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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 09:22

Annoncées durant sa campagne, le président des monopoles capitalistes Macron mettra en œuvre une réforme du code du travail, en utilisant les ordonnances durant l’été. Il a d’ores et déjà reçu le soutien du MEDEF afin de mener ses contre-réformes : « C’est maintenant qu’il faut engager les réformes qui permettront de relancer la dynamique de création d’emplois. N’ayons pas peur d’agir vite et fort pour montrer aux Français, aux forces vives et à nos partenaires du monde entier qu’une nouvelle page s’ouvre pour la France »[1].

 

UNE OFFENSIVE GENERALE CONTRE LES TRAVAILLEURS !

 

A peine élu, Macron veut attaquer les travailleurs. Bien entendu, il mène son attaque par le louvoiement en faisant croire qu’il consulte les syndicats. Il cherche surtout par les rencontres qu’il mène à semer le trouble chez les travailleurs, à faire croire qu’il prend l’avis des syndicats, que ceux-ci pourraient « négocier » avec lui. C’est à cela que servent les « rencontres avec les partenaires sociaux », à masquer la nature réelle de son pouvoir, au service exclusif des grandes entreprises capitalistes.

            Que prépare Macron ? Comme ses prédécesseurs du PS, Macron a dans ses tiroirs des mesures de cadeaux fiscaux pour le patronat. En effet, il prévoit des baisses d’impôts et de cotisations sociales d’entreprises. Ces nouveaux cadeaux arrivent alors que les travailleurs subissent les effets de la loi travail de l’ANI. Prétendant rétablir l’emploi, ces cadeaux servent surtout à rétablir la compétitivité et le profit du capital. Le chômage lui augmente toujours ainsi que la misère sociale !

            Dans ces ordonnances, Macron prévoit de mettre en place la primauté des accords d’entreprises dans tous les domaines. En gros il s’agit d’étendre la loi El Khomri aux salaires, aux conditions de travail. C’est à coup sûr un renforcement de l’exploitation capitaliste et une pression supplémentaire des patrons et des cadres sur les travailleurs et les syndicats de lutte. Il a aussi pour objectif de plafonner les indemnités prudhommales sur les licenciements sans cause réelle. Le MEDEF se réjouit d’avance de cette mesure qui permettrait de jeter à la rue n’importe quel travailleur sans avoir à rendre de compte, même devant la justice bourgeoise. Il souhaite aussi poursuivre les attaques antisyndicales qu’avait apportées la loi Rebsamen en fusionnant les représentations du personnel en une instance unique. Ainsi, moins de représentants du personnel, c’est moins de moyens pour défendre les salariés, et surtout c’est plus de moyens pour que le capital mène ces attaques.

            A l’avenir, Macron prévoit aussi de réformer les retraites en tirant toujours plus vers le bas les pensions de retraites, en faisant travailler toujours plus les salariés. La sécurité sociale est aussi visée par Macron. Ainsi, c’est tous les acquis issus des luttes depuis 1936-1945 qui sont dans le collimateur du tout nouveau président. Macron, tout comme l’ex président Hollande va appliquer la politique du capital qui consiste comme le disait un représentant du MEDEF à « de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».

 

PREPARER LA MOBILISATION
LA RIPOSTE DE CLASSE

 

Le capital veut faire supporter les conséquences de sa crise aux travailleurs, Les politiques mises en place depuis la crise de surproduction de 2008 n’ont pas d’autre but. C’est lui qui est responsable des milliers de licenciements, de la baisse des salaires… Le personnel politique bourgeois actuel comme par le passé est au service du capital. Il n’y a donc rien à attendre de ce gouvernement !

Mais il est des semeurs d’illusions du PCF ou de la France Insoumise qui font croire qu’il est possible de « construire une majorité de gauche de transformation » ou qu’« avec une majorité de transformation sociale, l’espoir renaitra » (L’Humanité, 24/05/17). Seule l’organisation de luttes extra-parlementaires pourra stopper le rouleau compresseur capitaliste. L’expérience gouvernementale et majoritaire de Syriza en Grèce le montre bien. Une majorité sociale-démocrate se pliera aux exigences du capital.

 

Seul le développement des luttes contre les projets anti ouvriers et antipopulaires peut parvenir à faire céder Macron. On l’a bien vu, même si la lutte du printemps n’a pas atteint son but, elle a précipité la faillite du Parti socialiste et obligé le capital à se recomposer autour de Macon. Dès maintenant préparons la riposter, organisons les solidarités autour des luttes qui existent, dans toutes les entreprises pour nous donner au combat contre les ordonnances Macron toutes les changes d’être victorieux. C’est seulement avec cet esprit combattif, en tirant le bilan des luttes nationales précédentes que le mouvement ouvrier sera capable d’imposer ses vues et ses revendications.

 

 

A BAS LE GOUVERNEMENT AU SERVICE DES MONOPOLES CAPITALISTES !

 

COMBATTONS LES ORDONNANCES MACRON !

 

RETRAIT DES LOIS ANTI-OUVRIERES :

ANI, LOI MACRON- RABSAMEN, LOI TRAVAIL !

 

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 21:57

Source: Observatoire du Nucléaire

Edouard Philippe, impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva…

… et dans un conflit d’intérêt en tant que maire du Havre au profit de son ancien employeur Areva

 

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L’Observatoire du nucléaire dénonce la nomination au poste de premier ministre de M. Edouard Philippe qui n’est en rien le personnage "modéré" que la communication macronienne tente de mettre en scène. Bien au contraire, M. Philippe a les mains très sales, ou plutôt… radioactives. En effet, lorsqu’il travaillait pour la multinationale atomique Areva, il a participé à de sombres manœuvres dans les coulisses uranifères de la Françafrique.

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En octobre 2007, Edouard Philippe est nommé directeur de la communication et directeur des affaires publiques d’Areva. Son activité principale est alors de s’assurer de la collaboration de parlementaires acquis au lobby de l’atome. Il est ainsi en contact rapprochés avec Marc Vampa, député de l’Eure et président du groupe d’amitié France-Niger à l’Assemblée Nationale (*).

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C’est précisément pendant cette période, le 13 janvier 2008, qu’un accord est signé entre Areva et le pouvoir du Niger concernant l’exploitation de l’uranium, accord immédiatement contesté par le Mouvement des Nigériens pour la justice, mouvement touareg en rébellion contre le pouvoir central de Niamey (**).

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En effet, les maigres revenus de l’uranium, largement sous payé depuis des décennies par Areva, ne bénéficient en rien à la population, et encore moins aux Touaregs, alors que les mines d’uranium sont situées dans leurs zones traditionnelles de vie.

