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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 09:22

Annoncées durant sa campagne, le président des monopoles capitalistes Macron mettra en œuvre une réforme du code du travail, en utilisant les ordonnances durant l’été. Il a d’ores et déjà reçu le soutien du MEDEF afin de mener ses contre-réformes : « C’est maintenant qu’il faut engager les réformes qui permettront de relancer la dynamique de création d’emplois. N’ayons pas peur d’agir vite et fort pour montrer aux Français, aux forces vives et à nos partenaires du monde entier qu’une nouvelle page s’ouvre pour la France »[1].

 

UNE OFFENSIVE GENERALE CONTRE LES TRAVAILLEURS !

 

A peine élu, Macron veut attaquer les travailleurs. Bien entendu, il mène son attaque par le louvoiement en faisant croire qu’il consulte les syndicats. Il cherche surtout par les rencontres qu’il mène à semer le trouble chez les travailleurs, à faire croire qu’il prend l’avis des syndicats, que ceux-ci pourraient « négocier » avec lui. C’est à cela que servent les « rencontres avec les partenaires sociaux », à masquer la nature réelle de son pouvoir, au service exclusif des grandes entreprises capitalistes.

            Que prépare Macron ? Comme ses prédécesseurs du PS, Macron a dans ses tiroirs des mesures de cadeaux fiscaux pour le patronat. En effet, il prévoit des baisses d’impôts et de cotisations sociales d’entreprises. Ces nouveaux cadeaux arrivent alors que les travailleurs subissent les effets de la loi travail de l’ANI. Prétendant rétablir l’emploi, ces cadeaux servent surtout à rétablir la compétitivité et le profit du capital. Le chômage lui augmente toujours ainsi que la misère sociale !

            Dans ces ordonnances, Macron prévoit de mettre en place la primauté des accords d’entreprises dans tous les domaines. En gros il s’agit d’étendre la loi El Khomri aux salaires, aux conditions de travail. C’est à coup sûr un renforcement de l’exploitation capitaliste et une pression supplémentaire des patrons et des cadres sur les travailleurs et les syndicats de lutte. Il a aussi pour objectif de plafonner les indemnités prudhommales sur les licenciements sans cause réelle. Le MEDEF se réjouit d’avance de cette mesure qui permettrait de jeter à la rue n’importe quel travailleur sans avoir à rendre de compte, même devant la justice bourgeoise. Il souhaite aussi poursuivre les attaques antisyndicales qu’avait apportées la loi Rebsamen en fusionnant les représentations du personnel en une instance unique. Ainsi, moins de représentants du personnel, c’est moins de moyens pour défendre les salariés, et surtout c’est plus de moyens pour que le capital mène ces attaques.

            A l’avenir, Macron prévoit aussi de réformer les retraites en tirant toujours plus vers le bas les pensions de retraites, en faisant travailler toujours plus les salariés. La sécurité sociale est aussi visée par Macron. Ainsi, c’est tous les acquis issus des luttes depuis 1936-1945 qui sont dans le collimateur du tout nouveau président. Macron, tout comme l’ex président Hollande va appliquer la politique du capital qui consiste comme le disait un représentant du MEDEF à « de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».

 

PREPARER LA MOBILISATION
LA RIPOSTE DE CLASSE

 

Le capital veut faire supporter les conséquences de sa crise aux travailleurs, Les politiques mises en place depuis la crise de surproduction de 2008 n’ont pas d’autre but. C’est lui qui est responsable des milliers de licenciements, de la baisse des salaires… Le personnel politique bourgeois actuel comme par le passé est au service du capital. Il n’y a donc rien à attendre de ce gouvernement !

Mais il est des semeurs d’illusions du PCF ou de la France Insoumise qui font croire qu’il est possible de « construire une majorité de gauche de transformation » ou qu’« avec une majorité de transformation sociale, l’espoir renaitra » (L’Humanité, 24/05/17). Seule l’organisation de luttes extra-parlementaires pourra stopper le rouleau compresseur capitaliste. L’expérience gouvernementale et majoritaire de Syriza en Grèce le montre bien. Une majorité sociale-démocrate se pliera aux exigences du capital.

 

Seul le développement des luttes contre les projets anti ouvriers et antipopulaires peut parvenir à faire céder Macron. On l’a bien vu, même si la lutte du printemps n’a pas atteint son but, elle a précipité la faillite du Parti socialiste et obligé le capital à se recomposer autour de Macon. Dès maintenant préparons la riposter, organisons les solidarités autour des luttes qui existent, dans toutes les entreprises pour nous donner au combat contre les ordonnances Macron toutes les changes d’être victorieux. C’est seulement avec cet esprit combattif, en tirant le bilan des luttes nationales précédentes que le mouvement ouvrier sera capable d’imposer ses vues et ses revendications.

 

 

A BAS LE GOUVERNEMENT AU SERVICE DES MONOPOLES CAPITALISTES !

 

COMBATTONS LES ORDONNANCES MACRON !

