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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 10:02

http://cgt.fr/spip.php?page=article_dossier1&id_article=44746

 

Retrouver l'analyse du ROCML ICI

 

Dans la droite ligne de la loi El Khomri, les ordonnances travail prévoient de démolir les conventions collectives en permettant aux accords d’entreprises de leur être moins favorable dans la quasi-totalité des matières du code du travail. Les droits des salariés deviendraient un objet de concurrence entre entreprises qui pourront négocier à la baisse les droits des salariés en expliquant que « c’est pour rester compétitif » ! Et comme au niveau de l’entreprise les négociateurs sont plus proches des pressions patronales ça facilite encore la casse sociale. Au final, les salariés vont perdre de nombreux droits garantis par leur convention collective : primes, jours de congés… et se retrouver avec un code du travail par entreprise !

 

Pour rappel, la hiérarchie des normes c’est :

- Le code du travail socle de droits pour tous les salariés

- Les conventions collectives qui améliorent les dispositions du code du travail

- Les accords de groupes ou d’entreprises qui améliorent les conventions collectives

 

 

 

Nos acquis les plus importants viennent non pas du code du travail ni même des accords d’entreprises mais des conventions collectives, puisque toutes améliorent les dispositions du code du travail. Elles permettent de doter les salariés de protections, garanties et droits et ce, quelle que soit la taille de l’entreprise, qu’il y ait ou pas une présence syndicale ou d’instances représentatives du personnel. Elles couvrent dans notre pays 98% des salariés du secteur privé.

 

Grâce aux conventions collectives, voici par exemple ce qui a été obtenu :

- 6 mois de maintien du salaire en cas d’arrêt maladie Convention Collective Nationale de la chimie, pour l’industrie pharmaceutique 3 mois. Hors le Code du travail ne prévoit pas de maintien !

- Un temps de pause de 30mn pour les salariés en équipe, CCN chimie, plasturgie, industrie pharma. 20 minutes seulement dans le Code du travail.

- Une prime de froid et de chaud CCN industrie agroalimentaire alors que le code du travail ne prévoit rien !

- Etc.

 

La CGT porte et revendique un nouveau statut du travail salarié, la sécurité sociale professionnelle protégeant ainsi tous les travailleurs des aléas de la vie, mais cela ne peut se faire qu’en ayant pour fondation un code du travail garantissant un socle commun de droits et des conventions collectives nationales améliorant ses dispositions, augmenta

Hiérarchie des normes : la grande remise en cause
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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 19:14

Depuis le 11 juillet les ouvriers de l’usine de TORAY CFE, sur le complexe de Lacq (64), sont en grève pour obtenir la réintégration d’un de leur camarade licencié pour « insubordination »[1]. L’usine est quasiment à l’arrêt. La direction préfère perdre des millions d’euros par la paralysie de la production que de céder à la revendication des travailleurs. Voilà qui est révélateur du véritable visage du patronat qui ne tolère pas, au-delà de toute autre considération, que l’on puisse contester son autorité et son pouvoir dans « son » usine. Le travailleur doit rester son esclave salarié !

Mais voilà que contre toute attente de sa part, habitué à mettre les travailleurs en condition de concurrence les uns par rapport aux autres, il voit s’exprimer la solidarité de cette classe de prolétaires qu’il méprise et exploite et sans le travail de laquelle il n’est rien et ne pourrait vivre un seul instant.

Cette lutte vient grossir toutes les luttes et grèves en cours partout en France et que les médias couvrent de leur silence. Viendra le jour où ces luttes iront grossir le fleuve qui emportera cette société malade du capital et grosse d’une société sans exploitation. Société socialiste dans laquelle ce sont les travailleurs qui auront le pouvoir.

Popularisons cette grève exemplaire, soyons prêts à répondre à toute demande de solidarité de leur part. Leur détermination et leur unité dans la lutte sont une garantie d’une issue victorieuse.

ROCML le 16 juillet 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

Grève dans l’usine Toray CFE (64)

 

Dans les usines TORAY CFE sur le complexe de Lacq qui embauche plus de 400 salariés, la quasi-totalité des ouvriers s’est mise en grève depuis le 11 juillet pour un salarié licencié injustement ! Presque toute l’usine est depuis à l’arrêt, chose qui ne s’était jamais produite dans l’histoire de cette entreprise. C’est environ 200 grévistes qui se mobilisent pour une seule personne sur le principe de « un pour tous, tous pour un ». Ce n’est ni une logique financière, ni un mot d’ordre national qui a conduit tous ces salariés en grève mais la solidarité. Les salariés et la Cgt réclament la réintégration immédiate de notre camarade dont la direction lui reproche une insubordination. Ce que l’ensemble des grévistes conteste. Nous sommes à l’heure actuelle toujours en grève dans une usine qui est quasiment à l’arrêt complet. La Direction ne veut faire aucun geste envers notre camarade alors nous continuons la lutte.

