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La JCML est l'organisation de jeunesse du ROC-ML

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 20:23

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DECLARATION  DU ROCML

 

Le sacrifice du jeune martyr tunisien Mohamed Bouazizi, le 19 décembre 2010 a marqué le début d’un formidable soulèvement du peuple tunisien qui a contraint le tyran Ben Ali à abandonner le pouvoir et à se réfugier chez l’un de ses semblables dans la péninsule arabique.

Au lendemain de cet évènement, et sans doute encouragé par cette première victoire populaire, le peuple égyptien se soulevait à son tour et, au bout de 18 jours, les millions de manifestants rassemblés dans la rue jour après jour et jour et nuit, au Caire et dans d’autres grandes villes parvenaient à pousser hors du pouvoir Moubarak.

Le ROCML apprécie ces victoires comme un premier pas décisif dans la lutte des peuples tunisien et égyptien dans leur combat pour leur émancipation nationale, politique et sociale. Un premier pas, parce que les raisons pour lesquelles les peuples se sont soulevés sont loin d’être toutes satisfaites.  Un premier pas décisif parce que cette première victoire apporte la preuve que lorsqu’elles le décident, les masses sont capables de faire reculer un pouvoir dictatorial.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, d’autres soulèvements se préparent et se produiront sans doute dans d’autres pays d’Afrique du nord et du proche et moyen orient, élargissant et approfondissant le front de lutte des peuples.

Le ROCML a soutenu, soutient et soutiendra les luttes des peuples pour leur émancipation, quel que soit leur niveau immédiat. En même temps, il appuiera les organisations révolutionnaires à l’œuvre dans ces luttes et notamment les organisations communistes marxistes-léninistes.

 

LES CAUSES DES SOULEVEMENTS

 

Les soulèvements populaires de Tunisie et d’Egypte, de même que les luttes qui s’organisent en Algérie, au Maroc et dans d’autres pays d’Afrique et du Proche Orient ont pour cause le caractère insoutenable de la paupérisation des masses associée à  l’oppression politique et policière brutale exercée par des pouvoirs fascistes aux mains d’une bourgeoisie d’Etat, prédatrice et maffieuse ayant des intérêts liés aux activités des divers pays impérialistes.

L’écart grandissant entre la richesse d’une minorité détenant le pouvoir politique et économique et la misère des masses prolétariennes et paysannes ne pouvait plus durer. Des luttes ouvrières éclataient de manière dispersée. Le feu couvait sous la braise. Il a suffi d’une étincelle pour que la plaine s’embrase. La petite et moyenne bourgeoisie (intellectuels, professions libérales, petits producteurs, petits commerçants et artisans) exclues et victimes du système d’appropriation des richesses par la grande bourgeoisie compradore s’est spontanément ralliée à la révolte des prolétaires, ouvriers et jeunes chômeurs, pour constituer un puissant front contre la dictature. En même temps, cette petite et moyenne bourgeoisie a fixé les limites politiques et sociales du mouvement, en l’absence d’une avant-garde révolutionnaire constituée et liée aux travailleurs, capable de porter les objectifs au-delà du départ des dictateurs. Quand les premiers objectifs démocratiques ont été atteints, les couches moyennes sont rentrées chez elles et les éléments les plus radicaux et les plus conscients se sont retrouvés isolés et sans possibilité de poursuivre le soulèvement.

 

QUELLES TRANSITIONS ?

 

Face aux soulèvements, la question posée aux dictatures et aux classes dirigeantes fut quelle méthode utiliser pour sauver leur pouvoir et leur domination sociale.

Dans la première phase des soulèvements, c’est la solution classique qui a été appliquée, c’est-à-dire, la répression violente avec l’objectif de mater la rébellion et de maintenir intact les pouvoirs en place. Cette solution a reçu l’appui et même des propositions de contribution de l’impérialisme français notamment. En Tunisie et en Egypte, c’est la police qui a été chargée de cette tâche, l’armée n’intervenant pas directement et restant ainsi un recours.

La répression policière n’étant pas parvenue à mater le soulèvement et celui-ci devenant de plus en plus massif et déterminé, se posa alors concrètement le rôle de l’armée. Fallait-il que celle-ci intervienne militairement pour écraser la révolte, au prix d’un bain de sang ?

