organisèrent des mobilisations massives et une marche vers la base de OTAN a Souda.   

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Le 28 mai, le mouvement contre la guerre et l'impérialisme de la ville d’Alexandroúpolis en Thrace organisa une manifestation massive contre l’exercice militaire de l’OTAN “NOBLE JUMP” se tenant en Roumanie. En l’occasion, les manifestants condamnèrent le gouvernement SYRIZA-ANEL ayant permis aux troupes de l’OTAN participant à cet exercice militaire de passer par le territoire grec.  

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Le mouvement ouvrier contre la guerre et l’impérialisme poursuit ses mobilisations et ses événements diverses, parmi les quelles la grande manifestation du PAME, qui s'étend sur deux jours, a Thessalonique, les 24 et 25 juin contre l'existence d'un état-major de l’OTAN en ville.   

Les manifestants se battent pour :  

  • La non-implication du pays aux plans et aux guerres impérialistes, 

•      Le retour de troupes grecques de l’étranger,

•      La non-modification des frontières et des traites sur la délimitation de ces dernières,

•      L'éloignement de l'OTAN de la Mer Egée, ainsi que de la Méditerranée et des Balkans,

•      La fermeture de la base militaire de Souda sur l'ile de Crète ainsi que de tous les autres bases militaires et état-major opérés par des forces étrangères,

•      La suspension de toutes les dépenses couvrant les besoins de l’OTAN,

•      Le dégagement de l’OTAN et de l’UE. Que le peuple grec devient maitre de son pays.  

Des réactions dans les casernes

Le débat se fait vif aussi parmi les rangs des forces armées et surtout parmi les soldats sur les facilitations offertes par le gouvernement grec aux troupes militaires de l’OTAN, ainsi que pour notre participation a l'exercice militaire de l'OTAN «Noble Jump» en Roumanie.  L'indignation et les protestations des soldats prennent aussi la forme de rapports, comme par exemple a certaines casernes en région d'Attique, sur les Iles de Rhodes et de Castellorizo ainsi qu'aux Chypre.

De plus, dans une lettre ouverte, des soldats servant a Castellorizo protestent contre la participation des forces armées grecques aux exercices militaires de l'OTAN, soulignant, entre autres, que la cession de terrains, de soldats et des installations dans le cadre de cette exercice militaire « ne font autre que compromettre en pratique les droits souverains du peuple grec et de notre en impliquant les forces armées grecques aux plans de guerre que l'OTAN tisse contre les peuples ». 

 

06.06.2017

 
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 10:16

Un collectif contre l’OTAN, pour un but commun : la paix !

Pour écrire au collectif français
« Non à l’OTAN, non à la guerre » :

otan_non@orange.fr

Rappelons d’abord que l’OTAN a été créée en 1949 et le pacte de Varsovie en 1955. Cette organisation a dans ses objectifs la conservation des intérêts politiques et économiques des pays capitalistes occidentaux, son objectif essentiel étant militaire. À ce titre il contrevient aux termes de la Charte des Nations Unies qui réserve au seul Conseil de Sécurité le recours à la force dans les relations internationales. Tout aussi illégale, et pour les mêmes raisons, pourrait être une Europe de la Défense.

Les dépenses militaires des pays de l’Otan

En août 2007, le nouvellement élu Président N. Sarkozy annonçait devant le Congrès étasunien le retour de la France dans les organes du commandement intégré de l’OTAN et en 2008, il décidait le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan. Il s’engageait par la même occasion à renforcer les liens entre l’UE et l’OTAN.

C’est dans ce contexte que le collectif « OTAN-Afghanistan, non à la guerre, non à l’OTAN ; paix – liberté – démocratie » s’est constitué en 2008 pour mobiliser l’opinion publique et sensibiliser les forces sociales et politiques sur les dangers de cette politique. Composé d’environ cinquante organisations, ce collectif a participé à la mobilisation internationale  lors du sommet de l’OTAN à Strasbourg et Kehl (Allemagne) en avril 2009. Il fait partie de la coalition internationale « No to War, No to NATO » qui a organisé les contre-sommets de l’OTAN de Lisbonne, Cardiff et Varsovie.