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Il est donc logique de considérer que les manoeuvres en coulisse de M Philippe ne sont pas étrangères aux graves troubles qui ont eu lieu par la suite dans la zone sahélienne (Niger/Mali) et dans le fait que, poussés par la misère, des groupes Touaregs aient fini par s’allier à des mouvements djihadistes.

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Mais, surtout, il est légitime de se demander pour qui agit M Philippe lorsqu’il est en charge des affaires publiques, que ce soit auparavant comme maire du Havre et désormais comme premier ministre.

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Une première réponse est apportée par le fait que, à peine assis dans le fauteuil de maire du Havre (aimablement offert par son prédécesseur qui a démissionné en cours de mandat !), Edouard Philippe a offert un pont d’or… à son ancien employeur Areva, pour qu’il installe deux usines d’éoliennes off-shore, projet finalement abandonné piteusement en septembre 2016 : il serait intéressant d’enquêter pour voir ce que la sympathie d’Edouard Philippe pour Areva a finalement coûté aux citoyens-contribuables…

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On notera d’ailleurs que, de 2007 à 2010, M. Philippe a cumulé sans état d’âme son poste chez Areva et son mandat d’adjoint au maire du Havre mais, aussi, que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) lui a infligé un blâme pour avoir refusé de fournir des informations sur sa déclaration de patrimoine de 2014, pourtant exigées par la loi.

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(*) cf Charlie Hebdo, 29 avril 2009
(**) cf AFP, 17 janvier 2008

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 18:13

Jeudi 11 mai, alors que les médias se régalaient des tambouilles politiciennes autour des investitures d’En Marche pour les prochaines législatives, les ouvriers de GM&S de La Souterraine (département de la Creuse), menacés de liquidation judiciaire, se livraient à la destruction d’une partie des machines et affirmaient avoir l’intention de faire sauter l’usine (qu’ils ont piégé avec des bonbonnes de gaz) si les négociations n’aboutissaient pas.

Il s’agit d’une entreprise de 279 salariés, sous-traitant dans l’industrie automobile, et dont les deux principaux constructeurs français (Renault et PSA) constituent les principaux clients (64% du chiffre d’affaire). C’est justement le désengagement de ces deux puissants groupes, qui préfèrent commander leurs pièces ailleurs pour augmenter leurs profits, qui a provoqué cette situation qui risque de laisser sur le carreau des centaines de familles, sans possibilité de retrouver un emploi dans un territoire à majorité rural et déjà fortement touché par les fermetures d’usines.

Cette situation est d’autant plus révoltante pour les ouvriers que ces groupes sont riches à millions, qu’ils ne se sont jamais si bien portés depuis plusieurs années, et qu’ils font même tout pour saborder les projets de reprise du site. Encore une fois la classe ouvrière est sacrifiée sur l’autel du profit !

Animés par le désespoir et la colère, après avoir essayés toutes les autres formes de manifestations et moyens d’expression sans succès, ces ouvriers se sont attaqués au sacro-saint droit de propriété par la destruction des machines. Ils veulent interpeller le nouveau « président-banquier » Macron. Mais on voit mal ce qu’il pourrait leur apporter, étant donné sa volonté de détruire le droit du travail par ordonnances ! Comme lors de la campagne présidentielle avec les salariés de WHIRLPOOL, il leur expliquera que les capitalistes sont dans leur bon droit pour les licencier !

Tant que le capitalisme continuera à faire sa loi, d’autres affaires de ce genre se produiront car tel est le capitalisme, un système inhumain uniquement préoccupé par la quête du profit. Seule l’organisation et la convergence des luttes locales en un front commun contre l’offensive du capital pourra mettre fin à cette hémorragie. Seul l’avènement du socialisme pourra émanciper les travailleurs.

Solidarité avec les ouvriers de La Souterraine et avec tous ceux qui luttent actuellement !

 

A bas le Front des millionnaires avec sa tête Macron !

 

C’est aux travailleurs de diriger la société !

Le ROCML, 14/05/2017

Solidarité avec les ouvriers de GM&S de La Souterraine
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 18:02
  1. revenu universel, c’est la proposition qui a permis à Benoit Hamon de sortir vainqueur de la primaire socialiste. Depuis, ce « revenu » occupe une place importante dans le débat et rallie autour de lui des personnalités étonnantes, de Christine Boutin, la championne du mariage pour tous, à EELV et certains militants des Nuits Debout. Le revenu universel de Benoit Hamon, questionne une partie de la société et du mouvement ouvrier et populaire. Pourtant, cette proposition alléchante si elle était appliquée, se retournerait contre les travailleurs, tout au bénéfice du capital.

 

D’où vient l’idée du revenu universel ?

 

Cette idée du revenu universel trouve sa source sous diverses formes dans les conceptions de penseurs, de Thomas More à Fourrier, que Marx a caractérisées comme socialisme utopique. Souvent, ces écrivains constataient les injustices du capitalisme et proposaient des solutions idéalistes sans rapport avec les réalités et les fondements du système capitaliste.

 

Aujourd’hui, réactualiser ces idées du socialisme utopique comme le fait Benoît Hamon ou d’une autre manière, et de façon plus radicale, Bernard Friot est un moyen de dévoyer la lutte de classe sur des illusions. Marx a souligné cet aspect des théories type revenu universel dans le Manifeste du Parti communiste. Elles « veulent remplacer les conditions historiques de l’émancipation par des conditions tirées de leur imagination »( Marx K., Le manifeste).

 

Ces auteurs utopistes pensent qu’il est possible d’éradiquer la pauvreté, d’émanciper les travailleurs sans abolir les conditions qui créent cette pauvreté, le capitalisme. Les socialistes utopiques du XIXème siècle critiquaient tout au plus certains aspects du capitalisme. De ce point de vue, l’idée du revenu universel, même s’il est réactionnaire dans son application porte en lui une critique du capitalisme. Par exemple, Hamon met en avant le fait que son revenu universel permettrait de s’émanciper puisque non lié à un travail salarié. Il « souhaite mettre à profit la transition numérique et écologique en cours pour changer de logiciel, revendique une société "post-croissance" où le travail, se faisant rare, devra être partagé. Et où les gens ne s'en porteront que mieux, libérés de leur asservissement à un travail susceptible de "coloniser des vies et broyer des personnes » (l’express). Cependant, le revenu universel met-il un terme au travail salarié, c'est-à-dire à l’exploitation capitaliste ? Non, contrairement à ces illustres prédécesseurs du socialisme utopique qui recherchaient un autre régime économique, Benoit Hamon reste bien dans le cadre du système actuel. Sa mesure n’est pas révolutionnaire. C’est seulement une rustine sur une société qui crève sous le poids du profit. Elle ne vise pas à régler les problèmes à la racine : les causes du chômage et de la pauvreté. Au contraire, elle n’agit que sur les conséquences du chômage, des inégalités induites par le système capitaliste.