 

LA STRATEGIE AMERICAINE

 

C’est sur cette question que s’est jouée la partie dans laquelle s’était déjà invité le facteur extérieur, c’est-à-dire les pressions et les directives des puissances impérialistes et en particulier des USA.

Les émissaires militaires d’Obama ont effectivement très rapidement pris en main le cours des évènements, laissant à l’UE et en particulier à la France les conséquences désastreuses de leur appui inconsidéré à Ben Ali d’abord, à Moubarak ensuite, c’est-à-dire leur mise hors-jeu.

En quoi a consisté la stratégie américaine ?

a) Pousser les dictateurs vers la sortie, c’est-à-dire sacrifier la partie la plus visible de l’iceberg de la bourgeoisie compradore dans l’appareil d’Etat et dans l’économie sous forme d’une épuration sélective (éliminer les plus connus et les plus haïs), pour donner en partie satisfaction aux revendications de la foule afin de faire tomber la révolte,

b) Ne pas faire intervenir l’armée et même la faire apparaître du côté du peuple, pour gagner sa sympathie et son soutien,

c) Et enfin confier le pouvoir à cette armée sous son contrôle pour conduire la transition « démocratique », c’est-à-dire de l’illusion démocratique (changement de personnel gouvernemental, épuration de la police, des administrations, légalisation des partis, organisation d’élections...)

Le plan des américains a fonctionné avec succès. L’armée, pilier central de l’appareil d’Etat détient le pouvoir politique en Tunisie comme en Egypte. Les liens renforcés de la hiérarchie de ces pouvoirs militaires avec les USA vont faire de ces derniers les partenaires privilégiés du pillage impérialiste et des premiers les exécutants de la stratégie géopolitique régionale du Pentagone.

Dans les rivalités inter-impérialistes pour le repartage du monde, les USA ont pris un nouvel avantage sur l’UE et surtout sur la France qui voit son influence reculer partout dans son ancienne sphère d’influence. Ce progrès des USA aiguisera d’autres rivalités inter-impérialistes dans l’espace afro-arabe, avec les impérialismes émergents notamment.

 

ET MAINTENANT ?

 

Après leur première victoire, les peuples doivent s’attendre à des lendemains qui déchantent. Quand ils constateront que leurs principales revendications économiques et sociales ne sont pas satisfaites et que leur misère reste la même ou pire, s’aggrave, ils vont reprendre la lutte et ils auront en face d’eux un même pouvoir répressif et des appareils syndicaux vendus aux exploiteurs.

La nature de la transition deviendra alors claire : celle d’une dictature bourgeoise ouverte à une dictature bourgeoise  « modernisée », avec un décor « démocratique » pour dissimuler l’appareil répressif policier et militaire.

Pour les éléments les plus conscients et les plus combatifs issus du premier soulèvement, il deviendra clair que la construction d’une avant-garde organisée, communiste marxiste léniniste, est la tâche à laquelle il faut se consacrer pour transformer les soulèvements spontanés en révolution.

Les faits ont donné raison au matérialisme historique, au marxisme-léninisme.

Pas de victoire de la révolution sans un parti communiste porteur des objectifs de classe du prolétariat, pas de victoire de la révolution sans destruction de l’Etat bourgeois par l’insurrection dirigée par ce parti communiste.

 

CONCLUSION

 

Grâce à leur lutte massive, courageuse, déterminée, et au sacrifice de leurs martyrs, les peuples de Tunisie et d’Egypte ont réussi à déboulonner les dictateurs Ben Ali et Moubarak. C’est un premier pas vers leur émancipation totale nationale, politique et sociale.

De cette expérience et de ses enseignements naîtront les réponses aux questions posées par la suite du processus révolutionnaire dans ces pays et dans d’autres.

Après celle des luttes de libération nationale contre le colonialisme au vingtième siècle, la deuxième vague des soulèvements des peuples dominés par le néocolonialisme impérialiste et les dictatures à leur solde est en marche. Aucune force réactionnaire ne pourra l’arrêter.

 

Le devoir des communistes de France est de construire des liens de solidarité internationaliste entre le prolétariat de la métropole et les peuples en lutte contre leur ennemi commun, l’impérialisme. Il est de faire entrer dans la vie le grand mot d’ordre du Manifeste du Parti  Communiste :

 

PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS UNISSEZ VOUS !

 

 

Le Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes Léninistes ( ROCML )

 

Le 20 février 2011

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Published by La Jeunesse Marxiste de Pau - dans Communiqué de presse
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