 

RETRAIT DES LOIS ANTI-OUVRIERES :

ANI, LOI MACRON- RABSAMEN, LOI TRAVAIL !

 

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 21:47
Le ROCML et la JCML sont solidaires de ces initiatives et y seront présents partout où ils sont:
 
Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, appelle à soutenir les prisonniers politiques palestiniens dans leur lutte pour une amélioration de leur condition de prisonniers. Il y a urgence car plus de 1500 d’entre eux ont entamé le 17 avril une grève de la faim.
Des manifestations ont ou auront lieu partout en France. Ici à Pau, l’AFPS propose un rassemblement devant la préfecture le mercredi 17 mai à 18 heures, pour faire entendre la voix des Palestiniens. Notre rassemblement sera déclaré à la Préfecture avec cet appel et chaque organisation pourra y prendre la parole.
Vous trouverez ci-après l’appel du collectif national.
L’AFPS groupe de Pau
Appel à la mobilisation : Solidarité avec le mouvement de grève de la faim des prisonniers palestiniens
Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, vendredi 5 mai 2017
Plus de 1500 prisonniers palestiniens ont entamé leur troisième semaine de grève de la faim suite à l’appel lancé le 17 avril dernier par Marwan Barghouti. Figure des mouvements de lutte palestiniens, dirigeant du Fatah et membre du Conseil législatif palestinien, Marwan Barghouti a été condamné à cinq peines de perpétuité ; il est détenu depuis 15 ans comme des milliers de prisonniers politiques.
Cette grève de la faim s’inscrit dans la continuité de mouvements similaires depuis 50 ans que dure l’occupation de la Cisjordanie, de Jérusalem et de Gaza, mais elle est inédite par son ampleur. C’est une nouvelle expression de la résistance non-violente des Palestiniens contre l’occupation et le régime d’oppression imposé par Israël.
Plus de 6500 Palestiniens sont actuellement détenus par Israël. Au total 850 000 ont été emprisonnés depuis le début de l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza en 1967. Les femmes ne sont pas épargnées, ni les enfants : plus de300 mineurs sont actuellement incarcérés.
Tous sont soumis à un système judiciaire militaire et d’apartheid qui punit souvent sévèrement des actes mineurs tels que la participation à des manifestations ou des jets de pierre. Par contre, les Israéliens, civils ou militaires, coupables de violences à l’égard des Palestiniens, bénéficient d’une impunité presque totale. En février 2017, fait rarissime, un militaire franco-israélien était condamné à 18 mois de prison pour avoir abattu un Palestinien gisant, blessé, au sol. Certains y ont vu la marque de l’impartialité et de l’équité de la justice israélienne. Pourtant, 18 mois de réclusion pour un meurtre constituant un crime de guerre, voilà qui est bien peu au regard des lourdes peines subies par les adolescents palestiniens pour de simples jets de pierres.
Que réclament les prisonniers ? Rien d’autre que le respect du droit :
  • la fin du recours à la torture et autres formes de mauvais traitements ;
  • des conditions améliorées de visites de familles ;
  • la fin de leur détention en Israël et non dans les territoires occupés, comme l’exige la Quatrième Convention de Genève, avec pour conséquence des obstacles multiples aux visites de familles ;
  • l’abandon de la détention administrative, régime de détention sans charges et sans jugement auquel sont soumis aujourd’hui environ 500 prisonniers palestiniens, parfois depuis plusieurs années ;
  • des soins de santé adaptés, alors que des négligences délibérées dans ce domaine conduisent à la détérioration de l’état de santé de nombreux prisonniers, voire à leur mort.
Les premières réactions du gouvernement israélien laissent craindre le pire : des mesures disciplinaires ont été prises immédiatement contre les grévistes de la faim dont les responsables sont déplacés et mis au secret. « Nous n’avons pas de raisons de négocier avec les prisonniers, il s’agit de terroristes et d’assassins » a déclaré le ministre de la Sécurité intérieure. Avigdor Lieberman, ministre de la Défense, a souhaité que soit appliquée aux prisonniers palestiniens grévistes de la faim la même politique que celle de Margaret Thatcher qui avait laissé mourir de faim les Irlandais du Nord, Bobby Sands et ses camarades. Nous ne pouvons pas laisser se perpétuer de tels crimes dans le silence général.
Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, qui regroupe associations, syndicats et partis politiques, apporte son plein soutien aux prisonniers politiques en grève de la faim et à leurs revendications, à leurs familles, à la population palestinienne et à celles et ceux qui, en Israël, agissent pour la justice et l’égalité.
Il en appelle aux mobilisations citoyennes et à l’intervention ferme des États signataires de la Convention de Genève - dont la France - et de l’Union européenne. Il est temps de tout mettre en œuvre et de faire pression sur le gouvernement israélien pour qu’il respecte le droit international, en particulier en matière de justice, de détention, de traitement de la population civile palestinienne.
Chaque jour d’inaction met des vies en danger. Chaque jour d’inaction est un acte complice des dénis de droits, de justice et d’humanité.
Appel à la mobilisation : Solidarité avec le mouvement de grève de la faim des prisonniers palestiniens
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 18:13

Jeudi 11 mai, alors que les médias se régalaient des tambouilles politiciennes autour des investitures d’En Marche pour les prochaines législatives, les ouvriers de GM&S de La Souterraine (département de la Creuse), menacés de liquidation judiciaire, se livraient à la destruction d’une partie des machines et affirmaient avoir l’intention de faire sauter l’usine (qu’ils ont piégé avec des bonbonnes de gaz) si les négociations n’aboutissaient pas.

