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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 10:28

Pour le comprendre, ne pas oublier d'activer les sous-titres youtube.

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 19:52

Les ouvriers dans le Port du Pirée, qui est la propriété de l’entreprise chinoise COSCO, poursuivent leur grève pour une deuxième journée d’affilée après que l’entreprise a tenté d’entraver la participation des ouvriers à la Grève Générale Nationale du 30 mai.

Dans la soirée du 29 mai, la veille de la grève, COSCO a procédé à des tentatives d’intimidation des ouvriers pour qu’ils ne participent pas à la grève, par le biais d’une déclaration qui disait que toute personne qui essaierait de bloquer le fonctionnement de l’entreprise lors de la grève serait arrêtée et persécutée. COSCO a traité le syndicat des ouvriers d’organisation promouvant la violence et utilisant des menaces afin d’exercer de la pression sur les ouvriers. Dans le même temps, COSCO a forcé les ouvriers qui étaient en poste à ce moment de rester là après la fin de l’horaire pour que le travail n’arrête pas. De cette façon COSCO a voulu intimider les ouvriers et faire arrêter toute tenue de piquet de grève. De cette façon, COSCO a voulu bloquer les efforts du syndicat pour lutter pour une convention collective et pour faire arrêter l’exploitation féroce que les ouvriers subissent de la part de l’entreprise.

Les ouvriers du Pirée et PAME ont donné une réponse militante à COSCO en tenant le rassemblement principal de grève pour le Pirée devant les portes de COSCO ! Des milliers d’ouvriers sont arrivés au port du Pirée et ont exprimé leur solidarité aux ouvriers de COSCO et à leur syndicat.

Sous la pression des milliers d’ouvriers, COSCO s’est vue contrainte d’arrêter toute opération même pour la poignée d’ouvriers qui ont été forcés de rester dans leur poste. Pour la première fois lors d’un jour de grève, le travail à COSCO a été arrêté à 100% !

Les ouvriers de COSCO ont répondu à l’appel de leur syndicat et ont tout de suite tenu une AG en masse, où ils ont décidé unanimement de poursuivre la grève pour une deuxième journée le 31 mai et de demander une convention collective avec de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.

Les développements chez COSCO démontrent que les grands groupes d’entreprises font usage de nouvelles lois contre le syndicalisme qui ont été imposées par le gouvernement de SYRIZA-ANEL dans le but d’attaquer l’organisation des ouvriers et leur lutte. Or, la solidarité de classe et l’action militante peuvent être un soutien des ouvriers et répondre à l’agressivité des gouvernements et des groupes d’entreprises.

Nous appelons tous les syndicats à exprimer leur Solidarité de Classe aux dockers du Port du Pirée et à leur grève.

Stop aux intimidations de COSCO

Pour une convention collective avec de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. Des postes de travail en plein temps et pérennes. Suppression des relations de travail flexibles. Réglementation pour la Sécurité et l’Hygiène au travail. 

PHOTOS de la Grève et de l’Assemblée Générale : https://plus.google.com/photos/111424066969409429174/album/6561642442714935473? authkey=CLvKoYzbupj9iwE

Grèce, Athènes May 31 2018

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 18:16

LE 22 MAI, ON Y VA TOUS ENSEMBLE !

Depuis des mois maintenant, de nombreux secteurs sont en lutte contre les politiques menées par le président Macron, qui visent à détruire le modèle social français et dont tout le monde reconnaît maintenant qu’elles ne profitent qu’à la fraction la plus riche de la population. Ce gouvernement est sourd ! Le 22 mai, salariés du public comme du privé, privés d’emploi, étudiants, retraités, tous ensemble dans la rue, pour nous faire entendre !

Lieux de rassemblements :

- Bayonne : 10 h 30 Place Ste Ursule

- Pau : 10 h 30 Place de Verdun.

LE 22 MAI, ON Y VA TOUS ENSEMBLE !

