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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 18:42

Le Parti Communiste Grec et le mouvement anti-impérialiste se battent plus fort contre l’OTAN

Les forces de l’OTAN, bloquées par les forces du PCG et de la Jeunesse Communiste Grecque a un poste de péage, au Nord de la Grèce (Macédoine), ont du faire marche arrière et quitter les lieux dans l’après-midi du Vendredi, 2/6.    

Plus tôt, des dizaines de manifestants du Parti Communiste Grec avaient monté un barrage aux péages de l’autoroute Egnatia, empêchant ainsi le passage de véhicules militaires albaniens se dirigeant en Roumanie pour participer à l'exercice militaire de l'OTAN «Noble Jump 2017» qui se tiendra du 6 au 14 juin dans ce pays.    Les manifestants, scandant des slogans contre l'impérialisme et contre l'OTAN, permettaient le passage de tous les autres véhicules sauf celles de l’OTAN, qui après plusieurs heures d’attente ont du faire marche arrière.

Sotiris Zarianopoulos, députe européen pour le Parti Communiste Grec, était parmi les manifestants. 

 

 

 

 

UN MOUVEMENT ANTI-GUERRE ET ANTI-IMPERIALISTE TRES COMBATIF

Ce n’était qu’un événement de masse, contre l’OTAN et l’implication des la Grèce aux plans de cet organisme impérialiste, parmi des dizaines organises par le mouvement ouvrier, anti-guerre et anti-impérialiste, qui a travers des mobilisations successives partout dans le pays condamne l'OTAN, l'UE, le gouvernement SYRIZA-ANEL et les forces bourgeois demandant la non-participation de la Grèce aux guerres et aux interventions impérialistes. 

 

Voici quelques mobilisations et événements de masse organises par le mouvement anti-impérialiste.

Le 1er mai, PAME et ses syndicats de classe organisèrent des dizaines de manifestations scandant le slogan "pour les peuples, pour un monde sans exploitation, guerres et refugies ».   Une caractéristique important de ces événements fut la participation de syndicalistes turcs aux manifestations organisées par le PAME sur les iles grecs et en Thrace.  

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Le 14 mai, des milliers de militants, hommes et femmes, participèrent aux mobilisations organisées par le Comité Hellénique pour la Détente Internationale et la Paix (EEDYE) dans plusieurs villes grecques culminant avec la « Marche Marathon » couvrant des dizaines de Kilomètres (de Marathon a Athènes) et une manifestation devant le ministère de défense nationale.   

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Le 21 mai, le mouvement anti-impérialiste grec organisa à Thessalonique une manifestation massive devant l'état-major local de l'OTAN.  

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Les 24-25 mai, les forces du Comite Hellénique pour la Détente Internationale et la Paix (EEDYE) participèrent à la convention et à la mobilisation du Conseil Mondial de la Paix (CMP) à Bruxelles.  

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Le 27 mai, des milliers de travailleurs athéniens allèrent au concert internationaliste du PAME au théâtre en plein air « Petra » pour écouter des chanteurs et musiciens grecs ainsi que le group turc NAJIM HIKMET. Le titre du concert était « Nous chantons et nous nous battons pour un monde sans exploitation, guerres et refugies ».       

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Le 27 mai, le Comite de la Paix de l’EEDYE organisa une manifestation sur l’ile de Samos en Mer Egée invitant la participation de militants turcs, membres du Comite de la Paix d'Izmir.  

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Les 27 et 28 mai, les Comites de la Paix de l’EEDYE, des syndicats et autres groupes crétois organisèrent des mobilisations massives et une marche vers la base de OTAN a Souda.   

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Le 28 mai, le mouvement contre la guerre et l'impérialisme de la ville d’Alexandroúpolis en Thrace organisa une manifestation massive contre l’exercice militaire de l’OTAN “NOBLE JUMP” se tenant en Roumanie. En l’occasion, les manifestants condamnèrent le gouvernement SYRIZA-ANEL ayant permis aux troupes de l’OTAN participant à cet exercice militaire de passer par le territoire grec.  

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Le mouvement ouvrier contre la guerre et l’impérialisme poursuit ses mobilisations et ses événements diverses, parmi les quelles la grande manifestation du PAME, qui s'étend sur deux jours, a Thessalonique, les 24 et 25 juin contre l'existence d'un état-major de l’OTAN en ville.   

