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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 08:55

Editorial de la VDC N°17

La loi El Khomri est passée. Le 8 Août, en pleine période des congés. Après un formidable mouvement de mobilisation populaire étalé sur plusieurs mois.

Les travailleurs ont-ils pour autant subi un échec ? Oui, par rapport à l’objectif, le retrait total du projet de loi. Non, si l’on mesure tous les progrès accumulés dans la conscience politique des ouvriers et des autres couches de travailleurs et de la jeunesse. Non également, quand on considère le détermination intacte des dizaines de milliers de manifestants présents dans la rue le 15 septembre. Le potentiel de lutte est vivant et nombreux sont les militants qui se posent la question : « et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? Comment on continue ? » Il n’est pas possible d’apporter des recettes à ces interrogations. Les luttes ne se décrètent pas. Ce qui est sûr, c’est que c’est sur le terrain, face aux situations concrètes qu’elles vont être posées, débattues et qu’elles vont ouvrir la voie de nouvelles luttes.

L’organisation syndicale sera le cadre naturel de ces débats. « Comment empêcher l’application de la loi El Khomri »  sera le sujet central des discussions. Mais pas seulement. D’autres attaques du patronat vont survenir. Le cas d’Alsthom-Belfort en est un exemple. La classe ouvrière doit rester vigilante, mobilisée avec ses organisations de classe, en ayant en tête les leçons tirées d’un printemps de lutte contre la loi El Khomri.

Nous sommes entrés en effet dans un contexte électoral que  l’ensemble des partis va utiliser pour dévoyer les travailleurs du terrain des luttes pour les ramener dans la voie des illusions électorales. Ils vont rivaliser en prétendant chacun détenir les solutions pour relancer l’économie et l’emploi. Tous vont promettre des baisses d’impôts, Tous vont prétendre avoir la solution contre le terrorisme, pour assurer la sécurité et arrêter l’immigration. Tous vont tenter de flatter mieux que les autres l’identité française et de justifier au nom de la défense des libertés les interventions meurtrières de l’armée française en Afrique et au proche et moyen orient…

MAIS DE LA GAUCHE DE LA GAUCHE (MELENCHON) AU FRONT NATIONAL, (EN PASSANT PAR LE PS, LR, LES VERTS, LE MODEM…) AUCUN NE REMETTRA EN CAUSE les causes réelles du chômage, de la misère, de l’insécurité, de l’immigration, des guerres, c’est-à-dire la crise générale du système capitaliste impérialiste mondial et toutes ses conséquences (délocalisations, restructurations, guerres…). AUCUN NE DIRA QU’IL FAUT EN FINIR AVEC CE SYSTEME QUI CREE LA MISERE ET LES GUERRES. Les prétendues solutions qu’ils avanceront ou bien assumeront avec cynisme la nécessité de défendre l’économie capitaliste, ou bien proposeront des recettes illusoires pour la classe ouvrière et le peuple, mais tout à fait acceptables voire bénéfiques pour la bourgeoisie capitaliste nationale (Voir l’article sur ALSTOM).

Le battage électoral qui va submerger les médias tentera d’amener l’électorat populaire à choisir s’il y a un candidat meilleur ou moins pire que les autres. Cela sera-t-il efficace ? Notre peuple a fait l’expérience et est sorti politiquement aguerri des mois de lutte contre la loi El Khomri. Pour une majorité de travailleurs, le parti socialiste est apparu comme un parti antidémocratique et antipopulaire. Il mérite d’être combattu et battu. LR affiche ouvertement sa nature réactionnaire grande-bourgeoise. Il doit aussi être combattu et battu. LE FN et Marine Le Pen dont le fonds de commerce repose sur le chauvinisme,  la xénophobie populiste et la défense des secteurs nationalistes de la petite, moyenne et grande bourgeoisie, ils doivent aussi être combattus et battus ! Et les autres ? Une partie des travailleurs anticapitalistes seront peut-être tentés au premier tour par un candidat situé à la gauche du PS. Chaque travailleur jugera avec son expérience et sa conscience politique. Mais pour nous, aucun candidat ne représentera une perspective crédible pour la classe ouvrière. Et il en sera ainsi tant que notre classe n’aura pas comme alternative le renversement du système capitaliste, un pouvoir populaire, et l’édification d’une autre société socialiste-communiste. Et cela passe la construction d’un camp ouvrier populaire conduit par un véritable parti communiste.

Pour le ROCML, ces élections présidentielles de 2017, pas plus que les précédentes, ne changeront quoi que ce soit dans les stratégies antipopulaires de l’Etat capitaliste. Quel que soit celui qui l’emportera, elles n’apporteront aucune amélioration aux conditions de travail et d’existence des ouvriers et du peuple travailleur. On peut même parier le contraire !

DEVELOPPONS LES LUTTES DE CLASSE !

 RENFORCONS L’ORGANISATION SYNDICALE SUR LA LIGNE CLASSE CONTRE CLASSE !

 CHASSONS LES ILLUSIONS SUR L’ETAT CAPITALISTE ET SES GERANTS POLITIQUES SUCCESSIFS !

