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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 14:49
Histoire de la révolution russe (2è partie)

Ce texte est issu des journées de formation. Il a été réalisé par des camarades marxistes-léninistes de Pau. 

 

Préparation de la révolution et prise du pouvoir par les bolchéviks

 

Si la révolution est impossible sans situation révolutionnaire, toute situation révolutionnaire ne produit pas mécaniquement une révolution. Tous les éléments objectifs peuvent être rassemblés de façon favorable mais la révolution peut ne pas se déclencher. Il faut pour cela, par-dessus les changements objectifs, un changement subjectif :

 

« La révolution ne surgit pas de toute situation révolutionnaire, mais seulement dans le cas où, à tous les changements objectifs énumérés, vient s’ajouter un changement subjectif, à savoir : la capacité, en ce qui concerne la classe révolutionnaire, de mener des actions de masse assez vigoureuses pour briser complètement l’ancien gouvernement, qui ne tombera jamais, même à l’époque des crises, si on ne le fait choir. » (Lénine, La Faillite de la Seconde Internationale).

 

Dire qu'une telle situation est indépendante de la volonté des partis (voir point 1) ne signifie pas que l'activité des partis n'a aucune influence sur la transition vers une période révolutionnaire.

Une situation révolutionnaire ne tombe pas du ciel, elle se forme dans la lutte des classes. Le parti du prolétariat est le plus important facteur politique quant à la formation d'une situation révolutionnaire. Sans l’action d’un parti révolutionnaire trempé dans la lutte et ayant une vision claire des évènements il ne peut avoir de révolution. Car c’est le rôle du parti que de gagner à lui, non seulement l’avant-garde du prolétariat, mais aussi les masses (ou du moins faire en sorte qu’elles ne soutiennent plus l’ordre ancien) à l’idée révolutionnaire et au socialisme. Or la conscience socialiste n’est pas quelque chose qui apparaît spontanément au sein de la classe ouvrière, bien au contraire.

 

En effet, selon la célèbre expression de Kautsky « la conscience socialiste est un élément importé du dehors dans la lutte de classe du prolétariat et non quelque chose qui en surgit spontanément ». Kautsky défend, en effet, la thèse que le socialisme est une science, que la classe ouvrière ne possède pas d’elle-même. La théorie socialiste doit donc être importée de l’extérieur, ce qui était la tâche des intellectuels socialistes (pas isolément mais dans le cadre du parti).  Pour Lénine, le parti communiste est une organisation d’avant-garde possédant une analyse scientifique de l’évolution du système capitaliste et de la manière de transformer la lutte de classe en une lutte politique pour le pouvoir et dont le noyau dur sait « comment s’y prendre et ce qu’il faut pour cela » (Que Faire ? 1902). Le développement de la conscience politique de la classe ouvrière ne dépend pas seulement du déroulement des grèves ou de l’attitude des ouvriers envers le gouvernement, mais aussi - et surtout - de la propagande et de l’agitation dans toutes les couches du peuple.

 

Cependant pour parvenir à ce que l’ensemble du prolétariat soit convaincu et prêt à l’insurrection les seules méthodes de propagande et d’agitation, la seule répétition des vérités du communisme « pur » ne suffisent plus.

 

Or, pour que vraiment la classe tout entière, pour que vraiment les grandes masses de travailleurs et d'opprimés du Capital en arrivent à une telle position, la propagande seule, l'agitation seule ne suffisent pas. Pour cela, il faut que ces masses fassent leur propre expérience politique. Telle est la loi fondamentale de toutes les grandes révolutions

Lénine, La maladie infantile du communisme

 

 Le degré de maturité de la classe révolutionnaire et du choix du moment décisif pour engager la bataille se mesure à l’aune de trois critères :

 

1 que toutes les forces de classe qui nous sont hostiles soient suffisamment en difficulté, se soient suffisamment entre-déchirées, soient suffisamment affaiblies par une lutte au-dessus de leurs moyens

 

2 que tous les éléments intermédiaires, hésitants, chancelants, inconstants - la petite bourgeoisie, la démocratie petite-bourgeoise par opposition à la bourgeoisie - se soient suffisamment démasqués aux yeux du peuple, suffisamment déshonorés par leur faillite pratique

 

3 qu'au sein du prolétariat un puissant mouvement d'opinion se fasse jour en faveur de l'action la plus décisive, la plus résolument hardie et révolutionnaire contre la bourgeoisie.

 

C'est alors que la révolution est mûre ; c'est alors que, si nous avons bien tenu compte de toutes les conditions indiquées, sommairement esquissées plus haut, et si nous avons bien choisi le moment, notre victoire est assurée.

 

Comment le parti bolchévik a-t-il entrainé l’ensemble de la classe ouvrière vers la victoire ? Quels ont été les moyens utilisés ?

 

Lorsque éclate la révolution de Février le parti bolchévik compte à peine 40 à 45 000 membres (10 à 15 000 dans la capitale). Le parti a beaucoup souffert de la contre-révolution et du reflux du mouvement révolutionnaire entre 1907 et 1912. De plus c’est un parti décapité en son sommet : Lénine et Zinoviev sont isolés en Suisse pendant toute la guerre (et quasiment laissés sans informations de la situation du parti), les dirigeants du parti pour la Russie sont quant à eux pour la plupart déportés en Sibérie (Staline, Sverdlov, Kamenev). Dans l’ensemble le comité central du parti bolchévik désigné à la conférence de Prague en 1912 est décimé du fait de la présence en son sein d’un agent double de l’Okhrana (la police secrète du Tsar). Cependant, en dépit de ses difficultés, le parti bolchévik conserve de solides appuis au sein du prolétariat industriel des grandes villes (Petrograd, Moscou) et dans certaines régions de province (Oural). Ces militants sont expérimentés, endurcis par des années de lutte et jouissent toujours d’une grande réputation auprès des ouvriers.

La fin du tsarisme et la possibilité pour la première fois de sortir de l’illégalité va donner un coup de fouet à l’activité de propagande et d’agitation. L’audience des publications bolchéviques ne va pas cesser de croître, de même que les effectifs :  80 000 dès le mois d’Avril, 240 000 en Juillet, 500 000 en Octobre. Car tout parti révolutionnaire se doit de maîtriser toutes les formes de la lutte, être en capacité de passer de l’action légale à l’illégalité et inversement. Car dans un premier temps l’insurrection n’était pas à l’ordre du jour. Il fallait réaliser auprès des masses un travail patient d’éclaircissement et de recrutement, conquérir la majorité des soviets, modifier leur politique. En effet au début de la révolution la majorité des masses soutenait le gouvernement provisoire et le Soviet de Pétrograd à majorité menchévik et socialiste-révolutionnaire. Pour quelles raisons ?