 

Si au départ, au XIXème siècle, « les auteurs de ces systèmes étaient encore révolutionnaires, leurs disciples ne forment plus en revanche que des sectes réactionnaires (…) Ils cherchent donc obstinément à émousser la lutte des classes et à apaiser les antagonismes » (Marx, Manifeste). L’idée du revenu universel est donc une utopie, un rêve irréaliste dans ce système économique, destiné à faire croire aux travailleurs qu’il est possible d’éradiquer la pauvreté, de s’émanciper sous le capitalisme, sans avoir à lutter pour le renverser. Mais en réalité, nous le verrons, le revenu universel ne peut que renforcer l’exploitation des travailleurs.

 

Prendre en compte les fondements réels de l’économie

 

Pour le comprendre il faut partir des lois économiques objectives du système de production capitaliste que Marx a découvertes et analysées.

 

La loi fondamentale est de produire pour réaliser un profit et non pour satisfaire les besoins fondamentaux de la société. Toute la production est organisée dans ce but. Comme l’explique Engels, le salarié effectue un « double travail : pendant une partie de son temps de travail, il restitue le salaire que lui a avancé le capitaliste, et cette partie de son travail est appelée par Marx le travail nécessaire. Mais ensuite, il doit encore continuer à travailler et produire pendant ce temps la plus-value pour le capitaliste, dont le profit constitue une partie importante. Cette partie du travail s’appelle le surtravail » (Engels F., Pour comprendre le capital).

Dans ce système, le profit est une loi essentielle, il sera d’autant plus grand que les salaires seront plus faibles ou que la journée de travail sera plus longue. « Le capitaliste a intérêt à faire la journée de travail aussi longue que possible. (…) Le capitaliste lutte pour son profit, l’ouvrier pour sa santé, pour quelques heures de repos quotidien, pour pouvoir, en dehors du travail, du sommeil et du manger, fournir encore une activité humaine [en famille, les loisirs, du sport, des activités intellectuelles et culturelles…] (…). Il ne dépend pas de la bonne volonté des capitalistes pris isolément qu’ils veuillent ou non s’engager dans cette lutte, car la concurrence contraint le plus philanthrope d’entre eux de se rallier à ses collègues et à faire accomplir une aussi longue journée de travail que ceux-ci »(Engels F., Pour comprendre le capital).

 

Les lois du capitalisme rendent illusoire la proposition de revenu universel comme moyen de s’émanciper de l’exploitation. Pour maintenir un profit élevé, et continuer à vivre face à la concurrence, les chefs d’entreprises tendent à réduire le salaire par rapport aux profits. Hamon fait abstraction de ses lois qui s’imposent à nous. Ainsi, cette mesure, si elle était appliquée serait un effet d’aubaine pour que le patronat baisse les salaires et que les travailleurs paient le revenu universel par le biais des impôts. Pour augmenter les salaires, il faut se battre dans les entreprises et imposer aux patrons de meilleurs salaires. Cela est un rapport de force : « Le capital ne se soucie donc nullement de la santé, de la vie de l’ouvrier à moins d’y être forcé par la société » (Engels).

 

Le revenu universel est de la poudre aux yeux des travailleurs

 

Quel est le contenu de ce revenu universel proposé par Benoît Hamon ? Il est pour le moins à géométrie variable et sa proposition ne correspond pas à un revenu universel pour tous dès son élection. Il s’échelonne en trois étapes dont la première est l’augmentation du RSA de 10% et son extension aux 18-25 ans. Son revenu universel pour tous, il le projette dans plusieurs années (quasiment à la fin de son mandat). Cela ressemble à une promesse électorale comme nous en connaissons tous à chaque élection… Rappelons-nous de la taxation des riches à 75% de F. Hollande par exemple, qui n’a jamais été appliquée ! De plus, ce revenu universel pour tous, qui est de 750 euros par mois , reste en deçà du seuil de pauvreté établi par l’observatoire des inégalités qui se situe entre 840 et 1000 euros (données de 2014) .

 

Ce revenu universel s’attaque-t-il au capital ?

 

Le revenu universel proposé par Hamon, ou par tout autre « politicien », va permettre à la classe dirigeante la mise en place d’une offensive sans précédent sur les salaires ainsi que sur le système de protection collective des salariés (sécurité sociale, chômage et retraite). Lorsque le revenu universel sera versé à une partie de la population (la plus paupérisée et la plus précaire), le gouvernement pourrait instaurer « une loi pour aider les entreprises qui embaucheraient une personne avec le revenu universel. Le gouvernement pourrait même donner des aides supplémentaires aux patrons comme ils en ont l’habitude (Crédit d’impôt, etc.), et même maintenir les droits du salarié pendant une durée déterminée, l’employeur devant faire le complément. » (FNIC CGT). Ainsi, l’employeur qui embaucherait une personne ayant droit au revenu universel n’aurait plus qu’à lui verser un complément pour qu’elle atteigne son salaire au SMIC. Autrement dit l’employeur paierait environ 800 euros par mois pour un salarié SMICard à temps plein ! Pire encore, sur les 750 euros de revenu universel, ni le salarié, ni l’employeur ne paieront de cotisations sociales ! Imaginons un instant la perte que cela représenterait pour les caisses d’allocations chômage, retraite et la sécurité sociale ! Cela sonnerait le glas du système de protection sociale collective pour les salariés! Ceci amenant par la même occasion une nouvelle division au sein de la classe ouvrière entre ceux percevant le revenu universel et ceux n’y ayant pas droit à la première étape de son application, le but recherché étant une nouvelle baisse de ce qu’ils appellent le « coût du travail ». « La bourgeoisie travaillant pour elle seule, exploitant pour elle seule, massacrant pour elle seule, il lui est nécessaire de faire croire qu’elle travaille, qu’elle exploite, qu’elle massacre pour le bien final de l’humanité. Elle doit faire croire qu’elle est juste. Et elle-même doit le croire. M. Michelin doit faire croire qu’il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui. » (Paul Nizan, Les chiens de garde).

Le revenu universel n’est pas une mauvaise chose pour le capital ! Il permettra à la bourgeoisie d’obtenir de nouvelles aides fiscales, et assurera de nouvelles baisses des salaires pour les travailleurs ! Mais tout cela dans l’intérêt commun des gens dirait alors Nizan !

