Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

autoc.png

 

 

La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

Pour nous contacter: jeunessemarxistepau@hotmail.fr

 

Musica



 

 

Vidéos

ROCML

RETROUVEZ NOUS SUR LE SITE OFFICIEL

DE NOTRE ORGANISATION :

 

LE SITE DU ROC ML : http://rocml.org/

 

 

 

 

 

 

Tags

12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 08:50

Au cours de l’histoire du capitalisme, la diminution de la journée ou de la semaine de travail, les congés payés, le droit à la retraite, ont donné lieu à des luttes dures entre la classe ouvrière (et l’ensemble de travailleurs exploités ) et la classe capitaliste. De la longueur plus ou moins grande du temps de travail dépend en effet la quantité plus ou moins grande de la plus-value extorquée par le capital.

Au début du développement du capitalisme industriel, les patrons exploitaient les prolétaires dès leur enfance et toute leur vie, tant que leur force de travail restait exploitable. Ensuite, usés par le travail et sortis de l’usine, de la mine ou du chantier, il ne restait plus aux ouvriers qu’à attendre la mort dans la misère, sans ressources, sans autre aide que la charité publique ou celle de leurs enfants.

Dès la fin du dix neuvième siècle et au cours du vingtième, les luttes ouvrières, les nécessités mêmes de l’évolution des forces productives et les capacités financières de l’économie capitaliste dans sa période impérialiste ascendante, permirent aux ouvriers et aux autres travailleurs d’arracher des progrès importants dans leurs conditions de travail et d’existence.

Avec l’interdiction du travail des enfants, la limitation de la journée de travail à 8 heures ( la revendication des 3 x huit ) et les congés payés, le droit à la retraite avec pension constitua une avancée importante du statut des travailleurs salariés sous l’axe de la diminution du temps de travail. Loin d’être parfait, inégalitaire et ségrégatif, le droit à la retraite permettait à la plupart des ouvriers de sortir individuellement du cycle du travail exploité avec un revenu permettant plus ou moins, selon les catégories, de vivre ou de vivoter dans la dignité. C’était indiscutablement un progrès social dans les conditions du capitalisme.

Mais la bourgeoisie ne concède jamais rien d’une main sans tenter de le reprendre de l’autre, surtout quand elle est en difficulté.

 

UN PROGRES SOCIAL AUJOURD’HUI REMIS EN CAUSE.

 

5

Étoile à 5 branches: 1Financé de manière paritaire par les cotisations salariales, patronales et de l’Etat patron pour les salariés du public, le système des retraites tel qu’il a été établi par un compromis inter-classes dépend à l’évidence des capacités de ces trois sources.

Dans la phase d’expansion post-seconde guerre mondiale, les profits capitalistes, l’expansion de la masse salariale et les recettes de l’Etat ont permis aux différents régimes de retraite de fonctionner et même de s’améliorer, grâce à des financements satisfaisants.

MAIS LA SITUATION S’EST RENVERSEE.

Entré depuis quelques dizaines d’années dans une crise générale qui précipite sa décomposition, le système capitaliste-impérialiste mondialisé rend les bourgeoisies monopolistes et les Etats nationaux incapables de maintenir les compromis de classes réalisés dans la période des vaches grasses. Pour alimenter le capital financier autant que possible, les monopoles et l’Etat capitaliste ont besoin de réduire au maximum leur contribution au financement des organismes sociaux, dont ceux des retraites.

Toutes les prétendues « réformes des retraites » et d’autres qui sont encore à venir dans d’autres domaines n’ont qu’un seul but : réduire les financements du patronat et de l’Etat, destiner les économies réalisées pour transfuser le capital, et faire porter par les seuls salariés l’essentiel du financement de leurs acquits ou conquis sociaux.

 

De CHIRAC-JOSPIN à SARKOZY-HOLLANDE

 

La feuille de route de la liquidation progressive des retraites par répartition a été décidée à Barcelone en 2002. Elle a été signée par le couple UMP-PS Chirac-Jospin.

Le programme : 45 années de cotisation, recul de 5 ans de l’âge légal de départ, pensions réduites par les changements du mode de calcul, développement de la capitalisation individuelle.

Le socialiste Jospin n’a pas eu le temps de réaliser ces objectifs réactionnaires. Sarkozy et ses ministres ont pris le relais. Mais prudence oblige. La droite ne peut pas attaquer ouvertement les masses populaires comme peut le faire une gauche plus trompeuse. Malgré des avancées importantes, le programme de Barcelone n’est donc pas arrivé à son terme. Qu’à cela ne tienne ! Un an après le déboulonnage de Sarkozy, Hollande et Ayrault remettent l’ouvrage sur le métier.

Le rapport Moreau communiqué à Ayrault le 14 juin 2013, juste avant les congés reprend exactement les consignes de Barcelone. C’est sur la base de ce rapport qu’auront lieu en juillet et en août les concertations entre « partenaires », syndicats, patronat et gouvernement.

Les conclusions de ces concertations tomberont fin août avant d’être entérinées par le parlement.

 

Y-AURA-T-IL UNE VERITABLE BATAILLE DE CLASSE CONTRE LA NOUVELLE ATTAQUE DE LA BOURGEOISIE SUR LES RETRAITES ?

 

La machine à détruire les conquêtes sociales est donc conduite aujourd’hui par un gouvernement socialiste. Jusqu’à présent, depuis 2002, les mouvements de lutte contre les réformes des retraites n’ont pas réussi à faire reculer les gouvernements de cohabitation droite-gauche et de droite.

Les travailleurs y parviendront-ils contre un gouvernement « socialiste » ?

La CGT et FO ont annoncé une journée de grève en septembre. Ils seront sans doute accompagnés de SUD et de la FSU.

Mais jusqu’où les directions des confédérations syndicales sont-elles prêtes d’aller ? Iront-elles jusqu’à exiger le départ de Hollande et de son gouvernement ?

Comment se positionneront le PCF et les organisations communistes à la gauche de la gauche sur cette question ?  Les municipales ne sont pas loin…

L’épouvantail du fascisme ne sera-t-il pas agité une nouvelle fois pour ménager les socialos ?

 

L’expérience nous amène à penser que si le mouvement n’affronte pas conjointement patronat et gouvernement, s’il ne déborde pas puissamment et résolument les clous fixés par les dirigeants syndicaux nationaux et les partis et organisations  « de la gauche de la gauche », y compris ceux du Front de Gauche, patronat et gouvernement marqueront un nouveau point dans leur volonté de détruire les conquêtes sociales du 20 ème siècle.

 

Seul un puissant mouvement populaire peut mettre en échec l’attaque contre les retraites lancée par le gouvernement PS Hollande-Ayrault.

L’heure est à la mobilisation et à l’organisation !

 

Le 8 juillet 2013

Partager cet article

Repost 0
Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans Actualité
commenter cet article

commentaires