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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 19:36

 

Non ce ne sont pas des privilégiés. Ce sont des travailleurs et le gouvernement attaque leurs conditions de travail. Ce matin, ils étaient une trentaine de cheminots réunis à Puyoo en assemblée générale pour populariser leur lutte. Des camarades de Puyoo, d’Orthez, Salies de Béarn, Mourenx, Pau sont venus leur témoigner leur solidarité. Au même moment, une autre AG était convoquée à Pau. Partout en France, les cheminots se mobilisent et reçoivent des témoignages de solidarité de nombreux travailleurs.

 

            A cette AG, les cheminots en grève ont reconduit leur préavis de grève pour mercredi et jeudi prochain. Leur détermination est intacte. Ils iront jusqu’au bout dans cette bataille du rail engagée contre le gouvernement et les dirigeants de la SNCF. Ce sont leurs conditions de travail qui sont attaquées mais pas seulement. C’est l’accès aux trains à tarif réduit et dans de nombreuses localités qui est menacé. Et puis, aujourd’hui, ce sont les cheminots et demain d’autres catégories de travailleurs qui seront attaquées par ce gouvernement à la solde du capital.

 

            Ils ne jetteront pas l’éponge comme ça pas les cheminots. Ils sont poussés par les nombreux témoignages de solidarité : « courage », « ne lâchez rien », « allez-y, continuez » des automobilistes. Cette lutte n’est pas seulement la leur car c’est tous ensemble qu’il faut se battre contre Macron. La politique de Macron attaque l’ensemble de la classe ouvrière et des travailleurs.  

 

            N’oublions pas non plus que pour répondre à Macron, la politique est l’arme suprême des travailleurs. Car tant que ce système capitaliste pourra prospérer, les attaques, les remises en cause des conquêtes sociales se multiplieront. Voilà pourquoi, seule la lutte politique contre la bourgeoisie, pour mettre fin à l’exploitation de l’homme par l’homme, peut solutionner les problèmes de tous les travailleurs !

 

Correspondant Voix des Communistes - Pau

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 17:23
VDC Editorial: ASSEZ DE RECULS Luttons classe contre classe pour l’abrogation des lois anti sociales

Article à retrouver à l'origine ICI

 

ASSEZ DE RECULS

Luttons classe contre classe

pour l’abrogation des lois anti sociales

 

            L’année 2017 aura vu la disqualification des partis traditionnels qui se partageaient alternativement le pouvoir, les Républicains et le PS. L’alternance gauche droite qui a dominé la vie politique lors des dernières années n’était plus capable de répondre aux attentes économiques et politiques de la bourgeoisie. Les travailleurs et une partie de la petite bourgeoisie se détournaient des représentants politiques de gauche comme de droite. Pour éviter une crise politique qui aurait ébranlé le pouvoir bourgeois, fut mise sur pied une « nouvelle force » censée rénover le pouvoir politique et capable d’appliquer les « réformes » attendues par le capital. Macron a reçu cette mission et a été « démocratiquement » élu et il a engagé son gouvernement à entreprendre au pas de course une série de contre réformes qui touchent directement ou indirectement les travailleurs.

 

            L’unique but de la production capitaliste est de reproduire le capital investi avec une plus-value, un profit. Or Le développement du capitalisme dans le monde entier a, ces dernières années, rendu plus difficile pour chaque capital investi la réalisation d’un profit. La division internationale du travail a été bouleversée. La concurrence et les contradictions se sont aggravées entre les états capitalistes et impérialistes, ponctuées par des crises périodiques de surproduction de plus en plus graves.

Comment toutes les bourgeoisies du monde pensent-elles pouvoir, dans cette situation, tirer leur épingle du jeu ? En exploitant encore plus les travailleurs !

 

            Dans le monde et en Europe, la bourgeoisie française a pris du retard par rapport aux politiques d’austérité et de restructuration des relations capital travail, menées dans les autres pays européens, allemand ou anglais (développement des travaux précaires, contrats à zéro heure en Angleterre ou en Grèce, Espagne, Portugal où les salaires ont baissé jusqu’à 25 %).