 

La Cgt Toray-CFE

cgt.toray@laposte.net

 

[1] Voir le communiqué du syndicat de TORAY que nous reproduisons ici.

Solidarité avec les travailleurs de l’usine de TORAY
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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 09:22

Annoncées durant sa campagne, le président des monopoles capitalistes Macron mettra en œuvre une réforme du code du travail, en utilisant les ordonnances durant l’été. Il a d’ores et déjà reçu le soutien du MEDEF afin de mener ses contre-réformes : « C’est maintenant qu’il faut engager les réformes qui permettront de relancer la dynamique de création d’emplois. N’ayons pas peur d’agir vite et fort pour montrer aux Français, aux forces vives et à nos partenaires du monde entier qu’une nouvelle page s’ouvre pour la France »[1].

 

UNE OFFENSIVE GENERALE CONTRE LES TRAVAILLEURS !

 

A peine élu, Macron veut attaquer les travailleurs. Bien entendu, il mène son attaque par le louvoiement en faisant croire qu’il consulte les syndicats. Il cherche surtout par les rencontres qu’il mène à semer le trouble chez les travailleurs, à faire croire qu’il prend l’avis des syndicats, que ceux-ci pourraient « négocier » avec lui. C’est à cela que servent les « rencontres avec les partenaires sociaux », à masquer la nature réelle de son pouvoir, au service exclusif des grandes entreprises capitalistes.

            Que prépare Macron ? Comme ses prédécesseurs du PS, Macron a dans ses tiroirs des mesures de cadeaux fiscaux pour le patronat. En effet, il prévoit des baisses d’impôts et de cotisations sociales d’entreprises. Ces nouveaux cadeaux arrivent alors que les travailleurs subissent les effets de la loi travail de l’ANI. Prétendant rétablir l’emploi, ces cadeaux servent surtout à rétablir la compétitivité et le profit du capital. Le chômage lui augmente toujours ainsi que la misère sociale !

            Dans ces ordonnances, Macron prévoit de mettre en place la primauté des accords d’entreprises dans tous les domaines. En gros il s’agit d’étendre la loi El Khomri aux salaires, aux conditions de travail. C’est à coup sûr un renforcement de l’exploitation capitaliste et une pression supplémentaire des patrons et des cadres sur les travailleurs et les syndicats de lutte. Il a aussi pour objectif de plafonner les indemnités prudhommales sur les licenciements sans cause réelle. Le MEDEF se réjouit d’avance de cette mesure qui permettrait de jeter à la rue n’importe quel travailleur sans avoir à rendre de compte, même devant la justice bourgeoise. Il souhaite aussi poursuivre les attaques antisyndicales qu’avait apportées la loi Rebsamen en fusionnant les représentations du personnel en une instance unique. Ainsi, moins de représentants du personnel, c’est moins de moyens pour défendre les salariés, et surtout c’est plus de moyens pour que le capital mène ces attaques.

            A l’avenir, Macron prévoit aussi de réformer les retraites en tirant toujours plus vers le bas les pensions de retraites, en faisant travailler toujours plus les salariés. La sécurité sociale est aussi visée par Macron. Ainsi, c’est tous les acquis issus des luttes depuis 1936-1945 qui sont dans le collimateur du tout nouveau président. Macron, tout comme l’ex président Hollande va appliquer la politique du capital qui consiste comme le disait un représentant du MEDEF à « de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».

 

PREPARER LA MOBILISATION
LA RIPOSTE DE CLASSE

 

Le capital veut faire supporter les conséquences de sa crise aux travailleurs, Les politiques mises en place depuis la crise de surproduction de 2008 n’ont pas d’autre but. C’est lui qui est responsable des milliers de licenciements, de la baisse des salaires… Le personnel politique bourgeois actuel comme par le passé est au service du capital. Il n’y a donc rien à attendre de ce gouvernement !

