Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

autoc.png

 

 

La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

Pour nous contacter: jeunessemarxistepau@hotmail.fr

 

Musica



 

 

Vidéos

ROCML

RETROUVEZ NOUS SUR LE SITE OFFICIEL

DE NOTRE ORGANISATION :

 

LE SITE DU ROC ML : http://rocml.org/

 

 

 

 

 

 

Tags

2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 11:58

La «saison croisée France-Israël» va regrouper, de juin à novembre, des dizaines d’événements en Israël et en France. Pour Israël, il s’agit de reconstruire une image positive, de tenter, à travers la science, l'art et la culture, de le blanchir de ses crimes. Cette «saison croisée» doit être inaugurée à Paris le 5 juin par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, conjointement avec le président de la République Emmanuel Macron.

 

En quelques semaines, les tirs de l’armée israélienne contre les manifestants de Gaza, non armés, qui protestent contre un blocus inhumain qui dure depuis 11 ans, ont fait 120 morts et plus de 13 000 blessés, dont 3 500 par balles, conçues pour infliger des mutilations et handicaps à vie.

 

Pendant ce temps, en toute impunité, Israël et les États-Unis fêtaient le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, en contradiction totale avec le droit international et les résolutions de l’ONU.

 

La France a condamné l’un et l’autre. Mais que peuvent les paroles contre un pouvoir israélien qui se croit tout permis, fort du soutien inconditionnel des États-Unis de Trump, et l'absence de sanction ? Il est grand temps de passer de la parole aux actes.

 

Nous demandons l’annulation de cette saison croisée et de son inauguration le 5 juin :

• une fois encore, les crimes de guerre commis récemment par Israël sont d'une extrême gravité, et la tentative de les blanchir par cette « saison croisée » est d'une indécence absolue. Cet événement serait en contradiction totale avec le signal clair et le ferme avertissement qu'il faut adresser à Israël.

• Netanyahou, criminel de guerre, n’a rien à faire en France,

• la date du 5 juin, l’anniversaire du déclenchement par Israël de la « guerre des 6 jours », qui a conduit à l’occupation de nouveaux territoires par la force et une nouvelle catastrophe, la Naksa, pour le peuple palestinien, ajoute un facteur supplémentaire à cette provocation.

 

Partout, nous porterons l’exigence de la reconnaissance des droits du peuple palestinien, dont le droit au retour, et de la reconnaissance par Israël des crimes qu’il a commis. Nous demandons que, déjà, la France reconnaisse l’État de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale, comme l'ont demandé au gouvernement nos élu-e-s des deux chambres.

C’est l’impunité d’Israël qui autorise à tuer les Palestiniens comme elle tue toute humanité de la part du pouvoir israélien : il est urgent d’y mettre fin, et d’appliquer des sanctions contre l’État d’Israël et particulièrement la Suspension de l'Accord d'Association UE/Israël.

 

Non à la venue de Netanyahou en France, c’est un criminel de guerre !

Annulation immédiate de la saison croisée France-Israël !

 

Nous appelons à un grand rassemblement à Pau

devant la Préfecture à 18h30, le mardi 5 juin

 

Le Collectif Palois pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

Rassemblement à Pau: Le criminel de guerre Netanyahu doit être interdit de séjour en France Manifestons partout en France le 5 juin !

Partager cet article

17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 17:39

Dans la nuit du 13 au 14 avril 2018 les forces combinées des puissances impérialistes occidentales (Royaume-Uni, France et USA) ont frappé massivement des cibles de l’armée syrienne à Damas et à Homs grâce à des avions de combat, des missiles de croisières et des navires de guerre postés en méditerranée. Cette attaque est présentée comme une réponse à l’attaque chimique supposément menée par les forces syriennes dans la ville de Douma, dans la ghouta orientale (banlieue de Damas) quelques jours auparavant. Sans même attendre que les inspecteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ne se mettent au travail, sans apporter de preuves tangibles, les forces autoproclamées du « bien » viennent de donner leur vision de la « justice » ! Elles viennent encore une fois de plus de prouver qu’elles se comportent en « gendarmes » du monde et qu’elles s’autorisent tous les droits. Et ce n’est pas un mandat de l’ONU qui aurait changé quoi que ce soit à la nature de cette opération. Un acte de guerre reste un acte de guerre.

Que l’on ne s’y trompe pas. Les grandes puissances n’ont que faire du sort des populations civiles de Syrie. Pour preuve, elles ont laissé les kurdes se faire massacrer à Afrin par les forces fascistes d’Erdogan et ces milices islamistes dans l’indifférence générale. Au Yémen l’Arabie Saoudite pratique une guerre barbare contre les populations civiles avec le concours de ces mêmes puissances sans que cela ne débouche sur une indignation générale. La raison de ces frappes est à rechercher ailleurs, dans le conflit inter-impérialiste qui déchire la Syrie depuis 2011 et qui voit deux alliances impérialistes rivales s’affronter pour la domination au Moyen-Orient. C’est dans ce cadre que de multiples pays sont venus s’ingérer dans les affaires de la Syrie et sont intervenus militairement comme la Turquie qui occupe une partie du territoire mais aussi Israël, l’Iran, la Russie...etc.

C’est une nouvelle péripétie dans les tentatives de la part des gouvernements français, anglais et américains de renverser Bachar-Al-Assad. Depuis 2011, profitant d’un mouvement de mécontentement contre le régime syrien, ils ont armé, financé et soutenu de vastes formations de mercenaires djihadistes qui ont répandu chaos, désolation et obscurantisme dans la zone. Ces forces ont subi des défaites décisives infligées par les alliés du régime syrien (Hezbollah libanais, Iran, Russie) et par les kurdes du Rojava. Mais les « vieux » impérialistes ne veulent pas reconnaître leur défaite et cherchent par tous les moyens, y compris par des provocations militaires, à renverser le cours de la guerre. France, Royaume-Uni et Etats-Unis cherchent à intimider la Russie et l’Iran, et par la même prennent le risque de déclencher une troisième guerre mondiale !