            La bourgeoisie française ne peut plus désormais reculer pour réduire le prix de la force de travail. Elle doit augmenter par tous les moyens le temps de travail sans accroitre les salaires, diminuer les retraites par l’augmentation des impôts, rogner sur le salaire indirect (les fameuses « charges sociales »), sur les frais de santé et sur l’entretien de la force de travail au chômage qui ne produit plus de plus-value, et cela tout en évitant une explosion sociale. Cela suppose un recours accru à la répression policière et judiciaire dont l’incorporation de mesures propres à l’état d’urgence dans la loi, aux mesures contre l’expression publique bref un renforcement du contrôle de l’État sur la société. S’ajoute à cela l’action impérialiste de la France pour préserver sa zone d’influence en Afrique et dans d’autres parties du monde face aux empiètements des autres impérialismes et qui engloutit d’énormes ressources financières.

            Les travailleurs ont tenté de résister à cette offensive de la bourgeoisie, mais la mobilisation syndicale n’a pas été en mesure seule de l’arrêter. Les échecs répétés de la mobilisation contre les attaques du pouvoir au cours des années 2016-2017 ont conduit les travailleurs les plus combatifs à chercher les raisons de cette inefficacité de leurs mobilisations nationales.

 

            Certains mettent en cause les méthodes de lutte, les journées de mobilisation répétées et inefficaces et préconisent la grève générale. En vérité les causes sont plus profondes. Les luttes nationales ne pourront gagner en efficacité que si la classe des exploités se débarrasse de l’influence idéologique et politique du « réformisme de gauche » qui cantonne les luttes à un moyen de pression dans les négociations pour obtenir quelques concessions à la marge des « partenaires sociaux ». La bourgeoisie sait que les centrales syndicales ne déborderont pas de ce cadre.

            L’illusion de pouvoir régler les problèmes en tant que partenaires sociaux s’oppose à la claire conscience que patronat et salariés ont des intérêts antagonistes. L’illusion d’un État au-dessus des classes et qui pourrait trouver des solutions en faveur des travailleurs est en opposition à la réalité d’un État au service de la classe bourgeoise. Tout cela freine la prise de conscience de la classe, la solidarité entre les travailleurs, la lutte commune et la construction de leur organisation politique et syndicale indépendamment de la bourgeoisie. La bourgeoisie, même si elle en a de moins en moins les ressources pour le faire, continuera à entretenir ces illusions, en s’appuyant sur les forces conciliatrices dans les syndicats et partis de « gauche ». Elle cherchera à dissimuler le caractère de classe des mesures qu’elle prend.

 

 

Au sommaire

 

Sommaire

2    EDITORIAL

4 LA LUTTE CONTRE LES LICENCIEMENTS

5 S’OPPOSER A L’OFFENSIVE SUR LA SANTE

6 SOLIDARITE AVEC LES MC DO

7 DEBAT: L’ECOLOGIE

10   DOSSIER JCML: LA SELECTION A LA FAC

12   IMPERIALISME FRANCAIS

Nouvelle Calédonie

La France au Sahel

20   IMPERIALISME DANS LE MONDE

L’Asie Pacifique

Palestine

Syrie-Rojava

21 INTERNATIONALISME

Le mouvement iranien

Des luttes dans le monde entier

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 12:07
#Idéereçue : La prime charbon à la SNCF

Les cheminots et la prime charbon: LE truc qui revient régulièrement, même en 2015, soit plus de 40 ans après la disparition de la dernière locomotive à vapeur et, donc, de la fameuse prime. Partons à la découverte de l’argument star de ceux qui ont l’air prodigieusement agacés par les cheminots.

 

Qui la touchait ?

 

La fameuse prime charbon n’était pas touchée par « les cheminots ». Non, elle ne concernait que ceux qui avaient une prise sur la consommation de charbon des locomotives à vapeur.

 

Seuls les mécaniciens et les chauffeurs la touchaient. En effet, les locomotives à vapeur se conduisaient à deux: à gauche, le conducteur mécanicien, chargé de la conduite proprement dite et de l’entretien en ligne de la machine et, à droite, le chauffeur qui s’occupait de la chauffe, c’est à dire du feu et, donc, de maintenir en pression la chaudière.