Les manifestants se battent pour :  

  • La non-implication du pays aux plans et aux guerres impérialistes, 

•      Le retour de troupes grecques de l’étranger,

•      La non-modification des frontières et des traites sur la délimitation de ces dernières,

•      L'éloignement de l'OTAN de la Mer Egée, ainsi que de la Méditerranée et des Balkans,

•      La fermeture de la base militaire de Souda sur l'ile de Crète ainsi que de tous les autres bases militaires et état-major opérés par des forces étrangères,

•      La suspension de toutes les dépenses couvrant les besoins de l’OTAN,

•      Le dégagement de l’OTAN et de l’UE. Que le peuple grec devient maitre de son pays.  

Des réactions dans les casernes

Le débat se fait vif aussi parmi les rangs des forces armées et surtout parmi les soldats sur les facilitations offertes par le gouvernement grec aux troupes militaires de l’OTAN, ainsi que pour notre participation a l'exercice militaire de l'OTAN «Noble Jump» en Roumanie.  L'indignation et les protestations des soldats prennent aussi la forme de rapports, comme par exemple a certaines casernes en région d'Attique, sur les Iles de Rhodes et de Castellorizo ainsi qu'aux Chypre.

De plus, dans une lettre ouverte, des soldats servant a Castellorizo protestent contre la participation des forces armées grecques aux exercices militaires de l'OTAN, soulignant, entre autres, que la cession de terrains, de soldats et des installations dans le cadre de cette exercice militaire « ne font autre que compromettre en pratique les droits souverains du peuple grec et de notre en impliquant les forces armées grecques aux plans de guerre que l'OTAN tisse contre les peuples ». 

 

06.06.2017

 
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 18:13

Jeudi 11 mai, alors que les médias se régalaient des tambouilles politiciennes autour des investitures d’En Marche pour les prochaines législatives, les ouvriers de GM&S de La Souterraine (département de la Creuse), menacés de liquidation judiciaire, se livraient à la destruction d’une partie des machines et affirmaient avoir l’intention de faire sauter l’usine (qu’ils ont piégé avec des bonbonnes de gaz) si les négociations n’aboutissaient pas.

Il s’agit d’une entreprise de 279 salariés, sous-traitant dans l’industrie automobile, et dont les deux principaux constructeurs français (Renault et PSA) constituent les principaux clients (64% du chiffre d’affaire). C’est justement le désengagement de ces deux puissants groupes, qui préfèrent commander leurs pièces ailleurs pour augmenter leurs profits, qui a provoqué cette situation qui risque de laisser sur le carreau des centaines de familles, sans possibilité de retrouver un emploi dans un territoire à majorité rural et déjà fortement touché par les fermetures d’usines.

Cette situation est d’autant plus révoltante pour les ouvriers que ces groupes sont riches à millions, qu’ils ne se sont jamais si bien portés depuis plusieurs années, et qu’ils font même tout pour saborder les projets de reprise du site. Encore une fois la classe ouvrière est sacrifiée sur l’autel du profit !

Animés par le désespoir et la colère, après avoir essayés toutes les autres formes de manifestations et moyens d’expression sans succès, ces ouvriers se sont attaqués au sacro-saint droit de propriété par la destruction des machines. Ils veulent interpeller le nouveau « président-banquier » Macron. Mais on voit mal ce qu’il pourrait leur apporter, étant donné sa volonté de détruire le droit du travail par ordonnances ! Comme lors de la campagne présidentielle avec les salariés de WHIRLPOOL, il leur expliquera que les capitalistes sont dans leur bon droit pour les licencier !

Tant que le capitalisme continuera à faire sa loi, d’autres affaires de ce genre se produiront car tel est le capitalisme, un système inhumain uniquement préoccupé par la quête du profit. Seule l’organisation et la convergence des luttes locales en un front commun contre l’offensive du capital pourra mettre fin à cette hémorragie. Seul l’avènement du socialisme pourra émanciper les travailleurs.

Solidarité avec les ouvriers de La Souterraine et avec tous ceux qui luttent actuellement !

 

A bas le Front des millionnaires avec sa tête Macron !

 

C’est aux travailleurs de diriger la société !

Le ROCML, 14/05/2017

Solidarité avec les ouvriers de GM&S de La Souterraine
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 21:13

Article du journal la VDC à retrouver ICI

Pour la première fois dans l’histoire récente de la République la campagne électorale ne se déroule pas sans risque pour la domination politique de la bourgeoisie sur les travailleurs et sur la société.