 

En effet, comme le prétendent les politiciens partisans d’un revenu universel, cette aide permettrait aux exploités de pouvoir sortir du système salarié classique. Selon eux, le revenu universel serait alors un matelas de revenus permettant aux salariés de ne plus travailler afin d’avoir du temps pour « innover », « entreprendre », « travailler pour soi » … en fait être toujours exploités sous une autre forme par le capital.

 

Les travailleurs ne seraient plus liés par un contrat salarié classique tel qu’un CDI, CDD ou autre, dans une grande entreprise. Cela rejoint l’auto-entreprenariat. Un individu se lancera « à son compte », rêvant de devenir vizir à la place du vizir, et se retrouvera face à deux possibilités : soit il échouera et son activité disparaitra, et se conclura par un chômage déguisé, soit il réussira à survivre en trouvant une niche économique délaissée par les grands groupes en raison de faibles taux de profits. Cette situation épargnerait en plus à l’entreprise donneuse d’ordre d’établir des contrats en bonne et due forme, d’éviter les cotisations sociales et de respecter le code du travail. Mieux encore l’entreprise n’aurait à craindre aucune bataille revendicative et collective, ni les syndicats avec un « salariat » divisé, sans contrat, sans lien collectif. C’est exactement dans la philosophie du statut auto entrepreneur ou Uber que ces politiciens bourgeois viennent puiser pour donner l’espoir à des travailleurs d’échapper aux contraintes du travail salarié. Or, ils en sortent pour y revenir sans protection, sans moyen de se battre, sans revenu salarial minimum garanti, sans durée légale de travail, etc.

 

La réalisation de notre émancipation ne sera pas satisfaite
par une loi favorable au Capital

 

 

Le revenu universel, en tant que possibilité de trouver une activité en marge du salariat, permet à tout un chacun de rêver de s’extirper du monde du travail, de toutes ses contraintes. Mais c’est une chimère, il propose finalement aux travailleurs d’être liés à un patron d’une nouvelle manière. « Nouvelle » n’est pas exactement le terme approprié puisqu’être dépendant d’un patron sans garantie de revenu minimum, d’un temps de travail maximum, sans aucune protection ni individuelle, ni collective, sans aucune possibilité de se défendre collectivement, c’est en fait, revenir au capitalisme du 19ème siècle.

Il faut au contraire exprimer cette aspiration à sortir de ce système salarial du capitalisme par la voie de la lutte collective qui n’aboutira pas par une loi mise en place par le capital mais par la destruction même de ce dernier, responsable de tous les maux de notre société.

 

Aucune loi ne pourra répondre aux grandes exigences du prolétariat. Toute loi du Capital ou de la bourgeoisie détournera les travailleurs de leurs revendications initiales.

 

 

Le revenu universel n’est autre que de la poudre aux yeux pour les travailleurs et une opportunité pour le capital d’améliorer son exploitation du travail.

 

 

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 21:13

Article du journal la VDC à retrouver ICI

Pour la première fois dans l’histoire récente de la République la campagne électorale ne se déroule pas sans risque pour la domination politique de la bourgeoisie sur les travailleurs et sur la société.

La République démocratique est la « meilleure forme politique possible du capitalisme »« la forme accomplie de la domination de la bourgeoisie » en tant que classe sur les autres classes sociales, pour la domination du capital sur le travail. « Le capital y assoit son pouvoir si solidement, nous dit Lénine, « que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis dans la république démocratique bourgeoise ».

Les autres formes d’Etat, autocratique, dictature militaire ou monopolisation du pouvoir par une fraction donnée de la bourgeoise qui réduisent les droits démocratiques se sont révélées un frein à la libre concurrence des capitaux et entrainé la révolte des peuples, le « printemps arabe » en est l’illustration récente.

En même temps, un autre aspect de la République bourgeoise est qu’elle est le  terrain » ou « la lutte de classe se débarrasse de ses dernières entraves et où se prépare son terrain de lutte » . Dans cette République Démocratique la bourgeoise ne peut gouverner sans l’appui des travailleurs  et le système électoral est une pièce maitresse pour assurer à la bourgeoise la domination politique des travailleurs en assurant la direction des affaires de l’Etat.

Ainsi les « citoyens », quelle que soient leur origine de classe sont appelés régulièrement à élire « démocratiquement » (du point de vue bourgeois) leurs représentants et à leur déléguer tout pouvoir pour un certain nombre d’années jusqu’aux prochaines échéances électorales.

 Dans ce système, dans toutes les démocraties modernes bourgeoises sont réalisées les conditions véritables  de la domination de classe bourgeoise toute entière deux partis luttant pour avoir le pouvoir et devenant à tour de rôle gouvernement et opposition. En France c’est le système de l’alternance, deux grands partis dits de gouvernement, l’un à droite de l’échiquier politique, l’autre à gauche. Tous les deux, quelle que soit la politique plus ou moins sociale menée, se partagent le pouvoir et restent des gérants loyaux du capitalisme selon les parole de Léon Blum dirigeant de la SFIO (ancêtre du PS).

Mais l’aggravation des contradictions du système capitaliste, la concurrence internationale, la difficulté de valorisation du capital, surtout depuis la crise de 2008, ont conduit les gouvernements de droite puis de gauche à s’en prendre aux conditions de vie des travailleurs. Conséquence, la lutte de classe s’est radicalisée en témoigne la longue lutte nationale contre la loi travail. Le rejet des politiciens corrompus s’est amplifié, « le parti » de l’abstention est devenu le premier parti de France et les contradictions entre les personnels politiques plus ou moins représentatifs de fractions de la bourgeoisie se sont développées.

On peut en juger sur les divergences de politique internationale, sur l’attitude envers Moscou, Pékin, dans le conflit syrien…, sur la loi travail.  Des regroupements à la droite du Parti républicain et à la gauche du PS ont grandi en influence et menacent le système d’alternance entre le parti LR et le PS. Des tentatives de recomposition de pôles attractifs à droite comme à gauche sont en cours. Et en particulier une opération de revalorisation de la social-démocratie dans le PS ou en dehors se profile (Mélenchon, Hamon). La décomposition des partis de gouvernements conduit à déplacer les frontières entre droite gauche et extrême droite mais en préservant le système d’alternance nécessaire.

Maintenir parmi les travailleurs l’illusion  que c’est par les élections qu’ils peuvent agir politiquement et choisir « démocratiquement », en toute liberté un candidat qui mènera une politique en leur faveur, est vital pour la bourgeoisie. Aussi elle voit avec effroi la machine électorale se gripper, ce qui peut ébranler sa domination politique en dévoilant le caractère fictif de « leur démocratie »

Le système des primaires, inspiré plus ou moins du système américain a été mis en place pour tenter de redonner plus d’intérêt aux élections présidentielles. Il a pu donner l’illusion que le « peuple de droite et de gauche »peuvent choisir librement, démocratiquement leur candidat mais en fait il a révélé toutes les turpitudes des principaux partis de la bourgeoisie.