Mais il est des semeurs d’illusions du PCF ou de la France Insoumise qui font croire qu’il est possible de « construire une majorité de gauche de transformation » ou qu’« avec une majorité de transformation sociale, l’espoir renaitra » (L’Humanité, 24/05/17). Seule l’organisation de luttes extra-parlementaires pourra stopper le rouleau compresseur capitaliste. L’expérience gouvernementale et majoritaire de Syriza en Grèce le montre bien. Une majorité sociale-démocrate se pliera aux exigences du capital.

 

Seul le développement des luttes contre les projets anti ouvriers et antipopulaires peut parvenir à faire céder Macron. On l’a bien vu, même si la lutte du printemps n’a pas atteint son but, elle a précipité la faillite du Parti socialiste et obligé le capital à se recomposer autour de Macon. Dès maintenant préparons la riposter, organisons les solidarités autour des luttes qui existent, dans toutes les entreprises pour nous donner au combat contre les ordonnances Macron toutes les changes d’être victorieux. C’est seulement avec cet esprit combattif, en tirant le bilan des luttes nationales précédentes que le mouvement ouvrier sera capable d’imposer ses vues et ses revendications.

 

 

A BAS LE GOUVERNEMENT AU SERVICE DES MONOPOLES CAPITALISTES !

 

COMBATTONS LES ORDONNANCES MACRON !

 

RETRAIT DES LOIS ANTI-OUVRIERES :

ANI, LOI MACRON- RABSAMEN, LOI TRAVAIL !

 

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 16:24

Résultats du 2nd tour de l’élection présidentielle :

Le candidat du grand capital est au pouvoir !

 Avec 66,1 % des suffrages exprimés, Emmanuel Macron devient le nouveau président de la République face à Marine Le Pen. Cependant, contrairement à 2002, aucun front républicain ne s’est mis en place dans la rue pour contrer le FN. En effet, ni le front des millionnaires autour de Macron, ni le front de la haine raciste ne pouvaient représenter une alternative pour les travailleurs. Et ceux qui criaient au loup fasciste ont finalement été balayés par la réalité. La réalité, c’est que Marine Le Pen a eu le rôle d’épouvantail réactionnaire et xénophobe pour servir de repoussoir et faire élire le candidat préféré du capital, Macron. La réalité, c’est que c’est cette politique d’offensive du capital qui fait monter le FN depuis 20 ans. On a bien vu que les fronts républicains derrière la bourgeoisie ne sont pas un moyen d’empêcher la montée du FN. Ils hurlent 15 jours contre le FN et appliquent des politiques régressives contre les travailleurs, durant 5 autres années. La solution on la connaît pourtant. On a vu durant les différents mouvements sociaux que seule la lutte massive des travailleurs permettait de faire disparaître le FN de la scène publique.

Cette victoire de Macron montre la capacité de la bourgeoisie à s’organiser pour imposer ses intérêts aux masses populaires. L’élection de Macron n’est pas la victoire d’un parti ou d’une aventure individuelle. C’est la capacité du système capitaliste mis à mal par la crise économique à surmonter provisoirement la crise du système institutionnel. Les partis traditionnels de gouvernement (PS et LR) ont été laminés. Le capital recherche un renouvellement car ces partis ne sont pas parvenus à répondre à ses exigences. L’affrontement de classe lors de la lutte contre la loi El Khomri a aiguisé les contradictions au sein du PS et contribué à l’ébranler.

Cette élection a montré le visage antidémocratique de la république bourgeoise. Macron est élu par seulement 43 % des inscrits. Il y a eu 34 % d’abstentionnistes et de votes blancs et nuls au 2nd tour. 40 % des 25-35 ans n’ont pas voté, ainsi que 32 % des ouvriers. N’oublions pas aussi que la masse des travailleurs immigrés n’a pas le droit de vote. Les travailleurs, les jeunes ont bien compris que le programme de Macron est celui des monopoles et du capital.

 

Comme nous l’avons déjà affirmé avant le premier tour, les travailleurs n’avaient rien à gagner du résultat final de cette élection. Toute la machine institutionnelle était « en marche » pour faire gagner un programme qui s’attaque aux droits des travailleurs, qui défend l’offensive de l’impérialisme français dans le monde et qui défend les monopoles. Il est donc du devoir de tous les communistes, syndicalistes, travailleurs de mettre en avant la nécessité de lutter pour repousser les assauts à venir. Les législatives n’empêcheront pas Macron de mettre en place sa politique. Aujourd’hui aucune politique réformiste ne peut répondre aux besoins des travailleurs. C’est en s’organisant pour lutter qu’ils pourront repousser les assauts du capital contre leur intérêts fondamentaux.