Il s’agit d’une entreprise de 279 salariés, sous-traitant dans l’industrie automobile, et dont les deux principaux constructeurs français (Renault et PSA) constituent les principaux clients (64% du chiffre d’affaire). C’est justement le désengagement de ces deux puissants groupes, qui préfèrent commander leurs pièces ailleurs pour augmenter leurs profits, qui a provoqué cette situation qui risque de laisser sur le carreau des centaines de familles, sans possibilité de retrouver un emploi dans un territoire à majorité rural et déjà fortement touché par les fermetures d’usines.

Cette situation est d’autant plus révoltante pour les ouvriers que ces groupes sont riches à millions, qu’ils ne se sont jamais si bien portés depuis plusieurs années, et qu’ils font même tout pour saborder les projets de reprise du site. Encore une fois la classe ouvrière est sacrifiée sur l’autel du profit !

Animés par le désespoir et la colère, après avoir essayés toutes les autres formes de manifestations et moyens d’expression sans succès, ces ouvriers se sont attaqués au sacro-saint droit de propriété par la destruction des machines. Ils veulent interpeller le nouveau « président-banquier » Macron. Mais on voit mal ce qu’il pourrait leur apporter, étant donné sa volonté de détruire le droit du travail par ordonnances ! Comme lors de la campagne présidentielle avec les salariés de WHIRLPOOL, il leur expliquera que les capitalistes sont dans leur bon droit pour les licencier !

Tant que le capitalisme continuera à faire sa loi, d’autres affaires de ce genre se produiront car tel est le capitalisme, un système inhumain uniquement préoccupé par la quête du profit. Seule l’organisation et la convergence des luttes locales en un front commun contre l’offensive du capital pourra mettre fin à cette hémorragie. Seul l’avènement du socialisme pourra émanciper les travailleurs.

Solidarité avec les ouvriers de La Souterraine et avec tous ceux qui luttent actuellement !

 

A bas le Front des millionnaires avec sa tête Macron !

 

C’est aux travailleurs de diriger la société !

Le ROCML, 14/05/2017

Solidarité avec les ouvriers de GM&S de La Souterraine
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 18:02
  1. revenu universel, c’est la proposition qui a permis à Benoit Hamon de sortir vainqueur de la primaire socialiste. Depuis, ce « revenu » occupe une place importante dans le débat et rallie autour de lui des personnalités étonnantes, de Christine Boutin, la championne du mariage pour tous, à EELV et certains militants des Nuits Debout. Le revenu universel de Benoit Hamon, questionne une partie de la société et du mouvement ouvrier et populaire. Pourtant, cette proposition alléchante si elle était appliquée, se retournerait contre les travailleurs, tout au bénéfice du capital.

 

D’où vient l’idée du revenu universel ?

 

Cette idée du revenu universel trouve sa source sous diverses formes dans les conceptions de penseurs, de Thomas More à Fourrier, que Marx a caractérisées comme socialisme utopique. Souvent, ces écrivains constataient les injustices du capitalisme et proposaient des solutions idéalistes sans rapport avec les réalités et les fondements du système capitaliste.

 

Aujourd’hui, réactualiser ces idées du socialisme utopique comme le fait Benoît Hamon ou d’une autre manière, et de façon plus radicale, Bernard Friot est un moyen de dévoyer la lutte de classe sur des illusions. Marx a souligné cet aspect des théories type revenu universel dans le Manifeste du Parti communiste. Elles « veulent remplacer les conditions historiques de l’émancipation par des conditions tirées de leur imagination »( Marx K., Le manifeste).

 

Ces auteurs utopistes pensent qu’il est possible d’éradiquer la pauvreté, d’émanciper les travailleurs sans abolir les conditions qui créent cette pauvreté, le capitalisme. Les socialistes utopiques du XIXème siècle critiquaient tout au plus certains aspects du capitalisme. De ce point de vue, l’idée du revenu universel, même s’il est réactionnaire dans son application porte en lui une critique du capitalisme. Par exemple, Hamon met en avant le fait que son revenu universel permettrait de s’émanciper puisque non lié à un travail salarié. Il « souhaite mettre à profit la transition numérique et écologique en cours pour changer de logiciel, revendique une société "post-croissance" où le travail, se faisant rare, devra être partagé. Et où les gens ne s'en porteront que mieux, libérés de leur asservissement à un travail susceptible de "coloniser des vies et broyer des personnes » (l’express). Cependant, le revenu universel met-il un terme au travail salarié, c'est-à-dire à l’exploitation capitaliste ? Non, contrairement à ces illustres prédécesseurs du socialisme utopique qui recherchaient un autre régime économique, Benoit Hamon reste bien dans le cadre du système actuel. Sa mesure n’est pas révolutionnaire. C’est seulement une rustine sur une société qui crève sous le poids du profit. Elle ne vise pas à régler les problèmes à la racine : les causes du chômage et de la pauvreté. Au contraire, elle n’agit que sur les conséquences du chômage, des inégalités induites par le système capitaliste.