Mais peu importe pour la classe dominante qu’un grand nombre de travailleurs n’aille plus voter (car contrairement à ce qui est dit ils ne se tournent pas massivement vers le FN, mais s’abstiennent). En effet l’abstention aujourd’hui est une forme de rejet de la politique en général, de passivité politique et ne conduit pas à une prise de conscience anticapitaliste et cela la bourgeoisie s’en accommode parfaitement. Ces abstentionnistes sont mis au banc de la société, ce sont de mauvais citoyens qui ne doivent pas se plaindre puisqu’ils n’ont pas voté !

La situation objective ne joue plus en faveur de la bourgeoisie, les fissures du système électoral en sont le reflet. Il est fini le temps où elle pouvait faire des concessions aux travailleurs en utilisant le courant réformiste social-démocrate pour faire illusion. Elle n’en a plus les moyens et bien au contraire elle n’a d’autre issue que de renforcer l’exploitation des prolétaires, de renforcer la dictature du capital. Quel que soit le candidat qui sera porté aux plus hautes responsabilités de la République, les travailleurs n’auront d’autre choix que de se battre. Et dans cette lutte, ils prendront conscience, qu’ils n’ont d’autre alternative que de prendre le pouvoir en tant que classe et instaurer leur République socialiste. Les véritables communistes en participant à ces luttes ont pour devoir de faire que cette alternative devienne l’objectif des éléments les plus combattifs de la classe.

ROCML

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 09:05

Le vendredi 7 avril 2017, à la stupeur générale, on apprenait que l’armée américaine venait de frapper massivement (plus de 50 missiles tirés) une base de l’armée syrienne.

Cet évènement constitue un grave danger pour l’ensemble des travailleurs de la planète car il peut être le déclencheur d’un conflit qui embrasserait l’ensemble du Moyen-Orient voire le monde entier du fait des blocs d’alliance et du nombre de pays engagés dans la guerre en Syrie. En effet depuis près de 6 ans ce pays est devenu le théâtre d’un affrontement inter-impérialiste entre d’un côté les forces occidentales (USA, Europe) et leurs alliés Turc, Israélien, Saoudien opposés aux forces du camp russe (Iran, régime de Bachar al Assad, Chine…). Des dizaines de milliers de mercenaires et fanatiques ont été envoyés en Syrie par les puissances occidentales et les pétro-monarchies réactionnaires du Golfe pour renverser le régime syrien, allié de la Russie. En réponse cette dernière est intervenue directement dans le conflit pour conserver ses intérêts dans la région et notamment ses bases militaires.

Face à la déconfiture de leurs vassaux islamistes les puissances occidentales ont déjà essayé par le passé de manipuler l’opinion pour justifier une intervention militaire au sol et déclencher une guerre totale. Cette agression du vendredi 7 avril a été justifié comme des représailles à une attaque au gaz sarin menée par les troupes de Damas contre un fief djihadiste dans la province d’Idleb quelques jours auparavant. Rappelons-nous qu’en 2013 le va-t’en-guerre Hollande voulait déjà frapper le régime syrien en « punition » d’une attaque au gaz dans la banlieue de Damas. De nouveau les responsables politiques français (Hollande, Macron, Hamon…) ont donné dans le bellicisme outrancier en saluant la décision de Donald Trump, alors qu’il y a peu encore ils le traitaient d’instable ou de fou ! Le président américain a démontré qu’il était un loyal représentant des intérêts de la bourgeoisie américaine et non un dirigeant « antisystème » en rupture avec la politique impérialiste des USA au Proche-Orient.

Il est du rôle des communistes d’alerter les travailleurs sur les dangers de déclenchement d’un conflit de grande ampleur. De longue date le mouvement communiste international a combattu pour la paix entre les peuples. Les prolétaires qu’ils soient américains, français, russes ou syriens n’ont rien à gagner d’un conflit militaire entre leurs Etats, ni aucun autre prolétaire dans le Monde. Les atrocités de la guerre en Syrie et la présentation qui en est faite par nos médias ne doivent pas nous laisser dupe sur la finalité de cette campagne de désinformation. Pour le parti de la guerre, il ne s’agit pas de s’apitoyer sur le sort des civils mais de justifier une intervention impérialiste qui n’apportera aucune solution au peuple de Syrie et au contraire accentuera son malheur et sa souffrance. Comment les Américains, qui ont détruit plus de vies que n’importe quel autre pays dans la région, pourraient se présenter comme les défenseurs des civils opprimés et gazés ?

C’est sur ces bases que le ROC-ML condamne cet acte de guerre des Américains et les discours belliqueux de nos hommes politiques qui, en cette campagne présidentielle, cherchent à conditionner l’opinion dans l’éventualité d’un conflit qui servirait les intérêts des impérialistes et des monopoles.

C’est le système capitaliste-impérialiste qui plonge le monde dans la guerre et la barbarie !

A BAS LES ETATS IMPERIALISTES SOURCE DES PILLAGES ET DES GUERRES

SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES EN LUTTE POUR LEURS DROITS DEMOCRATIQUES ET NATIONAUX

 

Le 8 avril 2017

ROCML

Roc.ml@laposte.net

www.rocml.org

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 09:15

Samedi 4 mars aura lieu une réunion débat sur les élections présidentielles, à Pau à 18 h (salle recaborde, quartier du Hédas, se garer place Verdun)

 

Il sera suivi d'un apéritif dinatoire autour d'une exposition sur les femmes dans la lutte. 

Réunion Débat sur les élections présidentielles à Pau
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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 10:15

ELEVONS LES LUTTES VERS UNE CONSCIENCE DE CLASSE ANTICAPITALISTE

Source: http://rocml.org/wp-content/uploads/2016/09/vdc-_huma_16.pdf

 

   L’été est passé et la rentrée s’annonce chaude. La manifestation de la CGT contre le meeting de rentrée du gouvernement l’a montré. De son côté, le gouvernement n’est pas en reste : en arrêtant deux cégétistes à leur domicile, Hollande montre que la rentrée se fera sous le signe de la répression syndicale. Le pouvoir capitaliste a peur d’une reprise du mouvement du printemps 2016 contre la loi El Khomri. Non la lutte des classes n’est pas périmée ou dépassée. L’heure est donc de nouveau à la mobilisation et à l’action contre cette loi et son application. Cela passe par l’unité de tous les travailleurs avec à ses côtés les jeunes des milieux populaires, les lycéens et étudiants. Notre cible est claire : la loi El Khomri et toutes les lois anti-ouvrières mises en place par les différents gouvernements qui se succèdent. En gros, il faut s’opposer à l’actuelle offensive du capital contre les travailleurs.

