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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 09:13

Position du collectif Ni guerre, ni état de guerre, que dont le ROCML est membre et soutient la position:

 

Après Bruxelles, plus que jamais : sortir de la guerre ! Le Collectif Ni guerres ni état de guerre s’associe à la douleur des proches des victimes des attentats de Bruxelles, ainsi que des morts des bombardements à Raqqa, Mossoul, Alep et tant d’autres villes. Il condamne fermement ces attentats et ces bombardements. Les attentats de Bruxelles viennent nous rappeler douloureusement que la guerre qu’ont initiée nos gouvernants continue. Par leur politique de guerre en Irak et en Syrie, ils portent une responsabilité écrasante envers chacune des victimes de cette guerre. Ces attentats témoignent que la militarisation de la société, le quadrillage policier et militaire ne protègent en rien les populations. En Côte d’Ivoire comme à Bamako, les attentats récents ont montré que la présence militaire française expose les populations civiles. Depuis le 23 septembre 2014, la coalition occidentale a effectué 11 086 bombardements (7 431 en Irak et 3 655 en Syrie), déversant 39 715 bombes et missiles qui ont causé plus de 1 000 morts civils en Irak et en Syrie[1]. 298 de ces bombardements ont été le fait de l’aviation belge. L’aviation française a commis plus de 680 bombardements.

 

Comme l’indique la plate-forme du Collectif Ni guerres ni état de guerre rédigée après les attentats du 13 novembre dernier: « L’État qui mène ces guerres, en pompier pyromane, nous entraîne dans une spirale infernale ayant pour effet de renforcer la haine qui débouchera sur d’autres attentats. Les Rafales tuent des civils aussi innocents que ceux du Bataclan. Ces bombardements sont des bombes à retardement. » Face aux instrumentalisations indignes visant à désigner les musulmans à la vindicte, le Collectif appelle à l’unité face à ceux qui répandent la haine et la guerre. Seule une politique de paix peut mettre fin à l’hécatombe. Le Collectif Ni guerres ni état de guerre appelle à l’arrêt immédiat des bombardements français en Irak et en Syrie, et à la fin de l’ingérence française.

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[1] Source : collectif de journalistes http://airwars.org/

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 09:15

Source: http://rocml.org/la-mobilisation-du-9-mars-est-un-succes-continuons-a-nous-mobiliser-jusquau-retrait-de-la-loi-el-khomri/

LA MOBILISATION DU 9 MARS EST UN SUCCÈS CONTINUONS A NOUS MOBILISER JUSQU’AU RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

 

Mercredi 9 mars, les travailleurs, les jeunes, les retraités ont été plus de 500 000 à se mobiliser partout en France. Il s’agit d’un véritable succès pour une première mobilisation. Comptabiliser seulement 27 000 manifestants à Paris est une tentative pour le gouvernement de nier l’ampleur de la mobilisation. Il y a eu plus de manifestants le 9 mars que lors de la première manifestation anti-CPE de 2006. C’est aussi un véritable succès car elle se produit alors que le Parti socialiste est au pouvoir. De plus, cette mobilisation est d’autant plus importante que l’état d’urgence est toujours en vigueur.

 

Le succès de cette journée a reposé sur plusieurs points :

 

- La mobilisation et l’unité des travailleurs à la base de la CGT, de FO, de SOLIDAIRES, la présence de militants de la CFDT qui ont bravé l’interdiction de leur centrale syndicale. Cette unité des travailleurs à la base doit être encouragée dans toutes nos interventions. L’unité syndicale pour le retrait du projet de loi est en train de se réaliser à la base. Il ne faut pas chercher l’unité syndicale dans les réunions des centrales syndicales mais dans les actions concrètes des travailleurs.

 

- La mobilisation unitaire des travailleurs du secteur privé et public. Malgré les tentatives des médias et du gouvernement de diviser les travailleurs selon leur statut (salarié du public ou du privé), cette mobilisation a montré une forte convergence entre les salariés du public et du privé. Les grévistes de la SNCF étaient présents aux côtés des condamnés de Goodyear.