La République démocratique est la « meilleure forme politique possible du capitalisme »« la forme accomplie de la domination de la bourgeoisie » en tant que classe sur les autres classes sociales, pour la domination du capital sur le travail. « Le capital y assoit son pouvoir si solidement, nous dit Lénine, « que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis dans la république démocratique bourgeoise ».

Les autres formes d’Etat, autocratique, dictature militaire ou monopolisation du pouvoir par une fraction donnée de la bourgeoise qui réduisent les droits démocratiques se sont révélées un frein à la libre concurrence des capitaux et entrainé la révolte des peuples, le « printemps arabe » en est l’illustration récente.

En même temps, un autre aspect de la République bourgeoise est qu’elle est le  terrain » ou « la lutte de classe se débarrasse de ses dernières entraves et où se prépare son terrain de lutte » . Dans cette République Démocratique la bourgeoise ne peut gouverner sans l’appui des travailleurs  et le système électoral est une pièce maitresse pour assurer à la bourgeoise la domination politique des travailleurs en assurant la direction des affaires de l’Etat.

Ainsi les « citoyens », quelle que soient leur origine de classe sont appelés régulièrement à élire « démocratiquement » (du point de vue bourgeois) leurs représentants et à leur déléguer tout pouvoir pour un certain nombre d’années jusqu’aux prochaines échéances électorales.

 Dans ce système, dans toutes les démocraties modernes bourgeoises sont réalisées les conditions véritables  de la domination de classe bourgeoise toute entière deux partis luttant pour avoir le pouvoir et devenant à tour de rôle gouvernement et opposition. En France c’est le système de l’alternance, deux grands partis dits de gouvernement, l’un à droite de l’échiquier politique, l’autre à gauche. Tous les deux, quelle que soit la politique plus ou moins sociale menée, se partagent le pouvoir et restent des gérants loyaux du capitalisme selon les parole de Léon Blum dirigeant de la SFIO (ancêtre du PS).

Mais l’aggravation des contradictions du système capitaliste, la concurrence internationale, la difficulté de valorisation du capital, surtout depuis la crise de 2008, ont conduit les gouvernements de droite puis de gauche à s’en prendre aux conditions de vie des travailleurs. Conséquence, la lutte de classe s’est radicalisée en témoigne la longue lutte nationale contre la loi travail. Le rejet des politiciens corrompus s’est amplifié, « le parti » de l’abstention est devenu le premier parti de France et les contradictions entre les personnels politiques plus ou moins représentatifs de fractions de la bourgeoisie se sont développées.

On peut en juger sur les divergences de politique internationale, sur l’attitude envers Moscou, Pékin, dans le conflit syrien…, sur la loi travail.  Des regroupements à la droite du Parti républicain et à la gauche du PS ont grandi en influence et menacent le système d’alternance entre le parti LR et le PS. Des tentatives de recomposition de pôles attractifs à droite comme à gauche sont en cours. Et en particulier une opération de revalorisation de la social-démocratie dans le PS ou en dehors se profile (Mélenchon, Hamon). La décomposition des partis de gouvernements conduit à déplacer les frontières entre droite gauche et extrême droite mais en préservant le système d’alternance nécessaire.

Maintenir parmi les travailleurs l’illusion  que c’est par les élections qu’ils peuvent agir politiquement et choisir « démocratiquement », en toute liberté un candidat qui mènera une politique en leur faveur, est vital pour la bourgeoisie. Aussi elle voit avec effroi la machine électorale se gripper, ce qui peut ébranler sa domination politique en dévoilant le caractère fictif de « leur démocratie »

Le système des primaires, inspiré plus ou moins du système américain a été mis en place pour tenter de redonner plus d’intérêt aux élections présidentielles. Il a pu donner l’illusion que le « peuple de droite et de gauche »peuvent choisir librement, démocratiquement leur candidat mais en fait il a révélé toutes les turpitudes des principaux partis de la bourgeoisie.

Mais peu importe pour la classe dominante qu’un grand nombre de travailleurs n’aille plus voter (car contrairement à ce qui est dit ils ne se tournent pas massivement vers le FN, mais s’abstiennent). En effet l’abstention aujourd’hui est une forme de rejet de la politique en général, de passivité politique et ne conduit pas à une prise de conscience anticapitaliste et cela la bourgeoisie s’en accommode parfaitement. Ces abstentionnistes sont mis au banc de la société, ce sont de mauvais citoyens qui ne doivent pas se plaindre puisqu’ils n’ont pas voté !