 

Comment était elle calculée ?

 

La prime charbon était calculée sur la capacité d’un équipage à économiser le charbon. Pour cela, la SNCF avait estimé une consommation de référence pour un trajet donné. En tenant compte de la distance à parcourir, du profil de la ligne et du poids de la rame, on estimait qu’on avait besoin de X tonnes de charbon pour mener le train à bon port. L’équipage qui gérait bien sa machine et arrivait à faire le trajet sans tout consommer était gratifié d’une partie de l’économie réalisée. Il s’agissait donc d’une prime basée sur la performance individuelle des salariés. Voilà qui devrait ravir les fanas de la rémunération à l’objectif !

 

Et ils touchaient quoi ?

 

Eh bien il ne s’agissait pas d’argent ! Les équipages recevaient directement, du charbon, du vrai, noir et bien gras. Je vous vois déjà vous en étonner mais il faut penser que, dans les années où la prime existait encore, le chauffage central n’était pas répandu et qu’on se chauffait majoritairement avec son petit poêle personnel. Recevoir du charbon représentait donc une économie bonne à prendre pendant les mois d’hiver et même le reste de l’année pour faire fonctionner la cuisinière.

 

Sur la fin de son existence et avec le changement des modes de vie, elle devint tout de même une prime au sens « moderne » du terme, c’est à dire une somme d’argent ajoutée à la paye de base.

 

Qu’est elle devenue ?

 

Elle a disparu avec la fin de la vapeur à la SNCF au début des années 70. A l’époque, elle était déjà moribonde vu le peu de dépôts qui employaient encore des locomotives à vapeur. Certains racontent qu’elle aurait été remplacée par une prime de salissure: pure invention. Si la prime de salissure existe bien à la SNCF, elle concerne, comme dans bien d’autres entreprises, les salariés effectuant des travaux particulièrement salissants et qui occasionnent des frais d’entretien de tenues de travail, bref, rien à voir avec le charbon ou le personnel de conduite.

 

Sylvain Bouard

Agent circulation à la SNCF, passionné de chemin de fer, de photo et de nouvelles technologies.

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 12:23

https://mobile.francetvinfo.fr/economie/syndicats/vous-etes-venu-faire-des-cadeaux-aux-patrons-quand-un-syndicaliste-de-psa-interpelle-bruno-le-maire_2625388.html

 

Lors d'une visite de l'usine PSA de Mulhouse, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a été pris à partie par un syndicaliste de la CGT sur la rémunération et les conditions de vie des ouvriers.

 

En visite à l'usine PSA de Mulhouse vendredi 23 février, le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire s'est fait interpeller par un représentant syndical CGT de l'usine. Un échange très musclé recueilli par une journaliste de franceinfo présente sur place.

 

"Qu'est ce vous êtes venu faire ici ? Vous êtes venu faire des cadeaux aux patrons ?", a lancé le cégétiste au ministre devant micros et caméras de télévision. Réponse de Bruno Le maire : "Je suis venu ici pour garantir aux Français qu'on va garder une industrie automobile, pour garantir que le site restera ouvert". Les bras du syndicaliste lui en tombent et il assène : "On était 14 000 on est bientôt 5 000 dans l'usine !"

 

Bruno Le Maire a visiblement du mal à répondre ou à se faire entendre. "On vous a appris à écouter de temps en temps ce qu'on vous disait ? Vous écoutez quand on vous parle ?", dit-il à l'ouvrier, qui n'a pas l'intension d'en rester là et compte bien se faire entendre, "pour une fois", dit-il . "Vous passez souvent à la télé, on vous écoute souvent vous, on vous paye à faire des choses, vous faites rien pour les ouvriers, écoutez pour une fois que vous en avez un en face de vous", lâche-t-il au ministre.

 

"19 euros d'augmentation cette année ! Avec 19 euros on achète combien de baguettes ?"