 

- La jonction entre les jeunes, lycéens et étudiants, et les travailleurs. Cette jonction obtenue dès le début du mouvement permet de faire poids contre le gouvernement. Justement, le gouvernement craint cette unité entre la jeunesse et les travailleurs et s’emploie à tout faire pour la détruire. C’est pour cela qu’il a tenté de recevoir, heureusement sans succès, les organisations de jeunesse. Le ROCML incite à renforcer cette unité en incitant les jeunes à se rendre dans les rassemblements de travailleurs, sur les lieux de travail où il existe des luttes. De l’autre côté, il incite les travailleurs à se rendre dans les Assemblées générales de la jeunesse (les lycées, les universités) pour prendre la parole. Les étudiants doivent ouvrir les universités au monde du travail.

 

- La lutte des Air France, la solidarité avec les Goodyear a donné à la classe ouvrière un élan de confiance et de combativité pour mener cette lutte. D’ailleurs, les liens réalisés entre cette mobilisation et la lutte des Air France, des Goodyear est très positive. - La loi El Khomri est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase car il y a un mécontentement profond dans la société. Cette mobilisation peut devenir un mouvement populaire puissant qui peut basculer à des revendications plus larges et politiques. C’est aussi ce que craint le gouvernement.

 

- Le ROCML a joué un rôle là où ses militants ont du poids. Ils ont montré que la détermination dans la lutte peut permettre le passage à des formes de luttes supérieures : dénonciation de ceux qui sont au pouvoir. Ils ont agi pour transformer les manifestations de simple mobilisation contre le projet de loi, en manifestations politiques contre le gouvernement et le parti responsable de cette situation.

 

Après cette mobilisation, le mouvement contre la loi El Khomri doit se poursuivre en rejetant les pièges que lui tendent les ministres du gouvernement. On ne peut pas négocier l’arme avec laquelle le patronat va nous exploiter davantage ! Si nous voulons obtenir le retrait de la loi El Khomri, il faut rester déterminés à poursuivre la lutte jusqu’au retrait. La détermination est ce qui peut manquer à certaines organisations. La mobilisation doit donc s’amplifier dans les différentes journées prévues : le 17 mars, le 22, le 24 (date de la présentation du projet de loi), le 31 bien sûr. Les formes de lutte doivent continuer à s’élever (des manifestations de rue aux occupations des entreprises, au blocage du pays) : nous devons faire plier ce gouvernement. Pour cela il n’y a pas d’autre choix que la lutte.

 

POURSUIVONS ET AMPLIFIONS LA MOBILISATION !

RETRAIT DU PROJET DE LOI EL KHOMRI !

RETRAIT DES LOIS RABSAMEN, ANI, MACRON !

STOP A L’ÉTAT D’URGENCE !

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 08:53

Le n°13 de la voix des Communistes est dans les kiosques, n'hésitez pas à commander la version papier à rocml@laposte.net

 

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 12:30

Lien  http://rocml.org/lessor-du-mouvement-ouvrier-en-chine/

 

 

Le nombre de mouvements sociaux a quasiment doublé en un an. Avec les fermetures d'usines et les relocalisations en réponse à une hausse des salaires, de nombreux travailleurs se retrouvent avec des mois de salaires impayés.

Effervescence dans le monde ouvrier en Chine. Entre janvier et novembre, on dénombre 2.354 grèves ou mouvement de protestations de travailleurs. Elles ont quasiment doublé comparativement à celles recensées en 2014 (1.207), a indiqué le China Labour Bulletin, une ONG basée à Hong Kong.

Et novembre a été le mois le plus agité, assure l'ONG. Durant cette période, 301 grèves et incidents ont été dénombrés. Plus qu'en janvier, alors que traditionnellement, ce mois précédant le nouvel an chinois. connait un pic traditionnellement, note le China Labour Bulletin. Dans le détail, le mois dernier, les secteurs où les mouvements de travailleurs ont été les plus nombreux sont la construction avec 133 mouvements observés, devant l'industrie manufacturière (91).

Source : Reuters

Grève dans une usine de Fuzhou

Plusieurs milliers de travailleurs se sont mis en grève pour protester contre la décision du groupe Qing Lu Group , entreprise de Taïwan, de résilier les contrats de travail et diminuer les salaires.