 

Si au départ, au XIXème siècle, « les auteurs de ces systèmes étaient encore révolutionnaires, leurs disciples ne forment plus en revanche que des sectes réactionnaires (…) Ils cherchent donc obstinément à émousser la lutte des classes et à apaiser les antagonismes » (Marx, Manifeste). L’idée du revenu universel est donc une utopie, un rêve irréaliste dans ce système économique, destiné à faire croire aux travailleurs qu’il est possible d’éradiquer la pauvreté, de s’émanciper sous le capitalisme, sans avoir à lutter pour le renverser. Mais en réalité, nous le verrons, le revenu universel ne peut que renforcer l’exploitation des travailleurs.

 

Prendre en compte les fondements réels de l’économie

 

Pour le comprendre il faut partir des lois économiques objectives du système de production capitaliste que Marx a découvertes et analysées.

 

La loi fondamentale est de produire pour réaliser un profit et non pour satisfaire les besoins fondamentaux de la société. Toute la production est organisée dans ce but. Comme l’explique Engels, le salarié effectue un « double travail : pendant une partie de son temps de travail, il restitue le salaire que lui a avancé le capitaliste, et cette partie de son travail est appelée par Marx le travail nécessaire. Mais ensuite, il doit encore continuer à travailler et produire pendant ce temps la plus-value pour le capitaliste, dont le profit constitue une partie importante. Cette partie du travail s’appelle le surtravail » (Engels F., Pour comprendre le capital).

Dans ce système, le profit est une loi essentielle, il sera d’autant plus grand que les salaires seront plus faibles ou que la journée de travail sera plus longue. « Le capitaliste a intérêt à faire la journée de travail aussi longue que possible. (…) Le capitaliste lutte pour son profit, l’ouvrier pour sa santé, pour quelques heures de repos quotidien, pour pouvoir, en dehors du travail, du sommeil et du manger, fournir encore une activité humaine [en famille, les loisirs, du sport, des activités intellectuelles et culturelles…] (…). Il ne dépend pas de la bonne volonté des capitalistes pris isolément qu’ils veuillent ou non s’engager dans cette lutte, car la concurrence contraint le plus philanthrope d’entre eux de se rallier à ses collègues et à faire accomplir une aussi longue journée de travail que ceux-ci »(Engels F., Pour comprendre le capital).

 

Les lois du capitalisme rendent illusoire la proposition de revenu universel comme moyen de s’émanciper de l’exploitation. Pour maintenir un profit élevé, et continuer à vivre face à la concurrence, les chefs d’entreprises tendent à réduire le salaire par rapport aux profits. Hamon fait abstraction de ses lois qui s’imposent à nous. Ainsi, cette mesure, si elle était appliquée serait un effet d’aubaine pour que le patronat baisse les salaires et que les travailleurs paient le revenu universel par le biais des impôts. Pour augmenter les salaires, il faut se battre dans les entreprises et imposer aux patrons de meilleurs salaires. Cela est un rapport de force : « Le capital ne se soucie donc nullement de la santé, de la vie de l’ouvrier à moins d’y être forcé par la société » (Engels).

 

Le revenu universel est de la poudre aux yeux des travailleurs

 

Quel est le contenu de ce revenu universel proposé par Benoît Hamon ? Il est pour le moins à géométrie variable et sa proposition ne correspond pas à un revenu universel pour tous dès son élection. Il s’échelonne en trois étapes dont la première est l’augmentation du RSA de 10% et son extension aux 18-25 ans. Son revenu universel pour tous, il le projette dans plusieurs années (quasiment à la fin de son mandat). Cela ressemble à une promesse électorale comme nous en connaissons tous à chaque élection… Rappelons-nous de la taxation des riches à 75% de F. Hollande par exemple, qui n’a jamais été appliquée ! De plus, ce revenu universel pour tous, qui est de 750 euros par mois , reste en deçà du seuil de pauvreté établi par l’observatoire des inégalités qui se situe entre 840 et 1000 euros (données de 2014) .

 

Ce revenu universel s’attaque-t-il au capital ?