 

            Les luttes locales et nationales doivent converger, se coordonner pour aller vers une grande mobilisation politique et syndicale nationale contre le pouvoir bourgeois, contre le capitalisme !

            Les communistes ont pour tâche d’unir tous ceux qui pensent que le capitalisme a fait son temps et que seul le socialisme peut répondre aux besoins essentiels des travailleurs, des jeunes, des femmes.

 

CONTRE LES ATTAQUES DU FRONT DES MILLIONNAIRES AVEC A SA TETE MACRON

PREPARONS LA RIPOSTE DES TRAVAILLEURS

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 18:02
  1. revenu universel, c’est la proposition qui a permis à Benoit Hamon de sortir vainqueur de la primaire socialiste. Depuis, ce « revenu » occupe une place importante dans le débat et rallie autour de lui des personnalités étonnantes, de Christine Boutin, la championne du mariage pour tous, à EELV et certains militants des Nuits Debout. Le revenu universel de Benoit Hamon, questionne une partie de la société et du mouvement ouvrier et populaire. Pourtant, cette proposition alléchante si elle était appliquée, se retournerait contre les travailleurs, tout au bénéfice du capital.

 

D’où vient l’idée du revenu universel ?

 

Cette idée du revenu universel trouve sa source sous diverses formes dans les conceptions de penseurs, de Thomas More à Fourrier, que Marx a caractérisées comme socialisme utopique. Souvent, ces écrivains constataient les injustices du capitalisme et proposaient des solutions idéalistes sans rapport avec les réalités et les fondements du système capitaliste.

 

Aujourd’hui, réactualiser ces idées du socialisme utopique comme le fait Benoît Hamon ou d’une autre manière, et de façon plus radicale, Bernard Friot est un moyen de dévoyer la lutte de classe sur des illusions. Marx a souligné cet aspect des théories type revenu universel dans le Manifeste du Parti communiste. Elles « veulent remplacer les conditions historiques de l’émancipation par des conditions tirées de leur imagination »( Marx K., Le manifeste).

 

Ces auteurs utopistes pensent qu’il est possible d’éradiquer la pauvreté, d’émanciper les travailleurs sans abolir les conditions qui créent cette pauvreté, le capitalisme. Les socialistes utopiques du XIXème siècle critiquaient tout au plus certains aspects du capitalisme. De ce point de vue, l’idée du revenu universel, même s’il est réactionnaire dans son application porte en lui une critique du capitalisme. Par exemple, Hamon met en avant le fait que son revenu universel permettrait de s’émanciper puisque non lié à un travail salarié. Il « souhaite mettre à profit la transition numérique et écologique en cours pour changer de logiciel, revendique une société "post-croissance" où le travail, se faisant rare, devra être partagé. Et où les gens ne s'en porteront que mieux, libérés de leur asservissement à un travail susceptible de "coloniser des vies et broyer des personnes » (l’express). Cependant, le revenu universel met-il un terme au travail salarié, c'est-à-dire à l’exploitation capitaliste ? Non, contrairement à ces illustres prédécesseurs du socialisme utopique qui recherchaient un autre régime économique, Benoit Hamon reste bien dans le cadre du système actuel. Sa mesure n’est pas révolutionnaire. C’est seulement une rustine sur une société qui crève sous le poids du profit. Elle ne vise pas à régler les problèmes à la racine : les causes du chômage et de la pauvreté. Au contraire, elle n’agit que sur les conséquences du chômage, des inégalités induites par le système capitaliste.

 

Si au départ, au XIXème siècle, « les auteurs de ces systèmes étaient encore révolutionnaires, leurs disciples ne forment plus en revanche que des sectes réactionnaires (…) Ils cherchent donc obstinément à émousser la lutte des classes et à apaiser les antagonismes » (Marx, Manifeste). L’idée du revenu universel est donc une utopie, un rêve irréaliste dans ce système économique, destiné à faire croire aux travailleurs qu’il est possible d’éradiquer la pauvreté, de s’émanciper sous le capitalisme, sans avoir à lutter pour le renverser. Mais en réalité, nous le verrons, le revenu universel ne peut que renforcer l’exploitation des travailleurs.

 

Prendre en compte les fondements réels de l’économie

 

Pour le comprendre il faut partir des lois économiques objectives du système de production capitaliste que Marx a découvertes et analysées.

