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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 17:24

Les mesures annoncées jeudi 31 août par le gouvernement sont un coup mortel porté à l’avenir de la jeunesse et aux droits des travailleurs. Par ces cinq ordonnances le gouvernement Philippe-Macron entend détruire les derniers vestiges des conquêtes sociales de la classe ouvrière, héritage des grands mouvements sociaux de 1936 à 1968. Avec ces contre-réformes réactionnaires les patrons pourront régner en maître absolu dans leur entreprise et contraindre les salariés à toutes les reculades sur les salaires, les conditions de travail, le temps de travail….etc. Même se syndiquer et défendre des droits minimaux deviendra difficile dans l’avenir. C’est une véritable destruction du syndicalisme qui est à l’œuvre, pour le plus grand profit du MEDEF et du CAC 40 qui ont accueilli la nouvelle chaleureusement !

Pour les jeunes ces ordonnances ne feront qu’accroitre la précarité et la pauvreté qui touchent déjà un très grand nombre. Le plafonnement des indemnités prudhommales rendra encore plus facile le licenciement. La pression qui pèse déjà sur nos épaules ne fera que s’accroître, nous poussant à accepter n’importe quel emploi dans n’importe quelle condition. Sous prétexte d’être « jeune » il nous faudrait accepter la « flexibilisation » du marché du travail, renoncer au CDI (présenté comme une relique du passé), se jeter à corps perdu dans « l’ubérisation », avec comme seul avenir de devenir auto-entrepreneur, c’est-à-dire travailleur pauvre et sans droits ! Nous refusons d'être précaires à vie ! Nous désirons un travail décent et non être des individus corvéables à merci. Nous voulons un système éducatif qui offre la chance chacun de s’épanouir et non un système qui sélectionne par l’argent et les origines sociales. Mais ce système n’est pas possible tant que dominent les patrons et ces gouvernements de capitalistes !

Des centaines de milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, se sont déjà mobilisés il y a un an contre la loi travail d’El Khomri. Face à cette nouvelle attaque gravissime il devient urgent de se mobiliser aux côtés des travailleurs en lutte. De reprendre le flambeau de nos aînés qui se sont battus pour nos droits sociaux. Le chômage, la précarité, la pauvreté ne sont pas des fatalités pour la jeunesse populaire et le prolétariat en général. Ce sont des symptômes d’une maladie qu’on appelle capitalisme ! Seul l’organisation des opprimés et exploités dans des organisations indépendantes de la bourgeoisie pourra faire avancer la lutte pour une société plus juste et égalitaire. Cette société nouvelle c’est la société socialiste, comme nos aînés soviétiques nous l’ont montré. Il y a 100 ans les ouvriers russes jetaient à la poubelle de l'histoire la bourgeoisie et le système capitaliste, faisons de même aujourd'hui avec les ordonnances de Macron !

Les ordonnances à la poubelle !

Reconstruisons une véritable opposition classe contre classe face aux mesures                  réactionnaires de la bourgeoisie !

Battons-nous pour une société débarrassée de l’exploitation et de la misère !

Vive le communisme !

 

 

Jeunes prolétaires, lycéens et étudiants, Tous unis dans la lutte contre les ordonnances !!
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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 21:17

Sur le site du ROCML ICI

 

Les élections présidentielles dans la république démocratique bourgeoise sont un événement nécessaire et capital pour maintenir la domination politique de la bourgeoisie sur les autres classes de la société et principalement sur le prolétariat. Elles portent au pouvoir des gérants loyaux du capitalisme.

        Le système d’alternance droite gauche qui jusqu’à présent permettait à la bourgeoisie d’assurer « démocratiquement » sa domination a été mis à mal par le développement des contradictions internes à la bourgeoisie (les affaires et la corruption) et par la lutte de classe (lutte contre la loi travail). Les discordances sur la politique à mener se sont multipliées et accentuées au sein même des partis de gouvernement à droite comme à gauche.

 

L’opération Macron a été la réponse de la bourgeoisie pour surmonter cette situation. Elle a réussi momentanément à éviter la crise politique. Macron mis en avant par la bourgeoise monopoliste (fraction dominante de la bourgeoise) est devenu le candidat de toute la classe bourgeoise et a été élu. La bourgeoise en tant que classe a réussi à préserver sa domination politique.

Il ne pouvait en être autrement. Sans une classe ouvrière organisée, politiquement consciente c’est toujours la réaction qui est victorieuse. Tant que sa domination ne sera pas remise en cause par le prolétariat, la bourgeoisie se prêtera au jeu démocratique.

        Sous la Vème république la tendance est au renforcement du pouvoir exécutif, le parlement est réduit à une simple chambre d’enregistrement. L’aggravation de la crise et le développement des tensions impérialistes poussent à un pouvoir exécutif fort, autoritaire. L’État impérialiste a besoin d’un dirigeant fort, qui mène des guerres, impulse un programme offensif contre les travailleurs.

 

L’abstention massive a montré que seules les couches dominantes de la société croient encore au système politique actuel. Mais cette abstention des couches populaires et de la classe ouvrière est d’une manière générale révélatrice d’une passivité et d’un désintérêt pour la politique en général. Par contre pour une minorité de la classe ouvrière, l’abstention est révélatrice d’un début de prise de conscience politique qui s’est traduit par le refus d’aller voter dès le premier tour, pour un quelconque candidat, refusant de céder un chantage du danger d’extrême droite. Elle n’attendait rien du jeu politique bourgeois. Mais la prise de conscience sur la nécessité d’un changement politique radical anti capitaliste n’existe pas et les illusions réformistes sur la possibilité d’aménager le capitaliste sont encore fortes.

