Jeunesse Communiste Marxiste Léniniste

PAU
Pour le triomphe du Socialisme
«La crise prouve que les ouvriers ne peuvent pas se borner à la lutte pour obtenir des capitalistes telle ou telle concession isolée... la faillite se produit et les capitalistes, non seulement reprennent toutes les concessions qu'ils avaient faites, mais profitent encore de l'impuissance des ouvriers pour diminuer encore les salaires. Et il en sera ainsi jusqu'au jour où les armées du prolétariat socialiste renverseront la domination du capital et de la propriété privée.» Lénine.
SOLIDARITE AVEC LES CAMARADES DES JCML-PAU INTERPELLES ! POUR EXPRIMER VOTRE SOLIDARITE,
jeunessemarxistepau@hotmail.fr
Jon Anza est un militant de
l’Izkierda Abertzale (gauche indépendantiste basque). Il a passé 21 ans en prison pour appartenance à Euskadi Ta Askasuna (ETA, qui signifie « Pays basque et Liberté ») et vivait
réfugié à Ahetze En Iparralde (Pays basque Nord).
Le 18 Avril 2009, Jon prend le train à Baiona (Bayonne) pour Tolosa (Toulouse), mais n’est jamais arrivé à destination.
Sa famille, pensant d’abord qu’il était retourné dans la clandestinité, n’a rien fait pour le retrouver. Mais après un mois sans nouvelle, elle a décidé de lancer des recherches. De plus, ETA affirme que depuis le début de l’année, la police surveillait Jon, après avoir trouvé ses empreintes dans une cache. Il devait en effet se rendre à Tolosa dans le but de remettre une somme d’argent à un groupe de personnes, qui affirment qu’il ne s’est pas présenté à eux. Idem pour les groupes prévus les jours suivants, au cas où.
Il ne fait presque aucun doute que, comme Lasa, Zabala, Pertur, Naparra et Popo Larre, Jon a été victime d’un enlèvement. Ceci n’est pas sans rappeler l’époque des Grupos Antiterroristas de Liberación (GAL, qui signifie Groupes Antiterroristes de Libération, ayant opéré de 1983 à 1987 dans les Etats français et espagnol), qui menaient une guerre sale, enlevant et assassinant des militants indépendantistes basques.
La Jeunesse Marxiste de Pau condamne ces pratiques qui émanent des Etats français et espagnol. Elles résultent du sentiment de la classe dominante d’être menacée. Ainsi, pour faire face à une forte contestation – comme au Pays basque – la bourgeoisie applique une forte répression. Cette attitude peut être qualifiée de fascisante, car elle n’est qu’un pas de plus vers un système encore plus répressif et autoritaire. En effet, on nous teste : si le peuple plie devant ces tentatives d’intimidations, les tenants du capital comprendront qu’ils peuvent généraliser ces méthodes. Partout, la répression se fait sentir de plus en plus : au Pays basque mais aussi dans le reste de l’Etat français, par exemple, où les étudiants engagés syndicalement et politiquement ont été victimes d’une forte répression, lors du dernier mouvement étudiant.
Stop à la torture au Pays basque,
stop à l’état d’exception qui prive
une partie de l’électorat basque d’une représentation démocratique,
stop aux illégalisations des partis de la gauche indépendantiste basque,
aux enlèvements et aux assassinats de ses militants !
GORA EUSKAL HERRIA SOCIALISTA !