Le Président F. Hollande a suivi la même orientation que son prédécesseur en matière de participation aux opérations militaires de l’OTAN, de soutien à sa stratégie de la tension en Europe et d’augmentation des budgets consacrés à l’armement et aux guerres. L’objectif de consacrer 2% du PIB à ce budget, sans cesse répété et exigé par les dirigeants de l’OTAN, est programmé pour la France. Cela représenterait une augmentation de 30% du budget de la Défense au moment où les budgets sociaux sont à la baisse, que la pauvreté s’étend et que les inégalités se creusent.

Si pour l’essentiel les troupes françaises engagées en Afghanistan ont été retirées, le nombre des OPEX, « opérations extérieures », n’a cessé d’augmenter, aussi bien en Afrique qu’au Moyen Orient.

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Les forces de l’OTAN

L’échec de l’intervention internationale en Afghanistan est patent, ce pays en sort ravagé, dévasté et divisé. Il en est de même de tous les pays dans lesquels l’OTAN est intervenue, directement ou indirectement. La volonté de l’OTAN de se déployer en Afrique et de développer des « partenariats », partout dans le monde, contribue à la montée des tensions et des dangers de guerre.

La « guerre contre le terrorisme » est une des justifications de la poursuite de cette politique, elle s’accompagne du soutien aux régimes réactionnaires du Moyen Orient qui l’utilisent pour asseoir leur statut de puissances régionales. Toutes les guerres menées sous cette bannière ont échoué et elles n’ont fait que créer les conditions pour le développement des groupes qui se réclament d’un  « Islam radical ».

Les bombardements font des milliers de victimes civiles et poussent des dizaines de milliers de personnes sur les routes de l’exil, ces réfugiés qui se heurtent aux murs et aux barbelés, aux patrouilles navales de l’OTAN qui croisent en Méditerranée. Celle-ci a l’impudence de prétendre aider ces migrants, alors qu’elle ne fait que dresser une barrière supplémentaire.

À cela, s’ajoute aujourd’hui en Europe même, une politique de tension et de provocations constantes à l’égard de la Russie.

Les pays membres de l’OTAN

Pour preuves, le déploiement du « bouclier anti missile » sous le contrôle exclusif des dirigeants étasuniens, l’envoi de troupes internationales « tournantes », toujours plus nombreuses, au plus près des frontières de la Russie, la relance de la politique de la terreur nucléaire.
L’emploi de bombes atomiques est de plus en plus considéré comme une « option possible » au mépris du caractère criminel de cette arme, tel que rappelé par la résolution de 1961 de l’A.G. de l’ONU. C’est le retour à l’antagonisme entre blocs qui pourrait faire de l’Europe le premier terrain d’affrontement. La Pologne a accueilli en 2016 les manœuvres militaires les plus importantes en Europe depuis 50 ans.

Dans ce contexte dangereux et grave pour tous les peuples, il est important que les forces démocratiques, les forces qui luttent pour la paix entre les peuples, contre les guerres de redistribution des espaces réservés entre les grandes puissances, pour la solidarité internationale, agissent ensemble, fassent entendre ce cri de ralliement « non à l’OTAN, non à la guerre », pour y gagner le plus grand nombre.

Plateforme d’action

Tirant le bilan de ces années de travail, des mobilisations qu’il a permis de développer, des liens qui se sont tissés en France et au niveau international, et surtout, devant les défis qui nous sont lancés par la politique de guerre, par la militarisation des relations internationales, par l’explosion des ventes d’armes, nous proposons à toutes les organisations qui ont participé au collectif « OTAN-Afghanistan », et à toutes celles qui sont intéressées par ce combat, de continuer et d’amplifier la mobilisation.