Pour la première fois de son histoire, des millions d’hommes non-initiés à la politique se sont éveillés à la politique (en témoigne la floraison de journaux, associations, clubs, cercles….). C’était pour la plupart des petits paysans, des ouvriers récemment arrivés de leur campagne (venu remplacer les 40% d’ouvriers incorporés aux armés), pétris d’une mentalité petite-bourgeoise. Une vague petite-bourgeoise avait tout submergé, écrasé par le nombre et l’idéologie le prolétariat conscient mais aussi contaminé de nombreux ouvriers. C’est pourquoi les masses populaires se trouvèrent au début de la révolution sous la coupe des partis conciliateurs. Voilà pourquoi elles concédèrent le pouvoir au gouvernement bourgeois.

Cependant Lénine avait bien compris que cette « lune de miel » ne durerait pas, que le gouvernement provisoire, pétris de contradiction, et menant fondamentalement une politique en faveur de la classe bourgeoise, ne tarderait pas rapidement à dévoiler sa vraie nature. Quant aux partis modérés ils s’enfonceraient irrémédiablement dans la collaboration de classe et sombreraient avec le gouvernement. Il fallait donc que le parti se mette à la tête des masses qui perdraient leur confiance dans les menchéviks, les socialistes-révolutionnaires et la bourgeoisie libérale.

 

Lénine fait triompher sa stratégie (pas de soutien au gouvernement provisoire, militer pour le transfert du pouvoir aux soviets, révision du programme du parti) face à l’aile droite du parti qui considère que la révolution socialiste n’est pas à l’ordre du jour (Kamenev, Zinoviev) et à l’aile gauche qui veut lancer l’insurrection sans attendre (le comité de Petrograd et les têtes brûlés comme Bagdatiev). Les résultats ne se font pas attendre :

- Le 20-21 avril 100 000 personnes à Pétrograd, indignées de la note Milioukov, descendent dans la rue pour manifester. Déjà les mots d’ordre des bolchéviks sont repris : « A bas la guerre », « Tout le pouvoir aux Soviets ».

-Lors de la conférence nationale du Parti en Avril deux dispositions importantes furent adoptées. Le Parti se prononçait pour la nationalisation des terres et confiscation des grands domaines et leur remise à disposition des comités paysans. Les bolchéviks se présentaient ainsi comme les seuls qui pouvaient donner satisfaction aux revendications des masses paysannes. De plus la conférence se prononça pour le soutien aux mouvements de libération nationale des peuples opprimés (droit des nations à disposer d’elles-mêmes). Cela lui value la sympathie et le soutien des nationalités opprimées.

- Lors de la manifestation du 18 juin pour exposer les revendications des masses au congrès des Soviets les bolchéviks dominent la manifestation et mettent les conciliateurs en minorité, preuve du progrès de l’esprit révolutionnaire des masses.

-Intensification de la propagande dans les armées (il existe même un journal bolchévik du front, « La vérité des tranchées »). Pour le parti la guerre en cours est toujours une guerre impérialiste. La conquête des soldats à la cause révolutionnaire s’avère essentielle. Le manque de soutien de l’armée avait été une des causes principales de la défaite de la révolution de 1905. La garnison de Petrograd (160 000 hommes) et la flotte de la Baltique sont particulièrement touchées par les idées léninistes. Les idées bolchéviques commencent aussi à pénétrer massivement les soldats au front, désespérés par une guerre qui semble sans fin, inquiets quant à la tournure de la révolution (rétablissement de la discipline militaire, officiers qui s’organisent pour la contre-révolution…etc).

Le lancement de la dernière offensive de l’armée russe sous l’impulsion de Kérenski en juin 1917 marque le chant du cygne du gouvernement provisoire et le ralliement de plus en plus massif de l’armée aux idées bolchéviques (ou du moins à l’idée que ce font les soldats du bolchévisme).

-l’échec de l’offensive Kérenski (à partir du début du mois de Juillet) met en ébullition les casernes et les usines de Petrograd. Le 1er régiment de mitrailleurs, totalement bolchévisé, décide de son propre chef de renverser le gouvernement provisoire. Il envoie des délégués à d’autres régiments bolchéviks et demandent de l’appui auprès des ouvriers. Les marins de Cronstadt répondirent aussi à l’appel. Les membres du comité central (Staline, Sverdlov) et les dirigeants de l’organisation de Petrograd tentent d’arrêter le mouvement mais rien n’y fait. Mis devant le fait accompli le Parti décide de se mettre à la tête du mouvement et de remplacer l’insurrection par une simple manifestation le 3 juillet en faveur du passage du pouvoir au Soviet. Ce mouvement suscite d’emblée une forte réaction de la part de Kérenski, il croit avoir trouvé le casus belli idéal pour se débarrasser des bolchéviks : répression, envoi de troupes fidèles à Petrograd, interdiction de la Pravda, rétablissement des châtiments dans l’armée (peine de mort), mandat d’arrêt contre Lénine le 7 juillet (il est exfiltré vers la Finlande par Staline), arrestation de Kamenev…etc. Le parti replonge dans la quasi illégalité mais ne perd pas ses positions bien au contraire (forte poussée à gauche et indignation contre le sort subi par les bolchéviks, scission des socialistes-révolutionnaires). Cependant l’avertissement est cinglant et la leçon rude : le temps des manifestations pacifiques est terminé, la prochaine fois que l’on appellera à la mobilisation des ouvriers et des soldats cela sera pour la prise de pouvoir. Le pouvoir ne peut se transmettre pacifiquement, il se prend par la force des armes.

 

-Le parti bolchévik revient sur le devant de la scène et montre sa force à l’occasion du putsch manqué du général Kornilov. Ce dernier était devenu l’idole de la contre-révolution. Fort du soutien des monarchistes, de la bourgeoisie, des magnats russes, des capitalistes anglo-français il voulait abattre les soviets et les comités, restaurer l’ordre, imposer un pouvoir autoritaire qui seul pourrait continuer la guerre. Le 25 août il lança le 3e corps de cavalerie contre Petrograd pour prendre le pouvoir. Les bolchéviks firent échec au coup d’Etat en mobilisant les ouvriers, syndicats, gardes rouges, troupes de la capitale, marins…etc. Des délégués et des agitateurs furent envoyés auprès des troupes putschistes et parvinrent à les convaincre de rebrousser chemin. Kérenski n’avait dû son salut qu’à l’intervention des bolchéviks, qui désormais devenaient la force principale.

 

A partir de cet instant le pouvoir du gouvernement provisoire s’effondre irrémédiablement. Des centaines de milliers de soldats (n’ayant plus confiance dans leurs chefs après le putsch) désertent et rentrent dans leur campagne. On assiste à la désintégration de l’armée. Le pouvoir perd son principal instrument de répression et de contrôle. Dans les campagnes ces flux de déserteurs amorcent des jacqueries contre l’aristocratie et les grands propriétaires fonciers. Les officiers sont pris à parti par leurs soldats et sont assassinés ou victimes de violences. Le chaos et l’anarchie commence à gagner le pays tout entier.