        Enfin le score de Macron et la victoire de la République En Marche aux législatives montrent la mobilisation de certaines couches sociales dominantes (bourgeoisie, cadres supérieurs) autour du programme des monopoles soutenu par Macron. La majorité des travailleurs n’a pas voté pour Macron.

 

Le FN et Marine Le Pen, représentant la frange réactionnaire de la bourgeoisie, capte par sa politique de haine réactionnaire et sa démagogie sociale les éléments les plus arriérés de la société, ceux qui sont les plus éloignés de la politique.

La bourgeoisie monopoliste fraction dominante de la bourgeoisie ne voulait pas porter au pouvoir de Marine Le Pen. Elle a simplement servi d’épouvantail pour permettre la victoire de Macron. Le pourcentage de voix élevé qu’a obtenu le FN montre cependant que les idées réactionnaires et chauvines sont puissantes aujourd’hui dans la société. Depuis le 2e tour des présidentielles, le FN est secoué par des contradictions internes sur la question de l’Union Européenne et de l’euro qui peuvent conduire à une crise au sein de ce Parti.

 

            La division des forces réformistes entre le PCF et la FI a entraîné leurs faiblesses même s’ils réalisent un nombre de députés plus important que lors des législatures précédentes. La FI a la volonté de remplacer le Parti socialiste, d’être hégémonique et d’être le pôle de la gauche réformiste face au PCF. Des illusions existent sur la nature de la France Insoumise chez les éléments avancés. Les dirigeants de la FI sont tous issus de courants de la gauche du PS, acteurs de la vie institutionnelle bourgeoise (Voir le parcours de Mélenchon depuis Mitterrand, Corbières, Coquerel, Simmonet qui étaient tous au PS… Mélenchon avec un discours plus radical tente d’apparaître comme la seule force réformiste sur la scène politique. La FI et le PCF ont utilisé les luttes sociales mais n’ont pas cherché à les développer durant les élections. Au contraire, ils ont appelé le mouvement ouvrier à faire élire leurs députés. Ils ne remettent pas en cause le système capitaliste. Ils suivent le mouvement plus qu’ils ne cherchent à l’amener à affronter le capitalisme en tant que système.

        En vérité, l’assemblée nationale ne peut pas être le lieu du combat contre le capital. Elle peut être tout au plus un reflet déformé de la lutte des classes. La majorité des députés FI ou PCF élus sont des éléments insérés dans la vie institutionnelle, habitués à cogérer avec la bourgeoisie et à participer au « dialogue social ». Ces députés ne sont pas d’authentiques dirigeants de la classe pour défendre dans l’assemblée les aspirations des secteurs les plus engagés de la classe ouvrière et montrer que cette assemblée est la chambre d’enregistrement et de gestion des intérêts de la bourgeoisie. Au contraire La FI et le PCF vont utiliser le mouvement ouvrier et leurs luttes pour les dévoyer et servir leurs intérêts parlementaires et réformistes.

            La victoire de Macron révèle la crise des partis institutionnels bourgeois qui se partageaient auparavant le pouvoir : le PS et LR. Mais le pouvoir de Macron et la cohésion de son groupe est fragile. C’est une solution provisoire trouvée par la bourgeoisie pour maintenir dans l’urgence son jeu démocratique. Une recomposition à sa droite comme à sa gauche est en cours et donc la possibilité de retrouver lors des élections futures une nouvelle alternance droite gauche. Cette crise du système institutionnel bourgeois (les réformes du capital ne vont pas assez vite, sont trop limitées, ou ne parvenant pas aux résultats escomptés) a laminé les anciens partis institutionnels.

        Le PS a essuyé une défaite cinglante lors des présidentielles. Une grande partie de son électorat s’est portée sur d’autres candidats. Cela est le résultat de cinq années de pouvoir où il a fait une politique ouvertement contre les travailleurs. Le PS n’est pas parvenu à relever la tête aux législatives malgré son maillage important sur le territoire français. Il est clair que cette faillite politique a accéléré les départs vers LREM et peut conduire à une recomposition de la gauche bourgeoise autour de la France Insoumise.

Nous sommes à une de ces périodes de crise politique de la bourgeoisie où le rapport entre les forces politiques se renouvelle. C’est aussi une période d’instabilité, d’incertitude pour la bourgeoisie et ou les travailleurs se méfient du système de représentation politique, ils peuvent cherchent des solutions hors du jeu politique traditionnel.

            Les Républicains quant à eux ont subi une défaite importante aux législatives. Face au radicalisme catholique et sociétal du discours de Fillon et aux affaires de corruption, beaucoup de courants de droite ont cédé aux sirènes de LREM (notamment les courants juppéistes, centristes) et approuvent la formation d’un gouvernement d’union nationale qui est censé mettre fin aux affrontements qui ont secoué le personnel politique bourgeois.

 

Un gouvernement d’offensive pour le capital

 

            . Le nouveau gouvernement avec Edouard Philippe à sa tête traduit la volonté de la bourgeoisie d’accentuer et d’accélérer son offensive contre les travailleurs. Macron tente de rebâtir un personnel politique sur des bases neuves pour trouver des solutions à la crise politique interne de la bourgeoisie. Cependant, comme les précédents, ce régime est corrompu jusqu’à la moelle. Les affaires de scandales et de corruption battent leurs pleins (affaire de l’argent du ministère de l’économie pour Macron, l’affaire du MODEM, l’affaire Ferrand,…), les polémiques au sein même du gouvernement continuent d’exister (Bayrou-Philippe, Hulot-Travert). En effet La corruption n’est pas liée qu’au « banquier Macron » mais est un aspect du fonctionnement du système capitaliste lui-même, voir les affaires FN, PS, LR.