Le groupe Qing Gushan fondé en 1969 à Taïwan est sépcialisé dans la sous-traitance pour les groupes Adidas, FootJoy, Mizuno, Nike, Reebook, etc, et possède plusieurs usines en Chine continentale. C’est la 2eme plus grande entreprise du monde de fabrication de chaussures.

Chengdu

Le patron de l’usine de chaussures ne verse plus les salaires depuis 3 mois. AG, Grève et manifestations pour le versement des salaires.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:02

Ce mois de décembre, la France a accueilli la conférence sur le climat de l’ONU (COP21). Cette conférence a été précédée d’une intense campagne médiatique et idéologique. Les dirigeants politiques et les classes dirigeantes ne peuvent plus gouverner sans tenir compte de l’inquiétude grandissante qui affecte de larges couches et classes de la société concernant les dérèglements écologiques à l’échelle de la planète qui mettent en danger l’existence même de l’humanité à plus ou moins long terme. Ils ne cachent plus la gravité du problème et même savent se montrer alarmistes. Nous serions dans le même bateau, tous responsables, nous devrions tous faire des efforts, prendre des mesures au niveau de chaque individu, oublier la lutte de classe, la lutte des travailleurs contre les remises en cause de leur conditions de vie et de travail, car il y aurait plus grave à régler…

 

Au cours des dernières décennies se sont organisées de nouvelles forces politiques, les « verts », mettant la défense de l’environnement comme prioritaire, reléguant au second plan les problèmes sociaux. Mais dans les pays où ils ont participé au pouvoir en particulier en France et en Allemagne, respectueux de l’ordre établi, leur influence a été quasi nulle sur les questions environnementales. Certains écologistes « plus radicaux » désignent clairement le capitalisme comme étant à l’origine des dérèglements environnementaux. Mais ils ne vont pas jusqu’au bout de leur raisonnement, ils n’envisagent pas la seule solution possible : abattre ce système économique qui entraîne l’humanité dans la barbarie sur tous les plans. Leur propositions morales, sont inapplicables, inacceptables pour le capital, ou alors le capitalisme n’est plus le capitalisme !

 

Le mode de production capitaliste porte fondamentalement en lui (dans son ADN pourrait-t-on dire) les causes de la destruction du milieu naturel qui abrite l’humanité. Dans sa quête sans trêve de son auto expansion pour toujours plus de profits, le capital, aiguillonné par la concurrence, pour le contrôle des marchés doit produire toujours plus à grande échelle, donc gaspiller d’énormes quantités de ressources naturelles, polluer les sols, les océans et l’atmosphère. Et avec comme autre conséquence inévitable de jeter dans la pauvreté de plus en plus d’êtres humains.

 

C’est pour tenter de résoudre la quadrature du cercle : sauver le capitalisme tout en préservant l’environnement que les dirigeants de la planète se réunissent régulièrement en conférences internationales. La COP 21 est la dernière en date mais ne sera sûrement pas la dernière. Pour les dirigeants de la planète qui se sont réunis à Paris il s’agit en fait de trouver un accord qui ne remette pas en cause le capitalisme.

 

Le rêve d’un « capitalisme vert » hante les grands de ce monde. Ils seront inventifs à trouver une solution pour utiliser « l’écologie » à des fins mercantiles, pour faire de l’argent ! Rappelons l’accord de Kyoto qui visait à la réduction de 5% de la concentration de gaz à effet de serre en 2012, or depuis 1990 année de référence de l’accord il a augmenté de 45% selon le GIEC. Et il ne pouvait en être autrement car le mécanisme de taxe carbone mis en place permet aux monopoles et aux pays pollueurs d’acheter sur le marché le droit à polluer. Ainsi, la spéculation sur ce marché de la taxe carbone peut rapporter des milliards de dollars. Ce principe du commerce d’émissions permet de produire plus de CO2 dans sa propre entreprise en rachetant des droits d’émissions à une autre entreprise ou encore en mettant en place un « projet écologique » dans les pays sous-développés. L’auteure (1) du livre « Le mythe de l’économie verte » cite l’exemple de la société Camco, spécialisée dans la production de biogaz à partir des déchets de plantations de palmiers en Asie du sud-est - plantations entre autre responsables d’une déforestation énorme- « qui a obtenu tellement de droits d’émission qu’elle les revend en bourse en engrangeant ainsi de très gros bénéfices ».