Il est du rôle des communistes d’alerter les travailleurs sur les dangers de déclenchement d’un conflit majeur. La propagande militariste qui vise à justifier une intervention militaire en Syrie en se servant d’un prétexte « humanitaire » est un stratagème ancien et usé. Rappelons qu’en 2003, les USA avaient justifié leur invasion de l’Irak par la présence d’armes de destruction massive imaginaires ! Que la France en 2011 est intervenue en Lybie sous le prétexte chimérique de massacres à l’arme lourde des opposants de Kadhafi ! Quel a été le résultat de ces interventions pour les populations locales ? Le pillage de leurs ressources naturelles, les bombardements massifs et le développement du fondamentalisme islamiste. La même logique est à l’œuvre en Syrie.

C’est sur ces bases que le ROC-ML condamne cet acte de guerre et les discours belliqueux de nos hommes politiques qui cherchent à préparer l’opinion dans l’éventualité d’un conflit qui servirait les intérêts des impérialistes et des monopoles.

Plus que jamais le combat contre les fauteurs de guerre et pour la paix est d’actualité.

 

Stop à l’escalade militaire en Syrie ! Mobilisons-nous contre la politique guerrière de Macron et manifestons notre opposition dans la rue !

Hors de Syrie les impérialistes !

Seul le socialisme pourra apporter un monde débarrassé du fléau de la guerre !

Soutien aux peuples de Syrie dans leur lutte pour leurs droits démocratiques !

 

 

 

 


 

Partager cet article

25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 19:42

DOCUMENTAIRE VIDÉO

Rojava, une utopie au cœur du chaos syrien

SUIVI D’UN DÉBAT

 

RDV: amphithéâtre de la Présidence de l’université de Pau          Mercredi 28 mars 2018 - 18 h

 

 

LES RAISONS DE LA GUERRE

AU MOYEN-ORIENT

             

              Le monde actuel est dominé par l’impérialisme, c’est-à-dire par les Etats dont la politique est fixée par les intérêts de leurs monopoles et de leur capital financier. Tous les conflits politiques et militaires en cours et ceux à venir sont déterminés par la nécessité pour les grandes puissances impérialistes de s’emparer des ressources stratégiques et des débouchés pour assurer des profits confortables aux grandes entreprises internationales.

 

La guerre qui déchire la Syrie depuis 2011 ne fait pas exception à la règle. Elle est le théâtre d’un conflit inter-impérialiste dont l’enjeu est, entre autre, le contrôle des voies d’acheminement du pétrole et du gaz au Moyen-Orient. Pour déstabiliser la Syrie et préparer le terrain à une intervention militaire, les USA, les impérialismes européens et leurs alliés turcs et saoudiens ont exploité des mouvements sociaux de mécontentement en y introduisant des gangs armés islamistes dont le tristement célèbre DAESH.

 

LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS COMPLICE DE LA GUERRE EN SYRIE

 

Aux côtés ou face aux autres puissances impérialistes, le gouvernement français s’est ingéré dans la guerre en Syrie depuis ses débuts en 2011. Il a, à de multiples reprises, cherché à renverser le gouvernement d’Assad. Pour ce faire, il a utilisé les mercenaires de l’ASL puis les divers groupes islamistes.

 

Les gouvernements français successifs ont aussi armé et soutenu les Etats du Golfe (Le Qatar et l’Arabie Saoudite) et la Turquie qui ont pris une part active au financement des groupes islamistes comme DAECH et Al Nosra.

Encore aujourd’hui, Macron s’agite et menace Assad d’une intervention militaire s’il utilisait des « armes chimiques ». Quelle hypocrisie et quel prétexte ! Depuis l’intervention des troupes occidentales en 2003, les guerres en Irak et en Syrie ont coûté la vie à plus d’un million de personnes, dont une majorité de civils, et mis sur les routes de l’exil des millions de réfugiés.

 

Le gouvernement français ne fait que défendre en Syrie ses propres intérêts impérialistes. Pour ses intérêts, il a laissé prospérer des groupes islamistes, dont DAECH. DAECH a créé en 2014 un « pseudo-califat » en Irak et Syrie sur des territoires riches en matières premières. Le contrôle de ces territoires par la force nécessitait non seulement des hommes, mais aussi des armes et de l'argent.

 

D’où vient cet argent ? Une partie de l'argent de DAECH provient aussi de « contrats occultes», passés avec les grandes compagnies capitalistes occidentales. En plus de l'achat au noir de pétrole à bas prix, le « scandale LAFARGE » a mis en évidence que cette corruption touche de nombreuses matières premières. Le groupe cimentier franco-suisse LAFARGE-HOLDIM est ainsi officiellement accusé d'avoir versé plusieurs millions d'euros aux milices armées pour s'assurer la main-mise sur les gisements de Jalabiya. L'homme qui aurait été chargé de négocier ces contrats, Jean-Claude Veillard, étant par ailleurs candidat du Front National.

 

Combattre jusqu'au bout DAECH, c’est combattre les forces impérialistes qui ont financé et soutenu ces organisations, qui ont fait du Moyen-Orient un théâtre de guerre où prospèrent les groupes armés. Aucun peuple n’a intérêt à la guerre et à la soutenir. Combattre jusqu’au bout DAECH nécessite aussi de demander des comptes au gouvernement et aux grandes entreprises sur leur politique réelle vis-à-vis des peuples d’Irak et de Syrie, et en particulier des Kurdes.

 

 

HISTOIRE DE LA DOMINATION DU PEUPLE KURDE

 

Le Kurdistan, c’est-à-dire le pays des Kurdes, ne désigne pas le territoire d’un Etat indépendant, délimité par ses frontières politiques. D’une surface d'environ 500 000 km2 et peuplé de 30 à 35 millions d’habitants, c'est la plus grande nation au monde à ne pas posséder son propre pays. A l’occasion du démembrement de l’empire ottoman par les vainqueurs de la 1ère Guerre Mondiale, le Kurdistan a été démantelé, contre son gré, au profit des nouveaux États créés de toute pièce par les puissances coloniales française et britannique. En effet, le Kurdistan suscitait de nombreuses convoitises ; notamment de la part des compagnies pétrolières ; la région de Mossoul (actuel Irak) regorgeant du précieux « or noir ».

 

La domination politique sur les Kurdes revêt une importance vitale pour les Etats de la région et les impérialistes qui ne veulent pas voir se créer un puissant État kurde assis sur d’importantes réserves de pétrole dans la partie irakienne du Kurdistan. Les kurdes ont donc toujours été surveillés, contrôlés, réprimés en Iran, Irak, Syrie et Turquie. Ils furent victimes de discriminations, la pratique de leur langue longtemps interdite et leur existence même en tant que peuple fut niée.