 

Le nouveau personnel institutionnel renouvelé applique les vieilles méthodes et rabâche les mêmes idées. La « société civile » a soi-disant remplacé la vieille classe politique mais ces dirigeants politiques sont qui sont au gouvernement sont des représentants directs des monopoles : (Perricaud au travail, M. Blanquer à l’EN, A. Buzyn à la santé, Frédérique Vidal à l’enseignement supérieur,). N’oublions pas que des postes clefs sont détenus par des représentants de la « vieille classe politique », B. Lemaire à l’économie et le porte-parole de l’impérialisme français, Le Drian. Quant à G. Colomb à l’intérieur, il a testé à Lyon la répression du mouvement ouvrier et populaire lors du mouvement contre la loi travail et durant l’état d’urgence en interdisant rassemblements et manifestations. Ce gouvernement est entièrement au service des intérêts des grands monopoles capitalistes et sert l’ensemble de la bourgeoisie. Il tente de redonner une position centrale à l’impérialisme français dans le monde en soutenant le développement de son complexe militaro-industriel, en fortifiant les bases impérialistes en Afrique, en se posant comme arbitre entre Trump et Poutine.

 

Voilà donc un gouvernement de combat prêt à mener une offensive pour :

  • Accentuer l’exploitation des travailleurs pour améliorer les profits face à la concurrence internationale.
  • Développer le positionnement de l’impérialisme français dans le monde, face à la montée des tensions entre grandes puissances, à l’exacerbation de la concurrence entre monopoles.
  • Réprimer les résistances qui s’opposent à cette intensification de l’exploitation et aux menées de l’impérialisme.

 

Quelles perspectives pour les communistes
dans cette situation politique

 

Les mobilisations se multiplient à la CGT. Il est important de surveiller toutes les initiatives qui permettent de développer la lutte de classe. Il faut être attentif à l’évolution et soutenir l’envie de combattre. Les travailleurs doivent s’organiser pour résister. Les initiatives de solidarité avec les luttes des travailleurs doivent être soutenues et encouragées (GM et S, GOODYEAR, TORAY…. Nous sommes dans une situation nouvelle : le syndicalisme dominé par le réformiste et la collaboration de classe est ébranlé. Face à l’offensive actuelle du capital, il n’a plus rien à proposer aux travailleurs que d’accompagner la régression sociale.

Les communistes doivent œuvrer pour donner à la lutte revendicative un caractère plus offensif et favoriser la prise de conscience anticapitaliste. Mais cette conscience ne peut se développer et se consolider qu’à travers la construction du parti d’avant-garde de la classe ouvrière, et cela if faut le répéter même si cela peut paraître rébarbatif ou dogmatique pour certains.

 

Au vu de la réalité du rapport des forces, donner au syndicalisme une perspective anticapitaliste et combattre les illusions parlementaristes est une lutte de longue haleine que doivent mener les communistes marxistes léninistes patiemment et avec un esprit unitaire.

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 17:26

Liberté pour Salah Hamouri, arrêté arbitrairement par l’armée israélienne

http://www.france-palestine.org/Liberte-pour-Salah-Hamouri-arrete-arbitrairement-par-l-armee-israelienne

Salah Hamouri, a été arrêté mercredi 23 août dans la nuit, à son domicile de Jérusalem-Est, par l’armée israélienne d’occupation. Il a 32 ans. Il est Franco-Palestinien et a le statut de Résident de Jérusalem-Est où il vit.

Aucun motif ne lui a été signifié lors de son arrestation, ce qui est tristement la « norme » pour l’armée israélienne d’occupation envers les Palestiniens. Cet arbitraire, Salah en a l’habitude depuis son plus jeune âge : arrêté en 2005, il avait alors passé 7 années dans les prisons israéliennes. Il avait été libéré suite à un très large mouvement de solidarité notamment en France. Arbitraire et acharnement : à sa libération, il a été interdit de se rendre en Cisjordanie occupée où il entendait suivre des études d’avocat. Son épouse, de nationalité française, et son fils ne peuvent le rejoindre à Jérusalem-Est, interdits de séjour par l’arbitraire du pouvoir israélien : ils seraient « un danger pour la sécurité d’Israël ».

Après sa libération, il a contribué à faire connaitre la situation des prisonniers politiques palestiniens, notamment en France. Il vient d’obtenir son diplôme d’avocat et il se consacre maintenant à la défense des droits humains et des droits des prisonniers politiques palestiniens. Il n’entend pas plier, ni renoncer à vivre dans sa ville, Jérusalem-Est, sur sa terre, en Palestine avec sa femme et son fils. Rester, c’est résister ! Voilà pourquoi Israël veut le faire taire.

Cette nouvelle arrestation arbitraire est inadmissible et insupportable. La France a le devoir de défendre partout ses citoyens contre les injustices dont ils sont victimes. Les autorités françaises doivent se mobiliser fermement pour que soit mis fin sans délai à cette infamie.

La comparution du 23 août a conclu à une détention "pour enquête" - on arrête d’abord et on enquête après - sans qu’aucun chef d’inculpation ne soit retenu contre lui. Cela nous fait craindre que notre concitoyen ne soit encore une fois victime de l’arbitraire des forces d’occupation israéliennes et de la justice militaire d’occupation. La mobilisation citoyenne doit s’amplifier d’ici dimanche, date de la prochaine comparution qui pourrait être décisive pour notre ami et sa famille.

Salah Hamouri doit retrouver la liberté - tout comme les presque 7000 prisonniers politiques palestiniens. Il doit pouvoir vivre à Jérusalem avec sa femme et son fils. L’arbitraire et le harcèlement dont il est victime doivent cesser - tout comme l’occupation et la colonisation de la Palestine.