 

La loi fondamentale est de produire pour réaliser un profit et non pour satisfaire les besoins fondamentaux de la société. Toute la production est organisée dans ce but. Comme l’explique Engels, le salarié effectue un « double travail : pendant une partie de son temps de travail, il restitue le salaire que lui a avancé le capitaliste, et cette partie de son travail est appelée par Marx le travail nécessaire. Mais ensuite, il doit encore continuer à travailler et produire pendant ce temps la plus-value pour le capitaliste, dont le profit constitue une partie importante. Cette partie du travail s’appelle le surtravail » (Engels F., Pour comprendre le capital).

Dans ce système, le profit est une loi essentielle, il sera d’autant plus grand que les salaires seront plus faibles ou que la journée de travail sera plus longue. « Le capitaliste a intérêt à faire la journée de travail aussi longue que possible. (…) Le capitaliste lutte pour son profit, l’ouvrier pour sa santé, pour quelques heures de repos quotidien, pour pouvoir, en dehors du travail, du sommeil et du manger, fournir encore une activité humaine [en famille, les loisirs, du sport, des activités intellectuelles et culturelles…] (…). Il ne dépend pas de la bonne volonté des capitalistes pris isolément qu’ils veuillent ou non s’engager dans cette lutte, car la concurrence contraint le plus philanthrope d’entre eux de se rallier à ses collègues et à faire accomplir une aussi longue journée de travail que ceux-ci »(Engels F., Pour comprendre le capital).

 

Les lois du capitalisme rendent illusoire la proposition de revenu universel comme moyen de s’émanciper de l’exploitation. Pour maintenir un profit élevé, et continuer à vivre face à la concurrence, les chefs d’entreprises tendent à réduire le salaire par rapport aux profits. Hamon fait abstraction de ses lois qui s’imposent à nous. Ainsi, cette mesure, si elle était appliquée serait un effet d’aubaine pour que le patronat baisse les salaires et que les travailleurs paient le revenu universel par le biais des impôts. Pour augmenter les salaires, il faut se battre dans les entreprises et imposer aux patrons de meilleurs salaires. Cela est un rapport de force : « Le capital ne se soucie donc nullement de la santé, de la vie de l’ouvrier à moins d’y être forcé par la société » (Engels).

 

Le revenu universel est de la poudre aux yeux des travailleurs

 

Quel est le contenu de ce revenu universel proposé par Benoît Hamon ? Il est pour le moins à géométrie variable et sa proposition ne correspond pas à un revenu universel pour tous dès son élection. Il s’échelonne en trois étapes dont la première est l’augmentation du RSA de 10% et son extension aux 18-25 ans. Son revenu universel pour tous, il le projette dans plusieurs années (quasiment à la fin de son mandat). Cela ressemble à une promesse électorale comme nous en connaissons tous à chaque élection… Rappelons-nous de la taxation des riches à 75% de F. Hollande par exemple, qui n’a jamais été appliquée ! De plus, ce revenu universel pour tous, qui est de 750 euros par mois , reste en deçà du seuil de pauvreté établi par l’observatoire des inégalités qui se situe entre 840 et 1000 euros (données de 2014) .

 

Ce revenu universel s’attaque-t-il au capital ?

 

Le revenu universel proposé par Hamon, ou par tout autre « politicien », va permettre à la classe dirigeante la mise en place d’une offensive sans précédent sur les salaires ainsi que sur le système de protection collective des salariés (sécurité sociale, chômage et retraite). Lorsque le revenu universel sera versé à une partie de la population (la plus paupérisée et la plus précaire), le gouvernement pourrait instaurer « une loi pour aider les entreprises qui embaucheraient une personne avec le revenu universel. Le gouvernement pourrait même donner des aides supplémentaires aux patrons comme ils en ont l’habitude (Crédit d’impôt, etc.), et même maintenir les droits du salarié pendant une durée déterminée, l’employeur devant faire le complément. » (FNIC CGT). Ainsi, l’employeur qui embaucherait une personne ayant droit au revenu universel n’aurait plus qu’à lui verser un complément pour qu’elle atteigne son salaire au SMIC. Autrement dit l’employeur paierait environ 800 euros par mois pour un salarié SMICard à temps plein ! Pire encore, sur les 750 euros de revenu universel, ni le salarié, ni l’employeur ne paieront de cotisations sociales ! Imaginons un instant la perte que cela représenterait pour les caisses d’allocations chômage, retraite et la sécurité sociale ! Cela sonnerait le glas du système de protection sociale collective pour les salariés! Ceci amenant par la même occasion une nouvelle division au sein de la classe ouvrière entre ceux percevant le revenu universel et ceux n’y ayant pas droit à la première étape de son application, le but recherché étant une nouvelle baisse de ce qu’ils appellent le « coût du travail ». « La bourgeoisie travaillant pour elle seule, exploitant pour elle seule, massacrant pour elle seule, il lui est nécessaire de faire croire qu’elle travaille, qu’elle exploite, qu’elle massacre pour le bien final de l’humanité. Elle doit faire croire qu’elle est juste. Et elle-même doit le croire. M. Michelin doit faire croire qu’il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui. » (Paul Nizan, Les chiens de garde).