Ce n'est "pas une discussion", rétorque le ministre. Le Cégétiste finira donc son monologue, dénonçant la rémunération des ouvriers de l'usine et le coût de la vie : "Vous savez combien on a eu d'augmentation cette année ? On a eu 19 euros. Avec 19 euros on achète combien de baguettes, vous savez combien cela coûte la baguette ? Vous savez combien coûte un ticket de bus ? Vous ne le savez pas. Vous savez que les gens ici ils touchent moins que le SMIC ?!".

 

La visite de Bruno le Maire chez PSA intervient alors que le constructeur automobile annonce vendredi un excédent de près de six milliards d'euros, en hausse de 15%. Le ministre était accompagné du PDG du groupe PSA Carlos Tavares pour visiter l'atelier de montage de la nouvelle DS7 Crossback.

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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 20:05

Article de la VDC n°22 à retrouver ICI

UNE ATTAQUE GENERALE CONTRE LE MONDE DU TRAVAIL

Depuis son élection en mai, Macron a accéléré la cadence des contre-réformes car pour les monopoles (le grand capital) cela ne va pas assez vite. Alors que le « président des riches »  vient de conclure la loi travail XXL, il veut d’ores et déjà s’attaquer à la formation professionnelle, à l’assurance chômage et dès l’été prochain aux retraites.

Il y a clairement une accélération de mesures réactionnaires, une avalanche désastreuse de mesures anti-ouvrières et d’avantages prodigieux pour la bourgeoisie !

Baisse des APL et des subventions pour les habitats populaires ; la fin des contrats aidés ; la loi travail XXL bien sûr ; l’augmentation de la CSG ; le gel des salaires des fonctionnaires et la suppression de 120 000 d’entre eux; de nouveaux contrats précaires et tout ce qui va arriver !

Dans le même temps pour le patronat : fin des cotisations sociales avec le transfert du CICE ; fin de l’Impôt Sur la  Fortune ; la liberté de déréguler le code du travail entreprise par entreprise etc.

S'ajoute à tout cela un mépris dans les paroles de Macron et son gouvernement à l’encontre des travailleurs et particulièrement contre ceux qui luttent ! Nous serions des fainéants, des extrémistes, des cyniques, des gens qui veulent rester dans le passé attachés à des mesures d’un autre temps, des jaloux des riches, qui foutent le bordel au lieu de chercher du boulot. Nous sommes insultés et Macron tente de nous monter les uns contre les autres, de diviser encore plus les travailleurs.  C’est un mépris honteux de la classe ouvrière et il nous incombe à nous, militants, de lui démontrer que renverser sa société pour instaurer le pouvoir des travailleurs n’a rien de vieillot mais va au contraire dans le sens de l’histoire pour enfin mettre un terme à cette escalade réactionnaire et donc à l’exploitation de l’Homme par l’Homme.

UNE MOBILISATION EN ORDRE DISPERSÉE, LIMITÉE

 

Malgré toutes les mesures contre le peuple, la lutte reste limitée pour le moment, ne s’élargit pas, ne se massifie pas et l’unité ne se met pas en place. Depuis la rentrée on peut lister :

  • Le 12 et le 21 septembre : journées interprofessionnelles à l’appel de la Cgt, Sud, FSU.
  • La 3ème semaine de septembre : appel à la grève reconductible intersyndicale chez les routiers.
  • Le 28 septembre : les retraités
  • Le 10 octobre : journée des fonctionnaires en intersyndicale
  • Le 13 octobre : la métallurgie
  • Le 19 octobre : journée interprofessionnelle à l’appel de la Cgt, Sud.

On observe un émiettement complet. Certaines fédérations de métier appellent seules dans leur coin à la lutte, il n’y a aucune possibilité de trouver des journées interprofessionnelles qui réunissent l’ensemble des grands syndicats, un nombre de manifestants et de grévistes très loin de certaines mobilisations antérieures, des journées éparses sans continuité entre elles.

Comme c’est parti, ce n’est pas une mobilisation à la hauteur des attaques que nous subissons qui se met en place.  Il faut dire que le patronat et le gouvernement ont savamment organisé la division par l’achat de certains représentants syndicaux nationaux. La lutte politique est absente depuis des décennies. Il existe donc un retranchement syndical autour de revendications locales d’entreprises ou autour d’un corporatisme fort.  Au contraire, la lutte politique permettrait de relier toutes ces luttes et mobilisations vers un objectif politique supérieur : le renversement du capitalisme.