La situation objective ne joue plus en faveur de la bourgeoisie, les fissures du système électoral en sont le reflet. Il est fini le temps où elle pouvait faire des concessions aux travailleurs en utilisant le courant réformiste social-démocrate pour faire illusion. Elle n’en a plus les moyens et bien au contraire elle n’a d’autre issue que de renforcer l’exploitation des prolétaires, de renforcer la dictature du capital. Quel que soit le candidat qui sera porté aux plus hautes responsabilités de la République, les travailleurs n’auront d’autre choix que de se battre. Et dans cette lutte, ils prendront conscience, qu’ils n’ont d’autre alternative que de prendre le pouvoir en tant que classe et instaurer leur République socialiste. Les véritables communistes en participant à ces luttes ont pour devoir de faire que cette alternative devienne l’objectif des éléments les plus combattifs de la classe.

ROCML

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 08:55

Editorial de la VDC N°17

La loi El Khomri est passée. Le 8 Août, en pleine période des congés. Après un formidable mouvement de mobilisation populaire étalé sur plusieurs mois.

Les travailleurs ont-ils pour autant subi un échec ? Oui, par rapport à l’objectif, le retrait total du projet de loi. Non, si l’on mesure tous les progrès accumulés dans la conscience politique des ouvriers et des autres couches de travailleurs et de la jeunesse. Non également, quand on considère le détermination intacte des dizaines de milliers de manifestants présents dans la rue le 15 septembre. Le potentiel de lutte est vivant et nombreux sont les militants qui se posent la question : « et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? Comment on continue ? » Il n’est pas possible d’apporter des recettes à ces interrogations. Les luttes ne se décrètent pas. Ce qui est sûr, c’est que c’est sur le terrain, face aux situations concrètes qu’elles vont être posées, débattues et qu’elles vont ouvrir la voie de nouvelles luttes.

L’organisation syndicale sera le cadre naturel de ces débats. « Comment empêcher l’application de la loi El Khomri »  sera le sujet central des discussions. Mais pas seulement. D’autres attaques du patronat vont survenir. Le cas d’Alsthom-Belfort en est un exemple. La classe ouvrière doit rester vigilante, mobilisée avec ses organisations de classe, en ayant en tête les leçons tirées d’un printemps de lutte contre la loi El Khomri.

Nous sommes entrés en effet dans un contexte électoral que  l’ensemble des partis va utiliser pour dévoyer les travailleurs du terrain des luttes pour les ramener dans la voie des illusions électorales. Ils vont rivaliser en prétendant chacun détenir les solutions pour relancer l’économie et l’emploi. Tous vont promettre des baisses d’impôts, Tous vont prétendre avoir la solution contre le terrorisme, pour assurer la sécurité et arrêter l’immigration. Tous vont tenter de flatter mieux que les autres l’identité française et de justifier au nom de la défense des libertés les interventions meurtrières de l’armée française en Afrique et au proche et moyen orient…

MAIS DE LA GAUCHE DE LA GAUCHE (MELENCHON) AU FRONT NATIONAL, (EN PASSANT PAR LE PS, LR, LES VERTS, LE MODEM…) AUCUN NE REMETTRA EN CAUSE les causes réelles du chômage, de la misère, de l’insécurité, de l’immigration, des guerres, c’est-à-dire la crise générale du système capitaliste impérialiste mondial et toutes ses conséquences (délocalisations, restructurations, guerres…). AUCUN NE DIRA QU’IL FAUT EN FINIR AVEC CE SYSTEME QUI CREE LA MISERE ET LES GUERRES. Les prétendues solutions qu’ils avanceront ou bien assumeront avec cynisme la nécessité de défendre l’économie capitaliste, ou bien proposeront des recettes illusoires pour la classe ouvrière et le peuple, mais tout à fait acceptables voire bénéfiques pour la bourgeoisie capitaliste nationale (Voir l’article sur ALSTOM).