 

La course aux profits implique l’augmentation de la productivité qui conduit à produire toujours plus et donc à utiliser sans limite toutes les ressources humaines et de la nature. Le capitalisme ne peut exister que par la destruction systématique de l’environnement.

 

Faut-il se résigner à ce que le capitalisme décadent entraîne l’humanité dans une course accélérée vers sa fin ?

 

Ce sont les ouvriers, les prolétaires qui détiennent la solution. Seuls les travailleurs, à cause de leur position économique spécifique au sein du capitalisme, ont le pouvoir de changer le monde. Dans le contexte du changement climatique, ce sont seulement eux qui, en s’engageant dans leur lutte pour un monde nouveau, socialiste, débarrassé de la course au profit, ont le pouvoir de sauver notre planète et notre avenir. Les communistes mettent toute leur énergie pour que le socialisme s’impose sur la planète avant que l’irréversible se produise, la destruction de l’humanité.

 

 

 

(1)Anneleen Kenis. De mythe van de groene économie. 2012 éditions EPA en Néerlandais.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 10:55

NON A L’UNITE NATIONALE

UNITE POPULAIRE FACE AU TERRORISME ET AU CAPITALISME

Ce vendredi 13 novembre 2015 dans la soirée, des individus armés ont semé la terreur par des explosifs et des tirs à différents endroits de Paris faisant à l’heure où nous écrivons 132 morts et 349 blessés. Le nombre de morts dépasse de loin ce qu’a pu connaitre la France depuis de très nombreuses années. Le Roc-ml partage la douleur qui touche les familles des disparu(e)s dans ces attentats tragiques. Il est terriblement pénible de perdre des proches de manière si brutale pour des raisons qui peuvent paraitre obscures ou qui nous semblent étrangères.

Malgré cela les masses populaires en France ne doivent pas céder aux alarmes mises en place par les forces politiques de la bourgeoisie, qui se servent de cet évènement à des fins de domination politique sur la classe laborieuse.

Ils se servent, comme à leur habitude, de la division, en alimentant des haines « raciales », le rejet de l’autre, pour au final acculer chaque individu au repli sur soi. Les réactionnaires de tous bords se sont directement mis en action en dégradant des mosquées et des boucheries hallal. On nous montre le « migrant » comme un terroriste infiltré. Les migrants fuient justement cette guerre barbare au Moyen-Orient. Au contraire, les terroristes sont recrutés directement en France ou dans les pays occidentaux et ne sont pas des migrants. Les propos sur les migrants sont une manipulation des forces réactionnaires. Le capitalisme se sert de cet outil politique pour créer des chimères d’identités nationales et religieuses et ainsi semer la division entre nous. Nous avons pourtant plus de points communs avec un travailleur syrien migrant qu’avec un patron français.

Les travailleurs, qui sont aujourd’hui dans l’émotion, après cette atrocité, doivent se relever et cibler non seulement les réactionnaires DAESH comme ennemi, mais cerner aussi le rôle de l’Etat français et de sa bourgeoisie comme principal fossoyeur de la paix dans le Monde.

Ne soyons pas dupes, quand Valls annonce que la France est en guerre depuis vendredi, il oublie que l’entrée en guerre de la France remonte à plusieurs années en arrière. Le gouvernement français et ses troupes sont intervenus en Centrafrique, au Mali, en Libye, en Syrie,… en amenant systématiquement la mort, la destruction et la déstabilisation de régions entières : tout cela dans un contexte mondial de nouveau partage des zones d’influences par les grandes puissances impérialistes de la Terre. La France n’est donc pas en guerre depuis le vendredi 13 novembre 2015. Le fait nouveau est que des actes de guerre se produisent maintenant à l’intérieur des frontières de la métropole.

Les communistes se sont, dans toute leur histoire, battus pour la paix. La guerre, conséquence du système impérialiste, fait toujours ses victimes dans les rangs des prolétaires. Pourtant la classe ouvrière ne trouve d’intérêt dans aucun conflit impérialiste.