A Petrograd les bolchéviks poursuivent leur marche en avant vers le pouvoir. Ils s’assurent la majorité au soviet de Petrograd et de Moscou. Le nombre de délégués bolchéviks en province ne cessent de croître, preuve de la popularité grandissante du parti. Pour Lénine le moment était venu, « la majorité du peuple est pour nous ». Le 10 octobre 1917 le comité central adopte la résolution qui décida d’engager prochainement l’insurrection armée. Le 16 Octobre une réunion élargie du comité central et des organisations de Petrograd confirme la décision malgré l’opposition véhémente de Kamenev et Zinoviev. Un comité militaire révolutionnaire est constitué et s’installe (comme le comité central) à l’institut Smolny. Sous l’impulsion décisive de Lénine l’insurrection est lancée dans la nuit du 24-25 Octobre. Les soldats et les ouvriers s’emparent des points stratégiques, des gares, du central téléphonique sans résistance ni effusion de sang. Au matin du 25 la ville est aux mains des Bolchéviks sauf le palais d’Hiver (où siège le gouvernement provisoire) qui ne tombe que la nuit suivante. Pendant ce temps c’était ouvert le IIe congrès panrusse des Soviets où les bolchéviks, alliés aux socialistes-révolutionnaires de gauche, disposaient de la majorité. Le Congrès adopta dans la foulée un décret sur la paix (armistice de 3 mois pour engager les pourparlers de paix + appel aux ouvriers des autres pays pour secourir et imiter l’exemple de la Russie) et sur la terre : La propriété foncière est abolie, pas d’indemnité, toutes les terres de l’Etat et de l’Eglise passent dans les mains des comités agraires et des soviets locaux des députés paysans (reproduction du programme des socialistes-révolutionnaires), l’instauration du contrôle ouvrier. Le congrès valide aussi la liste du nouveau gouvernement, le « Conseil des commissaires du peuple », constitué au départ uniquement de bolchéviks.

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 11:58

La «saison croisée France-Israël» va regrouper, de juin à novembre, des dizaines d’événements en Israël et en France. Pour Israël, il s’agit de reconstruire une image positive, de tenter, à travers la science, l'art et la culture, de le blanchir de ses crimes. Cette «saison croisée» doit être inaugurée à Paris le 5 juin par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, conjointement avec le président de la République Emmanuel Macron.

 

En quelques semaines, les tirs de l’armée israélienne contre les manifestants de Gaza, non armés, qui protestent contre un blocus inhumain qui dure depuis 11 ans, ont fait 120 morts et plus de 13 000 blessés, dont 3 500 par balles, conçues pour infliger des mutilations et handicaps à vie.

 

Pendant ce temps, en toute impunité, Israël et les États-Unis fêtaient le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, en contradiction totale avec le droit international et les résolutions de l’ONU.

 

La France a condamné l’un et l’autre. Mais que peuvent les paroles contre un pouvoir israélien qui se croit tout permis, fort du soutien inconditionnel des États-Unis de Trump, et l'absence de sanction ? Il est grand temps de passer de la parole aux actes.

 

Nous demandons l’annulation de cette saison croisée et de son inauguration le 5 juin :

• une fois encore, les crimes de guerre commis récemment par Israël sont d'une extrême gravité, et la tentative de les blanchir par cette « saison croisée » est d'une indécence absolue. Cet événement serait en contradiction totale avec le signal clair et le ferme avertissement qu'il faut adresser à Israël.

• Netanyahou, criminel de guerre, n’a rien à faire en France,

• la date du 5 juin, l’anniversaire du déclenchement par Israël de la « guerre des 6 jours », qui a conduit à l’occupation de nouveaux territoires par la force et une nouvelle catastrophe, la Naksa, pour le peuple palestinien, ajoute un facteur supplémentaire à cette provocation.

 

Partout, nous porterons l’exigence de la reconnaissance des droits du peuple palestinien, dont le droit au retour, et de la reconnaissance par Israël des crimes qu’il a commis. Nous demandons que, déjà, la France reconnaisse l’État de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale, comme l'ont demandé au gouvernement nos élu-e-s des deux chambres.

C’est l’impunité d’Israël qui autorise à tuer les Palestiniens comme elle tue toute humanité de la part du pouvoir israélien : il est urgent d’y mettre fin, et d’appliquer des sanctions contre l’État d’Israël et particulièrement la Suspension de l'Accord d'Association UE/Israël.

 

Non à la venue de Netanyahou en France, c’est un criminel de guerre !

Annulation immédiate de la saison croisée France-Israël !

 

Nous appelons à un grand rassemblement à Pau

devant la Préfecture à 18h30, le mardi 5 juin

 

Le Collectif Palois pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

Rassemblement à Pau: Le criminel de guerre Netanyahu doit être interdit de séjour en France Manifestons partout en France le 5 juin !

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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 20:30
Film :Le Mai 1968 de la CGT en Béarn

Mai – Juin 1968 en France

8 à 10 millions de grévistes sur les deux mois, un salarié sur deux

Ouvriers – Employés – Cadres – Enseignants

 

Usines – Fonctions Publique souvent avec occupation des lieux de travail

Étudiants – Lycéens

En Béarn aussi

 

Notre Institut d'Histoire Sociale CGT 64, vient de réaliser un film de témoignage des luttes syndicales (50 minutes) que vous pourrez voir :

A PAU au cinéma » le Méliès » le lundi 4 juin 20h (5€)

Le 25 Mai à « Ciné Garlin » 20h30.

le 31 Mai à Bordes « salle des fêtes » 17h30.

Le 14 Juin à Mourenx « ciné M. » 20h 30 (4€)

D'autres dates en préparations.

 

Un dizaine de témoins qui avaient entre 18 et 42 ans

Militants, du Bâtiment, de l'Union Locale de Pau, de la banque, de la poste, d'Aquitaine Chimie, Mourenx, SNPA, Garage Renault PAU, Messier Oloron, Cheminot, Hôpital Psychiatrique, Turboméca .

 

Vente du DVD , avec en bonus « Cent Ans de CGT en Pyr.Atl. 1905-2004 » 12 minutes: Prix public 15 €

En souscription 10 € avant le 30 Juin, chèque à l'adresse et à l'ordre de l'Institut IHS CGT 64 ;9 Av Dufau 64000 PAU.

Film :Le Mai 1968 de la CGT en Béarn

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 16:19

http://rocml.org/tract-cellule-de-pau-la-solution-aux-attaques-de-letat-et-des-patrons-passe-par-la-lutte-politique-revolutionnaire-des-travailleurs/

 

Ces dernières années les différents gouvernements n’ont pas hésité à détricoter toutes les conquêtes sociales du mouvement ouvrier. Ces conquêtes offrent quelques miettes de protection collective (CDI, statut des cheminots, code du travail, conventions collectives, etc.) dans un système qui est organisé sur l’exploitation d’une immense majorité pour le profit d’une infime minorité. C’est bien le sens de la politique de Macron. Ce dernier enlève l’ISF au bénéfice des plus riches, il fait payer la CSG aux retraités pour soi-disant aider les travailleurs. Dans le même temps, il demande une journée de travail de solidarité non payée pour « aider » les retraités ! Comprendra qui voudra. La vérité est que les efforts demandés à chacun par ce gouvernement servent à enrichir toujours plus une infime minorité : la bourgeoisie.