Les régions peuplées traditionnellement par les Kurdes sont les régions les plus sous-développées dans ces Etats. Actuellement pour ne donner qu’un seul exemple, la zone géographique où vivent les Kurdes, l'Est et Sud-Est de la Turquie, a la portion la plus petite sur le plan de l'industrie, de l'éducation, de la distribution des richesses nationales et des infrastructures.

Dès lors, le peuple kurde se bat pour faire reconnaitre ses droits, sur le territoire où il vit. Il s’est courageusement dressé contre des Etats autoritaires qui n’ont pas hésité à utiliser les moyens les plus barbares pour étouffer ce mouvement, en témoigne l’atroce bombardement chimique mené par Saddam Hussein en 1988 sur Halabja qui tua plus de 5000 civils kurdes. A cette époque la communauté internationale ferma les yeux car l’Irak était un allié de l’Occident face à l’Iran et un excellent client pour l’achat d’armes de guerre.

 

La même chose est en train de se reproduire aujourd’hui avec l’agression du canton d’Afrin par les forces armées turques aidées de leurs alliés islamistes. Le peuple kurde de Syrie, dans le cadre de la guerre civile qui ravage la Syrie depuis 2011, a pris son destin en main et obtenu l’autonomie en bâtissant une république démocratique et fédérale (appelée ROJAVA) en Syrie du Nord. Dans les territoires libérés des fascistes de l’Etat Islamique, les Kurdes ont mis en place des structures politiques démocratiques qui respectent les droits des nombreuses minorités ethniques et religieuses qui habitent ces espaces. Dans un Moyen-Orient déchiré par la guerre, le fondamentalisme religieux et les ingérences étrangères, le ROJAVA apparaît comme un exemple et comme la seule perspective positive capable d’obtenir la paix, la démocratie, le progrès social entre des peuples d'histoire et de cultures différentes.

 

ARRÊT DE LA GUERRE EN SYRIE

HORS DE SYRIE LES IMPÉRIALISTES

 

A L’APPEL DU COLLECTIF NI GUERRE, NI ÉTAT DE GUERRE

              Signé par le PCF section Pau-Agglo, PCF section Orthez MCJF 64, du PCOF, du ROCML, ENSEMBLE, le NPA, France Insoumise, le Mouvement de la Paix.

NOUS CONTACTER:

comiteantiguerre.pau@gmail.com

 

Partager cet article

21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 18:54

L’armée turque et ses mercenaires islamistes ont commencé à attaquer militairement avec des moyens lourds, le canton d’Efrin, à l’ouest de ROJAVA, depuis les zones qu’elle occupe, sur le territoire de la Syrie. Leur but immédiat est de conquérir ce canton. Et selon leur rêve conquérir celui de Manbij et ensuite, Kobané…

Les YPG et le  PYD avec la « fédération démocratique de la Syrie du nord  » ont montré la voie pour résoudre les conflits inter-ethniques et pour satisfaire les revendications nationales et démocratiques du peuple Kurde.

Aussi parce qu’elle représente une expérience inédite d’une lutte de libération nationale liée à une lutte démocratique sociale et inter-ethnique, ROJAVA et ses peuples n’ont que des ennemis déclarés ou masqués internationaux, régionaux et internes à la Syrie.

Les Kurdes, exclu de négociation de Genève et de Sotchi, ont avec la libération de Rakka et la création de la fédération nord de Syrie, contrecarré tous les plans impérialistes et des forces et états réactionnaires dans la région :

La Turquie en proie à des difficultés internes est la première à être touchée ; ses projets de domination régionale bouleversés, c’est un très « mauvais » exemple qui pourrait être suivi par les peuples de Turquie. Pour la Turquie une victoire militaire est nécessaire pour assurer une victoire politique.

Russie et USA, entretiennent des contacts avec les Kurdes, visant à les utiliser dans leurs projets impérialistes. Les différentes déclarations contradictoires des USA et la Russie sont liées à la situation sur le terrain. Comme l’expliquait un dirigeant Kurde Murat Karayılan : « il n’y a aucune autre force qui peut remplacer les Kurdes… Si la Turquie peut bombarder Efrin impunément, la Russie a sa part de responsabilité. Quant aux USA ils adoptent un double visage pour essayer de gérer la situation. Les Kurdes d’EFRIN vont résister par leurs propres moyens comme à Kobané et grâce à la solidarité internationale ».

Le devoir des communistes et des anti-impérialistes est de soutenir ROJAVA contre tous ses ennemis.

Il ne faut pas attendre, parce que l’ennemi n’attend pas !

Le ROCML appelle tous les anti-impérialistes et les communistes à se regrouper pour mener ce combat aux côtés de leurs frères kurdes, arabes, assyriens, syriaques… et pour défendre l’avenir démocratique de la Syrie qui est déjà en œuvre dans le cadre de fédération démocratique du Nord de la Syrie.

ROCML le 19 janvier 2018

Partager cet article

13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 13:52

Au Moyen-Orient deux évènements importants se sont produits récemment qui touchent le peuple Kurde : La libération de Raqqa, ainsi que la proclamation de l’indépendance du Kurdistan Sud après un référendum.

Raqua a été libéré par les Forces Démocratiques Syriennes dont les YPG (c’est-à-dire les Kurdes et Rojava) font partie.

 

LA FORCE DEMOCRATIQUE

ET SOUVERAINE DE ROJAVA

LIBERE RAQQA

 

La libération de Raqqa est une victoire pour tous les peuples de Syrie, car le front constitué par les Forces démocratiques Syriennes est porteur d’un projet de démocratie sociale et politique pour toute la Syrie. Nous la saluons comme une victoire pour la démocratie et la souveraineté des peuples de la région. Mais elle n’a pas été accueillie partout avec enthousiasme. Depuis le début du conflit en Syrie les États-Unis réclament le départ d’Assad et sur la question kurde ils ont une position ambigüe. Ils considèrent le PKK comme une organisation terroriste mais ils ont conclu une alliance militaire avec les YPG qui ont la même ligne politique que le PKK. Pour le dirigeant des YPG Salih Muslim, la relation des YPG « avec les États-Unis est simplement une alliance contre la terreur de l’EI. C’est le peuple de Raqqa qui décide sous quelle forme et comment gouverner la ville. […] on a des relations diplomatiques dans le cadre des négociations de Genève… Je n’en connais pas tous les détails mais je sais que les États-Unis ont des projets qu’ils ne dévoilent pas » - propos rapportés par l’agence de presse turque ETNA (24 octobre 2017).