 À l’époque où le capitalisme rentre dans une crise sans précédent et s’y enfonce inexorablement, le prolétariat a un besoin vital de trouver son indépendance politique.

LA LUTTE POLITIQUE POUR LA RUPTURE RÉVOLUTIONNAIRE

Pour se débarrasser du capitalisme nous pensons que les travailleurs doivent se débarrasser de leurs illusions ou des concepts imposés par la propagande du capitalisme car il n’y a jamais eu des morales de maîtres et des morales d’esclaves mais que des morales établies par les maîtres pour les esclaves.

Pour se débarrasser de cette servitude, les travailleurs doivent s’intéresser à la question politique générale. Est-ce que je suis exploité ? Pourquoi ? Comment mettre fin à cette exploitation ? Certains pensent déléguer leur pouvoir politique à un super président tous les cinq ans. Pourtant, si le prolétariat ne fait pas de politique il est contraint de subir celle des autres, celle qui conduit à l’austérité, à la régression, d’une façon ou d’une autre à une politique pro-capital. Il y a ceux, dégoutés par la "politique politicienne", qui se trouvent hors jeu des questions politiques, qui sont lassés et préfèrent à ce titre l’apolitisme.

Pourtant, si nous voulons avancer sur les questions essentielles comme celles de la révolution, c’est à nous de faire de la politique, de la politique révolutionnaire. N’attendons pas que cela tombe du ciel ou que cela vienne d’un messie quelconque. Faisons notre politique qui est en rupture révolutionnaire avec toutes les autres.

Au final, les salariés dans la lutte syndicale ou dans la lutte contre le capitalisme doivent opérer une rupture révolutionnaire, c'est-à-dire rompre avec toutes ces idées qui amènent à penser qu’un autre capitalisme est possible, que l’on pourrait le reformer, le rendre « social », ce qui nous oblige dans les luttes actuelles à rester dans les limites, les frontières du capitalisme. Si au contraire, nous opérons dans nos consciences et notre pratique cette rupture révolutionnaire, nous pourrons dépasser ces limites du capitalisme et proposer à l’ensemble des masses populaires une nouvelle solution, radicale : une nouvelle société.

La rupture révolutionnaire conduit à rompre avec le réformisme, le parlementarisme, etc. comme théories qui ne font pas avancer la lutte du prolétariat en la laissant dans l’impasse du capitalisme. La rupture révolutionnaire oblige les travailleurs en lutte à ne plus se limiter aux revendications dites économiques (d’augmentation de salaire, etc.) mais à revendiquer le pouvoir même, pas seulement celui dans l’entreprise mais celui de toute la société. La rupture révolutionnaire contraint les ouvriers conscients à s’organiser, plus uniquement dans les syndicats mais dans le Parti politique de la classe ouvrière.

La lutte ou les luttes actuelles, et celles qu’il va falloir mener dans les prochaines années au vue du calendrier de Macron, ne pourront, à la lumière de ces derniers éclaircissements, apporter au mieux que des victoires sporadiques. Pour apporter le pouvoir à la classe ouvrière en France ; pour opérer cette rupture révolutionnaire, seule issue qui permettra de mettre un terme à la misère, au chômage, à la barbarie, la guerre, aux problèmes du logement, etc., les marxistes-léninistes doivent se rassembler et gagner au combat politique les militants de combat, les militants avancés qui font leur preuve dans toutes les luttes locales et parcellaires.

NON LA CGT N’EST PAS ISOLÉE, MOBILISONS A LA BASE !

Seul un rapport de force puissant porté par une conscience politique anticapitaliste peut faire reculer ce gouvernement. Dans cette mobilisation, la CGT a un rôle essentiel dans l’organisation de la lutte. La CGT n’est pas isolée contrairement à ceux que veulent faire croire les grands médias. C’est elle qui porte les revendications justes qui sont celles d’une majorité de travailleurs. Dans ces manifestations les travailleurs se sont unis sur le mot d’ordre : « ne rien lâcher face aux mesures antisociales ».