 

Les réponses à apporter pour riposter

 

Le CPE, la réforme des retraites, l’ANI, la loi Macron, les lois travail en 2016 et 2017 ainsi que d’autres réformes touchant le milieu scolaire et universitaire ont donné lieu à de grandes luttes sociales menées par les syndicats et rassemblant des millions de travailleurs. Pourtant, aucune de ces luttes n’a été totalement victorieuse.

C’est une question qui traverse les têtes de nombreux travailleurs et tout le monde y va de son analyse pour expliquer l’échec : les journées saute-mouton, le syndicalisme rassemblé, l’absence de grève générale, etc.

Face à cela, voici plusieurs pistes que les marxistes-léninistes proposent et impulsent pour qu’elles se concrétisent.

  • Il est essentiel de participer aux mobilisations en cours sur son lieu de travail, dans son quartier, de mobiliser aussi sur ses propres revendications, d’apporter la solidarité de classe en développant les caisses de grève des cheminots, en multipliant les initiatives pour élargir et populariser le mouvement auprès des autres travailleurs.
  • Le gouvernement est une organisation de choc du capital pour attaquer les travailleurs. Il utilise la police, les forces de l’ordre, l’appareil idéologique. Il n’y a donc rien à attendre de lui. L’Etat ne volera pas au secours des travailleurs. Les négociations gouvernementales ne sont qu’une farce. Seul le rapport de force pourra faire reculer ce gouvernement antisocial.
  • Cette lutte peut déboucher sur un grand mouvement d'ampleur qui peut gagner sur des revendications syndicales. Se battre contre l’offensive actuelle du capital est juste. Cela apportera de l'unité et de la combativité à la classe ouvrière pour pouvoir s'acheminer vers la prise de conscience révolutionnaire, vers une lutte politique et révolutionnaire de la classe ouvrière.
  • Pour cela, les travailleurs en lutte ne doivent pas laisser la lutte politique aux seuls partis bourgeois. Il est important de mettre en place des espaces de débats et de discussions, des cercles de réflexions autour des débats qui traversent le mouvement. C’est en faisant de la politique révolutionnaire que la classe ouvrière pourra débarrasser l'Humanité du capitalisme qui détruit la vie de millions de travailleurs. Il n'y a que deux alternatives : socialisme ou barbarie !

 

RETRAIT DES LOIS ANTISOCIALES !

RETRAIT DES REFORMES MACRON : SNCF, LOI ORE, PARCOURS-SUP, ORDONNANCES !

SEULE UNE POLITIQUE REVOLUTIONNAIRE PEUT STOPPER L’OFFENSIVE DU CAPITAL !

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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 19:36

 

Non ce ne sont pas des privilégiés. Ce sont des travailleurs et le gouvernement attaque leurs conditions de travail. Ce matin, ils étaient une trentaine de cheminots réunis à Puyoo en assemblée générale pour populariser leur lutte. Des camarades de Puyoo, d’Orthez, Salies de Béarn, Mourenx, Pau sont venus leur témoigner leur solidarité. Au même moment, une autre AG était convoquée à Pau. Partout en France, les cheminots se mobilisent et reçoivent des témoignages de solidarité de nombreux travailleurs.

 

            A cette AG, les cheminots en grève ont reconduit leur préavis de grève pour mercredi et jeudi prochain. Leur détermination est intacte. Ils iront jusqu’au bout dans cette bataille du rail engagée contre le gouvernement et les dirigeants de la SNCF. Ce sont leurs conditions de travail qui sont attaquées mais pas seulement. C’est l’accès aux trains à tarif réduit et dans de nombreuses localités qui est menacé. Et puis, aujourd’hui, ce sont les cheminots et demain d’autres catégories de travailleurs qui seront attaquées par ce gouvernement à la solde du capital.

 

            Ils ne jetteront pas l’éponge comme ça pas les cheminots. Ils sont poussés par les nombreux témoignages de solidarité : « courage », « ne lâchez rien », « allez-y, continuez » des automobilistes. Cette lutte n’est pas seulement la leur car c’est tous ensemble qu’il faut se battre contre Macron. La politique de Macron attaque l’ensemble de la classe ouvrière et des travailleurs.  

 

            N’oublions pas non plus que pour répondre à Macron, la politique est l’arme suprême des travailleurs. Car tant que ce système capitaliste pourra prospérer, les attaques, les remises en cause des conquêtes sociales se multiplieront. Voilà pourquoi, seule la lutte politique contre la bourgeoisie, pour mettre fin à l’exploitation de l’homme par l’homme, peut solutionner les problèmes de tous les travailleurs !

 

Correspondant Voix des Communistes - Pau

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 17:23
VDC Editorial: ASSEZ DE RECULS Luttons classe contre classe pour l’abrogation des lois anti sociales

Article à retrouver à l'origine ICI

 

ASSEZ DE RECULS

Luttons classe contre classe

pour l’abrogation des lois anti sociales

 

            L’année 2017 aura vu la disqualification des partis traditionnels qui se partageaient alternativement le pouvoir, les Républicains et le PS. L’alternance gauche droite qui a dominé la vie politique lors des dernières années n’était plus capable de répondre aux attentes économiques et politiques de la bourgeoisie. Les travailleurs et une partie de la petite bourgeoisie se détournaient des représentants politiques de gauche comme de droite. Pour éviter une crise politique qui aurait ébranlé le pouvoir bourgeois, fut mise sur pied une « nouvelle force » censée rénover le pouvoir politique et capable d’appliquer les « réformes » attendues par le capital. Macron a reçu cette mission et a été « démocratiquement » élu et il a engagé son gouvernement à entreprendre au pas de course une série de contre réformes qui touchent directement ou indirectement les travailleurs.

 

            L’unique but de la production capitaliste est de reproduire le capital investi avec une plus-value, un profit. Or Le développement du capitalisme dans le monde entier a, ces dernières années, rendu plus difficile pour chaque capital investi la réalisation d’un profit. La division internationale du travail a été bouleversée. La concurrence et les contradictions se sont aggravées entre les états capitalistes et impérialistes, ponctuées par des crises périodiques de surproduction de plus en plus graves.

Comment toutes les bourgeoisies du monde pensent-elles pouvoir, dans cette situation, tirer leur épingle du jeu ? En exploitant encore plus les travailleurs !

 

            Dans le monde et en Europe, la bourgeoisie française a pris du retard par rapport aux politiques d’austérité et de restructuration des relations capital travail, menées dans les autres pays européens, allemand ou anglais (développement des travaux précaires, contrats à zéro heure en Angleterre ou en Grèce, Espagne, Portugal où les salaires ont baissé jusqu’à 25 %).