Le ROC-ml appelle les travailleurs à s’unir pour combattre tout obscurantisme religieux en son sein ainsi que toutes les divisions qui sont créées par les partis politiques de la bourgeoisie. Il faut s’unir aussi pour combattre toutes les lois que met en place le gouvernement, des lois qui seront liberticides pour le prolétariat en France. Effectivement, ces mesures de guerre utilisées par l’Etat français ont pour conséquence de vouloir museler les travailleurs dans leur lutte contre la bourgeoisie. Au nom de l’unité nationale, ils n’auraient pas le droit instaurer de rapport de force et devrait subir les attaques du capital. La bourgeoisie, elle, n’arrête pas ses attaques en temps de guerre, elle n’a pas lancé de trêve sociale, les organisations des travailleurs doivent donc poursuivre leur lutte de classe (la CGT a déjà lancé des appels en ce sens, voir p. 3).

Les Etats impérialistes ne peuvent être la solution. Comment peuvent-ils arrêter la terreur alors qu’ils fonctionnent eux-mêmes par la terreur. L’Arabie Saoudite ou la Turquie utilisent des procédés de ce type contre leur peuple. De même, comment peut-on lutter contre DAECH et en même temps combattre le PKK comme le fait la Turquie. Le PKK est pourtant une force progressiste de résistance à DAESH !

Alors quelle alternative ?

Les travailleurs doivent comprendre que leurs intérêts immédiats ne sont pas dans l’union nationale aux côtés de leur propre impérialisme (la France) face à DAESH. Ils doivent compter sur leur propre force. Nous soutenons toutes les forces populaires qui combattent Daesh et les autres groupes djihadistes sur le terrain. Notre soutien va en priorité aux combattants et aux combattantes héroïques kurdes de ROJAVA qui sont en première ligne de ce combat. . Les peuples du Moyen-Orient sont la clé du problème. Le peuple syrien peut trouver la solution à DAESH sans que les puissances impérialistes s’en mêlent, elles qui n’ont fait jusqu’à présent que déstabiliser cette zone.

Le ROC-ml se ralliera à tous les appels à la paix et au retrait des troupes impérialistes françaises des pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

En même temps, le ROCML soutiendra les travailleurs dans la poursuite et l’amplification de leurs luttes, à ne pas céder à l’émotion et accepter une union inacceptable. L’Etat peut bien prendre toutes les mesures de sécurité qu’il souhaite. Il est lui-même responsable par son action rapace et militaire au Moyen Orient et en Afrique de l’insécurité qui règne aujourd’hui jusque dans notre pays. Les travailleurs doivent avoir confiance en eux. La résistance kurde à DAESH montre que l’organisation de classe des travailleurs, des opprimés peut être une alternative réelle et une solution viable au système impérialiste

 

Les travailleurs doivent rejeter le piège de l’unité nationale

Vive l’unité populaire contre DAESH, le capitalisme et l’impérialisme !

 

Le ROCML, 18 novembre 2015

 

 

 

 

 

« Cet état restreint fortement les libertés publiques. Sont rendues possibles : l’instauration d’un couvre-feu, la réglementation de la circulation ou du séjour par les préfets, l’assignation à résidence par décision ministérielle, la fermeture de salles, de bars, l’interdiction de réunions, les perquisitions de jour comme de nuit sans passer par un juge, le contrôle de la presse et de la radio… » (Le Monde, 16/11/15)

Même si l’opération policière/militaire à Saint Denis se fait dans le cadre de l’Etat d’Urgence, comment peut-on être sûr que cela ne soit pas étendu aux manifestations ouvrières, aux réunions de révolutionnaires, qui, selon le choix arbitraire de l’Etat pourraient être considérées comme trouble à l’ordre public ?

Comment certifier que cet Etat d’Urgence ne se retournera pas contre le peuple ? Comment s’assurer que tous les lois liberticides adoptées en ce moment par l’Etat ne vont pas instaurer une situation de guerre contre la contestation sociale, les mouvements ouvriers et de ses organisations qui les représentent ?

 

NON A L’UNITE NATIONALE ! UNITE POPULAIRE FACE AU TERRORISME ET AU CAPITALISME !