  • Le collectif propose de s’appeler dorénavant le Collectif « Non à l’OTAN, Non à la guerre » ;
  • Nous proposons qu’il se fixe comme objectif de mener un travail sur les thèmes suivants, qui peuvent constituer le corps de sa plate-forme :
    • 51

      L’OTAN, de 1949 à 2006…

      Faire grandir l’opposition à l’appartenance de la France à l’OTAN, sous le mot d’ordre : « que la France sorte de l’OTAN et qu’avec nos partenaires internationaux, tous se mobilisent pour la dissolution de cette organisation de mort » ;

    • Mener un travail d’information, d’explication et de mobilisation sur le thème : « non au budget de guerre » et, immédiatement, contre son augmentation de 30 % que le Gouvernement français annonce ;
    • Dénoncer les guerres par procuration et exiger l’arrêt effectif et contrôlé des ventes d’armes aux États, aux groupes armés et aux régimes qui les utilisent contre leur peuple et/ou pour faire la guerre aux autres peuples ;
    • Mener un travail d’explication sur les dangers de la militarisation de l’économie, qui engloutit des sommes considérables d’argent public au détriment de la satisfaction des besoins sociaux, de l’éducation et de la santé ;
    • Dénoncer la relance de la politique en matière d’armement nucléaire qui ne fait que développer l’insécurité ;
    • Militer pour le retrait des troupes françaises des terrains de guerre, pour le retrait des troupes françaises d’Afrique et la fermeture des bases militaires qui servent aussi à l’OTAN.

Et dans les mois qui viennent, créer les conditions d’une mobilisation populaire extrêmement forte pour la tenue du contre-sommet de l’OTAN qui est prévu en mai 2017, à Bruxelles.

Paris, le 17 octobre 2016


Les membres du Collectif :

Américains contre la guerre (AAW) – Anciens Appelés en Algérie et leurs amis contre la Guerre (4ACG) – Abolition Armes Nucléaires – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Maison de Vigilance – Association pour la Taxation des Transactions pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC) – Collectif Faty Koumba: Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Conseil Démocratique Kurde de France (CDK-F) – Droit Solidarité – Enseignants pour la Paix (EPP) – EELV – Femmes Égalité – Femmes Solidaires – Iraniens contre la guerre – Le Mouvement de la Paix – Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN) – Mouvement de l’Objection de Conscience, MOC Nancy – Mouvement de la jeunesse communiste de France (MJCF) – Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) – Collectif Ni Guerre ni État de Guerre – Parti de la Démondialisation (ParDem) – Parti communiste français (PCF) – Parti communiste des ouvriers de France (PCOF) – Sortir du colonialisme – UD CGT 75 – Union pacifiste de France (UPF) – Union Syndicale Solidaires.
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 21:13

Article du journal la VDC à retrouver ICI

Pour la première fois dans l’histoire récente de la République la campagne électorale ne se déroule pas sans risque pour la domination politique de la bourgeoisie sur les travailleurs et sur la société.

La République démocratique est la « meilleure forme politique possible du capitalisme »« la forme accomplie de la domination de la bourgeoisie » en tant que classe sur les autres classes sociales, pour la domination du capital sur le travail. « Le capital y assoit son pouvoir si solidement, nous dit Lénine, « que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis dans la république démocratique bourgeoise ».

Les autres formes d’Etat, autocratique, dictature militaire ou monopolisation du pouvoir par une fraction donnée de la bourgeoise qui réduisent les droits démocratiques se sont révélées un frein à la libre concurrence des capitaux et entrainé la révolte des peuples, le « printemps arabe » en est l’illustration récente.

En même temps, un autre aspect de la République bourgeoise est qu’elle est le  terrain » ou « la lutte de classe se débarrasse de ses dernières entraves et où se prépare son terrain de lutte » . Dans cette République Démocratique la bourgeoise ne peut gouverner sans l’appui des travailleurs  et le système électoral est une pièce maitresse pour assurer à la bourgeoise la domination politique des travailleurs en assurant la direction des affaires de l’Etat.