Le battage électoral qui va submerger les médias tentera d’amener l’électorat populaire à choisir s’il y a un candidat meilleur ou moins pire que les autres. Cela sera-t-il efficace ? Notre peuple a fait l’expérience et est sorti politiquement aguerri des mois de lutte contre la loi El Khomri. Pour une majorité de travailleurs, le parti socialiste est apparu comme un parti antidémocratique et antipopulaire. Il mérite d’être combattu et battu. LR affiche ouvertement sa nature réactionnaire grande-bourgeoise. Il doit aussi être combattu et battu. LE FN et Marine Le Pen dont le fonds de commerce repose sur le chauvinisme,  la xénophobie populiste et la défense des secteurs nationalistes de la petite, moyenne et grande bourgeoisie, ils doivent aussi être combattus et battus ! Et les autres ? Une partie des travailleurs anticapitalistes seront peut-être tentés au premier tour par un candidat situé à la gauche du PS. Chaque travailleur jugera avec son expérience et sa conscience politique. Mais pour nous, aucun candidat ne représentera une perspective crédible pour la classe ouvrière. Et il en sera ainsi tant que notre classe n’aura pas comme alternative le renversement du système capitaliste, un pouvoir populaire, et l’édification d’une autre société socialiste-communiste. Et cela passe la construction d’un camp ouvrier populaire conduit par un véritable parti communiste.

Pour le ROCML, ces élections présidentielles de 2017, pas plus que les précédentes, ne changeront quoi que ce soit dans les stratégies antipopulaires de l’Etat capitaliste. Quel que soit celui qui l’emportera, elles n’apporteront aucune amélioration aux conditions de travail et d’existence des ouvriers et du peuple travailleur. On peut même parier le contraire !

DEVELOPPONS LES LUTTES DE CLASSE !

 RENFORCONS L’ORGANISATION SYNDICALE SUR LA LIGNE CLASSE CONTRE CLASSE !

 CHASSONS LES ILLUSIONS SUR L’ETAT CAPITALISTE ET SES GERANTS POLITIQUES SUCCESSIFS !

COMBATTONS LES GUERRES EXTERIEURES DE L’IMPERIALISME FRANÇAIS !

PROGRESSONS DANS LA CONSTRUCTION D’UN PARTI COMMUNISTE VERITABLE !

TELLE EST LA LIGNE DU ROCML  POUR QUE LE PEUPLE AVANCE DANS LA SOLUTION DE SES DIFFICULTES !

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 07:52

Retrouvez l'article original ICI: http://rocml.org/les-32-heures-par-semaine-une-revendication-a-lier-a-la-lutte-anticapitaliste/

 

« Seule la réduction du temps de travail a créé des emplois » a annoncé Philippe Martinez au journal l’Humanité(1). Les 32 heures par semaine, voilà donc le nouveau cheval de bataille de la direction confédérale CGT. Les communistes sont favorables à la lutte pour la diminution du temps de travail car elle diminue le temps durant lequel le travailleur est exploité(2) et surtout augmente les temps de loisirs et de libertés pour les travailleurs. Cependant, la direction de la CGT met en avant des arguments différents. Par cette mesure, les économistes de la CGT estiment en partie résorber le chômage dans le cadre du capitalisme. Cet argument est en fait issu de forces politiques réformistes (gauche du PS, PCF,NPA…) qui influencent idéologiquement les dirigeants de la CGT

Qu’en est-il réellement ? Est-ce possible de supprimer le chômage dans le système capitaliste ? Qu’est-ce que les travailleurs doivent revendiquer ?

 

SANS ROMPRE AVEC LES IDEES REFORMISTES DE LA GAUCHE PLURIELLE

ON REPRODUIRA LES MEMES ERREURS

 

L’argument mis en avant pour le passage aux 32 heures est que cette mesure sauverait et créerait 4 millions d’emplois. Cette diminution du temps de travail permettrait ainsi de faire face à la « révolution numérique », qui par l’automatisation, la robotisation des machines… menacerait de détruire d’ici les années 2025 des milliers voire des millions d’emplois. Dans leur analyse, les économistes n’ont pas pris en compte la loi fondamentale du capitalisme : la recherche du profit maximum. Tant que ce système existera, les emplois ne seront créés que parce qu’ils sont utiles pour valoriser les profits des capitalistes. Si le cas contraire se présente, les capitalistes licencient et suppriment des emplois pour rester profitables. Voilà le B-A-BA de l’économie politique. Le chômage est permanent sous le capitalisme car le développement technologique de la production, « le développement accéléré du capital social lui permet de se passer d’une partie plus ou moins considérable de ses manœuvriers » et amène donc à une « surpopulation relative »(3). Cette surpopulation est relative car elle n’existe que par rapport aux besoins de profits des capitalistes.