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 10:53

La barbarie a encore semé la mort dans Paris. Tel est le constat que nous pouvons faire après le terrible attentat qui a tué tant d’innocents. La rédaction condamne cet acte inqualifiable, ses auteurs et leurs commanditaires. Elle compatit à la douleur des blessés et des familles endeuillées et partage l’émotion du peuple de France. Cependant notre émotion ne doit pas être un voile nous empêchant de comprendre le pourquoi des évènements. Les communistes ont le cœur chaud : ils sont sensibles aux injustices et à l’oppression. Ils ont la tête froide: ils veulent comprendre pourquoi il y a des injustices et des crimes, ce qui nécessite de replacer les événements dans leur contexte général et dans leur dynamique. Seule cette analyse peut nous permettre de nous positionner et d’agir. Voilà pourquoi nous ne pouvons être de l’unité nationale. Voilà pourquoi nous estimons que les responsables de cette situation, les gouvernements de l’impérialisme français, ne peuvent être la solution au terrorisme réactionnaire et barbare.

« La France est en guerre » dit Hollande. La guerre n’est-elle pas déclarée au Moyen Orient et en Afrique par la France depuis dix ans ? Les grandes puissances n’ont-elles pas mis cette région à feu et à sang ? Et pour quoi ?

Qui a créé le monstre DAESH ? Qui le finance ? Qui sont ses alliés ? Pourquoi l’a-t-on laissé prospérer ?
Est-ce que les guerres éclatent pour défendre des valeurs de liberté et de droits de l’Homme comme le prétend la France ? Alors pourquoi la France est-elle l’alliée du Qatar et de l’Arabie Saoudite, de la Turquie et d’Israël ?

La vérité, c’est que les guerres sont le résultat de la défense des intérêts des grands monopoles capitalistes par les Etats impérialistes USA, France, Allemagne, Angleterre, Russie… Et ces intérêts passent par le contrôle des routes stratégiques et des ressources de matières premières. Après l’Afghanistan, l’Irak, la Lybie, c’est la Syrie qui est devenue depuis plusieurs années le terrain où agissent les différents impérialismes.

Le terrorisme a été et est toujours soutenu et instrumentalisé pour déstabiliser et affaiblir les Etats qui résistent à leurs buts. Mais il arrive que la créature échappe au contrôle du créateur et se retourne contre lui !

Non, l’émotion ne doit pas faire oublier qui est responsable de la montée du terrorisme, et pourquoi.

Les communistes refusent l’union nationale autour de ceux qui ont allumé l’incendie et qui crient maintenant « au feu » quand les flammes les atteignent. Les pyromanes ne peuvent pas être de vrais sapeurs-pompiers !

Les classes populaires doivent s’unir et se mobiliser contre les guerres de conquêtes à l’extérieur et la guerre anti-ouvrière à l’intérieur. Car pour la bourgeoisie, l’union nationale va de pair avec l’exploitation et la répression patronale. Nos camarades d’Air France licenciés et trainés devant les tribunaux le savent.

La Voix des Communistes

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 12:20

http://rocml.org/air-france-appel-du-rocml-classe-contre-classe-halte-a-la-repression-du-capital-contre-le-travail/

 

HALTE A LA REPRESSION DU CAPITAL CONTRE LE TRAVAIL !

Camarade ouvrier, camarade travailleur exploité,

Six travailleurs d’AIR FRANCE ont été arrêtés ce 12 Octobre chez eux, à six heures du matin, comme des criminels ! Cinq d’entre eux, sont accusés de violence aggravée pour avoir viré du siège d’AIR FRANCE des cadres supérieurs (et déchiré la chemise de deux d’entre eux), venus annoncer au Comité Central d’Entreprise 2900 suppressions d’emplois. Ces travailleurs risquent plusieurs années d’emprisonnement, des amendes de plusieurs dizaines de milliers d’euros, et seront « marqués à l’encre rouge » pour longtemps.

Le ROCML,

  1. Juge les 2900 licenciements comme la première violence collective infligée par la direction capitaliste d’AIR FRANCE aux travailleurs de la Compagnie. Dans leur action, les travailleurs poursuivis et l’ensemble des manifestants n’ont fait que répliquer à cette violence sociale, en état de légitime défense. Le ROCML les soutient sans réserve et sans condition !
  2. Dénonce et condamne la procédure judiciaire répressive comme une vengeance de classe du patronat, de l’Etat et des partis directement liés au capital, du PS au FN, à l’encontre de travailleurs qui ont osé refuser le diktat du capital et transgresser les bonnes manières syndicalement correctes. Clairement, la bourgeoisie veut faire un exemple. Elle veut faire peur en matant les travailleurs les plus combatifs parce qu’elle sait que d’autres explosions vont éclater.