Le Bureau national de l’AFPS

-- 
Association France Palestine Solidarité (AFPS) 
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris 
Tél. : 01 43 72 15 79 
Fax. : 09 56 03 15 79 
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 10:02

http://cgt.fr/spip.php?page=article_dossier1&id_article=44746

 

Retrouver l'analyse du ROCML ICI

 

Dans la droite ligne de la loi El Khomri, les ordonnances travail prévoient de démolir les conventions collectives en permettant aux accords d’entreprises de leur être moins favorable dans la quasi-totalité des matières du code du travail. Les droits des salariés deviendraient un objet de concurrence entre entreprises qui pourront négocier à la baisse les droits des salariés en expliquant que « c’est pour rester compétitif » ! Et comme au niveau de l’entreprise les négociateurs sont plus proches des pressions patronales ça facilite encore la casse sociale. Au final, les salariés vont perdre de nombreux droits garantis par leur convention collective : primes, jours de congés… et se retrouver avec un code du travail par entreprise !

 

Pour rappel, la hiérarchie des normes c’est :

- Le code du travail socle de droits pour tous les salariés

- Les conventions collectives qui améliorent les dispositions du code du travail

- Les accords de groupes ou d’entreprises qui améliorent les conventions collectives

 

 

 

Nos acquis les plus importants viennent non pas du code du travail ni même des accords d’entreprises mais des conventions collectives, puisque toutes améliorent les dispositions du code du travail. Elles permettent de doter les salariés de protections, garanties et droits et ce, quelle que soit la taille de l’entreprise, qu’il y ait ou pas une présence syndicale ou d’instances représentatives du personnel. Elles couvrent dans notre pays 98% des salariés du secteur privé.

 

Grâce aux conventions collectives, voici par exemple ce qui a été obtenu :

- 6 mois de maintien du salaire en cas d’arrêt maladie Convention Collective Nationale de la chimie, pour l’industrie pharmaceutique 3 mois. Hors le Code du travail ne prévoit pas de maintien !

- Un temps de pause de 30mn pour les salariés en équipe, CCN chimie, plasturgie, industrie pharma. 20 minutes seulement dans le Code du travail.

- Une prime de froid et de chaud CCN industrie agroalimentaire alors que le code du travail ne prévoit rien !

- Etc.

 

La CGT porte et revendique un nouveau statut du travail salarié, la sécurité sociale professionnelle protégeant ainsi tous les travailleurs des aléas de la vie, mais cela ne peut se faire qu’en ayant pour fondation un code du travail garantissant un socle commun de droits et des conventions collectives nationales améliorant ses dispositions, augmenta

Hiérarchie des normes : la grande remise en cause
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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 09:22

Annoncées durant sa campagne, le président des monopoles capitalistes Macron mettra en œuvre une réforme du code du travail, en utilisant les ordonnances durant l’été. Il a d’ores et déjà reçu le soutien du MEDEF afin de mener ses contre-réformes : « C’est maintenant qu’il faut engager les réformes qui permettront de relancer la dynamique de création d’emplois. N’ayons pas peur d’agir vite et fort pour montrer aux Français, aux forces vives et à nos partenaires du monde entier qu’une nouvelle page s’ouvre pour la France »[1].

 

UNE OFFENSIVE GENERALE CONTRE LES TRAVAILLEURS !

 

A peine élu, Macron veut attaquer les travailleurs. Bien entendu, il mène son attaque par le louvoiement en faisant croire qu’il consulte les syndicats. Il cherche surtout par les rencontres qu’il mène à semer le trouble chez les travailleurs, à faire croire qu’il prend l’avis des syndicats, que ceux-ci pourraient « négocier » avec lui. C’est à cela que servent les « rencontres avec les partenaires sociaux », à masquer la nature réelle de son pouvoir, au service exclusif des grandes entreprises capitalistes.

            Que prépare Macron ? Comme ses prédécesseurs du PS, Macron a dans ses tiroirs des mesures de cadeaux fiscaux pour le patronat. En effet, il prévoit des baisses d’impôts et de cotisations sociales d’entreprises. Ces nouveaux cadeaux arrivent alors que les travailleurs subissent les effets de la loi travail de l’ANI. Prétendant rétablir l’emploi, ces cadeaux servent surtout à rétablir la compétitivité et le profit du capital. Le chômage lui augmente toujours ainsi que la misère sociale !

            Dans ces ordonnances, Macron prévoit de mettre en place la primauté des accords d’entreprises dans tous les domaines. En gros il s’agit d’étendre la loi El Khomri aux salaires, aux conditions de travail. C’est à coup sûr un renforcement de l’exploitation capitaliste et une pression supplémentaire des patrons et des cadres sur les travailleurs et les syndicats de lutte. Il a aussi pour objectif de plafonner les indemnités prudhommales sur les licenciements sans cause réelle. Le MEDEF se réjouit d’avance de cette mesure qui permettrait de jeter à la rue n’importe quel travailleur sans avoir à rendre de compte, même devant la justice bourgeoise. Il souhaite aussi poursuivre les attaques antisyndicales qu’avait apportées la loi Rebsamen en fusionnant les représentations du personnel en une instance unique. Ainsi, moins de représentants du personnel, c’est moins de moyens pour défendre les salariés, et surtout c’est plus de moyens pour que le capital mène ces attaques.

            A l’avenir, Macron prévoit aussi de réformer les retraites en tirant toujours plus vers le bas les pensions de retraites, en faisant travailler toujours plus les salariés. La sécurité sociale est aussi visée par Macron. Ainsi, c’est tous les acquis issus des luttes depuis 1936-1945 qui sont dans le collimateur du tout nouveau président. Macron, tout comme l’ex président Hollande va appliquer la politique du capital qui consiste comme le disait un représentant du MEDEF à « de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».