 

Réfléchissons un petit peu : depuis le XIXème siècle, le temps de travail a diminué : en 1936, la semaine des 40 h, en 2000, les 35 heures, le chômage a-t-il pour autant disparu grâce à la diminution du temps de travail ?

A cette question, l’argumentaire de la CGT répond que la gauche plurielle (1997-2002) qui a mis en place les 35 heures a permis la création de 350 000 emplois et la mise en place d’un « dialogue social inégalé ». Non seulement, cette analyse falsifie le bilan de la gauche plurielle (gouvernement ayant le plus privatisé dans l’histoire !) mais en plus ne prend pas en compte l’ensemble du contexte. Les 35 heures, sans un rapport de force anticapitaliste de la classe ouvrière, ont été retournées contre les travailleurs par le patronat et les différents gouvernements qui se sont succédés. Le gouvernement PS-PC a diminué les charges sur les bas salaires à hauteur de 22 milliards d’euros pour permettre l’embauche(4). Depuis 2002, de nombreux assouplissements ont été appliqués (augmentation des heures sup, défiscalisation des heures sup, diminution de la majoration des heures sup notamment avec la loi Khomri).

Au final, les patrons ont repris bien plus qu’ils ne cédaient grâce à l’augmentation de la productivité (augmentation de l’intensité de l’exploitation des travailleurs). Ce que le patronat a donné d’une main, il l’a repris d’une autre. Voilà le bilan des 35 heures. D’autant plus qu’au même moment, la gauche plurielle a créé ces « emplois jeunes » sous-payés et précaires pour 300 000 jeunes, que l’intérim a doublé durant la durée de ce gouvernement augmentant de 350 000. D’ailleurs, c’est le nombre d’emplois « créés » par les 35 heures. 

Le passage aux 35 heures a surtout été un moyen de flexibiliser l’organisation du temps de travail, d’avoir recours à des contrats précaires.

 

La revendication de la diminution du temps de travail à 32 heures sans diminution de salaire et aggravation des conditions de travail est une mesure d’urgence pour le mouvement ouvrier. Il faut être clair, sous le capitalisme, sans rapport de force du mouvement ouvrier, toute mesure progressiste sera récupérée par la bourgeoisie au pouvoir et détournée au détriment des travailleurs. C’est la leçon essentielle du passage aux 35 heures. La diminution du temps de travail a entrainé une aliénation supplémentaire des travailleurs aux nouvelles formes des rapports de production capitalistes (flexibilité, précarité…).

 

Il ne faut pas non plus rêver de changer le système capitaliste par la réforme. Ce système porte le chômage en lui. Des dirigeants de la CGT croient guérir ce système mieux que les capitalistes eux-mêmes affirmant régler ce problème du chômage par les 32 heures. Rappelons l’aveu de faiblesse de Mitterrand qui disait que « dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé ». Oui le chômage ne peut être supprimé sous le capitalisme.

 

Pour diminuer réellement le temps de travail et supprimer le chômage, il n’y a qu’une solution possible, détruire la source du chômage, c’est-à-dire le capitalisme. Il est donc nécessaire de lier la diminution du temps de travail avec la rupture de ce système d’exploitation qu’est le capitalisme. Il faut donc rejeter toutes ces idées réformistes qui font croire que l’intérêt des travailleurs pourrait être en harmonie avec le bon fonctionnement du capitalisme et l’intérêt des patrons !

 

32 heures OUI !

Dans l’intérêt des travailleurs, sans diminution de salaire et aggravation des conditions de travail !

 

(1) L’Humanité, 23/09/2015

 

(2) L’exploitation passe par l’extorsion de la plus-value, c’est-à-dire que le temps durant lequel le capital s’approprie la valeur créé supplémentaire au salaire (le salaire qui est le temps nécessaire à la reproduction de la force de travail du prolétaire). Cette plus-value peut être absolue (en allongeant le temps de travail) ou relative (en intensifiant la productivité durant un temps de travail donné).

 

(3) Marx K., Le Capital, p. 1146, in Marx K., Œuvres, Economie, tome 1, Editions Gallimard, Paris, 1965, 1822 p.

 

(4) Eric Hayer, « Le (bon) bilan des 35 heures », Alternatives économiques, Hors série, n°092, février 2012.