Ainsi les « citoyens », quelle que soient leur origine de classe sont appelés régulièrement à élire « démocratiquement » (du point de vue bourgeois) leurs représentants et à leur déléguer tout pouvoir pour un certain nombre d’années jusqu’aux prochaines échéances électorales.

 Dans ce système, dans toutes les démocraties modernes bourgeoises sont réalisées les conditions véritables  de la domination de classe bourgeoise toute entière deux partis luttant pour avoir le pouvoir et devenant à tour de rôle gouvernement et opposition. En France c’est le système de l’alternance, deux grands partis dits de gouvernement, l’un à droite de l’échiquier politique, l’autre à gauche. Tous les deux, quelle que soit la politique plus ou moins sociale menée, se partagent le pouvoir et restent des gérants loyaux du capitalisme selon les parole de Léon Blum dirigeant de la SFIO (ancêtre du PS).

Mais l’aggravation des contradictions du système capitaliste, la concurrence internationale, la difficulté de valorisation du capital, surtout depuis la crise de 2008, ont conduit les gouvernements de droite puis de gauche à s’en prendre aux conditions de vie des travailleurs. Conséquence, la lutte de classe s’est radicalisée en témoigne la longue lutte nationale contre la loi travail. Le rejet des politiciens corrompus s’est amplifié, « le parti » de l’abstention est devenu le premier parti de France et les contradictions entre les personnels politiques plus ou moins représentatifs de fractions de la bourgeoisie se sont développées.

On peut en juger sur les divergences de politique internationale, sur l’attitude envers Moscou, Pékin, dans le conflit syrien…, sur la loi travail.  Des regroupements à la droite du Parti républicain et à la gauche du PS ont grandi en influence et menacent le système d’alternance entre le parti LR et le PS. Des tentatives de recomposition de pôles attractifs à droite comme à gauche sont en cours. Et en particulier une opération de revalorisation de la social-démocratie dans le PS ou en dehors se profile (Mélenchon, Hamon). La décomposition des partis de gouvernements conduit à déplacer les frontières entre droite gauche et extrême droite mais en préservant le système d’alternance nécessaire.

Maintenir parmi les travailleurs l’illusion  que c’est par les élections qu’ils peuvent agir politiquement et choisir « démocratiquement », en toute liberté un candidat qui mènera une politique en leur faveur, est vital pour la bourgeoisie. Aussi elle voit avec effroi la machine électorale se gripper, ce qui peut ébranler sa domination politique en dévoilant le caractère fictif de « leur démocratie »

Le système des primaires, inspiré plus ou moins du système américain a été mis en place pour tenter de redonner plus d’intérêt aux élections présidentielles. Il a pu donner l’illusion que le « peuple de droite et de gauche »peuvent choisir librement, démocratiquement leur candidat mais en fait il a révélé toutes les turpitudes des principaux partis de la bourgeoisie.

Mais peu importe pour la classe dominante qu’un grand nombre de travailleurs n’aille plus voter (car contrairement à ce qui est dit ils ne se tournent pas massivement vers le FN, mais s’abstiennent). En effet l’abstention aujourd’hui est une forme de rejet de la politique en général, de passivité politique et ne conduit pas à une prise de conscience anticapitaliste et cela la bourgeoisie s’en accommode parfaitement. Ces abstentionnistes sont mis au banc de la société, ce sont de mauvais citoyens qui ne doivent pas se plaindre puisqu’ils n’ont pas voté !

La situation objective ne joue plus en faveur de la bourgeoisie, les fissures du système électoral en sont le reflet. Il est fini le temps où elle pouvait faire des concessions aux travailleurs en utilisant le courant réformiste social-démocrate pour faire illusion. Elle n’en a plus les moyens et bien au contraire elle n’a d’autre issue que de renforcer l’exploitation des prolétaires, de renforcer la dictature du capital. Quel que soit le candidat qui sera porté aux plus hautes responsabilités de la République, les travailleurs n’auront d’autre choix que de se battre. Et dans cette lutte, ils prendront conscience, qu’ils n’ont d’autre alternative que de prendre le pouvoir en tant que classe et instaurer leur République socialiste. Les véritables communistes en participant à ces luttes ont pour devoir de faire que cette alternative devienne l’objectif des éléments les plus combattifs de la classe.