Chaque travailleur conscient de la nécessité d’organiser un rapport de force favorable aux travailleurs face au gouvernement, a pour tâche de mobiliser ses collègues à la base, entreprise par entreprise. Ce n’est pas en regroupant les syndicalistes de lutte hors des structures syndicales, hors des entreprises que ce rapport de force pourra se construire, même si ces regroupements paraissent plus radicaux. C’est une erreur de couper le corps militant des syndicats du reste des masses des entreprises.  La CGT, est la seule organisation où l’on trouve des militants et courants plus combattifs, des éléments avancés pour défendre les travailleurs même si la confédération CGT reste sur des positions réformistes qui limitent ses objectifs et sa volonté de lutter. Seule la lutte de classe peut conduire à un succès et dépend du niveau de conscience et d’organisation. Aujourd’hui la classe ouvrière doit relever le défi et mener la lutte politique contre le gouvernement Macron en sachant que demain la classe ouvrière sans son parti marxiste-léniniste, ne pourra ni défendre ni préserver durablement les victoires qu’elle peut obtenir.

La grève généralisée  ne se décrète pas par slogan. Elle se construit à la base, dans les entreprises, dans les quartiers. Comment bloquer l’économie si la majorité des salariés des lieux de production ne s’engagent pas dans la lutte et la grève ? C’est dans les entreprises, dans les universités, dans les lycées que doivent se tenir les assemblées générales. C’est là qu’il est nécessaire de convaincre la base des salariés, la masse des étudiants et des lycéens que cette loi travail est contraire à leurs intérêts. Si on n’est pas prêt à s’engager à une lutte plus dure, les travailleurs perdront beaucoup. Il est important de lier les revendications locales aux revendications nationales. Obtenir localement satisfaction tout en luttant à une autre échelle peut donner confiance et détermination. Les luttes se multiplient. Participer à chacune d’entre elles, organiser la solidarité et tisser des liens entre elles est plus que jamais nécessaire. Faire en sorte que les luttes isolées entrent dans la lutte politique d’ensemble contre ce gouvernement, voilà la tâche des communistes.

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 20:07

Aujourd’hui, ce sont des dizaines de milliers de salariés mais aussi privés d’emploi, retraités, jeunes qui ont de nouveau fait la démarche de s’engager dans les différentes initiatives proposées par la CGT.


Que ce soit sous forme de débrayages, signatures de pétitions, assemblées générales dans les entreprises, participation aux rassemblements ou manifestations, le refus de subir une dégradation de ses droits au travail reste très fort.


La mobilisation, depuis septembre, a permis de démontrer que le programme libéral de Macron et de son gouvernement, répondant aux exigences patronales, ne remporte pas l’accord des premiers concernés : la jeunesse, les salariés, privés d’emploi et retraités.
Face au dumping social généralisé, à la hausse des inégalités qui en sont la conséquence, la CGT n’acceptera pas la disparition des conquis sociaux.


La succession de contre réformes visant à favoriser les plus riches, à réduire les droits des plus fragiles ne peut devenir le nouveau modèle antisocial français ; la loi de la jungle même reformulée sous d’habiles formulations reste inacceptable.


La CGT prendra une nouvelle fois toutes ses responsabilités, en proposant dès la semaine prochaines, aux autres organisations syndicales une journée d’action interprofessionnelle en novembre pour liquider le contenu des ordonnances ; également peser pour un apprentissage, une formation professionnelle et une assurance chômage de qualité !


Face à la volonté de ce gouvernement de transformation libérale, le meilleur remède reste l’unité des salariés dans la défense et la conquête de nouveaux droits.
Leur engagement dans des syndicats CGT pour, collectivement, faire face à la loi des patrons, reste la meilleure solution.


La CGT, avec ses syndicats, ne se résignera pas à subir sans agir !