 

 

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 14:45

SORTIR DE L’EUROPE

OU

SORTIR DU CAPITALISME

 

Le 30 mai dernier a eu lieu à Paris un rassemblement dont le but politique partagé des organisateurs est la sortie de l’UE, de l’euro, de l’OTAN, la reconquête de la souveraineté ( ou de l’indépendance ) de la France, prise dans un « étau politique » par le « broyeur euro-atlantique » qu’est l’UE. (Ce qui est entre guillemets est dans un texte du PRCF adressé à ses « militants et sympathisants » daté du 25/2/2015). Participaient à ce rassemblement le PRCF, bien sûr, mais aussi la Coordination Communiste et quelques autres groupes. Ce thème, récurrent chez des groupes issus du PCF dans les années 1990 est rejeté par le ROCML. Pourquoi ?

 

Pourtant, en 2005, le Collectif Militant Communiste (collectif qui a participé à la création à du ROCML) avait pris position et milité pour le vote NON au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen. Avec d’autres organisations (URCF, PCOF) un meeting fut organisé à Paris le 15 mai 2005 sous le mot d’ordre NON au référendum sur le TCE.

Le ROCML juge que l’appel et les actions unitaires menées par CMC pour faire campagne pour voter non au référendum sur le TCE étaient justes. Alors pourquoi aujourd’hui le ROCML ne se reconnaît-il pas dans les mots d’ordre de reconquête de l’indépendance nationale, de sortie de l’UE et de l’euro mis en avant à toutes occasions par le PRCF et la CC 59-62 ? Dans le numéro 12 de son bulletin MILITANT COMMUNISTE, le CMC (Collectif Militant Communiste ) avait exposé dans le détail son argumentation pour le vote NON au TCE. Nous écrivions alors :

« VOTER NON POURQUOI ?

Fondamentalement, il s’agit pour nous de faire obstacle à la réalisation du projet de bloc impérialiste des bourgeoisies monopolistes européennes qui n’est rien d’autre et qui ne peut être rien d’autre qu’un instrument aux mains de ces bourgeoisies pour exploiter davantage les prolétariats et les peuples d’Europe et du monde, un instrument d’oppression et de répression, de reconquête colonialiste et de repartage de la planète, un instrument économique, politique et militaire pour résoudre, y compris par la guerre, les rivalités qui opposent les impérialismes et les blocs impérialistes entre eux.

Au travers de ce combat contre l’Union Européenne, nous voulons affaiblir l’impérialisme français, celui que notre classe et notre peuple sont en mesure de combattre et de renverser pour établir leur propre pouvoir et construire le socialisme.

Notre but est d’ébranler l’édifice européen pour le détruire.

(…)Par le moyen de l’UE, l’impérialisme français écrase un peu plus la classe ouvrière et le peuple de France. En même temps, il développe ses surprofits en exploitant, au nom du marché libre européen et international, les prolétariats des ex-pays socialistes ruinés par la contre révolution bourgeoise et des pays maintenus dans la pauvreté et le sous-développement. L’UE n’est pas seulement l’ennemi des peuples des nations impérialistes d’Europe, mais aussi des peuples dominés en Europe et à travers le monde. En votant NON, nous exprimerons aussi notre solidarité avec ces derniers. »

 

En bref, l’appel du CMC de voter NON était fondé sur le principe d’affaiblir notre propre impérialisme et sur l’internationalisme prolétarien. Rien à voir avec la défense de l’indépendance nationale et l’amour du drapeau bleu blanc rouge !

 

Avec le PRCF notre désaccord porte sur deux points d’analyse stratégiques fondamentaux :

Le premier est que la France actuelle (bourgeoise, capitaliste impérialiste) serait « broyée par l’UE atlantique » et que les reculs économiques, sociaux, et politiques de cette France-là, viennent de là. La reconquête de l’indépendance nationale « broyée » par l’UE atlantiste pilotée par l’Allemagne et vassale des USA permettrait un renouveau progressiste pour la France.

Le second est que le retour à l’indépendance nationale par la sortie de l’UE est la condition pour ouvrir la possibilité d’une révolution socialiste dans notre pays.

Ces deux points sont étrangers à l’analyse révolutionnaire et à l’idéologie communiste marxiste-léniniste.