 

Le revenu universel proposé par Hamon, ou par tout autre « politicien », va permettre à la classe dirigeante la mise en place d’une offensive sans précédent sur les salaires ainsi que sur le système de protection collective des salariés (sécurité sociale, chômage et retraite). Lorsque le revenu universel sera versé à une partie de la population (la plus paupérisée et la plus précaire), le gouvernement pourrait instaurer « une loi pour aider les entreprises qui embaucheraient une personne avec le revenu universel. Le gouvernement pourrait même donner des aides supplémentaires aux patrons comme ils en ont l’habitude (Crédit d’impôt, etc.), et même maintenir les droits du salarié pendant une durée déterminée, l’employeur devant faire le complément. » (FNIC CGT). Ainsi, l’employeur qui embaucherait une personne ayant droit au revenu universel n’aurait plus qu’à lui verser un complément pour qu’elle atteigne son salaire au SMIC. Autrement dit l’employeur paierait environ 800 euros par mois pour un salarié SMICard à temps plein ! Pire encore, sur les 750 euros de revenu universel, ni le salarié, ni l’employeur ne paieront de cotisations sociales ! Imaginons un instant la perte que cela représenterait pour les caisses d’allocations chômage, retraite et la sécurité sociale ! Cela sonnerait le glas du système de protection sociale collective pour les salariés! Ceci amenant par la même occasion une nouvelle division au sein de la classe ouvrière entre ceux percevant le revenu universel et ceux n’y ayant pas droit à la première étape de son application, le but recherché étant une nouvelle baisse de ce qu’ils appellent le « coût du travail ». « La bourgeoisie travaillant pour elle seule, exploitant pour elle seule, massacrant pour elle seule, il lui est nécessaire de faire croire qu’elle travaille, qu’elle exploite, qu’elle massacre pour le bien final de l’humanité. Elle doit faire croire qu’elle est juste. Et elle-même doit le croire. M. Michelin doit faire croire qu’il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui. » (Paul Nizan, Les chiens de garde).

Le revenu universel n’est pas une mauvaise chose pour le capital ! Il permettra à la bourgeoisie d’obtenir de nouvelles aides fiscales, et assurera de nouvelles baisses des salaires pour les travailleurs ! Mais tout cela dans l’intérêt commun des gens dirait alors Nizan !

 

En effet, comme le prétendent les politiciens partisans d’un revenu universel, cette aide permettrait aux exploités de pouvoir sortir du système salarié classique. Selon eux, le revenu universel serait alors un matelas de revenus permettant aux salariés de ne plus travailler afin d’avoir du temps pour « innover », « entreprendre », « travailler pour soi » … en fait être toujours exploités sous une autre forme par le capital.

 

Les travailleurs ne seraient plus liés par un contrat salarié classique tel qu’un CDI, CDD ou autre, dans une grande entreprise. Cela rejoint l’auto-entreprenariat. Un individu se lancera « à son compte », rêvant de devenir vizir à la place du vizir, et se retrouvera face à deux possibilités : soit il échouera et son activité disparaitra, et se conclura par un chômage déguisé, soit il réussira à survivre en trouvant une niche économique délaissée par les grands groupes en raison de faibles taux de profits. Cette situation épargnerait en plus à l’entreprise donneuse d’ordre d’établir des contrats en bonne et due forme, d’éviter les cotisations sociales et de respecter le code du travail. Mieux encore l’entreprise n’aurait à craindre aucune bataille revendicative et collective, ni les syndicats avec un « salariat » divisé, sans contrat, sans lien collectif. C’est exactement dans la philosophie du statut auto entrepreneur ou Uber que ces politiciens bourgeois viennent puiser pour donner l’espoir à des travailleurs d’échapper aux contraintes du travail salarié. Or, ils en sortent pour y revenir sans protection, sans moyen de se battre, sans revenu salarial minimum garanti, sans durée légale de travail, etc.

 

La réalisation de notre émancipation ne sera pas satisfaite
par une loi favorable au Capital

 

 

Le revenu universel, en tant que possibilité de trouver une activité en marge du salariat, permet à tout un chacun de rêver de s’extirper du monde du travail, de toutes ses contraintes. Mais c’est une chimère, il propose finalement aux travailleurs d’être liés à un patron d’une nouvelle manière. « Nouvelle » n’est pas exactement le terme approprié puisqu’être dépendant d’un patron sans garantie de revenu minimum, d’un temps de travail maximum, sans aucune protection ni individuelle, ni collective, sans aucune possibilité de se défendre collectivement, c’est en fait, revenir au capitalisme du 19ème siècle.

Il faut au contraire exprimer cette aspiration à sortir de ce système salarial du capitalisme par la voie de la lutte collective qui n’aboutira pas par une loi mise en place par le capital mais par la destruction même de ce dernier, responsable de tous les maux de notre société.

 

Aucune loi ne pourra répondre aux grandes exigences du prolétariat. Toute loi du Capital ou de la bourgeoisie détournera les travailleurs de leurs revendications initiales.

 

 

Le revenu universel n’est autre que de la poudre aux yeux pour les travailleurs et une opportunité pour le capital d’améliorer son exploitation du travail.

 

 

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 21:13

Article du journal la VDC à retrouver ICI

Pour la première fois dans l’histoire récente de la République la campagne électorale ne se déroule pas sans risque pour la domination politique de la bourgeoisie sur les travailleurs et sur la société.

