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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 12:30

Lien  http://rocml.org/lessor-du-mouvement-ouvrier-en-chine/

 

 

Le nombre de mouvements sociaux a quasiment doublé en un an. Avec les fermetures d'usines et les relocalisations en réponse à une hausse des salaires, de nombreux travailleurs se retrouvent avec des mois de salaires impayés.

Effervescence dans le monde ouvrier en Chine. Entre janvier et novembre, on dénombre 2.354 grèves ou mouvement de protestations de travailleurs. Elles ont quasiment doublé comparativement à celles recensées en 2014 (1.207), a indiqué le China Labour Bulletin, une ONG basée à Hong Kong.

Et novembre a été le mois le plus agité, assure l'ONG. Durant cette période, 301 grèves et incidents ont été dénombrés. Plus qu'en janvier, alors que traditionnellement, ce mois précédant le nouvel an chinois. connait un pic traditionnellement, note le China Labour Bulletin. Dans le détail, le mois dernier, les secteurs où les mouvements de travailleurs ont été les plus nombreux sont la construction avec 133 mouvements observés, devant l'industrie manufacturière (91).

Source : Reuters

Grève dans une usine de Fuzhou

Plusieurs milliers de travailleurs se sont mis en grève pour protester contre la décision du groupe Qing Lu Group , entreprise de Taïwan, de résilier les contrats de travail et diminuer les salaires.

Le groupe Qing Gushan fondé en 1969 à Taïwan est sépcialisé dans la sous-traitance pour les groupes Adidas, FootJoy, Mizuno, Nike, Reebook, etc, et possède plusieurs usines en Chine continentale. C’est la 2eme plus grande entreprise du monde de fabrication de chaussures.

Chengdu

Le patron de l’usine de chaussures ne verse plus les salaires depuis 3 mois. AG, Grève et manifestations pour le versement des salaires.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 19:13

L'article en intégralité ICI

Encore une fois, cette grève nous as montré que la question de l’organisation et la conscience d’appartenir à un collectif, à une classe aux intérêts en opposition totale avec ceux du patronat, sont fondamentales. Là où une lutte donne des résultats, c’est qu’une force organisée collective existe, et là où se construit une force organisée, des luttes fructueuses peuvent se mener. Là où il y a eu une résistance sans faille, des organisations syndicales d’entreprises solides, formées de militants convaincus, les patrons se mordent les doigts.

Pour mener la lutte correctement, pour avoir une perspective de classe et organiser la lutte dans un esprit collectif, le militant ouvrier doit se battre avec et dans sa classe.

Cette lutte et les luttes des dernières années nous ont instruits sur le fait suivant: Nombre de négociations n’en sont pas vraiment car elles ne s’appuient sur aucun travail sur le terrain. Nombre de délégués ne font pas confiance aux travailleurs. Ils sont sur le terrain défavorable de la soumission au patronat, dans la recherche systématique d’un compromis sans rapport de force et qui se termine souvent mal pour les travailleurs.

Patronat et salariés, nous ne sommes pas des « partenaires sociaux » comme on veut nous en persuader. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas sur un pied d’égalité avec nos patrons. Alors que le mouvement de grève était au plus haut et nous mettait en position de force, certains délégués syndicaux, à l’encontre de la décision de l’intersyndicale ont tenté de négocier seuls ou n'ont pas su résister face aux pressions de leurs patrons. Ce comportement a dès le début affaibli le rôle de l’intersyndicale qui n’a pu jouer pleinement son rôle d’interlocuteur central pour les négociations et pour coordonner la lutte. Mais les délégués CGT ont été fermes et ont défendu le principe « on a commencé ensemble on finira la grève ensemble ». Il faut bien comprendre que cette situation qui a affaibli la force du mouvement n’est pas le résultat d’un comportement d’un ou deux délégués « achetés par le patronat ». Le caractère et le comportement individuel est secondaire et n’est que l’illustration de l’état de conscience de classe et de l’organisation syndicale. Souvent en fait il n’existe pas de véritable syndicat d'entreprise qui fonctionne vraiment, mais des individus syndiqués. Même quand la CGT est la seule représentante sur une entreprise, il n y a pas fonctionnement collectif. Par contre le patron, avec sa force et son pouvoir économique, sa discipline, son service du personnel (DRH), la mobilisation des cadres (certaines cadres avouent "je suis obligé de suivre"), ses règles disciplinaires, ses mesures discriminatoires vers les meneurs de la lutte... est très bien organisé. Nous ne pouvons en dire de même sur beaucoup d’entreprises pour les syndicats.