            La bourgeoisie française ne peut plus désormais reculer pour réduire le prix de la force de travail. Elle doit augmenter par tous les moyens le temps de travail sans accroitre les salaires, diminuer les retraites par l’augmentation des impôts, rogner sur le salaire indirect (les fameuses « charges sociales »), sur les frais de santé et sur l’entretien de la force de travail au chômage qui ne produit plus de plus-value, et cela tout en évitant une explosion sociale. Cela suppose un recours accru à la répression policière et judiciaire dont l’incorporation de mesures propres à l’état d’urgence dans la loi, aux mesures contre l’expression publique bref un renforcement du contrôle de l’État sur la société. S’ajoute à cela l’action impérialiste de la France pour préserver sa zone d’influence en Afrique et dans d’autres parties du monde face aux empiètements des autres impérialismes et qui engloutit d’énormes ressources financières.

            Les travailleurs ont tenté de résister à cette offensive de la bourgeoisie, mais la mobilisation syndicale n’a pas été en mesure seule de l’arrêter. Les échecs répétés de la mobilisation contre les attaques du pouvoir au cours des années 2016-2017 ont conduit les travailleurs les plus combatifs à chercher les raisons de cette inefficacité de leurs mobilisations nationales.

 

            Certains mettent en cause les méthodes de lutte, les journées de mobilisation répétées et inefficaces et préconisent la grève générale. En vérité les causes sont plus profondes. Les luttes nationales ne pourront gagner en efficacité que si la classe des exploités se débarrasse de l’influence idéologique et politique du « réformisme de gauche » qui cantonne les luttes à un moyen de pression dans les négociations pour obtenir quelques concessions à la marge des « partenaires sociaux ». La bourgeoisie sait que les centrales syndicales ne déborderont pas de ce cadre.

            L’illusion de pouvoir régler les problèmes en tant que partenaires sociaux s’oppose à la claire conscience que patronat et salariés ont des intérêts antagonistes. L’illusion d’un État au-dessus des classes et qui pourrait trouver des solutions en faveur des travailleurs est en opposition à la réalité d’un État au service de la classe bourgeoise. Tout cela freine la prise de conscience de la classe, la solidarité entre les travailleurs, la lutte commune et la construction de leur organisation politique et syndicale indépendamment de la bourgeoisie. La bourgeoisie, même si elle en a de moins en moins les ressources pour le faire, continuera à entretenir ces illusions, en s’appuyant sur les forces conciliatrices dans les syndicats et partis de « gauche ». Elle cherchera à dissimuler le caractère de classe des mesures qu’elle prend.

 

 

Au sommaire

 

Sommaire

2    EDITORIAL

4 LA LUTTE CONTRE LES LICENCIEMENTS

5 S’OPPOSER A L’OFFENSIVE SUR LA SANTE

6 SOLIDARITE AVEC LES MC DO

7 DEBAT: L’ECOLOGIE

10   DOSSIER JCML: LA SELECTION A LA FAC

12   IMPERIALISME FRANCAIS

Nouvelle Calédonie

La France au Sahel

20   IMPERIALISME DANS LE MONDE

L’Asie Pacifique

Palestine

Syrie-Rojava

21 INTERNATIONALISME

Le mouvement iranien

Des luttes dans le monde entier

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 12:23

https://mobile.francetvinfo.fr/economie/syndicats/vous-etes-venu-faire-des-cadeaux-aux-patrons-quand-un-syndicaliste-de-psa-interpelle-bruno-le-maire_2625388.html

 

Lors d'une visite de l'usine PSA de Mulhouse, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a été pris à partie par un syndicaliste de la CGT sur la rémunération et les conditions de vie des ouvriers.

 

En visite à l'usine PSA de Mulhouse vendredi 23 février, le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire s'est fait interpeller par un représentant syndical CGT de l'usine. Un échange très musclé recueilli par une journaliste de franceinfo présente sur place.

 

"Qu'est ce vous êtes venu faire ici ? Vous êtes venu faire des cadeaux aux patrons ?", a lancé le cégétiste au ministre devant micros et caméras de télévision. Réponse de Bruno Le maire : "Je suis venu ici pour garantir aux Français qu'on va garder une industrie automobile, pour garantir que le site restera ouvert". Les bras du syndicaliste lui en tombent et il assène : "On était 14 000 on est bientôt 5 000 dans l'usine !"

 

Bruno Le Maire a visiblement du mal à répondre ou à se faire entendre. "On vous a appris à écouter de temps en temps ce qu'on vous disait ? Vous écoutez quand on vous parle ?", dit-il à l'ouvrier, qui n'a pas l'intension d'en rester là et compte bien se faire entendre, "pour une fois", dit-il . "Vous passez souvent à la télé, on vous écoute souvent vous, on vous paye à faire des choses, vous faites rien pour les ouvriers, écoutez pour une fois que vous en avez un en face de vous", lâche-t-il au ministre.

 

"19 euros d'augmentation cette année ! Avec 19 euros on achète combien de baguettes ?"

Ce n'est "pas une discussion", rétorque le ministre. Le Cégétiste finira donc son monologue, dénonçant la rémunération des ouvriers de l'usine et le coût de la vie : "Vous savez combien on a eu d'augmentation cette année ? On a eu 19 euros. Avec 19 euros on achète combien de baguettes, vous savez combien cela coûte la baguette ? Vous savez combien coûte un ticket de bus ? Vous ne le savez pas. Vous savez que les gens ici ils touchent moins que le SMIC ?!".

 

La visite de Bruno le Maire chez PSA intervient alors que le constructeur automobile annonce vendredi un excédent de près de six milliards d'euros, en hausse de 15%. Le ministre était accompagné du PDG du groupe PSA Carlos Tavares pour visiter l'atelier de montage de la nouvelle DS7 Crossback.

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 10:34
1917 - 2017    LE COMMUNISME  RESTE L’AVENIR DE L’HUMANITE

L’année 2017 rime avec centenaire de la révolution d’octobre. Un événement qui ébranla le monde tant il remit en cause la toute puisse de l’impérialisme et du capitalisme. Cent ans après, le projet de la révolution d’octobre reste bien vivant. Il est une alternative au capitalisme et à toutes ses oppressions.

Au-delà des critiques, au-delà des erreurs qu’il est nécessaire de comprendre et de retirer, il est primordial en ce centenaire de montrer le véritable visage du communisme. Et quel travailleur, quel militant pourra dire, après avoir lu cet article que tout un siècle de combat communiste est à jeter aux orties ?

 

LES APPORTS DU SOCIALISME POUR LE MONDE  DU TRAVAIL

 

Les mesures socialistes issues de la révolution d’Octobre sont rapidement popularisées dans le monde et séduisent le mouvement ouvrier mais aussi une partie des intellectuels des pays impérialistes et colonisés. L’intensification du rapport de force en faveur du mouvement révolutionnaire pousse les bourgeoisies à adopter des mesures réformistes en faveur de la classe ouvrière, notamment dans les pays impérialistes : sécurité sociale, instruction gratuite, congés payés… Bien entendu, l’origine soviétique de ces acquis est cachée. Parmi ces mesures, on peut citer la gratuité de l’enseignement à tous les degrés (cela peut faire pâlir la France même un siècle après la révolution d’Octobre !), l’entrée gratuite aux maisons de culture, la gratuité des soins, des médicaments, du dentiste (dans quel pays a-t-on tout cela mis en place ?). La journée de travail est aussi réduite (7h avant la 2nde GM, 8h après).