Aujourd’hui, Rojava est le fer de lance d’une force démocratique qui permet à toutes les ethnies et minorités nationales et leurs forces politiques de s’organiser et de s’exprimer démocratiquement. La victoire de Raqqa est une épine dans le pied des forces réactionnaires qui se sont mises à unifier leurs efforts pour lutter contre le peuple kurde. La Syrie, l’Iran, l’Irak et la Turquie ont infléchi leurs tactiques et même leurs objectifs stratégiques. On a vu se multiplier les rencontres entre les présidents turc et iranien (et les états-majors respectifs), la visite du président iraquien en Turquie. Quant aux liens entre l’Irak et l’Iran, ils ne sont un secret pour personne. On le voit, la question kurde est un enjeu majeur dans cette partie du Moyen-Orient.

Cela montre que la situation des forces démocratiques et kurdes n’est pas sans danger et demain elles peuvent trouver face à elles toutes les forces réactionnaires et impérialistes coalisées. Ce danger se manifeste déjà au Kurdistan Nord (Nord de la Syrie). Les bonnes relations de Barzani (président du gouvernement Kurdistan Sud) avec les pays impérialistes et les forces réactionnaires (notamment la Turquie et L’Iran) n’a pas empêché la reprise de Kirkouk par les forces irakiennes, la défaite des forces peshmerga qui dépendent du Parti Démocratique du Kurdistan (KPD) et de l’Union Patriotique du Kurdistan (YNK). Les États-Unis ne se sont pas sentis concernés et ont laissé faire leur vassal irakien. La Russie dit « comprendre les Kurdes, mais que la solution doit être trouvée avec le gouvernement central en Irak. » Dans le même temps le ministre des affaires étrangères des États-Unis a entrepris une tournée jusqu’au centre de l’Asie pour rétablir ou consolider son influence. Il ne faut pas oublier que la guerre actuelle est le résultat des conflits impérialistes au Moyen-Orient.

Le peuple Kurde est réparti dans quatre pays différents, et représenté politiquement ou militairement par des organisations divisées entre les PYG (Syrie-Rojaïa) qui sont sur la même ligne politique que le PKK en Turquie, le KPD (de Barzani) et le YNK (de Talabani) au Kurdistan Sud iraquien. Malgré tout, la demande des Kurdes pour la liberté et pour leurs droits nationaux est très grande. Mais après le référendum au Kurdistan Sud, les évènements qui ont suivi démontrent que le peuple kurde ne peut conquérir ses droits nationaux en s’appuyant sur des forces réactionnaires et oppressives. Sur la base des relations économiques avec la Turquie et l’Iran s’est constituée une nouvelle couche bourgeoise totalement dépendante de ce commerce. C’est elle qui domine le gouvernement régional du Kurdistan Sud, et est représentée par deux partis, le KPD et le YNK, lesquels sous le prétexte de manque de moyens, après une négociation humiliante pour le peuple kurde, ont abandonné la ville de Kirkouk. Et sous la pression du peuple kurde Barzani a été contraint de démissionner.

SOUTENIR LES FORCES DEMOCRATIQUES

QUI LUTTENT DANS LA REGION

À l’époque de la domination impérialiste, aucune lutte nationale ne peut atteindre ses objectifs en s’appuyant sur l’impérialisme. Dans cette situation, l’indépendance politique, soit n’existe pas, soit est dérisoire et dépendante des enjeux politiques de l’impérialisme. Mais cette réalité ne doit pas être un prétexte pour s’opposer à l’autodétermination des nations et des peuples opprimés.

En France, certains groupes et organisations par « anti-impérialisme » dirigé contre les États-Unis prennent parti pour les autres forces réactionnaires d’Iran et de la Syrie soutenues par la Russie impérialiste. Ils ne comprennent pas que le conflit entre les pays impérialistes laisse un espace de lutte pour les forces démocratiques en Syrie. Mais cette guerre n’est pas terminée. Une fois le danger de l’EI écarté, le conflit peut prendre un autre tournant. L’alliance entre la Turquie, l’Iran et la Syrie dirigée contre les Kurdes, la « prudence » des pays impérialistes vis-à-vis de la situation au Kurdistan Sud après le référendum, laisse présager un tel tournant. Si demain des pays impérialistes reconnaissent l’existence du Kurdistan en tant que pays, ils ne le feront que contraints et forcés par une lutte continue du peuple kurde de plus d’un siècle, et poussés par les contradictions inter-impérialistes à adapter leur tactique à une nouvelle situation. Les pays impérialistes, malgré leur puissance, ne peuvent tout maitriser. Quand les pays impérialistes ont abandonné le colonialisme pour passer au néo-colonialisme, on ne pouvait pas pour autant conclure que la lutte contre le colonialisme avait été inutile simplement parce qu’elle a conduit les forces réactionnaires mondiales à s’adapter à la nouvelle situation créée par la lutte des peuples opprimés.

Aujourd’hui, que proposent toutes ces forces « anti-impérialistes » qui doutent de la justesse de la lutte du peuple kurde ? Qu’il arrête de lutter pour ses droits nationaux et démocratiques ?

Notre position est fondamentalement identique que ce soit pour la Palestine, la Catalogne ou pour les Kurdes. La situation est certes différente, mais les communistes ne conditionnent pas leur soutien à un peuple opprimé à la façon dont il doit mener sa lutte pour ses droits nationaux et démocratiques. Cependant « le droit d’autodétermination est une des revendications de la démocratie, qui doit naturellement être subordonnée aux intérêts généraux de la démocratie. » (Lénine - Les questions nationales et coloniales, Éditions de Pékin, p. 11), et Lénine de préciser qu’en 1848 ces intérêts consistaient au premier chef à combattre le tsarisme, aujourd’hui c’est la lutte contre les forces réactionnaires et impérialistes au Moyen-Orient. C’est pour cette raison que l’on ne peut soutenir des marionnettes de l’impérialisme comme Barzani et Cie au Kurdistan Sud.