Certains syndicats ou délègues au lieu défendre l’intérêt général défendent leur situation, et leur faiblesse ou leurs intérêts sont au cœur de leur activité. Ce comportement conduit les travailleurs à perdre confiance en leur force, et il n’est pas possible pour eux de faire l’expérience que leur lutte unie les conduits à faire plier le patronat.

On sait que la CFDT ou la CFTC au niveau national sont des « partenaires » du gouvernement qui promulgue des lois contre l’intérêt des travailleurs. Nous avons néanmoins œuvré pour qu’existe une intersyndicale car l’unité des salariés et l’unité syndicale à la base est favorable à la lutte et nous nous y serions opposés dans le cas contraire ou si au cours de la lutte elle était devenue un obstacle.

S’est posé au cours de la lutte le problème d’une possible unité ouvriers, etams et cadres. L’unité absolue entre ces trois catégories est un rêve tout éveillé. Plusieurs raisons à cela. Si formellement ces trois catégories ont en commun d’être des salariés, ils ne jouent pas le même rôle dans la production. Les ouvriers sont directement au cœur de la production, ils ont un lien étroit, direct avec la production. Les etams et cadres sont dans les bureaux, ils ont des taches qui mettent en avant leur individualité. La notion de "mérite individuel" est bien accepté par les etams et cadres au contraire des ouvriers. Le patron utilise très bien cette différence d’état d’esprit pour manipuler et diviser les salariés.

Néanmoins il faut savoir identifier ce qui peut amener les etams et une fraction des cadres à la lutte ou du moins se montrer solidaire de celle-ci. En excluant les cadres supérieurs qui ne seront jamais solidaires des travailleurs car ce sont en fait des patrons. Pour mener un mouvement commun, il faut bien distinguer les revendications de chacun et les limites objectives de la lutte engagée.

C’est dans la lutte que se révèlent les positions de chaque organisation et leur tactique. Grâce la lutte on peut également savoir à qui on a à faire. La lutte est à la fois sélective et unificatrice. Elle permet de savoir qui a vraiment envie de se battre. Une anecdote: Un ouvrier de chez Efiage a été solidaire de la grève sur le chantier d'Achères. Son patron a aussitôt décidé de le muter ailleurs. Lors du dernier jour de grève, les grévistes ont rendre hommage à cet acte de solidarité et demandé la réintégration de ce camarade sur le chantier en menaçant de poursuivre la grève. Finalement ce travailleur est revenu sur le chantier. C’est la Solidarité entre les travailleurs qui l’a permis. Belle illustration d’une prise de conscience d’appartenir à une même classe. C’est dans la lutte que les travailleurs font l’expérience concrète de la lutte de classe, que leur conscience s’éveille et se consolide. Les militants combatifs ont là un terrain favorable pour leur faire comprendre que tout acquis est une victoire, mais une victoire temporaire, sans cesse remise en question par le patronat ou le pouvoir. Il ne faut pas oublier que les lois votées au niveau national par le parlement sans y être forcées par la lutte des travailleurs ne sont jamais en notre faveur. Voir les lois ANI ou actuellement la loi Macron.

Toutes en faveur du patronat.