ROCML

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 18:18

http://rocml.org/affaire-theo-communique-de-soutien-aux-lyceens-en-lutte/

 

Ce 23 février 2017, de nombreux lycéens ont bloqué et manifesté à Paris pour contester les violences policières et plus particulièrement en soutien à Théo, violé et battu par des policiers lors d'un contrôle. Ils étaient plus d'un millier à se rassembler ce matin, place de la Nation, et clamer leur colère face à l'impunité des forces de l'ordre et l'injustice dont la jeunesse populaire est encore une fois victime. Au total, 16 lycées parisiens ont été totalement bloqués à l'initiative des jeunes. Le ROCML et la JCML soutiennent sans conditions et participent avec leurs forces à toutes les manifestations qui dénoncent les injustices commises dans l'impunité totale par les forces de l'ordre capitaliste. Les événements récents sont encore une fois la preuve qu'il existe une justice de classe dont les jeunes des quartiers populaires paient le prix fort. Nous demandons le retrait immédiat des poursuites contre les lycéens qui ont été arrêtés. Nous condamnons avec force l'intimidation opérée par la Préfecture de Police de Paris sur les réseaux sociaux et médiatiques pour briser tout élan de lutte collective entamée par la jeunesse, utilisant des procédés à la limite de la légalité. Ceci prouve que ce mouvement comme tous ceux qui portent les mêmes revendications inquiètent l'ordre social existant.

 

 

Unité populaire contre la barbarie policière !

Des quartiers populaires aux ouvriers d'air France et Goodyear luttons ensemble contre les répressions !

Barbarie ou communisme !

 

Affaire Théo : Communiqué de soutien aux lycéens en lutte
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 08:55

Editorial de la VDC N°17

La loi El Khomri est passée. Le 8 Août, en pleine période des congés. Après un formidable mouvement de mobilisation populaire étalé sur plusieurs mois.

Les travailleurs ont-ils pour autant subi un échec ? Oui, par rapport à l’objectif, le retrait total du projet de loi. Non, si l’on mesure tous les progrès accumulés dans la conscience politique des ouvriers et des autres couches de travailleurs et de la jeunesse. Non également, quand on considère le détermination intacte des dizaines de milliers de manifestants présents dans la rue le 15 septembre. Le potentiel de lutte est vivant et nombreux sont les militants qui se posent la question : « et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? Comment on continue ? » Il n’est pas possible d’apporter des recettes à ces interrogations. Les luttes ne se décrètent pas. Ce qui est sûr, c’est que c’est sur le terrain, face aux situations concrètes qu’elles vont être posées, débattues et qu’elles vont ouvrir la voie de nouvelles luttes.

L’organisation syndicale sera le cadre naturel de ces débats. « Comment empêcher l’application de la loi El Khomri »  sera le sujet central des discussions. Mais pas seulement. D’autres attaques du patronat vont survenir. Le cas d’Alsthom-Belfort en est un exemple. La classe ouvrière doit rester vigilante, mobilisée avec ses organisations de classe, en ayant en tête les leçons tirées d’un printemps de lutte contre la loi El Khomri.