Dans toute situation le rôle fondamental des communistes est d’organiser le prolétariat, là où il existe, sur ses objectifs propres qui ne sont pas ceux de la bourgeoisie, petite ou grande, et ce même pendant la lutte de libération nationale. Seule l’indépendance politique et l’autonomie organisationnelle du prolétariat, là où il existe, peut l’amener à peser sur le mouvement dans le sens de ses objectifs immédiats et stratégiques. La lutte des peuples opprimés devient alors une composante de la révolution prolétarienne. Les communistes marxistes-léninistes, en participant activement à la lutte des peuples opprimés, savent par expérience que pour se débarrasser de l’oppression du capitalisme-impérialisme, une révolution prolétarienne est nécessaire comme nous l’a montré la révolution d’Octobre.

Pour conclure, nous réaffirmons avec force notre solidarité avec le peuple kurde. Le peuple kurde au Moyen-Orient est porteur de dynamismes progressistes et démocratiques, et notamment les Kurdes de Rojava et du Kurdistan Nord (Nord de la Syrie.

Nous sommes convaincus que le peuple kurde, avec le soutien international des forces révolutionnaires et communistes, peut par ses propres forces faire triompher le modèle démocratique révolutionnaire dont il est porteur dans la région (pour la Syrie : une fédération syrienne de républiques nationales démocratiques).

Vive la lutte du peuple kurde  sur la voie de sa liberté !

Vive la lutte pour la démocratie sociale et politique des peuples de Syrie !

Vive les forces YPG-YPJ à la tête de la lutte pour la démocratie et les droits nationaux !

La libération de Raqqa est une victoire pour la démocratie en Syrie.

LEXIQUE DES ORGANISATIONS

 

Les Forces Démocratiques Syriennes sont une alliance militaire formée de forces armées kurdes, à savoir les YPG et les PYJ (la branche féminine des YPG), et d’autres forces armées. 40% des FDS sont des forces armées arabes.

Le TEVDEM est l’alliance politique qui administre les régions du Nord, libérées de l’EI. Elle est formée principalement du parti kurde PYD (Parti de l’Union Démocratique), du Parti de Gauche de Rojava, du Baris (parti de la Paix) et d'une fraction du KPD (Parti démocratique du Kurdistan qui s’est scindé en deux et dont une partie a la même position que le KPD de Barzani en Irak) et d’autres forces politiques  plus petites.

Extraits «  La Chartre de Rojava »

 

Consultable en intégralité

http://www.kedistan.net/wp-content/uploads/2015/10/charte-tev-dem.pdf

(..)  la résistance des YPG/YPJ (Unités de défense du peuple et des femmes) à Kobané est la résultante d’une histoire de trente ans de résistance du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan qui a beaucoup inspiré le mouvement kurde en Syrie. Depuis 1984, le PKK mène une lutte armée contre l’État turc. En parallèle de cette résistance, le PKK a défini un programme politique innovant sous l’impulsion de son leader Abdullah Öcalan, qui depuis son emprisonnement en 1999 travaille à repenser une théorie politique innovante, où il rejette le concept d’État-nation au profit d’une organisation de la société basée sur l’autonomie et la démocratie à toutes ses échelles.

La charte du Rojava est très claire en matière d’égalité homme/femme, et la libération des femmes constitue un des axes majeurs du programme social du Rojava. Celle-ci reconnaît les inégalités de genre inhérentes à la société patriarcale existant jusque-là et ayant une influence sur la société. Toutes les institutions adoptent ainsi un système de coprésidence : un homme et une femme. Loin de se limiter à un combat militaire, la lutte des femmes passe aussi par une forte implication dans l’organisation et la vie politique du Rojava. L’Académie des femmes leur permet de recevoir une formation politique et militaire leur donnant les outils qui leur permettent de prendre leur place dans la résistance du Rojava. Ces formations sont dispensées aux femmes de tous âges, dans le but de casser la segmentation de la société en classes d’âge.

L’avenir politique du Rojava est incertain. La révolution en cours au Rojava n’en est qu’à ses débuts, et rencontre maintes difficultés. Après avoir commencé à appliquer son programme politique, le Rojava a créé une entité politique plus large, les Forces démocratiques syriennes, afin d’inclure de façon plus large les autres communautés du Nord de la Syrie, et recevoir de l’aide militaire étrangère.

Le 17 mars 2016, le conseil constitutif du Rojava a publié une déclaration de fédéralisme, engendrant aussitôt de multiples attaques, dont un nouvel embargo de la part du KRG (Gouvernement régional du Kurdistan d’Irak), empêchant la circulation des personnes et de l’aide humanitaire à destination du Rojava. Les attaques constantes des jihadistes de Daesh, l’embargo imposé par la Turquie qui ne supporte pas l’idée d’un contrôle territorial kurde à ses frontières, mais aussi par ses pions locaux, notamment le Kurdistan irakien dirigé par Barzani, sont autant d’obstacles rencontrés par les administrations locales. Difficile aussi de prévoir la posture que les alliés de circonstance, États-Unis et Russie, adopteront face à la volonté d’autodétermination du peuple du Rojava. Pour l’instant, pour ne pas froisser la Turquie, les États-Unis ont rejeté en bloc les demandes politiques de l’administration du Rojava, tout en continuant leur aide militaire. Enfin le régime syrien, qui jusque-là adoptait un silence pragmatique pour éviter d’ouvrir un conflit supplémentaire avec les Kurdes, a fait savoir qu’il n’accepterait pas d’autonomie du Rojava au sein de la Syrie. Au sein de la communauté kurde elle-même, il existe toujours des tensions entre une volonté de création d’un État-nation kurde (ce que ne soutient pas l’administration locale), et un fonctionnement fédéral sur un mode libéral (qui n’est pas non plus le programme de la charte du Rojava). Entre les deux, le processus d’autonomie démocratique tente de percer son chemin. Une chose est sûre, ce processus de démocratisation en cours au Rojava est une initiative nouvelle, appelée à s’insérer dans un processus de paix plus global au Moyen-Orient et peut être à lui servir d’inspiration.