Le revenu universel n’est pas une mauvaise chose pour le capital ! Il permettra à la bourgeoisie d’obtenir de nouvelles aides fiscales, et assurera de nouvelles baisses des salaires pour les travailleurs ! Mais tout cela dans l’intérêt commun des gens dirait alors Nizan !

 

En effet, comme le prétendent les politiciens partisans d’un revenu universel, cette aide permettrait aux exploités de pouvoir sortir du système salarié classique. Selon eux, le revenu universel serait alors un matelas de revenus permettant aux salariés de ne plus travailler afin d’avoir du temps pour « innover », « entreprendre », « travailler pour soi » … en fait être toujours exploités sous une autre forme par le capital.

 

Les travailleurs ne seraient plus liés par un contrat salarié classique tel qu’un CDI, CDD ou autre, dans une grande entreprise. Cela rejoint l’auto-entreprenariat. Un individu se lancera « à son compte », rêvant de devenir vizir à la place du vizir, et se retrouvera face à deux possibilités : soit il échouera et son activité disparaitra, et se conclura par un chômage déguisé, soit il réussira à survivre en trouvant une niche économique délaissée par les grands groupes en raison de faibles taux de profits. Cette situation épargnerait en plus à l’entreprise donneuse d’ordre d’établir des contrats en bonne et due forme, d’éviter les cotisations sociales et de respecter le code du travail. Mieux encore l’entreprise n’aurait à craindre aucune bataille revendicative et collective, ni les syndicats avec un « salariat » divisé, sans contrat, sans lien collectif. C’est exactement dans la philosophie du statut auto entrepreneur ou Uber que ces politiciens bourgeois viennent puiser pour donner l’espoir à des travailleurs d’échapper aux contraintes du travail salarié. Or, ils en sortent pour y revenir sans protection, sans moyen de se battre, sans revenu salarial minimum garanti, sans durée légale de travail, etc.

 

La réalisation de notre émancipation ne sera pas satisfaite
par une loi favorable au Capital

 

 

Le revenu universel, en tant que possibilité de trouver une activité en marge du salariat, permet à tout un chacun de rêver de s’extirper du monde du travail, de toutes ses contraintes. Mais c’est une chimère, il propose finalement aux travailleurs d’être liés à un patron d’une nouvelle manière. « Nouvelle » n’est pas exactement le terme approprié puisqu’être dépendant d’un patron sans garantie de revenu minimum, d’un temps de travail maximum, sans aucune protection ni individuelle, ni collective, sans aucune possibilité de se défendre collectivement, c’est en fait, revenir au capitalisme du 19ème siècle.

Il faut au contraire exprimer cette aspiration à sortir de ce système salarial du capitalisme par la voie de la lutte collective qui n’aboutira pas par une loi mise en place par le capital mais par la destruction même de ce dernier, responsable de tous les maux de notre société.

 

Aucune loi ne pourra répondre aux grandes exigences du prolétariat. Toute loi du Capital ou de la bourgeoisie détournera les travailleurs de leurs revendications initiales.

 

 

Le revenu universel n’est autre que de la poudre aux yeux pour les travailleurs et une opportunité pour le capital d’améliorer son exploitation du travail.

 

 

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 16:42

Depuis le 18 mars, on sait qui va concourir pour le titre de Président de la République. Après la sinistre comédie des « primaires » marquée par les scandales et les reniements, ils sont onze. On les connaît tous, eux et leurs soutiens.

 

FILLON, MACRON, HAMON et MELENCHON ont tous participé avec des responsabilités diverses aux gouvernements de droite et de gauche qui alternent au pouvoir politique depuis plus de vingt ans. Aucun n’a agi pour satisfaire les revendications et les aspirations de la classe ouvrière, des exploités et des laissés pour compte de la société. Toutes les lois édictées par leurs gouvernements ont servi les intérêts du capital. Tous ont soutenu les politiques répressives ici en France et les politiques de guerre ailleurs, en Afrique et au Moyen Orient notamment. Ces politiciens-là, de droite radicale comme Fillon, social-libéral comme Macron, du parti socialiste comme Hamon ou d’un parti dit social-démocrate de gauche comme Mélenchon ne sont pas et ne peuvent pas être des candidats du prolétariat et des couches populaires de France. Ils cherchent des solutions dans la société capitaliste et veulent renouer le pouvoir du capital au sein d’une VIème république.