 

PREPARER LA MOBILISATION
LA RIPOSTE DE CLASSE

 

Le capital veut faire supporter les conséquences de sa crise aux travailleurs, Les politiques mises en place depuis la crise de surproduction de 2008 n’ont pas d’autre but. C’est lui qui est responsable des milliers de licenciements, de la baisse des salaires… Le personnel politique bourgeois actuel comme par le passé est au service du capital. Il n’y a donc rien à attendre de ce gouvernement !

Mais il est des semeurs d’illusions du PCF ou de la France Insoumise qui font croire qu’il est possible de « construire une majorité de gauche de transformation » ou qu’« avec une majorité de transformation sociale, l’espoir renaitra » (L’Humanité, 24/05/17). Seule l’organisation de luttes extra-parlementaires pourra stopper le rouleau compresseur capitaliste. L’expérience gouvernementale et majoritaire de Syriza en Grèce le montre bien. Une majorité sociale-démocrate se pliera aux exigences du capital.

 

Seul le développement des luttes contre les projets anti ouvriers et antipopulaires peut parvenir à faire céder Macron. On l’a bien vu, même si la lutte du printemps n’a pas atteint son but, elle a précipité la faillite du Parti socialiste et obligé le capital à se recomposer autour de Macon. Dès maintenant préparons la riposter, organisons les solidarités autour des luttes qui existent, dans toutes les entreprises pour nous donner au combat contre les ordonnances Macron toutes les changes d’être victorieux. C’est seulement avec cet esprit combattif, en tirant le bilan des luttes nationales précédentes que le mouvement ouvrier sera capable d’imposer ses vues et ses revendications.

 

 

A BAS LE GOUVERNEMENT AU SERVICE DES MONOPOLES CAPITALISTES !

 

COMBATTONS LES ORDONNANCES MACRON !

 

RETRAIT DES LOIS ANTI-OUVRIERES :

ANI, LOI MACRON- RABSAMEN, LOI TRAVAIL !

 

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 18:13

Jeudi 11 mai, alors que les médias se régalaient des tambouilles politiciennes autour des investitures d’En Marche pour les prochaines législatives, les ouvriers de GM&S de La Souterraine (département de la Creuse), menacés de liquidation judiciaire, se livraient à la destruction d’une partie des machines et affirmaient avoir l’intention de faire sauter l’usine (qu’ils ont piégé avec des bonbonnes de gaz) si les négociations n’aboutissaient pas.

Il s’agit d’une entreprise de 279 salariés, sous-traitant dans l’industrie automobile, et dont les deux principaux constructeurs français (Renault et PSA) constituent les principaux clients (64% du chiffre d’affaire). C’est justement le désengagement de ces deux puissants groupes, qui préfèrent commander leurs pièces ailleurs pour augmenter leurs profits, qui a provoqué cette situation qui risque de laisser sur le carreau des centaines de familles, sans possibilité de retrouver un emploi dans un territoire à majorité rural et déjà fortement touché par les fermetures d’usines.

Cette situation est d’autant plus révoltante pour les ouvriers que ces groupes sont riches à millions, qu’ils ne se sont jamais si bien portés depuis plusieurs années, et qu’ils font même tout pour saborder les projets de reprise du site. Encore une fois la classe ouvrière est sacrifiée sur l’autel du profit !

Animés par le désespoir et la colère, après avoir essayés toutes les autres formes de manifestations et moyens d’expression sans succès, ces ouvriers se sont attaqués au sacro-saint droit de propriété par la destruction des machines. Ils veulent interpeller le nouveau « président-banquier » Macron. Mais on voit mal ce qu’il pourrait leur apporter, étant donné sa volonté de détruire le droit du travail par ordonnances ! Comme lors de la campagne présidentielle avec les salariés de WHIRLPOOL, il leur expliquera que les capitalistes sont dans leur bon droit pour les licencier !

Tant que le capitalisme continuera à faire sa loi, d’autres affaires de ce genre se produiront car tel est le capitalisme, un système inhumain uniquement préoccupé par la quête du profit. Seule l’organisation et la convergence des luttes locales en un front commun contre l’offensive du capital pourra mettre fin à cette hémorragie. Seul l’avènement du socialisme pourra émanciper les travailleurs.

Solidarité avec les ouvriers de La Souterraine et avec tous ceux qui luttent actuellement !

 

A bas le Front des millionnaires avec sa tête Macron !

 

C’est aux travailleurs de diriger la société !

Le ROCML, 14/05/2017

Solidarité avec les ouvriers de GM&S de La Souterraine
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 21:13

Article du journal la VDC à retrouver ICI

Pour la première fois dans l’histoire récente de la République la campagne électorale ne se déroule pas sans risque pour la domination politique de la bourgeoisie sur les travailleurs et sur la société.

La République démocratique est la « meilleure forme politique possible du capitalisme »« la forme accomplie de la domination de la bourgeoisie » en tant que classe sur les autres classes sociales, pour la domination du capital sur le travail. « Le capital y assoit son pouvoir si solidement, nous dit Lénine, « que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis dans la république démocratique bourgeoise ».

Les autres formes d’Etat, autocratique, dictature militaire ou monopolisation du pouvoir par une fraction donnée de la bourgeoise qui réduisent les droits démocratiques se sont révélées un frein à la libre concurrence des capitaux et entrainé la révolte des peuples, le « printemps arabe » en est l’illustration récente.

En même temps, un autre aspect de la République bourgeoise est qu’elle est le  terrain » ou « la lutte de classe se débarrasse de ses dernières entraves et où se prépare son terrain de lutte » . Dans cette République Démocratique la bourgeoise ne peut gouverner sans l’appui des travailleurs  et le système électoral est une pièce maitresse pour assurer à la bourgeoise la domination politique des travailleurs en assurant la direction des affaires de l’Etat.