Sur le premier point, nous affirmons que dans l’UE, la France n’est pas un pays « broyé » par les USA et leur allié allemand. D’abord, il faudrait prouver que l’Allemagne est effectivement l’agent des USA pour imposer leur direction sur l’Europe. Il est clair que l’Allemagne lutte pour elle-même pour cette direction. Y compris en s’opposant aux USA. Car chaque impérialisme national travaille d’abord pour lui-même avant de s’allier et aussi quand il s’allie avec un autre impérialisme.

 

Ensuite, c’est oublier que la France actuelle est elle-même un pays impérialiste qui lui aussi vise à faire valoir ses intérêts particuliers au sein de l’UE en alliance et en rivalité avec les autres impérialismes. Faire de la France une victime, c’est tout simplement nier ou oublier que la France est elle-même un pays impérialiste qui « broie » et vise à broyer d’autres nations en Europe, et dans le monde. Le développement inégal du capitalisme-impérialisme ne fixe d’ailleurs pas éternellement la domination de tel impérialisme sur tel autre.

Faire de la France une victime de l’UE, c’est cultiver tous les réflexes chauvins contraires à l’internationalisme prolétarien. Ainsi, l’attachement réactionnaire au drapeau Bleu Blanc Rouge constitue le symbole de ce chauvinisme, que le PRCF appelle « patriotisme ». Ce drapeau n’est pas celui de la classe ouvrière en France et dans le monde car c’est avec ce drapeau que la bourgeoisie française a massacré les peuples et le prolétariat aux quatre coins du monde pendant des siècles et encore aujourd’hui.

 

Bref, le mot d’ordre de sortir de l’UE sur la base de la reconquête des intérêts nationaux de la France capitaliste impérialiste d’aujourd’hui est un mot d’ordre qui détourne le prolétariat de son objectif premier : détruire son impérialisme et non simplement le critiquer parce qu’il serait faible face aux autres impérialismes. Quel serait le discours de nos « communistes patriotes » si la France était la puissance dominante ?

 

Nous arrivons au deuxième point de désaccord: la sortie de l’Europe comme préalable au progrès social et à la voie de la révolution socialiste.

 

A en croire le PRCF, la sortie de la France de l’UE permettrait (est la condition ! ) pour sortir de la régression sociale et avancer vers la révolution ( la transformation ? ) socialiste.

Tous les maux économiques et sociaux viendraient donc de la soumission de l’Etat français aux diktats de Bruxelles et de l’Allemagne de Merkel…

 

Pour échapper à ces diktats, il n’y aurait rien de mieux que de s’y soustraire en sortant de l’Europe. Ils sont bien naïfs, nos camarades du PRCF ! Hors de l’UE, la bourgeoisie monopoliste française AU POUVOIR serait-elle plus sociale, plus progressiste que les autres bourgeoisies de l’UE ?

Le fait d’avoir une liberté vis-à-vis des « diktats « européens a-t-il empêché la bourgeoisie anglaise d’être autant réactionnaire sinon plus que les bourgeoisies de l’UE ?

 

La réponse est évidente. Et la conséquence aussi.

L’expérience que traverse la classe ouvrière de Grèce est à cet égard édifiante. Il est clair que dans ou hors de l’UE, avec ou sans l’euro, avec la droite ou avec Syriza, c’est le peuple qui paiera la note si la bourgeoisie reste au pouvoir. Seul un pouvoir dirigé par la classe ouvrière peut en effet prendre la décision d’annuler unilatéralement la dette et de prendre en main la reconstruction de l’économie sur une autre base que celle des intérêts du capital financier, c’est-à-dire sur la base des intérêts du peuple. Dans une telle perspective, la question de la sortie de l’UE se résoudra d’elle-même.

 

Ainsi, il appartient aux prolétariats d’Europe de mener la lutte sociale et politique d’abord contre leur propre bourgeoisie, et non d’accuser les bourgeoisies étrangères de leurs malheurs. L’idée selon laquelle la sortie de l’Europe serait la condition d’une avancée vers le socialisme est erronée et trompeuse. Dans ou hors de l’Europe, la voie de la révolution c’est celle de la destruction de l’appareil d’Etat national et la conquête du pouvoir par le prolétariat. C’est cette ligne là que les communistes doivent développer. Fixer un autre objectif à la lutte de classe, c’est en détourner les prolétaires et les travailleurs exploités. C’est se mettre sur le terrain d’une fraction ou d’une autre de la bourgeoisie nationale.

 

ROCML - Le 10 juillet 2015

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