Voilà pourquoi les travailleurs doivent élever leur niveau de lutte, ne pas se cantonner à des revendications locales ou régionales, mais les élever au niveau national en une lutte de toute la classe contre le pouvoir politique de la bourgeoisie vers le but vers lequel l’histoire les entraîne , l’abolition de leur état d’esclaves du capital.

Un militant syndicaliste gréviste

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 10:06

L'article original ici. 

 

« Lorsqu'il apprit la nouvelle lundi soir, M. Léon Jouhaux (secrétaire général de la Cgt de 1909 à 1947, ndlr) deman­da aux journalistes de bien souligner que pour la première fois "on décernait le prix Nobel de la paix à un militant ou­vrier". Selon certains commentaires, la commission du prix Nobel aurait surtout voulu récompenser "la longue lutte menée par M. Jouhaux pour soustraire le mouvement syn­dical international à l'influence communiste » (1)

L'idéologie dominante, celle du capitalisme, affirme sans détours qu'il est dans la nature du syndicalisme d'être apolitique. Les luttes ouvrières doivent s'en tenir aux re­vendications économiques sur les salaires et les condi­tions de travail. Ainsi les syndicats doivent être des or­ganes apolitiques I La citation ci-dessus met en relief que l'objectif de la bourgeoisie d'inculquer l'apolitisme, la neutralité des syndicats est bien là pour éloigner la classe ouvrière de son idéologie : le communisme. Il n'est pas rare d'entendre lors de manifestations syndicales les de­mandes de certains de ranger les ban-nières à caractère politique par exemple. Tous les syndicats aujourd'hui se sont fait une obligation de ne pas apparaître publique­ment comme étant la courroie de transmission d'un parti politique et prétendent ne recevoir d'ordres de personne et être indépendants dans le choix de leur ligne de conduite.

 

Le pouvoir du capital, ne peut demander directement aux syndicats de travailleurs de le soutenir. Il faut laisser aux syndicats une certaine « crédibilité » auprès des travail­leurs. Alors, afin d'éviter le soutien des syndicats ouvriers à une politique remettant en cause le système capitaliste, il propage l'apolitisme, et les "bienfaits de la neutralité". C'est la solution la plus efficace pour cantonner les syndi­cats en dehors de la lutte de classe politique pour une al­ternative révolutionnaire au capitalisme. « Pour que la bourgeoisie puisse continuer à dominer et à pressurer les ouvriers pour en tirer sa plus-value, elle n'a pas besoin seulement du prêtre, du policier, du général, il lui faut encore le bureaucrate syndical, le "leader ou­vrier" qui prêche aux syndicats ouvriers la neutralité et l'indifférence dans la lutte politique »(2). Dans un monde où règne l'exploitation la plus féroce, la misère, le chômage, les guerres, on demande aux travail­leurs en lutte, aux syndicats qui défendent les intérêts des masses laborieuses, de ne pas se préoccuper de poli­tique.

 

Nous disons au contraire que dans un monde géré par une minorité exploiteuse, les exploités, qu'importe la lutte qu'ils mènent, ont le devoir de se mêler de politique et pas uniquement des questions d'ordres purement "économiques".

Tout est lié dans le capitalisme, on se rend malheureuse­ment compte qu'accepter l'apolitisme ou la neutralité c'est finalement servir les intérêts politiques du capital. Dans un système où s'affrontent deux classes dont les in­térêts sont antagoniques et irréconciliables, la neutralité politique n'existe pas et ne peut exister I « Les syndicats qui ne se posent aucun but de classe, c'est-à-dire ne visant pas au renversement du système capitaliste, sont, en dépit de leur composition proléta­rienne, les meilleurs défenseurs de l'ordre et du régime bourgeois » (3).

 

  1. Paru dans Le Monde le 7 novembre 1951.
  2. Texte du troisième congrès de l'Internationale Communiste.

3 Thèse du quatrième congrès de l'Internationale Communiste.

A propos de l'apolitisme dans le mouvement syndical
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