Ainsi les « citoyens », quelle que soient leur origine de classe sont appelés régulièrement à élire « démocratiquement » (du point de vue bourgeois) leurs représentants et à leur déléguer tout pouvoir pour un certain nombre d’années jusqu’aux prochaines échéances électorales.

 Dans ce système, dans toutes les démocraties modernes bourgeoises sont réalisées les conditions véritables  de la domination de classe bourgeoise toute entière deux partis luttant pour avoir le pouvoir et devenant à tour de rôle gouvernement et opposition. En France c’est le système de l’alternance, deux grands partis dits de gouvernement, l’un à droite de l’échiquier politique, l’autre à gauche. Tous les deux, quelle que soit la politique plus ou moins sociale menée, se partagent le pouvoir et restent des gérants loyaux du capitalisme selon les parole de Léon Blum dirigeant de la SFIO (ancêtre du PS).

Mais l’aggravation des contradictions du système capitaliste, la concurrence internationale, la difficulté de valorisation du capital, surtout depuis la crise de 2008, ont conduit les gouvernements de droite puis de gauche à s’en prendre aux conditions de vie des travailleurs. Conséquence, la lutte de classe s’est radicalisée en témoigne la longue lutte nationale contre la loi travail. Le rejet des politiciens corrompus s’est amplifié, « le parti » de l’abstention est devenu le premier parti de France et les contradictions entre les personnels politiques plus ou moins représentatifs de fractions de la bourgeoisie se sont développées.

On peut en juger sur les divergences de politique internationale, sur l’attitude envers Moscou, Pékin, dans le conflit syrien…, sur la loi travail.  Des regroupements à la droite du Parti républicain et à la gauche du PS ont grandi en influence et menacent le système d’alternance entre le parti LR et le PS. Des tentatives de recomposition de pôles attractifs à droite comme à gauche sont en cours. Et en particulier une opération de revalorisation de la social-démocratie dans le PS ou en dehors se profile (Mélenchon, Hamon). La décomposition des partis de gouvernements conduit à déplacer les frontières entre droite gauche et extrême droite mais en préservant le système d’alternance nécessaire.

Maintenir parmi les travailleurs l’illusion  que c’est par les élections qu’ils peuvent agir politiquement et choisir « démocratiquement », en toute liberté un candidat qui mènera une politique en leur faveur, est vital pour la bourgeoisie. Aussi elle voit avec effroi la machine électorale se gripper, ce qui peut ébranler sa domination politique en dévoilant le caractère fictif de « leur démocratie »

Le système des primaires, inspiré plus ou moins du système américain a été mis en place pour tenter de redonner plus d’intérêt aux élections présidentielles. Il a pu donner l’illusion que le « peuple de droite et de gauche »peuvent choisir librement, démocratiquement leur candidat mais en fait il a révélé toutes les turpitudes des principaux partis de la bourgeoisie.

Mais peu importe pour la classe dominante qu’un grand nombre de travailleurs n’aille plus voter (car contrairement à ce qui est dit ils ne se tournent pas massivement vers le FN, mais s’abstiennent). En effet l’abstention aujourd’hui est une forme de rejet de la politique en général, de passivité politique et ne conduit pas à une prise de conscience anticapitaliste et cela la bourgeoisie s’en accommode parfaitement. Ces abstentionnistes sont mis au banc de la société, ce sont de mauvais citoyens qui ne doivent pas se plaindre puisqu’ils n’ont pas voté !

La situation objective ne joue plus en faveur de la bourgeoisie, les fissures du système électoral en sont le reflet. Il est fini le temps où elle pouvait faire des concessions aux travailleurs en utilisant le courant réformiste social-démocrate pour faire illusion. Elle n’en a plus les moyens et bien au contraire elle n’a d’autre issue que de renforcer l’exploitation des prolétaires, de renforcer la dictature du capital. Quel que soit le candidat qui sera porté aux plus hautes responsabilités de la République, les travailleurs n’auront d’autre choix que de se battre. Et dans cette lutte, ils prendront conscience, qu’ils n’ont d’autre alternative que de prendre le pouvoir en tant que classe et instaurer leur République socialiste. Les véritables communistes en participant à ces luttes ont pour devoir de faire que cette alternative devienne l’objectif des éléments les plus combattifs de la classe.

ROCML

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 09:45

Il y a des moments où l’histoire s’accélère sous les coups de boutoir d’une lutte de classe qui se développe à cause de l’aggravation des contractions internes du système de production que le capital n’est plus à même de maîtriser. L’ancien équilibre capitaliste impérialiste mondial est remis en cause, l’hégémonie des anciennes nations impérialistes, US en tête est contesté par de nouvelles puissances dites « émergentes » (Chine, Brésil, Inde). La concurrence sur le marché des capitaux et du travail s’aggrave, les bourgeoisies de la vieille Europe n’ont pas d’autres choix(1) que de faire peser sur le prolétariat et tous les travailleurs le poids de cette concurrence. Et elles le font sur le « coût du travail » c’est-à-dire le coût de reproduction de la force de travail, en dégradant la protection sociale, les salaires directs et indirects, les retraites, en augmentant le prix à payer pour l’éducation des jeunes, futurs travailleurs. Ce processus est déjà largement avancé dans les pays comme l’Angleterre ou l’Allemagne cité en exemple par nos « experts » bourgeois en économie, avec leurs boulots « flexibles », les salaires à 4 euros de l’heure et 10 heures de travail par jour. Cette offensive est menée quel que soit le personnel politique à la direction des affaires de l’État : droite bourgeoisie, social-démocratie, ou la cogestion des deux comme en Allemagne et même gauche de la gauche ou radicale comme récemment en Grèce. Tout parti politique qui ne porte pas clairement la perspective de la destruction du capitalisme et son remplacement par un mode de production supérieur que nous appelons socialisme est toujours amené à prendre de telles mesures. La France a pris un certain retard sur cette voie et c’est au PS et au gouvernement Hollande de se charger du sale boulot.