La République démocratique est la « meilleure forme politique possible du capitalisme »« la forme accomplie de la domination de la bourgeoisie » en tant que classe sur les autres classes sociales, pour la domination du capital sur le travail. « Le capital y assoit son pouvoir si solidement, nous dit Lénine, « que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis dans la république démocratique bourgeoise ».

Les autres formes d’Etat, autocratique, dictature militaire ou monopolisation du pouvoir par une fraction donnée de la bourgeoise qui réduisent les droits démocratiques se sont révélées un frein à la libre concurrence des capitaux et entrainé la révolte des peuples, le « printemps arabe » en est l’illustration récente.

En même temps, un autre aspect de la République bourgeoise est qu’elle est le  terrain » ou « la lutte de classe se débarrasse de ses dernières entraves et où se prépare son terrain de lutte » . Dans cette République Démocratique la bourgeoise ne peut gouverner sans l’appui des travailleurs  et le système électoral est une pièce maitresse pour assurer à la bourgeoise la domination politique des travailleurs en assurant la direction des affaires de l’Etat.

Ainsi les « citoyens », quelle que soient leur origine de classe sont appelés régulièrement à élire « démocratiquement » (du point de vue bourgeois) leurs représentants et à leur déléguer tout pouvoir pour un certain nombre d’années jusqu’aux prochaines échéances électorales.

 Dans ce système, dans toutes les démocraties modernes bourgeoises sont réalisées les conditions véritables  de la domination de classe bourgeoise toute entière deux partis luttant pour avoir le pouvoir et devenant à tour de rôle gouvernement et opposition. En France c’est le système de l’alternance, deux grands partis dits de gouvernement, l’un à droite de l’échiquier politique, l’autre à gauche. Tous les deux, quelle que soit la politique plus ou moins sociale menée, se partagent le pouvoir et restent des gérants loyaux du capitalisme selon les parole de Léon Blum dirigeant de la SFIO (ancêtre du PS).

Mais l’aggravation des contradictions du système capitaliste, la concurrence internationale, la difficulté de valorisation du capital, surtout depuis la crise de 2008, ont conduit les gouvernements de droite puis de gauche à s’en prendre aux conditions de vie des travailleurs. Conséquence, la lutte de classe s’est radicalisée en témoigne la longue lutte nationale contre la loi travail. Le rejet des politiciens corrompus s’est amplifié, « le parti » de l’abstention est devenu le premier parti de France et les contradictions entre les personnels politiques plus ou moins représentatifs de fractions de la bourgeoisie se sont développées.

On peut en juger sur les divergences de politique internationale, sur l’attitude envers Moscou, Pékin, dans le conflit syrien…, sur la loi travail.  Des regroupements à la droite du Parti républicain et à la gauche du PS ont grandi en influence et menacent le système d’alternance entre le parti LR et le PS. Des tentatives de recomposition de pôles attractifs à droite comme à gauche sont en cours. Et en particulier une opération de revalorisation de la social-démocratie dans le PS ou en dehors se profile (Mélenchon, Hamon). La décomposition des partis de gouvernements conduit à déplacer les frontières entre droite gauche et extrême droite mais en préservant le système d’alternance nécessaire.

Maintenir parmi les travailleurs l’illusion  que c’est par les élections qu’ils peuvent agir politiquement et choisir « démocratiquement », en toute liberté un candidat qui mènera une politique en leur faveur, est vital pour la bourgeoisie. Aussi elle voit avec effroi la machine électorale se gripper, ce qui peut ébranler sa domination politique en dévoilant le caractère fictif de « leur démocratie »

Le système des primaires, inspiré plus ou moins du système américain a été mis en place pour tenter de redonner plus d’intérêt aux élections présidentielles. Il a pu donner l’illusion que le « peuple de droite et de gauche »peuvent choisir librement, démocratiquement leur candidat mais en fait il a révélé toutes les turpitudes des principaux partis de la bourgeoisie.

Mais peu importe pour la classe dominante qu’un grand nombre de travailleurs n’aille plus voter (car contrairement à ce qui est dit ils ne se tournent pas massivement vers le FN, mais s’abstiennent). En effet l’abstention aujourd’hui est une forme de rejet de la politique en général, de passivité politique et ne conduit pas à une prise de conscience anticapitaliste et cela la bourgeoisie s’en accommode parfaitement. Ces abstentionnistes sont mis au banc de la société, ce sont de mauvais citoyens qui ne doivent pas se plaindre puisqu’ils n’ont pas voté !

La situation objective ne joue plus en faveur de la bourgeoisie, les fissures du système électoral en sont le reflet. Il est fini le temps où elle pouvait faire des concessions aux travailleurs en utilisant le courant réformiste social-démocrate pour faire illusion. Elle n’en a plus les moyens et bien au contraire elle n’a d’autre issue que de renforcer l’exploitation des prolétaires, de renforcer la dictature du capital. Quel que soit le candidat qui sera porté aux plus hautes responsabilités de la République, les travailleurs n’auront d’autre choix que de se battre. Et dans cette lutte, ils prendront conscience, qu’ils n’ont d’autre alternative que de prendre le pouvoir en tant que classe et instaurer leur République socialiste. Les véritables communistes en participant à ces luttes ont pour devoir de faire que cette alternative devienne l’objectif des éléments les plus combattifs de la classe.