Camarade ouvrier, camarade travailleur exploité, IL NE FAUT PAS LES LAISSER FAIRE !

Les travailleurs d’AIR FRANCE traînés devant les tribunaux bourgeois sont nos frères de classe. En luttant pour leur emploi, ils luttent pour tous les travailleurs guettés par les licenciements et le chômage. Chacun d’entre nous pourrait être à leur place.

Le ROCML appelle tous les travailleurs à manifester par tous les moyens leur solidarité de classe avec les accusés d’AIR FRANCE. Il les appelle à participer aux manifestations, à signer les pétitions, à prendre les initiatives nécessaires dans les entreprises et les chantiers, dans les syndicats, les Unions Locales.

AUCUN TRAVAILLEUR D’AIR FRANCE NE DOIT ÊTRE CONDAMNE OU SANCTIONNE !

C’EST LE CAPITALISME DESTRUCTEUR QU’IL FAUT CONDAMNER ET SANCTIONNER !

METTONS EN ACTION LA GLORIEUSE DEVISE DE LA CLASSE OUVRIERE :

UN POUR TOUS, TOUS POUR UN !

RASSEMBLEMENT ORGANISE DES COMMUNISTES MARXISTES LENINISTES

Paris, le 14 octobre 2015

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 17:32

En ce 70ème anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie, rendons un hommage sincère et fraternel à tous ces hommes et ces femmes, soldats, pilotes, partisans, commissaires…, de tous les pays qui on participé à la victoire de l’Union Soviétique et des Alliés dans la guerre la plus dure et la plus sanglante de toute l’histoire de l’humanité contre la barbarie fasciste.

 

La suite de l'article ici

 

N’OUBLIONS PAS LE SACRIFICE DES COMMUNISTES ET DE L’URSS

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 19:13

L'article en intégralité ICI

Encore une fois, cette grève nous as montré que la question de l’organisation et la conscience d’appartenir à un collectif, à une classe aux intérêts en opposition totale avec ceux du patronat, sont fondamentales. Là où une lutte donne des résultats, c’est qu’une force organisée collective existe, et là où se construit une force organisée, des luttes fructueuses peuvent se mener. Là où il y a eu une résistance sans faille, des organisations syndicales d’entreprises solides, formées de militants convaincus, les patrons se mordent les doigts.

Pour mener la lutte correctement, pour avoir une perspective de classe et organiser la lutte dans un esprit collectif, le militant ouvrier doit se battre avec et dans sa classe.

Cette lutte et les luttes des dernières années nous ont instruits sur le fait suivant: Nombre de négociations n’en sont pas vraiment car elles ne s’appuient sur aucun travail sur le terrain. Nombre de délégués ne font pas confiance aux travailleurs. Ils sont sur le terrain défavorable de la soumission au patronat, dans la recherche systématique d’un compromis sans rapport de force et qui se termine souvent mal pour les travailleurs.

Patronat et salariés, nous ne sommes pas des « partenaires sociaux » comme on veut nous en persuader. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas sur un pied d’égalité avec nos patrons. Alors que le mouvement de grève était au plus haut et nous mettait en position de force, certains délégués syndicaux, à l’encontre de la décision de l’intersyndicale ont tenté de négocier seuls ou n'ont pas su résister face aux pressions de leurs patrons. Ce comportement a dès le début affaibli le rôle de l’intersyndicale qui n’a pu jouer pleinement son rôle d’interlocuteur central pour les négociations et pour coordonner la lutte. Mais les délégués CGT ont été fermes et ont défendu le principe « on a commencé ensemble on finira la grève ensemble ». Il faut bien comprendre que cette situation qui a affaibli la force du mouvement n’est pas le résultat d’un comportement d’un ou deux délégués « achetés par le patronat ». Le caractère et le comportement individuel est secondaire et n’est que l’illustration de l’état de conscience de classe et de l’organisation syndicale. Souvent en fait il n’existe pas de véritable syndicat d'entreprise qui fonctionne vraiment, mais des individus syndiqués. Même quand la CGT est la seule représentante sur une entreprise, il n y a pas fonctionnement collectif. Par contre le patron, avec sa force et son pouvoir économique, sa discipline, son service du personnel (DRH), la mobilisation des cadres (certaines cadres avouent "je suis obligé de suivre"), ses règles disciplinaires, ses mesures discriminatoires vers les meneurs de la lutte... est très bien organisé. Nous ne pouvons en dire de même sur beaucoup d’entreprises pour les syndicats.