Nous sommes entrés en effet dans un contexte électoral que  l’ensemble des partis va utiliser pour dévoyer les travailleurs du terrain des luttes pour les ramener dans la voie des illusions électorales. Ils vont rivaliser en prétendant chacun détenir les solutions pour relancer l’économie et l’emploi. Tous vont promettre des baisses d’impôts, Tous vont prétendre avoir la solution contre le terrorisme, pour assurer la sécurité et arrêter l’immigration. Tous vont tenter de flatter mieux que les autres l’identité française et de justifier au nom de la défense des libertés les interventions meurtrières de l’armée française en Afrique et au proche et moyen orient…

MAIS DE LA GAUCHE DE LA GAUCHE (MELENCHON) AU FRONT NATIONAL, (EN PASSANT PAR LE PS, LR, LES VERTS, LE MODEM…) AUCUN NE REMETTRA EN CAUSE les causes réelles du chômage, de la misère, de l’insécurité, de l’immigration, des guerres, c’est-à-dire la crise générale du système capitaliste impérialiste mondial et toutes ses conséquences (délocalisations, restructurations, guerres…). AUCUN NE DIRA QU’IL FAUT EN FINIR AVEC CE SYSTEME QUI CREE LA MISERE ET LES GUERRES. Les prétendues solutions qu’ils avanceront ou bien assumeront avec cynisme la nécessité de défendre l’économie capitaliste, ou bien proposeront des recettes illusoires pour la classe ouvrière et le peuple, mais tout à fait acceptables voire bénéfiques pour la bourgeoisie capitaliste nationale (Voir l’article sur ALSTOM).

Le battage électoral qui va submerger les médias tentera d’amener l’électorat populaire à choisir s’il y a un candidat meilleur ou moins pire que les autres. Cela sera-t-il efficace ? Notre peuple a fait l’expérience et est sorti politiquement aguerri des mois de lutte contre la loi El Khomri. Pour une majorité de travailleurs, le parti socialiste est apparu comme un parti antidémocratique et antipopulaire. Il mérite d’être combattu et battu. LR affiche ouvertement sa nature réactionnaire grande-bourgeoise. Il doit aussi être combattu et battu. LE FN et Marine Le Pen dont le fonds de commerce repose sur le chauvinisme,  la xénophobie populiste et la défense des secteurs nationalistes de la petite, moyenne et grande bourgeoisie, ils doivent aussi être combattus et battus ! Et les autres ? Une partie des travailleurs anticapitalistes seront peut-être tentés au premier tour par un candidat situé à la gauche du PS. Chaque travailleur jugera avec son expérience et sa conscience politique. Mais pour nous, aucun candidat ne représentera une perspective crédible pour la classe ouvrière. Et il en sera ainsi tant que notre classe n’aura pas comme alternative le renversement du système capitaliste, un pouvoir populaire, et l’édification d’une autre société socialiste-communiste. Et cela passe la construction d’un camp ouvrier populaire conduit par un véritable parti communiste.

Pour le ROCML, ces élections présidentielles de 2017, pas plus que les précédentes, ne changeront quoi que ce soit dans les stratégies antipopulaires de l’Etat capitaliste. Quel que soit celui qui l’emportera, elles n’apporteront aucune amélioration aux conditions de travail et d’existence des ouvriers et du peuple travailleur. On peut même parier le contraire !

DEVELOPPONS LES LUTTES DE CLASSE !

 RENFORCONS L’ORGANISATION SYNDICALE SUR LA LIGNE CLASSE CONTRE CLASSE !

 CHASSONS LES ILLUSIONS SUR L’ETAT CAPITALISTE ET SES GERANTS POLITIQUES SUCCESSIFS !

COMBATTONS LES GUERRES EXTERIEURES DE L’IMPERIALISME FRANÇAIS !

PROGRESSONS DANS LA CONSTRUCTION D’UN PARTI COMMUNISTE VERITABLE !

TELLE EST LA LIGNE DU ROCML  POUR QUE LE PEUPLE AVANCE DANS LA SOLUTION DE SES DIFFICULTES !

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 09:27

FACE AUX ATTAQUES DU GOUVERNEMENT ET DU CAPITAL:

UNITÉ DE LA JEUNESSE POPULAIRE !!!