ROCML

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 18:18

http://rocml.org/affaire-theo-communique-de-soutien-aux-lyceens-en-lutte/

 

Ce 23 février 2017, de nombreux lycéens ont bloqué et manifesté à Paris pour contester les violences policières et plus particulièrement en soutien à Théo, violé et battu par des policiers lors d'un contrôle. Ils étaient plus d'un millier à se rassembler ce matin, place de la Nation, et clamer leur colère face à l'impunité des forces de l'ordre et l'injustice dont la jeunesse populaire est encore une fois victime. Au total, 16 lycées parisiens ont été totalement bloqués à l'initiative des jeunes. Le ROCML et la JCML soutiennent sans conditions et participent avec leurs forces à toutes les manifestations qui dénoncent les injustices commises dans l'impunité totale par les forces de l'ordre capitaliste. Les événements récents sont encore une fois la preuve qu'il existe une justice de classe dont les jeunes des quartiers populaires paient le prix fort. Nous demandons le retrait immédiat des poursuites contre les lycéens qui ont été arrêtés. Nous condamnons avec force l'intimidation opérée par la Préfecture de Police de Paris sur les réseaux sociaux et médiatiques pour briser tout élan de lutte collective entamée par la jeunesse, utilisant des procédés à la limite de la légalité. Ceci prouve que ce mouvement comme tous ceux qui portent les mêmes revendications inquiètent l'ordre social existant.

 

 

Unité populaire contre la barbarie policière !

Des quartiers populaires aux ouvriers d'air France et Goodyear luttons ensemble contre les répressions !

Barbarie ou communisme !

 

Affaire Théo : Communiqué de soutien aux lycéens en lutte
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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 12:23

http://rocml.org/communique-jcml-soutien-aux-camarades-reprimes/

 

Alors que la lutte contre la loi dite « travail » bat son plein et que la jeunesse s’engage pleinement dans l’offensive, la police du capital s’engage, elle, dans la voie de la répression et du matraquage.

La répression la plus médiatisée, et surement la plus violente, est celle de ce jeune de quinze ans du lycée Henri Bergson de Paris frappé en plein visage par des policiers alors qu’il n’avait aucun moyen de se défendre. Mais il y a aussi les arrestations de nombreux syndicalistes étudiants de Solidaires (Pau, Besançon, etc.) ainsi que de militants de la Cgt. Nombreuses sont aussi les interventions policières dans les assemblées générales des étudiants ou des travailleurs (La Poste, Université Tolbiac, etc.).

Ces événements ne sont pas anodins et loin d’être des coups du hasard. La répression s’organise au niveau de l’Etat et localement au niveau des préfectures. Le voile est levé sur l’objectif véritable d’une mise en place durable de l’Etat d’Urgence, il y a pour le capital urgence de maintenir leur ordre tout en dégradant nos conditions de vies et de travail. La motivation du Capital et du gouvernement est sans borne pour vaincre la résistance du peuple et de la jeunesse populaire.

Notre lutte montre combien le mécontentement général est fort et dépasse largement la contestation contre la loi dite « travail », il faut amener de plus en plus ce combat sur le terrain de l’anticapitalisme ! Il faut créer l’unité à la base, et organiser la solidarité contre les répressions et envers les réprimés ! Mais aussi chasser du pouvoir les ennemis du peuple.

Organisons le combat ! Organisons nous ! Contre la répression et les mauvais coups ! Il faut créer l’unité à la base pour avancer vers la victoire malgré les obstacles. Il faut continuer la lutte. L’amplifier et la consolider en vue de la victoire, car c’est notre seule issue possible afin de garder notre dignité et des perspectives de vies hors de leurs profits ou de quelconques rentabilités !

Nous apportons notre entière solidarité à tous les camarades frappés, mis en garde à vue, qui ont reçu des peines pour leur engagement dans la lutte actuelle !

LA LUTTE NE DOIT PAS S’AFFAIBLIR MAIS S’AMPLIFIER ET LE COTE DUQUEL SE TROUVENT LES FORCES DE L’ORDRE EST CLAIR, CELUI DE L’ORDRE DU CAPITALISME !

Contact : jcml.nationale@yahoo.fr

Site : http://rocml.org/jcml-acceuil/

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 18:58

Après l’ANI, le pacte de compétitivité et la loi Macron, le gouvernement PS vient de sortir de son chapeau une nouvelle loi, la loi El Khomri en faveur du patronat. Préparée de longue date par plusieurs rapports, cette nouvelle loi baptisée Loi-Travail est un bulldozer lancé contre les travailleurs. Depuis quelques dizaines années, le monde ouvrier subit les attaques du capital mais depuis 2012, l’offensive capitaliste mise en place par le PS s’accentue et s’accélère. Aujourd’hui, il s’agit d’une attaque sans précédent contre les acquis obtenus aux siècles précédents par les travailleurs. C’est à un retour aux conditions de travail du XIXème siècle que veulent nous faire revenir gouvernement et patronat !