 

En 2013 la voix des communistes titrait « la droite en rêvait, la gauche le fait », depuis les attaques contre les travailleurs se sont succédées (ANI, loi Macron.). Le mouvement social, qui continue, au moment où nous écrivons ces lignes, en est la conséquence inévitable. Et il ne sera pas le dernier. Il est encore trop tôt pour tirer toutes les leçons d’un tel mouvement. Mais plus que les précédents il aura porté au grand jour les intérêts de classe antagonistes de la société. D’un côté le prolétariat et tous les travailleurs de l’autre la bourgeoisie capitaliste et toutes ses forces politiques, médiatiques et répressives. Pour la première fois cette révolte des travailleurs se produit sous un pouvoir de « gauche » il a mis à mal les illusions sur la gauche réformiste censée défendre les intérêts des travailleurs. Le PS apparaît plus clairement que jamais comme un Parti de gouvernement capable de satisfaire les besoins du capital. L’accueil qui a été réservé à sa délégation au dernier congrès de la CGT démontre une certaine prise de conscience de ce fait. Mais dans ce mouvement aussi les partis de l’ex front de gauche sont particulièrement inactifs politiquement et pratiquement.

 

Ce mouvement démontre aussi que le dialogue social, la concertation entre « partenaires sociaux » sont des mensonges dans une société où une minorité détient les moyens de productions et d’échanges, politiques et financiers et où la majorité ne dispose que de sa force de travail pour vivre et survivre . Dès à présent et cela ne peut que s’amplifier à l’avenir, on remarque une certaine radicalisation de syndicalistes et militants politiques et des jeunes. L’opportunité est donnée aux communistes de faire progresser cette radicalisation vers une prise de conscience de l’échec de la voie réformiste et de la nécessité d’abattre le capitalisme afin de mettre fin à l’exploitation de plus en plus brutale de leur force de travail. Dans cet affrontement classe contre classe le prolétariat n’a jamais été aussi fort que quand il disposait d’un parti politique indépendant de la bourgeoisie concentrant et décuplant ses forces, capable d’unifier la lutte des travailleurs des différents pays et entraînant le prolétariat vers l’objectif de renversement du pouvoir de la bourgeoisie.

 

(1) Ce sont les lois du mode de production capitaliste qui s’imposent aux agents du capital.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 15:09

Sommaire:

– Editorial: Ce que révèle l’offensive actuelle du capital contre les travailleurs

– Les premiers enseignements de la lutte contre la loi travail

– Le congrès de la CGT: un congrès plein d’espoirs pour l’avenir

– Les 32 heures: une revendication à lier à la lutte anticapitaliste

– Le congrès du PCF: Quelles perspectives pour ce parti? Quelles tâches pour les communistes?

– Les illusions sur la nature de l’Etat

– La réforme électorale de la bourgeoisie

Ce numéro est disponible auprès de nos militants, à la librairie du Point du Jour à Paris. Commandez la à rocml@laposte.net ou lisez là sur Internet ICI

La VDC de Juin en vente: Une et sommaire
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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 12:42

Vous pouvez vous la procurer auprès de nos militants ou du ROCML: roc.ml@laposte.net

 

 

 

 

Sommaire:

Editorial: luttons contre le capitalisme

Le mouvement contre la loi El Khomri

Les comités Goodyear

Le mouvement antiguerre en France

La situation au Kurdistan

La VDC du mois de mai en vente

Ce premier mai 2016 se situe dans une situation politique intérieure et internationale tendue qui met à l’ordre du jour le retour de la classe ouvrière comme classe pour soi, c'est-à-dire consciente de ses propres intérêts de classe, et comme actrice politique indépendante dans son combat anticapitaliste. Le projet de loi El Kohmri, dite loi-travail (traduire contre le travail) a provoqué une riposte puissante des travailleurs et de la jeunesse. Ce projet de loi remettant en cause la relative protection du code du travail a été la goutte qui a fait déborder le vase des mesures anti-ouvrières accumulées par les gouvernements de droite et de gauche qui se succèdent depuis des dizaines d’années.

 

Il est maintenant devenu évident que de droite ou de gauche, les partis politiques qui alternent à l’Elysée et au Palais Bourbon (Présidence et Chambre des Députés) multiplient d’un côté les cadeaux au patronat, et de l’autre les coups bas aux ouvriers et aux travailleurs exploités. Ces partis ont perdu toute crédibilité auprès des travailleurs, et c’est bien ainsi. Qu’ils dégagent !

 

Mais la question se pose : par qui, par quoi les remplacer ? Plusieurs tentations se manifestent : 1) le rejet de la politique. 2) Le vote Front National. 3) Construire un nouveau front de gauche avec un autre nom ?

 

Déserter le combat politique n’est pas une solution. On peut comprendre ceux qui n’y croient plus. Mais cela laisse le champ libre aux partis que l’on ne veut plus. Le Front National ? Ce Parti ultra réactionnaire est comme les autres : au service des intérêts des capitalistes. Ses discours contre l’immigration n’ont qu’un but : diviser les prolétaires selon leurs origines pour affaiblir la classe ouvrière et le peuple face aux exploiteurs. Un nouveau Front de gauche ? Raccommoder la « gauche de la gauche » (PCF, NPA, Verts… ) avec une providentielle « gauche » du PS (les frondeurs…) ? Ce conglomérat, comme l’a montré l’effondrement de l’expérience du Front de Gauche en 2012, n’a aucune chance de se reconstruire vu les oppositions d’intérêts étroits entre ses composantes virtuelles. Et s’il advenait, ce serait pour faire in-fine la courte échelle au PS sous prétexte de faire obstacle à la droite et au FN. Ces solutions ne sont pas des perspectives positives pour le mouvement ouvrier et populaire authentique, c’est-à-dire anticapitaliste.