COMBATTONS LES GUERRES EXTERIEURES DE L’IMPERIALISME FRANÇAIS !

PROGRESSONS DANS LA CONSTRUCTION D’UN PARTI COMMUNISTE VERITABLE !

TELLE EST LA LIGNE DU ROCML  POUR QUE LE PEUPLE AVANCE DANS LA SOLUTION DE SES DIFFICULTES !

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 21:42

Le dernier épisode électoral des régionales est clos. Les électeurs ont départagé les candidats et les partis. Vu le système électoral actuel (scrutin majoritaire sur deux tours) le PS et l’alliance LR (ex-UMP) –UDI-Modem se partagent toutes les nouvelles régions. Cinq pour le PS et sept pour la droite LR-UDI dans la France métropolitaine. Cette rafle se fait au détriment du Front National qui n’est pas parvenu à s’imposer dans les deux grandes régions où il aurait pu l’emporter si le jeu politique entre la droite et la gauche ne l’avait mis en minorité. Au total, la droite sort gagnante, la gauche est en échec, le FN reste coincé au portillon. Ainsi, se réalise le scénario classique de l’alternance droite gauche tel qu’il est programmé par le système électoral de la Vème république.

 

Malgré leur caractère ordinaire, ces élections méritent quand même quelques observations, car elles constituent un baromètre des tendances politiques dans la période actuelle.

La première observation, c’est la déroute, au premier tour, des listes du parti socialiste. Deux ans et demi après la victoire du PS aux présidentielles et aux législatives de 2012, et malgré les postures présidentielles de François Hollande suite aux attentats de janvier et novembre, le PS a déjà perdu une grande partie de sa crédibilité. « Ils n’ont rien changé », « ils ne tiennent pas leurs promesses » sont les réactions des gens du peuple qui avaient espéré un changement en votant Hollande en 2012.

 

La seconde observation, c’est qu’au premier tour, la droite LR-UDI-Modem n’a pas tiré profit de la déroute du PS en n’arrivant en tête que dans quatre régions. Les électeurs déçus par le PS n’ont pas oublié le temps où c’est Sarkozy qui gouvernait.

La troisième observation, c’est la montée importante du Front National, arrivé en tête dans sept régions, atteignant plus de 41% des voix en région Nord-Pas de Calais Picardie et en Provence Côte d’azur. C’est le FN le grand gagnant du premier tour. En l’absence d’une alternative anticapitaliste, le FN a rassemblé avec sa démagogie populiste les voix de beaucoup de déçus de l’alternance droite-gauche, sur une base réactionnaire et xénophobe.

 

La quatrième observation : Au deuxième tour, tout rentre dans l’ordre… institutionnel : Le FN est battu partout. Le PS et l’alliance LR-UDI-Modem se partagent les grandes régions selon leur rapport de force politique actuel.

Que s’est-il passé entre les deux tours ? Tous les partis, de la gauche de la gauche à la droite, toutes les institutions politiques, économiques, médiatiques, religieuses, morales… ont activé leurs forces publiques et occultes pour battre le FN et faire gagner le PS ou l’alliance de la droite et du centre. Le FN a joué son rôle de repoussoir. Les partis qui se partagent le pouvoir politique depuis plus d’un demi-siècle et qui jouissent de la confiance du capital conservent les rênes. Et le FN pourra continuer à attirer les mécontents alors qu’il ne remet jamais en cause le capitalisme et ses conséquences.

 

Et maintenant ?

 

C’est simple : les gérants du système capitaliste vont poursuivre leurs politiques dictées par le MEDEF au profit des patrons. Gattaz savait dans quel panier il mettait ses œufs en supportant le camp droite-gauche. De plus, la poussée du FN favorise un glissement vers la droite : acceptation de l’état d’urgence, mesures de sécurité renforcées qui vont s’appliquer au mouvement ouvrier.

La classe ouvrière elle, continuera à subir les politiques de chômage, de licenciements, de casse de ce qui reste de la protection sociale, de dégradation accélérée de ses conditions d’existence. Le tout légitimé par le suffrage universel !

 

En 1917, dans son ouvrage L’ETAT ET LA REVOLUTION Lénine écrivait : Décider périodiquement, pour un certain nombres d’années, quel membre de la classe dirigeante foulera aux pieds, écrasera le peuple au Parlement, telle est l’essence véritable du parlementarisme bourgeois, non seulement dans les monarchies constitutionnelles parlementaires, mais encore dans les républiques les plus démocratiques.

Ces dernières élections régionales ne font que confirmer cette règle. Ce n’est pas par les urnes que le peuple travailleur imposera sa volonté aux exploiteurs et à leurs fondés de pouvoir. Il y a urgence à ce que la classe ouvrière développe son combat classe contre classe sur le terrain et reconstruise son organisation capable de la mener à la victoire, un Parti Communiste véritable.

 

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 20:27

Retrouvez le numéro de décembre de la VDC ICI

Dans ce numéro

- Les élections régionales

- La COP 21 et la question écologique

- Le Front de gauche et l'état d'urgence

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