 

 

Lutter, renforcer nos organisations de lutte

et notre conscience de classe

 

   Nous devons continuer à nous mobiliser, et ce dès le 15 septembre. En même temps, la force de ce mouvement repose sur l’existence de bases syndicales fortes (dockers, raffineries, …). Le devoir de chaque militant est donc de renforcer, d’élargir les bastions syndicaux et d’en développer ailleurs, là où il n’y en a pas.

   La lutte contre le gouvernement Hollande est d’une grande ampleur. La CGT a joué un rôle d’impulsion important pour permettre la lutte en développant un cadre dans lequel les travailleurs pouvaient se mobiliser. De ce point de vue, la pression des bases syndicales et du 51ème Congrès ont joué un rôle essentiel. Pour la première fois depuis 1981, le mouvement ouvrier ose combattre un gouvernement de gauche. C’est une bonne chose. Les éléments combattifs chez les travailleurs ont donc bel et bien pris conscience de leurs intérêts de classe immédiats. Même si la conscience de classe n’est pas encore une conscience anticapitaliste, cherchant la rupture avec le capitalisme, le mouvement ouvrier a repris le chemin de la lutte. Nous savons tous que c’est par le rapport de force, et pas par quelconque manœuvre électorale que nous obtiendrons le succès. Et tous ceux qui participent aux manifestations sont déterminés à poursuivre la lutte, malgré les pressions et répressions.

   Pour gagner la conscience de classe doit faire un bond. L’expérience de ce mouvement a mis en relief la véritable nature de l’Etat, c’est-à-dire un instrument au service du capital. La police a réprimé les manifestations en gazant, fouillant chaque manifestant. La justice a condamné des militants à des peines parfois graves, a permis des licenciements de grévistes. L’appareil d’Etat sous le capitalisme n’est pas notre allié ! On n’est pas allié avec ce qui nous réprime. Il sert au maintien d’un ordre capitaliste, à appliquer la régression sociale pour la majorité du peuple.

   De leur côté, les forces réformistes ne sont pas une alternative face au gouvernement PS. Lors de la manifestation interdite, un véritable parti des travailleurs aurait pris la responsabilité de braver l’interdit plutôt que de laisser la CGT gérer seule le problème en première ligne. Oui il faut renforcer les organisations syndicales mais cela ne suffit pas. Les communistes doivent mettre en avant l’idée que sans une organisation politique indépendante et au service des travailleurs, organisant la lutte classe contre classe, il n’y aura pas d’issue positive possible aux luttes, dans la durée.

 

 

 

Renforcer la lutte idéologique de la classe ouvrière

Résister à l’offensive idéologique bourgeoise

 

 

Pendant tout l’été, l’appareil médiatique et politique de la bourgeoisie nous a assommé de son refrain sur le « burkini ». Le gouvernement a repris l’offensive idéologique et répressive qui se développe depuis 2015. Il crée un engrenage de racisme et de division des travailleurs en stigmatisant une partie des travailleurs. Cette offensive est orchestrée par les forces de la bourgeoisie, du PS au FN. Et maintenant que surgissent des déchainements de haines anti-musulmans voire des violences racistes, le PS appelle au « calme » et à éviter les « amalgames ». Mais qui a diffusé pendant deux mois la haine des musulmans si ce n’est Valls et ses acolytes ?

   Pourquoi faire des musulmans un ennemi intérieur ? Parce que l’Etat a besoin du racisme et de la xénophobie pour diviser les travailleurs, créer un climat de peur pour éviter leur unité dans la lutte contre ce gouvernement. Ce climat de peur sert aussi à justifier les guerres de pillage au Moyen-Orient. Derrière le burkini se cacherait DAESH. Bien sûr c’est un argument de division. La France est l’alliée des pétromonarchies islamistes du Golfe et a soutenu, armé en Syrie des groupes islamistes tels que Al Nosra, la filiale d’AlQaeda. Hollande pense que le processus de paix passera « par les pays du Golfe avec qui nous avons tissé des liens des relations de confiance » (L’Huma, 1/09/16).

 

   En même temps, le gouvernement mène campagne tambour battant pour encaserner la jeunesse dans sa réserve citoyenne ou militaire. Cet esprit de caserne doit être combattu. Il vise avant tout à militariser la société et à soutenir les guerres impérialistes injustes à l’extérieur et à instaurer sur le territoire national un climat répressif, utilisable contre le mouvement ouvrier. N’oublions pas que lors des dernières manifs contre la loi El Komri, les CRS étaient armés de fusils. Au contraire de ce que fait la bourgeoisie, les communistes doivent insuffler à la jeunesse l’esprit de solidarité de classe et d’amitié entre les peuples. Cela passe par la participation aux luttes du mouvement ouvrier. C’est le seul remède à l’esprit de caserne.

 

Le ROCML appelle les travailleurs à se mobiliser dès la rentrée, à coordonner leur lutte contre la loi El Khomri et toutes les lois anti-ouvrières, à défendre leur liberté syndicale.

Il appelle à la nécessité de bâtir un parti politique indépendant de la bourgeoisie qui ait pour but de renverser le capitalisme responsable de la casse des droits des travailleurs et des guerres dans le monde. Il faut une force indépendante des réformistes qui ne cède pas à la pression de la bourgeoisie comme les députés Front de Gauche l’ont fait en votant l’état d’urgence en novembre 2015.

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Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans politique communisme fdg mélenchon pcf
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 11:48

Depuis les attentats de janvier et novembre 2015, l’État utilise la menace terroriste pour renforcer les mesures réactionnaires. L’État d’urgence est prolongé de 6 mois. Dans cette situation, le gouvernement en profite pour accentuer l’offensive du capital contre les travailleurs. Que ce soit un gouvernement de gauche qui orchestre cette offensive n’est pas un paradoxe. La fonction même de l’État capitaliste, qu’il soit géré par la droite ou par la gauche est de servir la classe économiquement dominante de la société. Le PS assure ce rôle avec application. Aujourd’hui l’illusion d’un « Etat providence » soucieux des intérêts des travailleurs vole ainsi en éclat.