 

Alors, QUE FAIRE ?

 

Karl Marx, le fondateur de la théorie révolutionnaire du prolétariat, a écrit pour conclure son MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE : L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. Cette grande recommandation n’a jamais été aussi actuelle. Comment la concrétiser aujourd’hui ? Le mouvement contre la réforme des retraites en 2010 de même que le mouvement actuel contre la loi-travail El Kohmri montrent la force du mouvement ouvrier et populaire. Mais en même temps, ils pointent les faiblesses de ce mouvement, et en particulier la difficulté d’unir dans un flux ascendant de longue durée les luttes qui visent le pouvoir politique. Pourquoi ? Parce qu’aucune force politique organisée ne veut aller jusqu’au renversement de ce pouvoir. Tous les partis sont d’accord pour attendre « les prochaines élections ». Et on recommence… ! Il faut en finir avec cette ligne qui conduit à la défaite. D’abord, il faut rejeter sans concession les partis politiques qui ont fait la preuve qu’ils sont du côté de la bourgeoisie : la droite et le FN ; Le.PS aussi. Ensuite, il ne faut plus suivre les partis qui, à la gauche du PS n’ont d’autre perspective à offrir que faire la courte échelle au PS ! Et ensuite ? Ensuite, il faut constater qu’aucune organisation politique anticapitaliste n’existe aujourd’hui pour donner une perspective positive au mouvement ouvrier et populaire. Les communistes et les militants révolutionnaires anticapitalistes doivent se fixer l’objectif du Parti et être conscients des tâches qui en découlent. Il faut faire mûrir cette nécessité dans les luttes de classe, qu’elles soient partielles ou générales, économiques ou politiques. C’est à quoi travaille le ROCML.

 

COMBATTONS LES GUERRES INTER-IMPERIALISTES !

 

Ce 1er mai 2016 est aussi marqué par les guerres et le terrorisme qui ensanglantent des pays dans tous les continents. Alors que l’occident capitaliste avait promis un monde de paix après l’écroulement du bloc soviétique et la fin de « la guerre froide », les guerres se succèdent et se multiplient aux quatre coins du monde. Elles ont pour cause première la lutte des puissances impérialistes grandes ou moins grandes, anciennes ou « émergentes » pour se partager les richesses naturelles des pays, contrôler les voies de communication internationales, préserver et élargir les marchés des marchandises. Les premières victimes des agressions impérialistes sont les peuples des pays visés par la volonté de repartage du monde entre les puissances impérialistes. Les travailleurs ne doivent pas tomber dans le panneau de soutenir les guerres de la France sous prétexte qu’elles viseraient des dictateurs.

 

DENONCONS LES POURVOYEURS ET LES MANIPULATEURS DU TERRORISME !

 

Pour réaliser leurs buts les pays impérialistes dont la France n’hésitent pas à créer, financer et armer des organisations terroristes pour déstabiliser les Etats qui leur résistent ou qui ont d’autres alliances. Cependant, gonflées par leurs succès, les créatures se retournent parfois contre leurs créateurs. La France et la Belgique viennent de payer durement la politique de leurs apprentis sorciers. Les attentats de Paris et de Bruxelles n’ont tué que des gens du peuple. Les larmes de crocodiles des Hollande et Cie ne doivent pas occulter leur politique criminelle irresponsable de soutien aux terroristes qui ont frappé à Paris et à Bruxelles et qui leur ont donné l’occasion de renforcer leur politique sécuritaire antidémocratique destinée à museler les travailleurs, avec l’état d’urgence par exemple.

 

SOUTENONS LES LUTTES DES PEUPLES POUR LEUR EMANCIPATION NATIONALE !

 

En ce jour du premier mai, les communistes n’oublient pas que des nations ou des minorités nationales luttent pour la réalisation de leurs droits démocratiques nationaux. Actuellement, dans le sud de la Turquie, la population kurde qui revendique ses droits démocratiques et nationaux subit une répression féroce de l’Etat fasciste turc. Des villes sont bombardées et des quartiers entiers rasés par l’artillerie lourde de l’armée turque. Il y a des centaines de morts et des blessés par milliers. La Turquie fait partie de l’OTAN. Nos dirigeants se taisent. Dans le Kurdistan du nord de la Syrie (Rojava), les combattants kurdes alliés aux formations armées des tribus arabes, turkmènes… combattent avec héroïsme les terroristes de DAESH (le prétendu Etat Islamique), lui infligeant des défaites retentissantes. Une grande partie du Rojava est libérée et sous le contrôle des combattants et du peuple kurde et d’autres ethnies. Leur combat n’est pas terminé et peut se heurter à d’autres antagonismes. En même temps qu’il soutiennent toutes les luttes authentiques pour les droits nationaux des peuples opprimés, les communistes et la classe ouvrière de France doivent soutenir sans condition, politiquement et matériellement, le glorieux peuple kurde de Turquie et de Syrie..

 

VIVE LE 1er MAI 2016 !

HORS DU POUVOIR LA BOURGEOISIE ET SES PARTIS !

C’EST LA CLASSE OUVRIERE QUI DOIT DIRIGER LA SOCIETE !

COMBATTONS LES GUERRES IMPERIALISTES !

SOUTIEN INTERNATIONALISTE AUX TRAVAILLEURS ET AUX PEUPLES DU MONDE !

SOUTIEN AU COMBAT DEMOCRATIQUE ET NATIONAL DU PEUPLE KURDE !

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