Les travailleurs les plus exposés au travail physique ou dangereux ont des journées réduites à 6 heures de temps (mines, industries chimiques…).

Le monde du travail a accès aux congés payés et aux maisons de repos. Ces mesures socialistes ont influencé le monde entier. La classe ouvrière internationale s’en est emparée dans ses revendications, se battant pour l’accès à la santé, à l’école. En France par exemple, les acquis obtenus en 1945 comme la sécurité sociale sont le fait des communistes. Leur place dans la résistance et au sein du mouvement ouvrier et populaire a permis d’imposer des réformes en faveur des travailleurs. La sécurité sociale s’inspire explicitement du modèle socialiste soviétique. Elle est mise en place par un ministre communiste Ambroise Croizat. Bien entendu, cette partie de l’histoire est masquée par la bourgeoisie qui diffuse sa version officielle de l’histoire. Ce serait De Gaulle l’auteur à lui tout seul de la sécurité sociale et du Conseil National de la Résistance.

Au XXe siècle, la révolution d’octobre sonne le début des révolutions sociales et socialistes. Tous les mouvements révolutionnaires et progressistes qui ont traversé le XXème siècle se sont inspirés, d’une façon ou d’une autre de cette révolution fondatrice. Cependant, l’échec des révolutions à la fin du XXème siècle, instrumentalisé par la bourgeoisie a conduit le mouvement ouvrier à végéter dans le réformisme, et dans le cadre du capitalisme et a oublié les enseignements de deux siècles de lutte et d’expériences. Aujourd’hui il en paie le prix cher car la bourgeoisie fait face à un mouvement ouvrier et populaire désarmé.

LE SOCIALISME ET LE DROIT DES FEMMES

La révolution d’Octobre participe aussi à développer la lutte pour le droit des femmes et leur émancipation sociale et politique dans la société socialiste. Comme le remarque l’Internationale Communiste, « L’égalité non formelle, mais réelle de la femme n’est possible que sous un régime où la femme de la classe ouvrière sera la maitresse de ses instruments de production et de répartition, prenant part à leur administration et portant l’obligation du travail dans les mêmes conditions que tous les membres de la société travailleuse ».

Sous le capitalisme, la question des femmes est réglée de manière bourgeoise. Leur émancipation à la maison se fait de façon individuelle, en fonction de la fortune. Dans les familles bourgeoises l’éducation, les tâches ménagères sont prises en main de manière individuelle et privée par des salariés domestiques. Un tel modèle ne pourrait se développer à l’échelle de toute la société. Quant à la prétendue accession des femmes aux fonctions capitalistes, elles ne se libèrent de leur oppression familiale et domestique que pour exploiter la classe ouvrière, hommes et femmes confondus. La masse des femmes travailleuses quant à elle continue à être victime de la concurrence capitaliste en touchant comme en France, en moyenne 20 % de moins de salaire qu’un travailleur masculin. Comme le remarque Clara Zetkin, « l’émancipation de la femme comme celle de tout le genre humain ne deviendra réalité que le jour où le travail s’émancipera du capital ».

La Russie soviétique a été un modèle pour les militants du monde entier car les mesures prises étaient très avancées politiquement. Pour Lénine, ce sont « les masses qui prennent en main la politique, (…) l’édification de la société nouvelle », les femmes ont donc une part aussi active que les hommes dans cette société nouvelle. Pour permettre l’émancipation des femmes, le mouvement communiste organise chaque année depuis 1921 la journée internationale des travailleuses. Aujourd’hui encore, cette manifestation issue du mouvement communiste existe même si ces mots d’ordres sont dévoyés, détournés par la bourgeoisie. C’est le rôle de tout communiste ou militant de faire de cette journée, comme auparavant, une journée de lutte pour les revendications des femmes, de propagande pour le socialisme, seul système pouvant réellement émanciper les femmes jusqu’au bout.

Ce discours en faveur de l’égalité homme-femmes et de leur émancipation n’est pas simplement resté sur le papier. Sous le socialisme, l’Etat a pris en charge des fonctions autrefois dévolues aux femmes comme l’alimentation grâce aux cantines collectives et souvent gratuites, le développement des crèches collectives, des écoles, des logements communautaires. Cela a permis de limiter les tâches domestiques souvent dévolues aux femmes et de favoriser les « habitudes collectives » des enfants. Comme l’affirme Alexandra Kollontaï, « D’une part, la république des travailleurs fait participer la femme au travail production, et d’autre part, elle s’efforce d’organiser la vie quotidienne sur les bases nouvelles qui assoiront les fondements du communisme, elle inculque aux gens des habitudes, des points de vue et des conceptions collectivistes ».

L’Etat soviétique favorise une législation très progressiste en faveur des travailleurs, et de l’égalité hommes-femmes, cassant l’emprise de la religion et des régimes réactionnaires antérieurs sur les citoyens soviétiques. Dès 1917, le mariage est laïcisé, le divorce instauré. En 1920, l’avortement est légalisé. En 1927, les concubins obtiennent les mêmes droits que les mariés. Cependant, dans les années 1930, l’Etat soviétique revient en arrière sur l’avortement.

LA REVOLUTION D’OCTOBRE  ET LA QUESTION COLONIALE

La révolution d’Octobre a influencé les peuples du monde entier. Les communistes ont dénoncé devant le monde entier la domination impérialiste sur les colonies et ont soutenu les luttes anticoloniales, autant du côté des peuples colonisés que de l'intérieur des puissances impérialistes. La révolution d’Octobre lie l’émancipation de la classe ouvrière à la libération des colonies et des peuples opprimés. Le IIè congrès de l’Internationale Communiste s’exprime ainsi :

« Dans la question des colonies et des nationalités opprimées, les Partis des pays dont la bourgeoisie possède des colonies ou opprime des nations, doivent avoir une ligne de conduite particulièrement claire et nette ». Voyant ainsi dans les communistes un authentique défenseur de leurs intérêts, les mouvements anti-impérialistes et de libération nationale vont se lier au mouvement communiste international. La révolution d’Octobre devient donc un phare d’espérance pour les peuples du monde entier. Les sympathies affluent vers l’Union Soviétique. Le communisme a joué un rôle essentiel dans la grande décolonisation des années 1950-1960. Les dirigeants révolutionnaires anticolonialistes comme Ho Chi Minh, Castro, Nasser reconnaissent le rôle révolutionnaire  joué par l’URSS pour mettre à mal le système colonial. Le mouvement communiste se positionne comme la seule force politique qui soutient réellement le combat des colonisés dans les métropoles capitalistes-impérialistes, qui voit dans le mouvement des peuples coloniaux un allié du prolétariat pour vaincre l’impérialisme. Les socialistes de la IIème Internationale ont fait entièrement faillite et ont soutenu toutes les sales guerres coloniales.