Partager cet article

21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 16:53


                   
L’aspiration des peuples à vivre ensemble en paix dans la solidarité, la justice et la fraternité est immense. 
Pourtant notre planète n’est remplie que des bruits de guerre et des déclarations bellicistes de nos gouvernements. Des pays entiers sont ravagés par la guerre : Yémen, Irak, Syrie, Lybie…. Des peuples entiers sont persécutés et contraints à l’exil. Preuve en est les récentes violences à l’encontre de la minorité Rohingyas en Birmanie, victime d’un véritable nettoyage ethnique, avec la complicité de grandes puissances et notamment la France et l’UE qui continuent à signer des contrats avec le pouvoir en place.
Alors que des centaines de millions de personnes vivent dans un dénuement extrême, la folle course aux armements se poursuit et gaspille de précieuses ressources qui pourraient être utiles pour améliorer nos services publics et notre système de santé, remis en question par les politiques de rigueur. Nous sommes révoltés face à l’augmentation incessante des dépenses militaires qui sont passées de 1.144 milliards de dollars en 2001 à 1773 milliards en 2015 et favorisent un commerce des armes immoral et dangereux, au profit des marchands de mort et des Etats dictatoriaux.
L’actualité internationale, et notamment la montée des tensions en Corée (conséquence du jeu des grandes puissances dont les Etats-Unis et la France), souligne l’urgence d’une mobilisation populaire pour la paix. 


LE 23 SEPTEMBRE, MARCHONS POUR LA PAIX ET LE PROGRES SOCIAL


Le 23 septembre 2017 des dizaines de marches pour la Paix sont organisés partout en France dans le cadre de la promotion de la journée internationale de la paix.  Cette journée est l’occasion de manifester notre refus des politiques guerrières, plus particulièrement celles émanant de nos gouvernements, et de construire un véritable mouvement populaire en faveur de la paix et du progrès social. Le collectif antiguerre de Pau, rassemblant diverses organisations (associations, partis…) et individus, soutient cette initiative et se félicite du communiqué   CGT - le Mouvement de la Paix (voir au verso). Ces  concertations et moments de mobilisation sont essentiels pour réclamer de la France qu’elle :  

    stoppe ses interventions militaires
    retire ses bases et ses troupes installées à l’étranger.
    se retire de l’OTAN
    qu’elle renonce à porter son budget militaire à 2% du PIB
    signe le traité d’interdiction des armes nucléaires de l’ONU.

Nous appelons toutes les organisations et toutes les personnes qui « se retrouvent » autour de ces enjeux à rejoindre notre collectif. 

 

MARCHES POUR LA PAIX

DÉCLARATION COMMUNE CGT / MOUVEMENT DE LA PAIX

Depuis plusieurs années, la CGT et le Mouvement de la paix participent conjointement à des initiatives dans le cadre de la promotion de la journée internationale de la paix. 

 Ceux qui dirigent le monde nous conduisent à un accroissement insupportable des inégalités entre les peuples. Cette situation, qui plonge plus d’un milliard d’habitants de la planète dans l’extrême pauvreté, est un facteur majeur d’insécurité sociale, de violences et de conflits armés. C’est sur la pauvreté notamment que prospère le terrorisme. 

 Ni rejet de l’autre, ni politique sécuritaire ou surenchère militaire ne peuvent constituer une solution. 

 Le 13 avril 2016, nos organisations ont exprimé le souhait que « Le gouvernement français assure la promotion de la Journée internationale de la paix et la mise en œuvre des résolutions des Nations unies pour la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence ». Nous avons insisté « pour que la France prenne des initiatives marquantes (…) afin de relancer les négociations internationales pour la mise en œuvre d’un désarmement nucléaire négocié » et rappelé que l’Organisation Internationale du Travail (O.I.T) stipule dans son préambule « qu’une paix durable ne peut se construire qu’à travers la justice sociale ».  En 2000, les résolutions de l’assemblée générale des Nations Unies (A/RES/52/13 et A/53/243) appelaient « préserver les générations futures du fléau de la guerre exige une transition vers une culture de la paix afin de prévenir les conflits en s’attaquant à leurs causes profondes pour résoudre les problèmes grâce au dialogue et à la négociation » 

 L’adoption par les Nations Unies, le 7 juillet 2017, d’un traité d’interdiction des armes nucléaires est un succès historique pour les peuples. Il est soumis à ratification dès le 2O septembre 2017. La conférence mondiale, contre les bombes A et H qui s’est tenue à Hiroshima en Aout 2017, appelle à la réussite d’une vague mondiale de mobilisation pour la paix du 20 au 26 septembre. L’actualité internationale souligne l’urgence d’une mobilisation populaire pour la paix !  Les marches pour la Paix seront un moment essentiel pour exiger de la France qu’elle : 

 · Ratifie et signe le Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires de l’ONU. 

 · Renonce à porter son budget militaire à 2% du PIB 

· Se retire de l’OTAN

· S’engage résolument à construire une politique de paix et de prévention des conflits en application de la Charte des Nations Unies et des résolutions de l’ONU pour une culture de la paix. 

 Le Mouvement de la paix et la CGT sont cosignataires, avec plus de 100 autres organisations, de l’appel national à marcher pour la paix, le samedi 23 septembre 2017. 

 A travers les marches qui seront organisées partout en France, nous réaffirmons notre attachement aux valeurs de paix, de fraternité, de justice, de solidarité, de démocratie, de liberté.

CGT /Mouvement de la Paix. Montreuil, le 6 septembre 2017.

Partager cet article

27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 10:35

Coordination Nationale Solidarité Kurdistan

 

16, rue d’Enghien – 75010 – Paris – Tél : +33 6 45 41 76 68 - email : cnskurd@gmail.com

 

 

STOP ERDOĞAN

 

Mardi 25 avril l’aviation turque a mené des frappes aériennes, sur des positions des YPG (Unités de Protection du Peuple) au Rojava de Syrie, causant la mort de plusieurs combattant(e)s et faisant de nombreux blessé(e). Ces bombardements à proximité des villes de Al- Malikiyah et Hassaké interviennent, après le référendum, aux résultats contestés, qui permet à Erdoğan de s’octroyer tous les pouvoirs politiques et institutionnels de Turquie et au moment où les forces kurdo-arabes des FDS (Forces Démocratiques Syriennes) viennent de reprendre à Daesh la ville de Tabqa, dernier verrou des djihadistes avant Raqqa, capitale autoproclamée du califat islamiste.