Marine le Pen, avec un discours démagogique vers les travailleurs est le  candidat de l’extrême droite. Elle représente les couches de la bourgeoisie nationale fragilisées par la mondialisation et qui rêvent de protéger l’impérialisme français et de lui redonner  un rôle conquérant dans le monde. Son discours politique chauvin, xénophobe vise à éloigner de la lutte de classe les couches du peuple les plus délaissées par les gouvernements successifs de droite et de gauche.

 

En politique extérieure, aucun des « grands » candidats ne s’oppose à la politique de l’impérialisme français au service du pillage des néo-colonies en Afrique, au Moyen Orient et ailleurs. Aucun ne propose de rapatrier les troupes françaises des pays où elles sont stationnées et où elles interviennent militairement. Sous prétexte de défendre la démocratie, les trotskystes soutiennent des mouvements soutenus, voire fomentés, par les pays impérialistes parmi lesquels la France.

 

ALORS ? Face à ce constat, qui choisir parmi cette brochette d’ennemis déclarés ou de faux amis ? Faut-il choisir celui qui paraît le moins pourri, pour  « faire son devoir électoral » ? C’est ce que souhaitent tous les agents politiques du capital et les médias à leur solde.

 

Aucun candidat ne pose véritablement la question du pouvoir, pas mêmes les candidats trotskistes qui se bornent aux revendications dans le cadre du système et sont contre un pouvoir des travailleurs, une dictature du prolétariat. A qui appartient le pouvoir aujourd’hui dans la société ? Il appartient clairement au capital, aux grandes entreprises. C’est une dictature de la bourgeoisie monopoliste publique et privée.  L’Etat est un « pouvoir spécial de répression exercé contre le prolétariat par la bourgeoisie, contre des millions de travailleurs  par une poignée de riches » (Lénine) . Ainsi, ce n’est pas en changeant de président ou de majorité que la domination du capital sera limité.

Le ROCML, n’est pas opposé systématiquement à toute participation aux élections, quand elles peuvent faire progresser le mouvement ouvrier révolutionnaire vers ses objectifs stratégiques. Ce n’est pas le cas actuellement. Il n’existe pas dans ces élections de candidat communiste porte-parole d’un mouvement ouvrier organisé dans une perspective révolutionnaire, celle de la conquête du pouvoir par le prolétariat, le renversement de l’ordre capitaliste et la construction du socialisme-communisme.

 

En l’absence d’un mouvement ouvrier politique révolutionnaire et faute d’existence d’un véritable parti communiste à la tête de ce mouvement, la participation aux élections ne peut que renforcer les illusions sur la démocratie bourgeoise.

 

Alors que faire ? Ne pas croiser les bras mais au contraire combattre pour une rupture révolutionnaire. C’est comme cela que nous pourrons empêcher les idées réactionnaires, les mesures antipopulaires de se développer.

La lutte doit se développer à partir des moyens qui existent. Les batailles à mener existent et elles doivent permettre la coordination des différents secteurs en lutte. C’est en renforçant le front des luttes, en liant les différentes luttes pour en faire une seule force, un seul centre politique que le combat pour une rupture révolutionnaire pourra se développer.  Défendre les intérêts ouvriers et populaires n’est pas une tâche aisée, car cela nécessite d’aller à contre-courant de la politique des partis institutionnels et bourgeois, à l’encontre de l’opinion majoritaire, Mais il n’y a pas d’autre alternative, ni d’autre chemin Si nous voulons résister aux offensives du capital contre la classe ouvrière et le peuple .

Le chemin de la révolution n’est pas un seul acte. Nous devons renforcer nos liens avec le prolétariat et les couches populaires en lutte, construire l’organisation politique des travailleurs indépendamment de toutes les forces bourgeoises et du capital.

Il y a 100 ans, les communistes russes ouvraient la voie à une véritable alternative pour le camp des travailleurs. Aujourd’hui, encore, l’expérience de la première révolution communiste victorieuse, la révolution d’octobre résonne encore et nous montre le chemin de la lutte.

 

MOBILISONS NOUS CONTRE LES ATTAQUES DU CAPITAL ET LES MESURES ANTI-POPULAIRES !

