Après quarante années d'absence d'une jeunesse communiste marxiste léniniste (JCML), une nouvelle organisation s'est crée à Pau les 22 et 23 mai 2010. C'est l'aboutissement de quatre années de travail (depuis la lutte contre le CPE) des différentes JCML de France qui avaient pour objectif la création d'une JCML au niveau de l'État Français.
En ce moment, tous les travailleurs d’Europe subissent de plein fouet des réformes d’austérité qui sont contraires à nos intérêts et détruisent nos droits sociaux. Le capitalisme est en grave crise depuis deux ans. De la production industrielle, la crise s’est propagée aux banques. Puis elle est passée des banques aux états qui ont tellement emprunté que leur dette n’est plus remboursable. Pour garder un minimum de crédibilité face aux investisseurs, les gouvernements tentent de leur prouver qu’ils essaient coute que coute de réduire les dépenses de l’Etat.
La réforme des retraites est un exemple de ces mesures d’austérité. Elle menace gravement notre avenir. Avec une telle réforme, comment pouvons nous espérer toucher un jour une retraite qui nous permette de vivre alors que tant d’entre nous passeront des années et des années au chômage ? Pour les jeunes bourgeois qui continueront à l’être, facile d’économiser pour leur retraite. Mais nous, jeunes de classe populaire, ce qui nous attend c’est de travailler jusqu’à en mourir.
Entre notre intérêt et celui des capitalistes, il n’y a pas de conciliation possible. La majorité des travailleurs et des jeunes de classe populaire revendiquent le retrait de cette réforme. Nous sommes des millions à descendre dans la rue. De plus en plus de jeunes travailleurs, lycéens et étudiantsrejoignent les cortèges et manifestent. Des blocages de lycées ont lieu. Des assemblées générales commencent à s’organiser dans les universités.
Mais les directions des centrales syndicales ne revendiquent pas le retrait de la réforme. Elles veulent négocier avec le gouvernement des aménagements à celle-ci. Dans les lycées et les universités, les organisations (UNL, FIDL, UNEF…), issues majoritairement du parti socialiste servent elles aussi les intérêts des capitalistes. Elles veulent que la jeunesse descende dans la rue au coté des salariés. Mais elles ne veulent que son mouvement s’organise de façon indépendante du rythme et des méthodes de mobilisation des centrales syndicales. Le but est de mettre à mal Nicolas Sarozky pour préparer les élections présidentielles de 2012. Comme si le PS et ceux qui l’ont soutenu avaient fait autre chose, au pouvoir, que la droite ! Eux-aussi servent l’intérêt des capitalistes et le contexte économique les pousserait aux mêmes réformes. En Espagne, le gouvernement Zapatero mène la même politique et est issu d’un parti similaire au PS.
Or, la jeunesse populaire est capable d’organiser son propre mouvement sur ses propres revendications. Et des secteurs entiers de la classe ouvrière dépassent les mots d'ordre de collaboration de classe prônés par l'intersyndicale pour entrer en grève reconductible. La jeunesse ouvrière doit participer à l'organisation du mouvement là où elle travaille et prendre des décisions démocratiques, en Assemblée Générale, pour imiter ces travailleurs.
Libérons-nous du carcan des réformistes pour revendiquer le retrait de la réforme.
Organisons des assemblées générales dans nos lycées, nos universités, nos lieux de travail pour décider collectivement de nos revendications et de nos modes d’action !
Construisons un mouvement de la jeunesse populaire, dans nos boites, dans nos lycées, dans nos facs !
Certes, c’est une lutte difficile que nous construisons et que nous menons. La bourgeoisie au pouvoir est déterminée à faire passer ces réformes qui sont vitales pour le capitalisme. Notre camp, lui, celui du prolétariat, est aujourd’hui désorganisé. Il lui manque un Etat-major pour mener la lutte contre la bourgeoisie et détruire son pouvoir, un parti révolutionnaire.
Loin de nous tout défaitisme et tout abattement. Nous devons lutter pour repousser cette offensive, car, bien qu’encore désorganisés, nous sommes capables de construire un rapport de force contre la bourgeoisie, dans l’unité avec les travailleurs combattifs. Nous devons nous organiser massivement dans les syndicats de travailleurs, les organisations étudiantes, construire les organisations lycéennes de lutte, qui nous permettent de lutter contre les réformes. Mais cela reste insuffisant.
En effet, ces réformes sont la preuve du pourrissement du capitalisme, de la profonde crise qui traverse et qui ira en s’aggravant. Il n’existe pas de solution pour la jeunesse populaire dans le capitalisme hors d’une misère grandissante et de droits de plus en plus réduits.
Construisons les outils qui nous permettront de détruire le capitalisme ! La JCML est là pour travailler à construire le mouvement de la jeunesse, mais si nous ne travaillons pas à sortir du capitalisme, nos acquis et nos droits seront toujours menacés. La JCML est là pour lutter avec la jeunesse et parmi la jeunesse pour la révolution, pour détruire le capitalisme !
Rejoignez nous pour lutter pour la révolution !