 

 

Encore une attaque du Capital, encore plus de précarité, de la misère, de la pauvreté ! Toujours plus de guerres, de répression et d’oppression ! La jeunesse populaire subit une accélération dans la dégradation de ses conditions de vie: le prix des études augmente d’année en année, le chômage chez les jeunes dépassent aujourd’hui les 20%, les jeunes des classes populaires sont lourdement touchés par la pauvreté et la précarité… Face à ces difficultés qui touchent l’ensemble de ces jeunes, seule une minorité de jeunes y échappent : les fils à papa de la bourgeoisie et les quelques privilégiés, futurs serviteurs du capitalisme. Il faut sortir immédiatement de ce cercle vicieux que nous impose le capitalisme. En sortir, c’est faire des choix et prendre le chemin de la lutte ! C’est de prime abord refuser les illusions et les impasses proposées par les sociaux-traitres dans la jeunesse (MJS, UNEF, JC…) qui jouent aux apprentis révolutionnaires pour mieux parvenir à leurs fins réformistes en menant la lutte soit dans la perspective d’élections ou bien dans l’attentisme, de prier que le gouvernement fasse mieux… Il faut construire nos luttes sur la durée et sur de nouvelles bases !

 

CLASSE CONTRE CLASSE ! ORGANISER ET POLITISER LA LUTTE !

 

• Organiser : S’organiser à la base entre les étudiants et les jeunes ouvriers, organiser la fusion du mouvement sur une base de classe contre classe ! Organisez-vous ! Dans des comités de lutte, cercles, réunions, car seules des véritables organisations de luttes peuvent conduire à la victoire !

• Politiser : En finir avec des mots d’ordres réformistes, place à une lutte révolutionnaire ! Reprendre conscience de la réalité objective de cette société capitaliste. Qu’il existe bien une lutte classe, pourquoi ? Comment ? Etc. Saisir que l’unique solution aux maux de la barbarie capitaliste est la révolution et le communisme ! En faire la propagande autour de soi. Ainsi ne pas sombrer aux sirènes de l’apolitisme, toutes les attaques de notre ennemi de classe sont politique ! Jeunes ouvriers, étudiants, lycéens, il faut mobiliser au-delà de la contestation contre l’infâme loi « Travail ». Il faut que la jeunesse exprime en priorité son malaise général. Il faut cultiver la révolte anticapitaliste ! Solidaire dans la lutte avec ceux qui sont ou seront réprimés par les forces de l’ordre au service du capital ! Imaginer milles nouvelles tactiques de combats ! Parce qu’il est question de cela !

 

COMBATTRE LES FORCES REACTIONNAIRES DU SYSTEME !

COMBATTRE LES INJUSTICES DU CAPITALISME !

COMBATTRE LES CHIENS DE GARDE DE L’ETAT !

COMBATTRE LES VALETS ET LES SERVITEURS DE LEURS POLITIQUES !

LUTTONS ET GAGNONS NOTRE DIGNITÉ FACE À CES MESURES RÉACTIONNAIRES !

LUTTONS ENSEMBLE CONTRE CES REFORMES POUR ABATTRE LE CAPITALISME !

REJOIGNEZ LES MARXISTES-LÉNINISTES !

jcml.nationale@yahoo.fr

FACE AUX ATTAQUES DU GOUVERNEMENT ET DU CAPITAL: UNITÉ DE LA JEUNESSE POPULAIRE !!!
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Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans jcml communisme jc jeunes khmri mobilisation manifestation
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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 09:15

Source: http://rocml.org/la-mobilisation-du-9-mars-est-un-succes-continuons-a-nous-mobiliser-jusquau-retrait-de-la-loi-el-khomri/

LA MOBILISATION DU 9 MARS EST UN SUCCÈS CONTINUONS A NOUS MOBILISER JUSQU’AU RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

 

Mercredi 9 mars, les travailleurs, les jeunes, les retraités ont été plus de 500 000 à se mobiliser partout en France. Il s’agit d’un véritable succès pour une première mobilisation. Comptabiliser seulement 27 000 manifestants à Paris est une tentative pour le gouvernement de nier l’ampleur de la mobilisation. Il y a eu plus de manifestants le 9 mars que lors de la première manifestation anti-CPE de 2006. C’est aussi un véritable succès car elle se produit alors que le Parti socialiste est au pouvoir. De plus, cette mobilisation est d’autant plus importante que l’état d’urgence est toujours en vigueur.