Alors que l’offensive est imminente contre ce dernier bastion des terroristes de Daesh, la Turquie fait, une nouvelle fois, le choix de venir au secours de ceux qui ont commis les pires actes de barbarie et sont responsables des attentats perpétrés en France et en Europe.

Au même moment, des raids aériens ont eu lieu également dans le nord de l’Irak, dans la province de Sinjar, visant les forces de défense des Yézidis, minorité kurde victime d’un véritable génocide perpétré à son encontre par Daesh et qui ne doit sa survie qu’à l’intervention des forces militaires du PKK.

Erdoğan veut ajouter sa pierre au supplice de ce peuple pour parachever ce que Daesh n’a pu accomplir.

Aveuglé par la haine des Kurdes, de la démocratie et de l’autodétermination des peuples, il ajoute, par ses actes indignes, de la violence à la violence, des destructions aux destructions et de la guerre à la guerre.

Il est temps de le stopper, c’est un homme dangereux pour les peuples de la région et de Turquie.

La CNSK condamne et dénonce ces bombardements et porte l’exigence d’une réaction appropriée de la France et de l’Union Européenne afin que soit mis un terme à des actes de guerre contraires aux conventions internationales.

 

Paris, le 25/04/2017

 

Alternative Libertaire - Amis du Peuple Kurde en Alsace - Amitiés Corse Kurdistan - Amitiés Kurdes de Bretagne (AKB) - Amitiés Kurdes de Lyon Rhône Alpes - Association Iséroise des Amis des Kurdes (AIAK) Association Solidarité France Kurdistan - Centre d’Information du Kurdistan (CIK) - Conseil Démocratique Kurde de France (CDKF) – Ensemble - Mouvement de la Jeunesse Communiste de France - Mouvement de la Paix - MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié́ entre les Peuples) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti Communiste Français (PCF) – Réseau Sortir du Colonialisme - Union Démocratique Bretonne (UDB)) – Union Syndicale Solidaire - Solidarité́ et Liberté́ (Marseille)

Partager cet article

9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 09:05

Le vendredi 7 avril 2017, à la stupeur générale, on apprenait que l’armée américaine venait de frapper massivement (plus de 50 missiles tirés) une base de l’armée syrienne.

Cet évènement constitue un grave danger pour l’ensemble des travailleurs de la planète car il peut être le déclencheur d’un conflit qui embrasserait l’ensemble du Moyen-Orient voire le monde entier du fait des blocs d’alliance et du nombre de pays engagés dans la guerre en Syrie. En effet depuis près de 6 ans ce pays est devenu le théâtre d’un affrontement inter-impérialiste entre d’un côté les forces occidentales (USA, Europe) et leurs alliés Turc, Israélien, Saoudien opposés aux forces du camp russe (Iran, régime de Bachar al Assad, Chine…). Des dizaines de milliers de mercenaires et fanatiques ont été envoyés en Syrie par les puissances occidentales et les pétro-monarchies réactionnaires du Golfe pour renverser le régime syrien, allié de la Russie. En réponse cette dernière est intervenue directement dans le conflit pour conserver ses intérêts dans la région et notamment ses bases militaires.

Face à la déconfiture de leurs vassaux islamistes les puissances occidentales ont déjà essayé par le passé de manipuler l’opinion pour justifier une intervention militaire au sol et déclencher une guerre totale. Cette agression du vendredi 7 avril a été justifié comme des représailles à une attaque au gaz sarin menée par les troupes de Damas contre un fief djihadiste dans la province d’Idleb quelques jours auparavant. Rappelons-nous qu’en 2013 le va-t’en-guerre Hollande voulait déjà frapper le régime syrien en « punition » d’une attaque au gaz dans la banlieue de Damas. De nouveau les responsables politiques français (Hollande, Macron, Hamon…) ont donné dans le bellicisme outrancier en saluant la décision de Donald Trump, alors qu’il y a peu encore ils le traitaient d’instable ou de fou ! Le président américain a démontré qu’il était un loyal représentant des intérêts de la bourgeoisie américaine et non un dirigeant « antisystème » en rupture avec la politique impérialiste des USA au Proche-Orient.

Il est du rôle des communistes d’alerter les travailleurs sur les dangers de déclenchement d’un conflit de grande ampleur. De longue date le mouvement communiste international a combattu pour la paix entre les peuples. Les prolétaires qu’ils soient américains, français, russes ou syriens n’ont rien à gagner d’un conflit militaire entre leurs Etats, ni aucun autre prolétaire dans le Monde. Les atrocités de la guerre en Syrie et la présentation qui en est faite par nos médias ne doivent pas nous laisser dupe sur la finalité de cette campagne de désinformation. Pour le parti de la guerre, il ne s’agit pas de s’apitoyer sur le sort des civils mais de justifier une intervention impérialiste qui n’apportera aucune solution au peuple de Syrie et au contraire accentuera son malheur et sa souffrance. Comment les Américains, qui ont détruit plus de vies que n’importe quel autre pays dans la région, pourraient se présenter comme les défenseurs des civils opprimés et gazés ?

C’est sur ces bases que le ROC-ML condamne cet acte de guerre des Américains et les discours belliqueux de nos hommes politiques qui, en cette campagne présidentielle, cherchent à conditionner l’opinion dans l’éventualité d’un conflit qui servirait les intérêts des impérialistes et des monopoles.

C’est le système capitaliste-impérialiste qui plonge le monde dans la guerre et la barbarie !

A BAS LES ETATS IMPERIALISTES SOURCE DES PILLAGES ET DES GUERRES

SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES EN LUTTE POUR LEURS DROITS DEMOCRATIQUES ET NATIONAUX

 

Le 8 avril 2017

ROCML

Roc.ml@laposte.net

www.rocml.org

Partager cet article

30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 10:15

APRES 5 ANNNES DE GUERRE

 

L’IMPERIALISME PORTE LA RESPONSABILITE

DES MASSACRES DES PEUPLES DE SYRIE ET D’IRAK

 

Depuis le mois d’août 2016, les forces d’Assad et de l’impérialisme russe, ainsi que des milices iraniennes et libanaises assiègent Alep, aux mains des rebelles financés par les Occidentaux et les pays du Golfe. Aujourd’hui, cette bataille touche à sa fin.