Comme le remarque Lénine, « Les masses laborieuses des pays coloniaux et semi-coloniaux, qui forment l’immense majorité de la population du globe, ont été éveillées à la vie politique dès le début du XXème siècle, notamment par les révolutions de Russie, de Turquie, de Perse et de Chine. La guerre impérialiste de 1914-1918 et le pouvoir soviétique en Russie font définitivement de ces masses un facteur actif de la politique mondiale et de la destruction révolutionnaire de l’impérialisme, bien que la petite bourgeoisie instruite d’Europe et d’Amérique, y compris les chefs de la IIe Internationale et de l’Internationale II½, s’obstinent à ne pas le remarquer.»

LE MOUVEMENT COMMUNISTE ET LA LUTTE CONTRE LE RACISME

Le mouvement communiste a eu un rôle essentiel dans la lutte contre le racisme et la xénophobie. Dans un monde où l’antisémitisme se développe en Europe et aux Etats-Unis, où les peuples d’Asie et d’Afrique sont considérés comme des êtres inférieurs, le mouvement communiste combat radicalement cette idée. Le communisme incite les travailleurs à s’unir contre le racisme. Celui-ci est combattu comme un instrument de division des travailleurs. La lutte antiraciste revêt un caractère de classe et se relie à la lutte contre la bourgeoisie capitaliste et coloniale. Le 4e congrès de l’IC en 1922 estime que « c’est avec une grande joie que l’IC voit les ouvriers nègres exploités résister aux attaques des exploiteurs, car l’ennemi de la race nègre est aussi celui des travailleurs blancs »« L’Internationale communiste (…) n’est pas seulement l’organisation des ouvriers blancs d’Europe et d’Amérique, mais aussi celle des peuples de couleur opprimés du monde entier ».

La bourgeoisie dirait qu’il ne s’agit là que de paroles ou que dans le monde capitaliste, l’antiracisme est une des valeurs essentielles aujourd’hui. Cependant, il ne faut pas oublier que dans les années 1960, aux Etats-Unis, les populations noires sont victimes de racisme quotidien et d’une politique de ségrégation. Là, les historiens sérieux reconnaissent le rôle primordial des communistes. D’après Howard Zinn, les noirs restaient invisibles dans la société US des années 30. « Seuls les radicaux tentèrent de renverser les barrières de race : les socialistes, les trotskistes et les communistes surtout. Le CIO, sous l’influence des communistes, mobilisait les Noirs dans les industries de production de masse. (…) Il existait désormais des tentatives d’unir les travailleurs blancs et noirs dans la lutte contre l’ennemi commun ».

En Union Soviétique, le racisme est combattu. Pendant que beaucoup de dirigeants US et européens sympathisent avec les thèses racistes et antisémites des nazis, l’URSS a fait beaucoup pour sauver les juifs persécutés. Les juifs purent s’intégrer pleinement sous le régime soviétique. Les dirigeants soviétiques avaient fait leur l’idée de Lénine que « les ennemis des travailleurs, ce ne sont pas les juifs. Ce sont les capitalistes de tous les pays ».  Seul l’Etat socialiste soviétique accueillit les juifs persécutés d’Europe de l’Est. L’historien US Arno Mayer explique qu’à partir de l’été 1940, les Soviétiques évacuent vers l’intérieur de leur territoire un grand nombre de juifs de Pologne et des frontières allemandes pour qu’ils travaillent dans les industries de guerre soviétique. Contrairement à la France, le « pays des droits de l’Homme », La citoyenneté soviétique fut offerte à ces juifs « à une époque où la plupart des autres nations refoulaient ces réfugiés ou les internaient en tant que citoyen d’un pays ennemi, comme apatrides ou immigrants sans visa ». L’URSS a sauvé ces populations persécutées et participé en première ligne au combat contre l’antisémitisme avec la naissance du mouvement de la paix et de mouvements contre l’antiracisme et l’antisémitisme après 1945.

LES RÉUSSITES DU SOCIALISME  DANS LA QUESTION NATIONALE

La révolution d’Octobre mené par les bolcheviks met à mal la prison des peuples tsariste qui favorisait le nationalisme grand-russe et opprimait les nationalités périphériques (baltes, ukrainiens, géorgiens…). Pour la première fois de l’Histoire, il n’y a plus de peuple supérieur aux autres, plus de peuples opprimés.

           L’URSS, sous la direction de Lénine et Staline a favorisé le développement politique et culturel des nationalités. Les peuples opprimés sont libérés des privations nationales qu’ils subissaient par le nationalisme grand-russe. L’auto-détermination est laissée à chaque peuple de l’URSS. L’URSS est regroupement fédéral de nationalités qui ont librement choisies de s’associer. L’historien Marc Ferro, qu’on ne peut pas soupçonner de « pro-stalinisme » le montre bien. Staline, commissaire du peuple aux nationalités, a un rôle essentiel car il a construit la politique de l’URSS sur les nationalités. Pour Ferro, l’URSS a réalisé une véritable « dé-russification des instances chargés de décider de ces territoires non-russes ». Le parti bolchevik a mis en place une « régénération des cultures nationales (…). De la sorte, il était mis fin à toutes les frustrations collectives réelles ou latentes. En ce sens, aucun régime n’a autant fait pour les "cultures minoritaires" les utilisant dans l’intérêt même de l’Etat ».

De même, l’URSS a créé les conditions pour que les anciens peuples opprimés prennent en main la direction de leur territoire fédéral ou autonome. « L’injection d’un nombre croissant de cadres non-russes dans le système institutionnel fédéral, à l’échelon pan soviétique, fut une politique constante ».

La révolution d’Octobre n’était pas une simple proclamation. Ses dirigeants ont créé par l’économie, le développement d’une industrie nationale, l’éducation à la fois nationale et soviétique les moyens d’émanciper des peuples qui étaient condamnés à l’arriération et à la dépendance des intérêts du capitalisme grand-russe et tsariste. La politique socialiste consiste donc à donner et à mettre en place l’égalité des droits entre les peuples, droit qui est nié par l’impérialisme et ne peut aboutir qu’avec l’alliance entre peuples opprimés et le mouvement ouvrier et communiste.

LE PARTI, ELEMENT ESSENTIEL POUR LA VICTOIRE REVOLUTIONNAIRE

 

« C'est, d'abord, la conscience de l'avant-garde prolétarienne et son dévouement à la révolution, sa fermeté, son esprit de sacrifice, son héroïsme. C'est, ensuite, son aptitude à se lier, à se rapprocher et, si vous voulez, à se fondre jusqu'à un certain point avec la masse la plus large des travailleurs, au premier chef avec la masse prolétarienne, mais aussi la masse des travailleurs non prolétarienne. Troisièmement, c'est la justesse de la direction politique réalisée par cette avant-garde, la justesse de sa stratégie et de sa tactique politiques, à condition que les plus grandes masses se convainquent de cette justesse par leur propre expérience. A défaut de ces conditions, dans un parti révolutionnaire réellement capable d'être le parti de la classe d'avant-garde appelée à renverser la bourgeoisie et à transformer la société, la discipline est irréalisable. Ces conditions faisant défaut, toute tentative de créer cette discipline se réduit inéluctablement à des phrases creuses, à des mots, à des simagrées. Mais, d'autre part, ces conditions ne peuvent pas surgir d'emblée. Elles ne s'élaborent qu'au prix d'un long travail, d'une dure expérience; leur élaboration est facilitée par une théorie révolutionnaire juste qui n'est pas un dogme, et qui ne se forme définitivement qu'en liaison étroite avec la pratique d'un mouvement réellement massif et réellement révolutionnaire. »

Extrait: Lénine, La maladie infantile du communisme, le gauchisme.