La situation internationale et nationale conduit en effet la bourgeoisie à renforcer son oppression socio-économique et son emprise politique et idéologique. Elle n’a pas d’autre logique que de faire supporter aux travailleurs le fardeau de la crise de son système d’exploitation de l’homme par l’homme. Les prolétaires, l’ensemble des travailleurs peuvent et doivent s’y opposer en tant que seule classe révolutionnaire et arrêter le bras meurtrier du capital.

Une aggravation réelle de la situation internationale

Contrairement à une idée que veulent diffuser les médias bourgeois, la guerre ne s’est pas déclenchée le 13 novembre 2015, au soir des attentats. Cela fait bien longtemps que ceux qui dirigent la France font la guerre en Afrique et au Moyen Orient. Ce qui est en jeu, ce ne sont pas les droits de l’Homme ou l’amour de la liberté. Ces prétextes servent à faire accepter la guerre auprès du peuple de France. Qui accepterait en effet les guerres si les dirigeants impérialistes en avouaient leurs véritables objectifs ? En réalité, la France est en guerre afin de défendre les intérêts de l’État impérialiste (des grands monopoles d’État et privés présents en Afrique et au Moyen Orient) pour les sphères d’influence, les ressources de matières premières, la sécurité et le contrôle des routes commerciales. Ces ressources de plus en plus convoitées font l’objet d’une lutte pour leur partage entre les grandes puissances qui dominent économiquement le monde : États-Unis, Chine, Russie, France, Angleterre… Intervention au Mali pour protéger les intérêts d’Areva et de l’uranium, intervention en Libye pour obtenir du pétrole, des contrats de reconstruction (le pays est d’ailleurs laissé à feu et à sang) et affirmer la puissance politique, économique, culturelle de l’État impérialiste français. La liste est longue.

Le Moyen-Orient (Syrie, Irak) et l’Europe de l’Est (Ukraine) sont les deux régions où la lutte pour les zones d’influence devient de plus en plus intense. Ces tensions sont d’autant plus accentuées par les effets de la crise capitaliste : chaque puissance cherche à sécuriser ses approvisionnements en matières premières, à vendre ses marchandises surproduites… Cette concurrence de plus en plus aiguë voit s’affronter deux « camps » impérialistes : d’un côté, la Russie et la Chine (avec leurs alliés locaux : la Syrie, l’Iran), de l’autre, les États-Unis, l’Union Européenne (dont la France) avec leurs alliés locaux : la Turquie, l’Arabie Saoudite, Israël… Ces guerres montent en tension. Non seulement le camp des impérialistes occidentaux a cru bon d’utiliser les forces islamistes pour renverser Assad. En finançant et en armant les islamistes, les Occidentaux ont créé des monstres qui servent leurs intérêts (encore aujourd’hui avec le Front Al Nosra, branche d’Al Qaïda) ou ont échappé en partie à leur contrôle (DAESH). Contrairement à des idées reçues, il ne s’agit pas d’une guerre entre islamistes soutenus par l’Occident, et laïcs dont la Russie serait le défenseur. Les impérialistes financent ceux qui servent leurs intérêts et ne se soucient pas des questions religieuses ou de laïcité. Seuls comptent pour eux les profits que vont produire l’installation de leurs entreprises. Ainsi, alors qu’ils finançaient les talibans contre les Soviétiques, les États-Unis ont aussi soutenu le régime laïc de Saddam Hussein dans les années quatre-vingt pour contrer l’influence de la « révolution » islamique iranienne.

Les puissances impérialistes ont fait du Moyen Orient leur terrain de d’affrontement. Pour cela, elles sont prêtes à manipuler les peuples pour parvenir à leurs fins. Aujourd’hui, le risque d’embrasement, d’une « troisième Guerre Mondiale » comme le dit Sarkozy est bien réel. Mais il ne s’agit pas comme il le fait croire d’une guerre contre le djihadisme. La presse le relate quotidiennement : les tensions montent au Moyen Orient avec le risque de dégénérer en guerre car il se produit des incidents entre les deux camps impérialistes. Lorsque la Turquie a abattu un avion russe, lorsque l’Iran a intercepté deux navires US, les risques se sont accentués. En réalité, toutes les grandes puissances ont rassemblé leurs flottes en Méditerranée. Cela n’est pas annonciateur de bonnes nouvelles pour les travailleurs et les peuples.

C’est en partie pour ces raisons que le gouvernement Hollande entretient depuis les attentats de novembre un climat de guerre et de suspicion à l’intérieur du pays. L’état d’urgence et les mesures qu’il porte permettent de donner les mains libres au gouvernement et à l’armée pour agir à l’extérieur, sans contestation intérieure. Il a aussi besoin de mobiliser des forces pour poursuivre ses guerres à l’extérieur car ces guerres nécessitent la présence en France d’une chair à canon, c’est-à-dire de jeunes prêts à mourir pour la « cause ». Peu de jeunes sont actuellement prêts à mourir « pour la nation ». L’État utilise son appareil idéologique pour mobiliser après les attentats, avec des pubs guerrières ou encore son « service civique ». Pour l’instant, il n’a pas réussi à créer un esprit de caserne dans la jeunesse.

Une offensive du capital à l’intérieur de la France

Le gouvernement ne se contente pas d’agir sur la situation extérieure. La crise que traverse le capitalisme oblige la bourgeoisie à renforcer sa domination sur les travailleurs. Au vu du contexte international, du ralentissement (épuisement) de la croissance chinoise qui tirait l’ensemble du monde capitaliste, cette tendance se renforcera encore davantage. Les transnationales françaises pour rester compétitives et préserver leurs profits à l’échelle mondiale, comptent sur les mesures de Hollande, Macron, Valls. Les contre-réformes de l’État visent à augmenter l’exploitation des travailleurs (accroître l’extorsion de plus-value absolue et donc les profits) : augmenter la durée de travail, son intensité, diminuer les salaires et prestations sociales. C’est le sens de l’ANI, du CICE, de la loi Macron. Hollande fait bien son travail… pour les intérêts du capital ! Les partis bourgeois (PS, UMP, FN) au service du capital assument leur mission. Les économistes disant le contraire sont « atterrants » ou alors cela reviendrait à dire qu’un autre capitalisme est possible. C’est une tromperie. Il ne faut pas partir du monde tel qu’on voudrait qu’il soit mais tel qu’il est pour le transformer. Ce constat est primordial aujourd’huipour tout communiste afin de comprendre et trouver des solutions pour notre camp.