Certains syndicats ou délègues au lieu défendre l’intérêt général défendent leur situation, et leur faiblesse ou leurs intérêts sont au cœur de leur activité. Ce comportement conduit les travailleurs à perdre confiance en leur force, et il n’est pas possible pour eux de faire l’expérience que leur lutte unie les conduits à faire plier le patronat.

On sait que la CFDT ou la CFTC au niveau national sont des « partenaires » du gouvernement qui promulgue des lois contre l’intérêt des travailleurs. Nous avons néanmoins œuvré pour qu’existe une intersyndicale car l’unité des salariés et l’unité syndicale à la base est favorable à la lutte et nous nous y serions opposés dans le cas contraire ou si au cours de la lutte elle était devenue un obstacle.

S’est posé au cours de la lutte le problème d’une possible unité ouvriers, etams et cadres. L’unité absolue entre ces trois catégories est un rêve tout éveillé. Plusieurs raisons à cela. Si formellement ces trois catégories ont en commun d’être des salariés, ils ne jouent pas le même rôle dans la production. Les ouvriers sont directement au cœur de la production, ils ont un lien étroit, direct avec la production. Les etams et cadres sont dans les bureaux, ils ont des taches qui mettent en avant leur individualité. La notion de "mérite individuel" est bien accepté par les etams et cadres au contraire des ouvriers. Le patron utilise très bien cette différence d’état d’esprit pour manipuler et diviser les salariés.

Néanmoins il faut savoir identifier ce qui peut amener les etams et une fraction des cadres à la lutte ou du moins se montrer solidaire de celle-ci. En excluant les cadres supérieurs qui ne seront jamais solidaires des travailleurs car ce sont en fait des patrons. Pour mener un mouvement commun, il faut bien distinguer les revendications de chacun et les limites objectives de la lutte engagée.

C’est dans la lutte que se révèlent les positions de chaque organisation et leur tactique. Grâce la lutte on peut également savoir à qui on a à faire. La lutte est à la fois sélective et unificatrice. Elle permet de savoir qui a vraiment envie de se battre. Une anecdote: Un ouvrier de chez Efiage a été solidaire de la grève sur le chantier d'Achères. Son patron a aussitôt décidé de le muter ailleurs. Lors du dernier jour de grève, les grévistes ont rendre hommage à cet acte de solidarité et demandé la réintégration de ce camarade sur le chantier en menaçant de poursuivre la grève. Finalement ce travailleur est revenu sur le chantier. C’est la Solidarité entre les travailleurs qui l’a permis. Belle illustration d’une prise de conscience d’appartenir à une même classe. C’est dans la lutte que les travailleurs font l’expérience concrète de la lutte de classe, que leur conscience s’éveille et se consolide. Les militants combatifs ont là un terrain favorable pour leur faire comprendre que tout acquis est une victoire, mais une victoire temporaire, sans cesse remise en question par le patronat ou le pouvoir. Il ne faut pas oublier que les lois votées au niveau national par le parlement sans y être forcées par la lutte des travailleurs ne sont jamais en notre faveur. Voir les lois ANI ou actuellement la loi Macron.

Toutes en faveur du patronat.

Voilà pourquoi les travailleurs doivent élever leur niveau de lutte, ne pas se cantonner à des revendications locales ou régionales, mais les élever au niveau national en une lutte de toute la classe contre le pouvoir politique de la bourgeoisie vers le but vers lequel l’histoire les entraîne , l’abolition de leur état d’esclaves du capital.

Un militant syndicaliste gréviste

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