Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Après quarante années d'absence d'une jeunesse communiste marxiste léniniste (JCML), une nouvelle organisation s'est crée à Pau les 22 et 23 mai 2010. C'est l'aboutissement de quatre années de travail (depuis la lutte contre le CPE) des différentes JCML de France qui avaient pour objectif la création d'une JCML au niveau de l'État Français.

Publicité

CONTRADICTION DU MOUVEMENT SYNDICAL ET TRAVAIL POLITIQUE DES COMMUNISTES


 
Avant l’ouverture du 49 ème congrès de la CGT, l’opposition interne à la direction confédérale personnalisée par Bernard Thi-baut, les défenseurs du « syndicat de classe et de masse », se sont mobilisés pour dé-noncer le passage du syndicat sur une ligne de collaboration des classes et la trahison, par ses chefs, de la CGT historique. Et il est vrai que les actes de ces derniers (ou leur inaction !), leurs déclarations dans la pé-riode récente donnent du grain à moudre aux militants combatifs pour affronter la di-rection confédérale.
Les militants de base, dans l’expérience de leurs luttes, découvrent en effet l’absence totale de soutien, voire le travail de sape des structures de leur syndicat, et ils se rendent à l’évidence : « On n’est pas soute-nu par les structures, les dirigeants préfè-rent parler dans les salons du pouvoir et du patronat que d’être avec nous sur le terrain pour renforcer nos luttes ».
Cette prise de conscience ne manquera pas de s’élargir et les communistes du ROCML s’y emploient.
Des initiatives pour coordonner les courants opposés à Bernard Thibaut ont lieu.
Du jamais vu dans l’histoire de la CGT, un militant des métallos du nord, Jean Pierre Delannoy oppose sa candidature à celle de Bernard Thibaut.
Ces faits indiquent que la direction confédé-rale de collaboration des classes est de plus en plus contestée et que ses opposants peuvent s’appuyer sur son rejet grandissant par les ouvriers. Cette situation est positive.
En même temps, certains aspects de cette contestation qui cherche à s’organiser nous interrogent.

 Que signifie par exemple la référence au syndicalisme « de classe et de masse » ?
A quel moment, suite à quel tournant, la direction confédérale l’aurait-elle abandon-née, dans les textes bien sûr, mais aussi dans les faits ?
Ce tournant est-il récent ? Comment a-t-il pu s’imposer ? Quel rôle le PCF y a-t-il te-nu ?
La reconquête de la direction de la centrale syndicale par les syndicalistes de lutte de classes est-elle possible ? Quelles en sont les conditions ?
La division des organisations communistes marxistes-léninistes, l’absence d’un parti communiste révolutionnaire unique ne rend elle pas cette perspective inaccessible ?
Quels sont la ligne et le rôle des commu-nistes aujourd’hui, dans cette situation ?
Autant de questions qui ne peuvent rester sans réponses si l’on ne veut pas rester dans la velléité et créer des illusions et des déceptions.
En ce qui concerne le ROCML, nous pen-sons que les communistes doivent dire la vérité. Entre eux, et au prolétariat et aux masses exploitées.
Cette vérité est selon nous la suivante :
1) La CGT est devenue un syndicat intégré aux rouages du système capitaliste. Ses structures sont dans l’ensemble dominées par l’idéologie et la pratique de la collabo-ration avec le patronat et le pouvoir poli-tique bourgeois.
2) l’indépendance du syndicat à l’égard des partis politique est une fable destinée à dédouaner le rôle du PCF dans sa dégéné-rescence. La ligne et l’action du syndicat sont le produit de l’action des militants po-litiques ou influencés dans l’organisation syndicale. C’est le PCF, allié à d’anciens courants réformistes, qui a impulsé la ligne actuelle de la CGT. Ceux qui se cachent der-rière l’apolitisme syndical sont des men-teurs ! Ceux qui les écoutent doivent ouvrir les yeux.
3) Tant qu’une organisation communiste ré-volutionnaire unique n’existera pas, toutes les tentatives de contestation à l’intérieur du syndicat, visant à en reprendre la direc-tion seront vaines, marquées par les calculs et les divisions sectaires, et perméables aux différents courants réformistes même d’apparence radicale. L’existence de cette organisation communiste unique, le Parti, est la tâche centrale actuelle des commu-nistes.
4) Les communistes militent dans les syndi-cats pour défendre activement les intérêts des travailleurs. Ils participent aux luttes pour les faire gagner, pour expliquer la na-ture et les causes des trahisons des direc-tions des syndicats réformistes, pour faire progresser la perspective de la révolution, pour rallier à l’organisation d’avant-garde les éléments avancés du mouvement ou-vrier afin que l’organisation communiste ac-tuellement encore coupée des masses de-vienne le parti de la classe toute entière.
 
ROCML
 
19--1-.jpg 
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article