 

Le succès de cette journée a reposé sur plusieurs points :

 

- La mobilisation et l’unité des travailleurs à la base de la CGT, de FO, de SOLIDAIRES, la présence de militants de la CFDT qui ont bravé l’interdiction de leur centrale syndicale. Cette unité des travailleurs à la base doit être encouragée dans toutes nos interventions. L’unité syndicale pour le retrait du projet de loi est en train de se réaliser à la base. Il ne faut pas chercher l’unité syndicale dans les réunions des centrales syndicales mais dans les actions concrètes des travailleurs.

 

- La mobilisation unitaire des travailleurs du secteur privé et public. Malgré les tentatives des médias et du gouvernement de diviser les travailleurs selon leur statut (salarié du public ou du privé), cette mobilisation a montré une forte convergence entre les salariés du public et du privé. Les grévistes de la SNCF étaient présents aux côtés des condamnés de Goodyear.

 

- La jonction entre les jeunes, lycéens et étudiants, et les travailleurs. Cette jonction obtenue dès le début du mouvement permet de faire poids contre le gouvernement. Justement, le gouvernement craint cette unité entre la jeunesse et les travailleurs et s’emploie à tout faire pour la détruire. C’est pour cela qu’il a tenté de recevoir, heureusement sans succès, les organisations de jeunesse. Le ROCML incite à renforcer cette unité en incitant les jeunes à se rendre dans les rassemblements de travailleurs, sur les lieux de travail où il existe des luttes. De l’autre côté, il incite les travailleurs à se rendre dans les Assemblées générales de la jeunesse (les lycées, les universités) pour prendre la parole. Les étudiants doivent ouvrir les universités au monde du travail.

 

- La lutte des Air France, la solidarité avec les Goodyear a donné à la classe ouvrière un élan de confiance et de combativité pour mener cette lutte. D’ailleurs, les liens réalisés entre cette mobilisation et la lutte des Air France, des Goodyear est très positive. - La loi El Khomri est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase car il y a un mécontentement profond dans la société. Cette mobilisation peut devenir un mouvement populaire puissant qui peut basculer à des revendications plus larges et politiques. C’est aussi ce que craint le gouvernement.

 

- Le ROCML a joué un rôle là où ses militants ont du poids. Ils ont montré que la détermination dans la lutte peut permettre le passage à des formes de luttes supérieures : dénonciation de ceux qui sont au pouvoir. Ils ont agi pour transformer les manifestations de simple mobilisation contre le projet de loi, en manifestations politiques contre le gouvernement et le parti responsable de cette situation.

 

Après cette mobilisation, le mouvement contre la loi El Khomri doit se poursuivre en rejetant les pièges que lui tendent les ministres du gouvernement. On ne peut pas négocier l’arme avec laquelle le patronat va nous exploiter davantage ! Si nous voulons obtenir le retrait de la loi El Khomri, il faut rester déterminés à poursuivre la lutte jusqu’au retrait. La détermination est ce qui peut manquer à certaines organisations. La mobilisation doit donc s’amplifier dans les différentes journées prévues : le 17 mars, le 22, le 24 (date de la présentation du projet de loi), le 31 bien sûr. Les formes de lutte doivent continuer à s’élever (des manifestations de rue aux occupations des entreprises, au blocage du pays) : nous devons faire plier ce gouvernement. Pour cela il n’y a pas d’autre choix que la lutte.

 

POURSUIVONS ET AMPLIFIONS LA MOBILISATION !

RETRAIT DU PROJET DE LOI EL KHOMRI !

RETRAIT DES LOIS RABSAMEN, ANI, MACRON !

STOP A L’ÉTAT D’URGENCE !

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