Seulement, face au train de mesures en faveur de la bourgeoisie, le prolétariat, certes n’oppose pas une résistance à la hauteur des enjeux, mais ne reste pas non plus les bras croisés. Si les grèves restent à un niveau faible quant à la participation des masses ouvrières en 2015, l’intensité et la force des grèves menées se sont accrues là où elles sont apparues. Surtout, la base militante syndicale qui mène les luttes refuse les mesures nationales du gouvernement et interpelle les partis réformistes comme le PCF sur leurs liens avec le PS. L’épisode de la lutte des Air France a rappelé à la bourgeoisie que son pouvoir ne serait pas éternellement maintenu. Ce dynamisme de classe inquiète le pouvoir. Cependant, il manque encore une coordination des luttes pour faire des luttes partielles, isolées, une lutte générale contre le capitalisme. La lutte des Air France et Goodyear donnent néanmoins une impulsion en ce sens. Pour ces raisons, l’offensive économique du capital s’accompagne désormais d’une attaque idéologique et répressive envers la classe ouvrière. Les attentats ont servi de prétexte pour briser toute volonté de contestation : unité nationale derrière le drapeau de la bourgeoisie, état d’urgence, déchéance de la nationalité…Le gouvernement a deux cordes à son arc. La première est la division de classe par la répression. Les militants écologistes mis en résidence surveillée lors de la COP21, la condamnation à de la prison ferme pour les syndicalistes CGT de Goodyear, l’attaque systématique contre la CGT servent à intimider le mouvement ouvrier, à casser dans l’œuf toute tentative de résister sur une base de classe. Le but recherché est de sanctionner les luttes de la classe afin d’empêcher les luttes. La déchéance de nationalité s’inscrit quant à elle dans un contexte de dynamique chauvine, raciste et réactionnaire du capital. C’est la deuxième corde à l’arc de la bourgeoisie. Ils’agit de diviser les travailleurs en créant des différences juridiques entre Français et immigrés et leurs enfants. Cette dynamique existe par le renforcement idéologique du Front National et la faiblesse de la classe ouvrière. L’appareil d’Etat et les médias à son service utilisent les préjugés des masses pour mobiliser derrière eux le peuple. Cela avait marché le 11 janvier, notamment dans les couches petites bourgeoises. Cependant, malgré tous leurs efforts, ils ont aussi constaté qu’ils peinaient à mobiliser les foules derrière leurs perspectives : Qui a attaché son drapeau à la fenêtre chez les travailleurs ? Ils pouvaient se compter sur les doigts de la main…

Avec son arsenal répressif et sa pression idéologique contre le camp des travailleurs, le gouvernement espère avoir les mains libres pour mener ses guerres à l’extérieur et pour imposer ses conditions d’exploitation capitaliste à l’intérieur.

REPOUSSER L’OFFENSIVE DU CAPITAL

DONNER DES PERSPECTIVES ANTICAPITALISTES A NOS MOBILSIATIONS

C’est le capitalisme qui entraîne le peuple dans la misère et la guerre. Le PS au pouvoir prend les mesures qui permettent à la bourgeoisie française de préserver ses profits dans le cadre de ce système. Les travailleurs comprennent de plus en plus que le gouvernement mène une politique à l’encontre de leurs intérêts. Tout comme Les Républicains, le PS sert lui aussi la classe capitaliste. Cela fait d’ailleurs bien longtemps. D’ailleurs ce n’est pas la première fois que les socialistes mettent des syndicalistes en prison. En 1948, alors que le PS est aux affaires, le ministre de l’intérieur, Jules Moch, de l’époque avait envoyé les CRS et même l’armée pour mater la grève des mineurs. Des syndicalistes avaient alors été condamnés à de la prison. Le capital sait depuis longtemps que le parti socialiste ne gêne pas ses intérêts. Au contraire, il est un bon gestionnaire du capitalisme pour attaquer les travailleurs et renforcer les positions de l’impérialisme français. C’est pour cela que les travailleurs doivent riposter à chaque réforme réactionnaire mise en place par ce gouvernement, dénoncer son rôle et sa nature bourgeoise.

L’épouvantail du fascisme brandi à chaque élection n’est pas d’actualité car le jeu du parlementarisme n’est pas épuisé. La bourgeoisie a encore des solutions dans le cadre de la démocratie bourgeoise pour maintenir sa domination. Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas combattre le FN. Il faut le combattre mais sur des positions de classe. La meilleure réponse à l’offensive du capital est dans le développement des luttes, non dans le vote pour les partis qui nourrissent le FN depuis 30 ans. Le réformisme qui capitule devant l’état d’urgence étant incapable de créer une force politique indépendante et alternative laisse le champ libre à cette offensive réactionnaire et désarme les travailleurs : Il laisse le terrain aux forces réactionnaires et donc n’est pas la solution. Celle-ci réside dans les initiatives qui commencent à s’organiser contre l’état d’urgence, la guerre et la répression. Les militants communistes doivent participer à ces initiatives. Ils doivent y porter des positions de classe anticapitalistes en y expliquant la situation politique actuelle et en combattant les idées réformistes qui n’ont jamais rien produit pour combattre le capitalisme. Les communistes doivent occuper le terrain de la lutte sur des bases anticapitalistes.

La CGT, est une des cibles de l’offensive du capital. Dans la situation concrète actuelle, elle est la seule organisation des travailleurs, poussée par les syndicalistes et les syndicats des entreprises, où peut s’organiser la résistance. Pour réussir à avoir du poids, être écoutés, les communistes doivent être engagés dans la lutte quotidienne de la classe ouvrière et plus particulièrement dans les syndicats. C’est en liaison avec les luttes de la classe que les communistes pourront amener des propositions politiques et anticapitalistes. C’est donc en créant un courant d’idées communistes dans la classe, dans le travail quotidien, dans les luttes, les débats, que les communistes peuvent progresser vers la création d’un Parti communiste. Les communistes doivent être conscients des tâches immenses qui les attendent. Ils doivent garder confiance dans les capacités de la classe ouvrière à surmonter ses faiblesses. Il n’existe pas d’autre chemin pour empêcher la bourgeoisie de mener son offensive. De l’organisation et de la riposte de la classe ouvrière, dépend la réussite ou l’échec de l’offensive réactionnaire du capital.

PARTOUT OU NOUS SOMMES, COMBATTONS LA GUERRE ET LES EFFETS DE LA CRISE DU CAPITALISME !

REFUSONS TOUTE UNITÉ NATIONALE AVEC NOS EXPLOITEURS !

À L’OFFENSIVE DU CAPITAL, IMPOSONS NOS INTÉRÊTS DE CLASSE!

ORGANISONS LA RIPOSTE, CLASSE CONTRE CLASSE !

ROCML, le 1er février 2016

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 08:53

Le n°13 de la voix des Communistes est dans les kiosques, n'hésitez pas à commander la version papier à rocml@laposte.net

 

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