Montreuil, le 19 octobre 2017

CGT : Toujours mobilisés pour défendre nos droits

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 12:39

Manifestation devant l’Ambassade d’Espagne

22 avenue Marceau, Paris VIIIème, métro Alma Marceau

Mardi 3 octobre à 18h

 

Nous exprimons notre solidarité avec le peuple catalan qui pacifiquement s’est mobilisé de manière massive pour défendre son droit de décider de son avenir. Nous condamnons fermement la répression policière qui n'a pas hésité à utiliser la force pour tenter d'empêcher le référendum. Plus de 10 000 agents des forces de sécurité de l'État ont été déployés dans toute la Catalogne pour essayer de fermer les bureaux de vote, réquisitionner les urnes et les bulletins de vote. 844 blessés par la police de l’Etat espagnol  qui a chargé violemment celles et ceux qui voulaient voter, cassant les portes des écoles frappant indistinctement les personnes âgées, les enfants, s’attaquant même à la police des Mossos sous tutelle de la Generalitat et aux pompiers catalans.

 

Face à la répression de l'Etat espagnol, le vote pour le droit à l’autodétermination du peuple catalan est exemplaire. La volonté d'un peuple ne peut être arrêtée. Malgré le déploiement de la Guardia Civil, la mobilisation a permis de protéger un grand nombre des bureaux de vote, avec une participation de plus de trois millions de votants dont 770.000 n’ont pu voir leurs voix prise en comptes plus de 400 bureaux de votes ayant été envahis par la police et leurs urnes dérobées. La Catalogne a démontré aujourd'hui que, contre un État qui refuse d'accepter un référendum et d'écouter l’expression d’une majorité de la population, la Constitution espagnole, produit d’un compromis passé en 1978 avec les franquistes est dépassée. Ce cadre juridique est utilisé comme excuse pour soutenir, la violation des droits fondamentaux et les attaques directes contre la liberté des peuples d’Espagne. Nous appelons à la solidarité internationale pour dénoncer la répression du gouvernement Rajoy et défendre la démocratie. Face à une revendication démocratique telle que le droit à l’autodétermination, la solution ne peut jamais être la répression et la violence.

 

Nous pouvons avoir des débats sur le bien fondé de l’indépendance de la Catalogne ou sur les limites du processus actuel, mais nous partageons des principes qui nous amènent à dire ensemble :

  • Nous réaffirmons notre soutien aux droits démocratiques du peuple de Catalogne.
  • Nous soutenons la grève interprofessionnelle organisée par plusieurs organisations syndicales, pour défendre les droits et revendications de tous les travailleurs et travailleuses en Catalogne.
  • Nous condamnons le silence complice des autorités françaises et appelons les citoyens et citoyennes, les organisations démocratiques, syndicales, politiques et associatives à se solidariser avec le peuple de Catalogne.

Contre la violence d’Etat

Pour les libertés et la démocratie

Pour le droit à l’autodétermination des peuples

 

Rassemblement devant l’ambassade d’Espagne à Paris, 22 avenue Marceau,

Paris VIIIème, métro Alma Marceau, Mardi 3 Octobre à 18 heures.

Des initiatives semblables auront lieu devant les consulats de plusieurs villes françaises

 

Premiers signataires :

Union syndicale Solidaires, Sortir du colonialisme, Assemblée Nationale Catalane (France), CNT-f, Emancipation, Front Social, Attac , Réseau Féministe "Ruptures", Droits Devant !!, Cedetim, réseau IPAM,

 

 USTKE, Collectif Solidarité Kanaky, Mouvement des jeunes kanaks de France (MJKF) , Centre Démocratique des Kurdes de France (CDKF), Comité de Solidarité avec le Peuple Basque (CSPB), Associu Sulidarità (Corsica) – Pariggi, Corsica Internaziunalista, Comité d'Organisation du 10 Mai, La Maison du Tamileelam, Collectif de Défense de la Souveraineté et de l’Intégrité des Comores (CDISCOM), FTCR, Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux, ACTIT,

NPA, PCOF, Ecologie Sociale, Ensemble, Alternative Libertaire,

 

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