Tous les travailleurs doivent s’opposer et se mobiliser contre cette « loi Germinal » !

UN ATTENTAT CONTRE LE MONDE DU TRAVAIL

Cette contre-réforme est une attaque d’une violence inouïe lancée contre les travailleurs :

  • La priorité est mise sur les accords d’entreprise qui permettraient au patronat d’obtenir une augmentation du temps de travail ou une diminution des salaires. C’est la destruction d’un code national du travail au profit de codes d’entreprises.
  • Si un salarié refuse les changements de son contrat de travail, il pourra être licencié pour « motif personnel ».
  • Une entreprise peut mettre en place un plan de licenciements sans qu’elle ait de difficultés économiques.
  • La durée de travail maximale est augmentée de 44 heures sur 12 semaines à 46 heures sur 16 semaines.
  • Les jeunes travailleurs sont aussi touchés : les apprentis pourront désormais travailler 10 h par jour et 40 heures par semaine sans droit de regard de l’inspection du travail.
  • Le patronat devient intouchable s’il licencie illégalement : l’indemnité est plafonnée à 15 mois pour plus de 20 ans d’ancienneté.
  • Les syndicats sont attaqués car des syndicats minoritaires pourront organiser avec le patron un référendum pour faire passer des mesures : c’est la porte ouverte à toutes les régressions ! C’est un coup d’état permanent contre les syndicats combattifs.
  • Le travail d’astreinte peut être décompté des temps de repos. Cela aboutira à fractionner le temps de repos et signifiera la fin des 11 heures de repos quotidiens et réglementaires.

A LA VIOLENCE DE L’ATTAQUE,

OPPOSONS UNE ACTION COMBATIVE DE CLASSE !

Face à l’offensive du capital, les travailleurs ne peuvent pas rester les bras croisés. L’heure est plus que jamais à la mobilisation unitaire des travailleurs. Mais sur quelle base ? Celle d’une intersyndicale qui serait prête à marchander un recul inacceptable ? Non, la seule unité possible pour le mouvement doit-être le retrait de cette contre-réforme. Face à cette déclaration de guerre du capital contre les travailleurs, les possibilités de victoires sont liées à notre capacité à organiser une action unitaire, large et combattive. Il ne faut pas attendre mais organiser des assemblées générales de salariés dans les entreprises, informer les travailleurs en faisant signer la pétition, lancer des appels à la lutte dans son syndicat d’entreprise, dans les UL, UD et autres branches de syndicats. Chacun de nous a la responsabilité d’organiser autour de lui, dans son milieu la mobilisation nécessaire contre ce projet de loi afin que les premières journées de lutte (le 9 mars, le 31 mars) soient un succès.

Il est clair que seule une organisation nationale de la lutte utilisant des formes combattives d’action pourra faire plier le gouvernement. Rappelons-nous les leçons des luttes de 2006 ou de 2010. En 2006, seule l’action reconductible massive, dans la durée, avait forcé le gouvernement à céder en parti. En 2010, le gouvernement avait pris peur face au blocage des raffineries qui s’étaient malheureusement produits lors de l’essoufflement du mouvement. Prenons en compte ce qui avait fait le succès des mobilisations précédentes pour faire plier le gouvernement !

Le contexte actuel est tout de même différent. Le monde capitaliste et notamment la France, est confronté à une crise générale de son système économique. La bourgeoisie est sous tension face aux nécessités de préserver ses taux de profit. Cette contre-réforme est pour elle indispensable. L’état d’urgence appliqué depuis les ignobles attentats de Paris, les mesures répressives contre le mouvement ouvrier (condamnation des Goodyear, procès des Air France, mise en résidence surveillée de militants écologistes, garde à vues de nombreux militants CGT…) vont à n’en pas douter être utilisées par le gouvernement pour freiner la mobilisation. Il est donc nécessaire de lier la lutte contre la Loi-Travail à la fin de l’état d’urgence et aux répressions qui touchent le mouvement ouvrier. De même, les manœuvres du PS sur le « dialogue social », le report du projet de loi de 15 jours, sont des tentatives pour briser toute construction d’un mouvement populaire contre la loi El Khomri. Nous devons nous mobiliser jusqu’au retrait du projet de loi.

TRAVAILLEURS, ETUDIANTS, LYCEENS, MOBILISONS NOUS LE 9 ET 31 MARS

ET RECONDUISONS LES ACTIONS !

CE GOUVERNEMENT VEUT NOUS FAIRE REVENIR AU XIXème SIECLE ?

FAISONS PLIER CE GOUVERNEMENT !

RETRAIT DE LA LOI-TRAVAIL EL KHOMRI !

RETRAIT DES LOIS RABSAMEN ET MACRON !

ARRET DE L’ETAT D’URGENCE ET DES POURSUITES SUR LE MOUVEMENT OUVRIER !

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