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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 10:00
CGT, Il faut régulariser les travailleurs sans papiers en grève dans leurs entreprises depuis le 12 février 2018 !

Ils travaillent dans la fabrication des plats cuisinés, dans la collecte des ordures ménagères ou de déchets, dans la distribution express des colis, dans la logistique transport, dans le BTP…

Très souvent intérimaires… Ils sont plus d'une centaine de travailleurs sans papiers de 6 entreprises de différents départements d'Île de France à avoir décidé d'arrêter le travail, se mettre en grève 12 février 2018 avec les différentes structures de la CGT pour exiger leur régularisation.

 

Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici!

 

Depuis octobre 2006 et tout particulièrement en 2008 et 2009, des milliers de leurs camarades avaient fait de même avec la CGT et l'appui de nombreuses associations de soutien aux migrants. N.Sarkozy avec ses ministres de triste mémoire de "l'immigration et de l'identité nationale" avait été obligé de reculer.

 

Il avait fini par reconnaître dans les textes et autres circulaires que des dizaines de milliers de travailleurs sans papiers bossent dans notre pays et ce pour le plus grand profit des patrons qui les embauchent.

 

Ces grèves ont permis d'arracher la régularisation administrative d'un très grand nombre d'entre eux, comme de milliers d'autres et la poursuite des contrats de travail. Sous le quinquennat de F.Hollande, dans différentes entreprises (les salons de coiffure du Bld de Strasbourg à Paris, à Sépur dans le 94, sur les chantier COVEA, avenue de Breteuil, et RATP/Vinci, des Halles, à Paris, au Marché d'intérêt national (MIN) à Rungis…) ces grèves n'ont jamais cessé. A chaque fois les travailleurs ont été régularisés comme tout dernièrement à Burker-King à Paris ou sont en passe de l'être comme à Stem (nettoyage) dans le 91.

 

Ce n'est que justice! Ces travailleurs ne prennent et n'ont pris le travail de personne. La CGT comme tout un chacun dans notre société ne peut accepter que des travailleurs du fait de leur situation administrative particulière n'aient d'autre choix que raser les murs et être surexploités.

 

Puisqu'aujourd'hui de plus en plus de patrons exigent de ces travailleurs qu'ils passent par les entreprises d'intérim pour pouvoir les embaucher sans prendre de risques.

 

Puisqu'aujourd'hui les possibilités de régularisation de ces travailleurs se durcissent chaque jour un peu plus au niveau des préfectures.

 

Puisqu'aujourd'hui le gouvernement veut revenir sur les acquis arrachés depuis 2006-2007 qui reconnaissent les bulletins de paye de ces travailleurs – y compris quand ils n'étaient pas à leur nom – comme documents permettant leur régularisation.

 

Puisqu'aujourd'hui avec sa nouvelle loi sur l'asile et l'immigration répressive et réactionnaire en tout point, le gouvernement veut "pourrir la vie" des migrants et de celle de ces travailleurs sans papiers

 

Les travailleurs sans papiers de ces 6 entreprises n'ont pas d'autres choix que de se mettre en grève pour exiger leur régularisation maintenant!

 

 

Il faut les soutenir !

 

 

Liste et adresses des piquets de grève

 

 

 

Ils travaillent dans l'entreprise d'intérim DEFI TECHNOLOGY et sont en grève au

16 Avenue Dausmesnil PARIS 12ème

 

 

Dans l'entreprise de collecte d'ordure ménagère SEPUR et sont en grève

Impasse Colbert à WISSOUS - 91

 

 

Dans celle de distribution de colis express CHRONOPOST et sont en grève au

9, rue Clément Ader, dans la zone de la Butte aux Cailles à CHILLY MAZARIN - 91

 

 

Dans l'entreprise de logistique transport GLS et sont en grève au

29, rue Jean Moulin à ROISSY - 95 (à côté de la commune de Roissy)

 

 

Dans l'entreprise de plats cuisinés EVENT-THAI et sont en grève au

8/10 rue Henri Dunant CHEVILLY LA RUE  - 94

 

 

Dans l'entreprise de collecte et de recyclage de déchets STLG et sont en grève au

74 avenue du Général de Gaulle LA QUEUE EN BRIE - 94

 

 

 

 

 

Paris le 12 février 2018

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 17:27

L’insuffisance des effectif et des moyens dans les établissements accueillant des personnes âgées (Ehpad) et dans les services d’aide à domicile est reconnue par tous. La réforme de la tarification introduite par la Loi vieillissement dit « ASV », qui va se traduire par des suppressions massives de postes, est unanimement rejetée.

Loin de répondre aux demandes de l’ensemble du secteur, le président de la République refuse de recevoir une délégation des signataires de la lettre commune du 19 octobre 2017 et du 7 décembre 2017.

Suite aux propos de la ministre de la Santé considérant que les difficultés des Ehpad seraient dues à un « problème de management » et non uniquement à une question de financement, les organisations réunies le 14 décembre 2017 condamnent de telles déclarations qui ont pour objectif d’occulter la baisse des moyens alloués aux établissements.

C’est pourquoi les fédérations syndicales FO des services publics et de santé, CGT santé et action sociale, CGT des services publics, CFDT santé/sociaux, Unsa santé/sociaux et CFTC santé/sociaux, réunies le 14 décembre 2017, ont décidé d’appeler les personnels des établissements accueillant des personnes âgées et des services à domicile à une journée de grève nationale et de mobilisation le mardi 30 janvier 2018.

Cette grève a pour objectif d’améliorer l’accompagnement, les services et les soins envers les personnes âgées indissociables de l’amélioration des conditions de travail des professionnels, en exigeant du gouvernement qu’il réponde à nos revendications :

  • application d’un agent ou un salarié par résident, tel que prévu par le Plan solidarité grand âge ;
  • abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des Ehpad, contenues dans la loi du 28 décembre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’application ;
  • arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire et par conséquent maintien de tous les effectifs des Ehpad y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ;
  • amélioration des rémunérations, des perspectives professionnelles et de carrières, dans le cadre du statut et des conventions collectives nationales.

Enfin, ils réaffirment leur ferme volonté d’être reçus par Emmanuel Macron.

Les fédérations CGT, CFDT, FO, Unsa et CFTC invitent leurs syndicats à organiser dans chaque département, dans le cadre de la grève, des rassemblement, manifestations, délégations auprès des délégations territoriales de l’ARS et des conseils départementaux.

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