C’est une bataille décisive dans le déroulement de la guerre en Syrie :

Alep est stratégique pour les impérialistes occidentaux. C’est un point essentiel pour ravitailler les rebelles en armes et en logistique et jouer le rôle de plaque tournante avec le reste de la rébellion. Quelles forces militaires se trouvent dans Alep-Est ? On a entendu beaucoup de choses dans les médias sur la prétendue Armée syrienne libre (ASL). Cette armée est en très large majorité composée des groupes réactionnaires islamistes, des agents de l’impérialisme occidental et de l’Etat turc, des ennemis mortels de tous les peuples.

Pour le régime d’Assad et l’impérialisme russe, la prise d’Alep est une étape importante pour obtenir une issue victorieuse de la guerre en Syrie. Face à cette défaite une campagne médiatique bat son plein en France pour venir « en aide » à la population d’Alep.

 

La dénonciation hypocrite et intéressée des faiseurs de guerre occidentaux

 

Le parti socialiste, le nouveau premier ministre Cazeneuve, EELV appellent le peuple français à se lever pour dénoncer les bombardements d’Alep par l’aviation russe et Bachar El Assad. Les grands médias à leur botte mènent campagne tambour battant en ce sens. Viennent-ils de se rendre compte que la guerre tue des civils ? Eux qui ont bombardé le Mali, la Libye, la Côte d’Ivoire, la Centrafrique ? Les voilà qui se présentent en vertueux hommes de paix, venant en aide aux innocents qui périssent sous les bombardements. Leur intervention en Irak, en Afghanistan a fait plus d’un million de morts, combien y-a-t-eu d’appels à se mobiliser contre la guerre dans les médias ?

Le PS a interdit les manifestations qui dénonçaient les bombardements israéliens en Palestine et appelle aujourd’hui à manifester contre les bombardements russes à Alep. Quelle hypocrisie !! C’est le criminel qui crie halte aux crimes !

Le gouvernement français dénonce les bombardements à Alep car ce sont les rebelles financés par les impérialismes occidentaux qui sont en difficulté. En vérité, ce gouvernement n’est pas schizophrène. Il encourage la guerre là où ses intérêts sont à conquérir (comme à Mossoul ou Raqqa), il dénonce la guerre là où ses intérêts sont menacés. A Alep, les rebelles que le gouvernement français a largement financés sont à l’agonie.

Il n’y a pas de doutes possibles : les groupes qu’arment et soutiennent les impérialistes, ne sont pas porteurs de progrès, de démocratie ou de révolution. Ce n’est pas en dépeçant la Syrie que le peuple syrien pourra avancer dans la voie du progrès social et démocratique.

En France tous les progressistes et anti-impérialistes conséquents dénoncent le rôle que la France a eu dans la déstabilisation et le développement de la guerre en Syrie, le soutien qu’elle a apporté aux groupes armés islamistes et réactionnaires en Syrie. Ils dénoncent la campagne hypocrite des médias-mensonges menée sur la guerre en Syrie. Le gouvernement français ne vise pas la fin de la guerre en Syrie et le retour de la paix. Il dénonce les bombardements russes parce qu’ils compromettent une issue favorable aux objectifs de l’impérialisme français.

Les impérialismes occidentaux ont instrumentalisé la colère légitime du peuple syrien !

Les peuples sont les victimes de cette guerre pour le dépeçage de la Syrie !

 

Lors du printemps arabe en 2010-2011, le peuple syrien s’était mobilisé pour réclamer de meilleures conditions de vie et des droits démocratiques car il subissait les effets de la crise économique et sociale, l’oppression d’un régime autocratique. C’est ce moment qu’a choisi l’impérialisme occidental, Israël et les pétromonarchies du Golfe pour lancer leur offensive contre la Syrie en aiguisant les oppositions religieuses et en armant les forces les forces réactionnaires islamistes.

Cependant, les puissances occidentales sont aujourd’hui en échec ! Contrairement à ce qui s’était passé en Libye, ils ont trouvé sur leur chemin l’impérialisme russe. Ses intérêts géostratégiques ont conduit la Russie à apporter son appui à Assad pour vaincre la rébellion fomentée par l’impérialisme occidental. Poutine n’a pas agi par amour du peuple syrien ou pour les intérêts nationaux du peuple russe mais pour sauver et développer les intérêts de ses grandes entreprises monopolistes (exemple : Gazprom, l’industrie d’armement). L’un des objectifs de la guerre en Syrie est le contrôle des ressources et des routes stratégiques de Syrie pour les différents impérialistes. Celui des puissances occidentales est de créer un « nouveau Moyen-Orient » au service de ses seuls intérêts. Cette guerre est donc de la responsabilité principale de l’impérialisme. Tant que l’impérialisme aura la main en Syrie, le peuple syrien ne pourra pas être maitre de ses choix. C’est pour cela qu’en France, nous devons dénoncer le rôle des différents gouvernements en particulier et de l’impérialisme en général.

L’impérialisme hors du Moyen-Orient

Le problème principal au Moyen-Orient actuellement est l’intervention directe, armée des puissances impérialistes. L’impérialisme est faiseur de guerre et manipulateur de la révolte des peuples en utilisant la religion ou leur révolte pour leurs droits nationaux, démocratiques et économiques. Il n’hésite pas à mettre à feu et à sang toute une région du monde quand ses intérêts sont en jeu.

Les populations d’Alep ou de Mossoul mourant sous les bombes sont les conséquences sinistres de cette politique impérialiste. Ceux qui sont véritablement responsables de ces morts, ce sont ceux qui ont fomenté cette guerre en Syrie, c’est l’impérialisme, en particulier les impérialistes français, américains, russes et leurs alliés respectifs. C’est eux qui devront répondre de tous ces crimes ! L’intervention armée des impérialistes au Moyen Orient doit être combattue et doit cesser. L’intérêt des peuples et des travailleurs de la région est le retour d’une paix où les peuples de Syrie retrouveront leur souveraineté et leurs droits nationaux et démocratiques reconnus.

Dans cette lutte, les mouvements kurdes et arabes de Syrie et de Turquie montrent la voie, Rojava en est l’exemple concret. Nous nous devons de soutenir ces forces progressistes qui ont mis en échec les tentatives de dépeçage de la Syrie par l’impérialisme et qui combattent, sous toutes ces formes, le capitalisme-impérialiste.

ROCML

Décembre 2016

Partager cet article