 

COMBATTONS LA RÉPRESSION QUI S’ABAT SUR LES OUVRIERS QUI LUTTENT ET SUR LA JEUNESSE DES QUARTIERS POPULAIRES !

 

OPPOSONS NOUS AUX GUERRES IMPÉRIALISTES ET A LA MILITARISATION DE LA SOCIÉTÉ !

 

QUE LES TRAVAILLEURS FRANÇAIS, IMMIGRES, LES JEUNES, LES FEMMES DU PEUPLE S’UNISSENT ET DÉVELOPPENT UNE FORCE INDÉPENDANTE POUR EN FINIR AVEC LE CAPITALISME !

 

A BAS LE CAPITALISME ! VIVE LE SOCIALISME-COMMUNISME !

 

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 09:05

Le vendredi 7 avril 2017, à la stupeur générale, on apprenait que l’armée américaine venait de frapper massivement (plus de 50 missiles tirés) une base de l’armée syrienne.

Cet évènement constitue un grave danger pour l’ensemble des travailleurs de la planète car il peut être le déclencheur d’un conflit qui embrasserait l’ensemble du Moyen-Orient voire le monde entier du fait des blocs d’alliance et du nombre de pays engagés dans la guerre en Syrie. En effet depuis près de 6 ans ce pays est devenu le théâtre d’un affrontement inter-impérialiste entre d’un côté les forces occidentales (USA, Europe) et leurs alliés Turc, Israélien, Saoudien opposés aux forces du camp russe (Iran, régime de Bachar al Assad, Chine…). Des dizaines de milliers de mercenaires et fanatiques ont été envoyés en Syrie par les puissances occidentales et les pétro-monarchies réactionnaires du Golfe pour renverser le régime syrien, allié de la Russie. En réponse cette dernière est intervenue directement dans le conflit pour conserver ses intérêts dans la région et notamment ses bases militaires.

Face à la déconfiture de leurs vassaux islamistes les puissances occidentales ont déjà essayé par le passé de manipuler l’opinion pour justifier une intervention militaire au sol et déclencher une guerre totale. Cette agression du vendredi 7 avril a été justifié comme des représailles à une attaque au gaz sarin menée par les troupes de Damas contre un fief djihadiste dans la province d’Idleb quelques jours auparavant. Rappelons-nous qu’en 2013 le va-t’en-guerre Hollande voulait déjà frapper le régime syrien en « punition » d’une attaque au gaz dans la banlieue de Damas. De nouveau les responsables politiques français (Hollande, Macron, Hamon…) ont donné dans le bellicisme outrancier en saluant la décision de Donald Trump, alors qu’il y a peu encore ils le traitaient d’instable ou de fou ! Le président américain a démontré qu’il était un loyal représentant des intérêts de la bourgeoisie américaine et non un dirigeant « antisystème » en rupture avec la politique impérialiste des USA au Proche-Orient.

Il est du rôle des communistes d’alerter les travailleurs sur les dangers de déclenchement d’un conflit de grande ampleur. De longue date le mouvement communiste international a combattu pour la paix entre les peuples. Les prolétaires qu’ils soient américains, français, russes ou syriens n’ont rien à gagner d’un conflit militaire entre leurs Etats, ni aucun autre prolétaire dans le Monde. Les atrocités de la guerre en Syrie et la présentation qui en est faite par nos médias ne doivent pas nous laisser dupe sur la finalité de cette campagne de désinformation. Pour le parti de la guerre, il ne s’agit pas de s’apitoyer sur le sort des civils mais de justifier une intervention impérialiste qui n’apportera aucune solution au peuple de Syrie et au contraire accentuera son malheur et sa souffrance. Comment les Américains, qui ont détruit plus de vies que n’importe quel autre pays dans la région, pourraient se présenter comme les défenseurs des civils opprimés et gazés ?

C’est sur ces bases que le ROC-ML condamne cet acte de guerre des Américains et les discours belliqueux de nos hommes politiques qui, en cette campagne présidentielle, cherchent à conditionner l’opinion dans l’éventualité d’un conflit qui servirait les intérêts des impérialistes et des monopoles.

C’est le système capitaliste-impérialiste qui plonge le monde dans la guerre et la barbarie !

A BAS LES ETATS IMPERIALISTES SOURCE DES PILLAGES ET DES GUERRES

SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES EN LUTTE POUR LEURS DROITS DEMOCRATIQUES ET NATIONAUX

 

Le 8 avril 2017

ROCML

Roc.ml@laposte.net

www.rocml.org

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