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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 10:06

L'article original ici. 

 

« Lorsqu'il apprit la nouvelle lundi soir, M. Léon Jouhaux (secrétaire général de la Cgt de 1909 à 1947, ndlr) deman­da aux journalistes de bien souligner que pour la première fois "on décernait le prix Nobel de la paix à un militant ou­vrier". Selon certains commentaires, la commission du prix Nobel aurait surtout voulu récompenser "la longue lutte menée par M. Jouhaux pour soustraire le mouvement syn­dical international à l'influence communiste » (1)

L'idéologie dominante, celle du capitalisme, affirme sans détours qu'il est dans la nature du syndicalisme d'être apolitique. Les luttes ouvrières doivent s'en tenir aux re­vendications économiques sur les salaires et les condi­tions de travail. Ainsi les syndicats doivent être des or­ganes apolitiques I La citation ci-dessus met en relief que l'objectif de la bourgeoisie d'inculquer l'apolitisme, la neutralité des syndicats est bien là pour éloigner la classe ouvrière de son idéologie : le communisme. Il n'est pas rare d'entendre lors de manifestations syndicales les de­mandes de certains de ranger les ban-nières à caractère politique par exemple. Tous les syndicats aujourd'hui se sont fait une obligation de ne pas apparaître publique­ment comme étant la courroie de transmission d'un parti politique et prétendent ne recevoir d'ordres de personne et être indépendants dans le choix de leur ligne de conduite.

 

Le pouvoir du capital, ne peut demander directement aux syndicats de travailleurs de le soutenir. Il faut laisser aux syndicats une certaine « crédibilité » auprès des travail­leurs. Alors, afin d'éviter le soutien des syndicats ouvriers à une politique remettant en cause le système capitaliste, il propage l'apolitisme, et les "bienfaits de la neutralité". C'est la solution la plus efficace pour cantonner les syndi­cats en dehors de la lutte de classe politique pour une al­ternative révolutionnaire au capitalisme. « Pour que la bourgeoisie puisse continuer à dominer et à pressurer les ouvriers pour en tirer sa plus-value, elle n'a pas besoin seulement du prêtre, du policier, du général, il lui faut encore le bureaucrate syndical, le "leader ou­vrier" qui prêche aux syndicats ouvriers la neutralité et l'indifférence dans la lutte politique »(2). Dans un monde où règne l'exploitation la plus féroce, la misère, le chômage, les guerres, on demande aux travail­leurs en lutte, aux syndicats qui défendent les intérêts des masses laborieuses, de ne pas se préoccuper de poli­tique.

 

Nous disons au contraire que dans un monde géré par une minorité exploiteuse, les exploités, qu'importe la lutte qu'ils mènent, ont le devoir de se mêler de politique et pas uniquement des questions d'ordres purement "économiques".

Tout est lié dans le capitalisme, on se rend malheureuse­ment compte qu'accepter l'apolitisme ou la neutralité c'est finalement servir les intérêts politiques du capital. Dans un système où s'affrontent deux classes dont les in­térêts sont antagoniques et irréconciliables, la neutralité politique n'existe pas et ne peut exister I « Les syndicats qui ne se posent aucun but de classe, c'est-à-dire ne visant pas au renversement du système capitaliste, sont, en dépit de leur composition proléta­rienne, les meilleurs défenseurs de l'ordre et du régime bourgeois » (3).

 

  1. Paru dans Le Monde le 7 novembre 1951.
  2. Texte du troisième congrès de l'Internationale Communiste.

3 Thèse du quatrième congrès de l'Internationale Communiste.

A propos de l'apolitisme dans le mouvement syndical

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:03

Article à consulter en intégralité ici

 

 

 

Extraits:

 

 

Se retirer de l’Union Européenne est une revendication très naturelle pour les peuples engagés malgré eux dans cette structure. Et nous, communistes sommes pour la destruction de toutes les structures dont la raison d’existence est de permettre la domination de classe de la bourgeoisie, que ces instances soient nationales ou supranationales. Nous sommes donc pour la destruction de l’Union Européenne. Pour autant cette seule revendication n’est absolument pas suffisante. Comme dans la question de l’euro, s’en tenir au retrait de l’UE ce serait revenir à un « capitalisme national » historiquement dépassé, à la fois réactionnaire et utopique. Certains courants politiques en France notamment, adoptent sur cette question une position chauvine: ils voient l’UE comme un outil d’asservissement de la France, alors que c’est le contraire: l’UE est un outil des puissances impérialistes, dont la France. Plutôt que de réduire, elle sert à accroitre sa force (et si ce n’était pas le cas, cela ferait bien longtemps qu’on n’en parlerait plus!). Ces positions chauvines conduisent à entretenir le sentiment national des travailleurs, leur soumission à la bourgeoisie au nom de l’intérêt national, en affaiblissant la conscience de classe. De ce point de vue chauvin, la sortie de l’Union Européenne, de ce cartel des impérialistes, perd donc son caractère progressiste pour devenir un des moyens d’une visée réactionnaire.

Pour que cette revendication de sortie de l’UE ne soit pas marquée de chauvinisme mais soit en accord avec les principes internationalistes, il faudrait la considérer comme une voie pour détruire l’UE et affaiblir les pays impérialistes qui la constituent. Mais pour cela le seul moyen est la révolution socialiste. C’est pourquoi seuls ne versent pas dans le chauvinisme ceux qui considèrent la nécessité de la sortie et de la destruction de l’Union Européenne comme conséquence de la révolution socialiste dans chaque pays!

L'UE Prison des peuples

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